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Notre système de santé aux soins intensifs

Manipulation des données (par le Dr Barrette aussi), corruption, faillite éthique, capture réglementaire, précipice fiscal. Les compliments sortent dru et décoiffent. « Nous avons confié la banque aux bandits ! », conclut le Dr Fernand Turcotte en faisant allusion aux compagnies pharmaceutiques, administrateurs et autres marchands du temple qui ont pris le contrôle du système de santé dans l’ensemble des pays riches.

Nos institutions publiques, destinées à protéger la collectivité, servent désormais des intérêts commerciaux et privés. Les médecins sont devenus des pushers de tests de plus en plus pointus et de médicaments coûteux, encouragés par les patients qui veulent piger dans le buffet « à volonté » et par un establishment frileux qui craint les poursuites. Je caricature à peine.

En gros, la santé hérite de presque la moitié de nos impôts. Et nous sommes victimes de politiques à courte vue alors que nous aurions besoin du télescope Hubble pour prendre une distance.

Devant moi, j’ai deux électrons libres qui connaissent à fond les rouages de notre système de santé, qu’ils rebaptisent « système de maladie ». L’une est éthicienne clinique (formation en droit, en communications et en bioéthique), l’autre est retraité de l’enseignement, cofondateur du département de médecine sociale et préventive à l’Université Laval, un bonze de la santé publique.

Delphine Roigt fait partie d’une « secte de sages » qui compte une dizaine de membres principalement affiliés au réseau hospitalier au Québec. Le Dr Fernand Turcotte, lui, a pris sa retraite, il y a dix ans, pour se consacrer à la traduction de livres de vulgarisation médicale sur les abus du système.

À 73 ans, le Dr Turcotte est l’un des rares médecins à s’indigner des excès de notrebusiness médical subventionné et « gratuit ». Son cheval de bataille ? Le surdiagnostic. On l’invite dans les congrès de médecins pour en discourir ; son franc-parler et sa crédibilité scientifique font le reste.

Selon le président de l’Association médicale du Québec, le Dr Laurent Marcoux, cité dans le magazine L’actualité de septembre dernier, le surdiagnostic représenterait cinq milliards de dollars sur un budget qui compte plus de 30 milliards au Québec. Aux États-Unis, on estimait les pertes entre 158 et 226 milliards en 2011. Qui dit surdiagnostic dit surtraitement et surmédication, voire mortalité. « Les médicaments sont la troisième cause de décès après les maladies cardiovasculaires et les cancers », martèle le doc Turcotte, qui traduit en ce moment un livre sur les médicaments et ce qu’il baptise le« crime organisé ».

« Quand un phénomène de santé est lié à un développement technologique, méfiez-vous ! On inflige du surdiagnostic ! » Mme Roigt opine : « Des patients me disent : “ Si j’avais su que c’était ça, un pacemaker, je m’en serais passé. ” On ne les avait pas informés des effets secondaires. Et c’est malheureusement vrai dans d’autres cas. »

Tant que ce n’est pas brisé, on ne répare pas

Certains économistes prévoient une croissance de 100 % du budget de santé au Québec d’ici 2030. Selon le docteur Turcotte (et les médecins américains qu’il traduit), nous avons tout faux en ciblant le vieillissement de la population pour expliquer la flambée des coûts à venir. Nous avons associé vieillissement et dépistage systématique, d’où la dérive actuelle.

S’il était ministre de la Santé, le Dr Turcotte abolirait tous les examens annuels sur des bien portants, toutes les campagnes de vaccination antigrippale, tous les tests de dépistage systématique (le mot est important) de cancer du sein, de la peau, de la prostate ou du côlon.

Des tests parfaitement inutiles, selon lui, puisque la courbe de mortalité demeure presque inchangée, tests ou pas. Côlon ou seins, à titre d’exemple, on réchapperait cinq patients sur 1000 personnes testées par période de dix ans. Évidemment, quand c’est toi la statistique trouble-fête, ça change tout… je parle en connaissance de cause.

Pour le cancer de la prostate, un homme sur 1000 en mourrait prématurément. Les 999 autres décèdent avec leur cancer, mais pas à cause de lui. « Le traitement est souvent pire que la maladie, croit le médecin. Depuis 1992, on a les études qui démontrent que les mammographies sont inutiles. Même chose pour la prostate : ça fait bientôt six ans qu’on dispose de preuves en platine que ces tests (PSA) devraient être arrêtés. Tous les hommes de plus de 60 ans ont un cancer de la prostate, mais il va se développer tellement lentement que ça va nous faire mourir après notre mort. »

Mon grand-père est mort de sa belle mort à 96 ans avec son cancer de la prostate en sourdine. Si j’avais une prostate, je souscrirais entièrement à l’approche non interventionniste du Dr Turcotte. « Compte tenu des efforts investis pour faire peur au monde avec le cancer, cela va prendre des efforts de longue durée pour réparer les torts faits par notre démagogie. »

Selon lui, les départements d’oncologie sont les secteurs les plus corrompus du système parce que les patients paniqués sont prêts à prendre et à faire n’importe quoi, même avec des taux de succès de 3 % à la clé.

« J’ai eu à régler un cas où la CSST obligeait un patient à subir une chimio qu’il refusait,mentionne l’éthicienne clinique. S’il la refusait, c’est qu’il n’était pas malade, donc, on lui coupait ses prestations… »

Ce qu’on ne sait pas ne nous fait pas mal

Delphine Roigt et le Dr Turcotte s’entendent parfaitement sur l’histoire de cas et le traitement : les médecins sont pris dans un étau qui les force à prescrire quelque chose et les patients sont à responsabiliser et à éduquer. « Le médecin se sent incompétent s’il n’a rien à offrir au patient. De plus, il ne s’estime pas appuyé par ses collègues ou l’administration s’il exerce son jugement et décide qu’un traitement ne s’applique pas », souligne l’éthicienne.

« Nous n’avons pas les moyens financiers de tout offrir à tout le monde, tout le temps », insiste le Dr Turcotte.

Autrement dit, ce n’est pas parce que le médicament ou le test existe que vous devriez vous en prévaloir. Au contraire, même. Le doc est coupant comme un scalpel : « Les médecins sont naïfs et se font rouler dans la farine. On leur ment sur l’efficacité des médicaments. Quant aux pharmaceutiques, je ne les crois plus car nous n’avons pas accès aux données primaires ; ce sont des secrets industriels. Ils racontent ce qu’ils veulent. »

Un ticket modérateur avec ça, docteur ? « Oui, et ce devrait être aux médecins de le payer — pas aux patients — pour toutes les demandes futiles et tests inutiles. Le médecin est le seul à détenir l’information. »

En plus de se faire traiter de paresseux, on leur reproche de gaspiller ; c’est assez pour rendre malade.

Josée Blanchette 

Le Devoir 

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Flanquez vous de l’antiterrorisme dans le cul

Dans les jours suivant les événements de « Charlie Hebdo », les Français ont augmenté leurs achats d’anxiolytiques et de somnifères de 18,2 %. Rappelons que ces médicaments, pour la plupart de la famille des « benzodiazépines », existent depuis les années 1960, époque à laquelle ils ont rendu l’utilisation des barbituriques obsolètes dans des usages courants. Le NO 

Le diazepam rectal est la solution No 2 pour contrer votre peur contre le terrorisme. Outre le fardeau monétaire engendré par l’engagement d’une armée de chasseurs de terroristes , donnez généreusement de votre argent pour soutenir une cause « juste ». Juste une cause…

« Ne vous demandez pas ce que l’État peut faire pour vous rendre le sommeil, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour dormir de l’État ».

Le soir, à la chandelle, offrez-vous une sodomie permise et doucereuse,    sans effets secondaires. Le plastique ( rub-her, ou rub-him) est sans danger pour votre rect-homme ou votre rect-dame.  Big Pharma est heureuse de vous offrir ce qu’il y a de plus rapide et de plus efficace en terme de lutte contre le terrorisme qui vous ronge  accable. Ne dormez plus les yeux ouverts…

Vous avez le choix entre la version rose plastique pour dame ou coucher de soleil pour homme. Et 15 parfums divers. Entre autres: brise d’autre homme  d’automne, Aube Ama, Israël flirt, noisette, Marguerite, et Spring-Spring.

Nous travaillons fort à vous rendre heureux. Nous travaillons fort à vous faire travailler. Notre rôle est de vous faciliter la vie.

Ne soyez pas l’échec de notre réussite.

Maintenant! Oui, maintenant! Je dis oui au bonheur… J’achète donc je fuis…

P.S.: Afin de protéger l’environnement, nous vous soulignons que les seringues sont recyclables.

Gaëtan Pelletier

Patere legem quam ipse fecisti

Témoignage: j’ai été violée par un politicien

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Sacerdoce: P. anal. Fonction qui revêt un caractère quasi-religieux par la vertu et le dévouement qu’elle exige. Synon.vocation.Sacerdoce politique; sacerdoce de la magistrature, du professorat; s’acquitter d’une tâche comme d’un sacerdoce

***

« Je ne cesse de prier Dieu afin qu’il me délivre de l’athéisme »

Alec Badwin 

***

Le témoignage suivant m’a été livré par le biais d’un courriel en provenance d’une adresse inconnue, dont je tairai le numéro: 94.118.000.02.422. 

Bonn Lecture.

Monsieur Pelletier,

Ça fait près d’un siècle que je suis violé par des représentants du sacerdoce athée à tous les 4 ans. Ils m’ont d’abord enlevé ma femme, prétextant qu’elle devait aller travailler. Alors, elle est allée creuser un tunnel antinucléaire en 1963. Elle est revenue au foyer, transformée,  mais après seulement 7 enfants, elle a décidé de faire carrière: elle est entrée dans l’armée pour que la paix soit instaurée dans le monde. Rien n’a changé. Elle n’a pas réussi sa mission: Nous sommes tous les deux dans un foyer d’écueils, et les guerres sont de plus en plus nombreuses.

On a vendu notre terre à deux chinois. J’y plantais des choux et des navets, maintenant ils font de l’essence avec des fleurs. Je pense que ce sont des marguerites, car ma femme s’appelle Marguerite, et pour les gaz… Ça ne gaze pas du tout. Quand elle passe près d’un calorifère, j’ai toujours peur qu’elle explose. Vous comprendrez  qu’avec ce que nous bouffons, nous,-bouffons-  de l’ail de Chine, du poisson nommé Tilapia, et du céleri OGN raide comme quand nous étions … Enfin! Breffe!

J’ai toujours été quelqu’un de bien.Je n’ai jamais fumé de Marie.  J’ai toujours voté X. Mais depuis qu’on nous a appris à nous divertir avec l’internet, je votre trois fois. Vous devriez voir les résultats… Comme disait Socrate: « Il faut se rendre à Mégare pour exister ». Avec les 8 pilules que nous prenons chaque jour, en plus du timbre de morphine collé à la peau, nous sommes vraiment à Mégare.

Il y a 50 ans nous pouvions vivre avec un seul salaire, le mien, pendant que Marguerite cuisinait de bons plats. On a fini par devenir pauvre à force de travailler plus.

Ils nous ont donné une télé si grande que je n’ai plus besoin de lunettes pour l’entendre. D’ailleurs, ce qu’il y a de bon, ce sont les pubs. Avec les pilules, c’est le délire complet: les autos sont dans le champ avec des orignaux et des montagnes.

Marguerite et moi sommes devenux ( eh! oui!, tous les pluriels sont permis maintenant) échangistes. Chaque matin, vers 5h, on mélange les pilules dans un grand vert et on les avales une heure avant les repas: les pommes de terre sont rouges, les carottes sont blanches, et les pois vert sont comme striés comme des chevaux d’Afrique. On en perd notre las teint…

Mais c’est pas grave. Par chance qu’on est médicalisés… Sinon! Ouah! On verrait la vie en prose.

Ce matin, Marguerite a eu son ordinateur infecté. On a fait comme le gars ganté vert qui passe désinfecter la chambre chaque jour:  on a jeté une bouteille d’eau de javel sur l’ordi. En fait, j’ai pris un sac pendu à un support d’acier nickelé, je l’ai rempli d’eau de javel et j’ai mis le tuyau dans une fente de l’ordi. Comme nous, il a cessé de fonctionner, mais d’où Gzus qu’il était propre.

***

Pendant toute la journée nous avons eu de la visite: des politiciens. Il y aura des élections bientôt et ils sont très gentils. Ils n’ont pas de patch de morphine, mais une fois mêlés au groupe de gens atteint d’Alzheimer, on n’a pas voulu laisser sortir l’un d’entre eux qui rappelait sans cesse ses vieux souvenir mais ne se souvenait pas de son présent.

Pour le calmer un peu, on lui a donné de nos médicaments.

Il ne veut plus sortir. Il éteint la télé et fait des discours. Nous lui avons demandé pour qui voter… Alors il a dit maux pour maux: « Consultez vos enfants ».

Quand on lui a dit que Bernadette était en Chine, que Fernand était à Tahiti, que Lise travaillait chez les Inuits, que Bernard était parti pour l’Amérique Latine, Adèle en train de faire Compostelle, Alain en Afghanistan, Robert travaillait à l’hôpital… Il est resté muet un moment.

– C’est la désacolisation…

Bon!

– Avez-vous de petits enfants?

Marguerite et moi lui avons montré nos pilules. On en a rigolé un coup, car Marguerite avait arraché un patch de morphine sur Thérèse qui était morte deux heurs ( pourquoi pas) après sa dose.  Mais la surprise de la soirée est qu’après son discours, Marguerite, Lucien et moi avions ramassé des patchs partout.

On lui a donné une bonne tape dans le dos.

Il nous a promis des ponts, des emplois, des garderies, des hôpitaux, des routes, des autos, des « développements économiques », des touristes, des arbres. De la liberté, etc.

Bref! Tout ce qu’on avait avant…

Le lendemain, nous apprenions qu’il n’avait pas été élu et accusé . Non pas pour dopage, mais pour avoir eu une liaison avec une dame âgée de 89 ans d’un centre de personnes re-traitées.

Les caméras de surveillance….

J’étais assoupis et j’ai ouvert les yeux devant la télé.

Saprée Marguerite!

Je me demandais où était passée ma pilule bleue…

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Touchant!….

Gaëtan Pelletier

Mars 2014

«Les médecins sont manipulés par nous, et nous par les labos»

Anne Crignon

Julie Wasselin a longtemps parcouru la France pour vanter les mérites de médicaments dont elle ne savait pas grand-chose. Elle raconte aujourd’hui son métier de visiteuse médicale. Rencontre, et extraits de son livre.

julie Wasselin

Julie Wasselin

Pendant vingt-cinq ans, elle a parcouru 300 kilomètres par jour à travers la Touraine comme visiteuse médicale. L’image de ce métier que Julie Wasselin, aujourd’hui retraitée, a quitté sans regret se dégrade à mesure que les scandales sanitaires dévoilent le rôle ambigu de ces lobbyistes professionnels auprès des médecins. De cette vie, «entre chauffeur routier et homme-sandwich», elle a fait un livre qui fait causer dans les milieux de l’information indépendante. Une VM qui balance à visage découvert? Le cas est unique. «Ce livre montre à quel point l’information délivrée est avant tout un argumentaire de vente», dit le docteur Philippe Nicot, porte-parole du Formindep.1

Longtemps les VM de Servier ont vanté les vertus amaigrissantes du Mediator. Ceux du laboratoire GSK ont «poussé» le Requip, sans rien savoir des dérives sexuelles parfois provoquées par ces antiparkinsoniens et d’autres ont promu les pilules «nouvelle génération» malgré le risque d’embolie pulmonaire.

«Les médecins sont manipulés par nous. Et nous, nous sommes manipulés par les labos, dit Julie Wasselin. On finit par s’en douter. Des choses transpirent. On fait du commerce avec la santé des gens. Si les patients savaient pourquoi ils avalent un médicament plutôt qu’un autre, ils tomberaient raides morts. S’ils savaient que c’est parce que j’ai apporté douze bouteilles de champagne…» Du petit labo danois auquel elle a appartenu, deux fois racheté dans le cadre des fluctuations boursières du marché pharmaceutique, elle tait le nom: «Au moins, on ne m’a pas envoyé raconter des salades.» En tout cas, elle veut le croire.

Elle avait 35 ans et plus de mari, deux jeunes enfants, un cheval, quelques meubles, une voiture et un van. Après un atterrissage d’urgence dans une maison pleine de courants d’air du bocage d’Indre-et-Loire, il lui faut un travail. Une petite annonce, un rendez-vous à la Défense, et elle signe pour le job. «J’avais le profil. On va au charbon, mais pour 3500 euros net, primes comprises.» Julie Wasselin doit prendre dès le lendemain la place d’une femme qui vient de se tuer sur le verglas. Chargée de présenter un mucolytique, elle lit dans le train du retour une épaisse documentation sur le crachat.

Dans les années 1980, il y a 7000 VM sur les routes de France, encore trop peu pour que les médecins se sentent harcelés. La «visite» se fait alors à l’improviste. Le VM se présente entre deux patients par le nom de son labo: «Bonjour. Sanofi», «Bonjour. Pfizer.» Vingt ans plus tard, ils sont 20.000 de plus, alors il faut prendre rendez-vous, depuis les cabines téléphoniques sur le bord des nationales, avec leur tablette grande comme une soucoupe à café pour poser son agenda.

Julie Wasselin raconte les repas de midi pris au volant de la R5 pour pouvoir «faire» six médecins par jour, toute la paperasse dans sa boîte aux lettres, les «visuels» qu’il faudra mettre sous le nez de chaque prescripteur, les argumentaires, «un bachotage permanent, tard dans la nuit. Répondre à une spécialiste qui s’interroge quand on n’a pas le centième de ses connaissances, ça a quelque chose de surréaliste.».

Pénible aussi, les séminaires, «ce lavage de cerveau» où l’on doit rendre compte de ce qu’on a appris par cœur la veille, après un passage obligé en boîte de nuit. «Il faut faire jeune et beau même si on a le moral dans les chaussettes.» Et tous ces cadeaux à distribuer, des radiocassettes de ses débuts aux lecteurs DVD – «de l’achat de prescription», dit-elle.

Un jour, un généraliste de Blois lui a demandé si elle lui offrait une lampe ou un bureau. Elle n’est plus revenue. «Des médecins qui ont refusé un cadeau, j’en ai vu cinq en vingt-cinq ans j’ai eu envie de leur sauter au cou.» L’un d’entre eux, sosie de Lee Marvin, plutôt que de parler médocs, l’emmena chaque fois faire un flipper dans un bar au coin de sa rue.

Aujourd’hui, quand des «gens de la visite» viennent dormir chez elle, ils rapportent parfois des histoires de suicide. L’épuisement, Julie a connu elle aussi. «A la différence de ceux qui signent un contrat, nous, quand on a fini la visite, on ne sait pas si on a vendu ou pas.» Le labo, lui, sait. A la boîte près. Il y a des dépôts dans tous les départements, les pharmacies font remonter les chiffres. «Pour rien au monde, je ne voudrais refaire cela

Anne Crignon

Source : Le Nouvel Observateur

http://www.initiativecitoyenne.be/article-une-ex-visiteuse-medicale-temoigne-les-medecins-sont-manipules-par-nous-et-par-les-labos-119389922.html

Bayer : Blanchir l’histoire de la firme

Bayer organise des célébrations coûteuses pour célébrer son 150ème anniversaire, mais les nombreux crimes de la compagnie sont totalement passés sous silence dans toutes les publications commémoratives. Au lieu de reconnaître sa responsabilité dans le travail forcé, les gaz toxiques et les produits pharmaceutiques ayant causé des décès, l’histoire de la compagnie l’ignore complètement. La Coalition contre les méfaits de Bayer a introduit des contre motions pour la réunion des actionnaires afin d’éclairer la face obscure du passé de la Firme.

Pour son 150ème anniversaire, Bayer organise de nombreuses célébrations avec des invités éminents. Une exposition circule dans le monde et un dirigeable spécialement construit promouvra la compagnie sur les cinq continents. Cependant, les périodes déplaisantes de l’histoire de la compagnie ont été totalement passées sous silence dans les célébrations. Des sujets comme la pollution de l’environnement, l’empoisonnement par les pesticides, les manifestations de travailleurs et la collaboration avec le Troisième Reich sont tout simplement ignorés. Philipp Mimkes, de la Coalition contre les méfaits de Bayer a dit : « Membre du tristement célèbre IG Farben, Bayer a été impliqué dans les crimes les plus cruels de l’histoire humaine : une filiale a fourni le Zyklon B pour les chambres à gaz, la compagnie a également construit une usine géante à l’intérieur même du camp d’Auschwitz. L’entreprise a même géré son propre camp de concentration, où logeaient les travailleurs esclaves. Des dizaines de milliers de personnes y sont mortes. »

D’autres faits de l’histoire de l’entreprise

Chaque brochure de Bayer comprend une référence à l’invention de l’Aspirine en 1898, mais ne fait pas mention que la compagnie a presque simultanément introduit Heroinsur le marché comme traitement contre la toux pour les enfants. Peu de temps après le lancement sur le marché, des médecins ont signalé le potentiel de dépendance à l’Heroin. Néanmoins, Bayer a poursuivi pendant 15 ans une campagne publicitaire dans le monde entier.

Carl Duisberg, le directeur général de Bayer pendant des décennies a été personnellement impliqué dans le développement de gaz empoisonnés comme le « gaz moutarde » dans la Première guerre mondiale et a poussé à son utilisation sur le front – contrairement au Droit international. Duisberg a réclamé la déportation de dizaines de milliers de travailleurs forcés belges et a encouragé l’annexion de grandes régions d’Europe de l’Est. Pendant de nombreuses décennies, Duisberg a fortement soutenu la fusion de l’industrie chimique allemande pour créerIG Farben. Le groupe qui a été fondé en 1925, était la plus grande compagnie en Europe. La firme a rejeté la République de Weimar, d’importantes donations ont été faites aux partis conservateurs et plus tard aux Nazis.

IG Farben a été étroitement impliqué dans la guerre de conquête du Troisième Reich. La compagnie suivait les forces armées dans les pays conquis d’Europe et a repris une partie considérable de leur industrie chimique en quelques semaines. Il a pris aussi des mines de charbon et la production de pétrole. Le Président ultérieur du Conseil de gestion de Bayer, Kurt Hansen a joué un rôle dirigeant dans ces vols. Dans les procès de criminels de guerre du Nuremberg, IG Farben a aussi été confronté à son propre procès. Une section, par exemple, déclarait ce qui suit : « Il est indiscutable que des expériences criminelles ont été entreprises par des médecins SS sur les prisonniers de camps de concentration. Ces expériences avaient clairement pour but de tester les produits de IG Farben.  » Les directeurs condamnés à Nuremberg ont pu continuer leur carrière sans entrave, après avoir accompli leur condamnation. Fritz ter Meer, par exemple, est devenu Président du Conseil de supervision de Bayer. Pendant son interrogatoire à Nuremberg, il a dit que les travailleurs esclaves d’Auschwitz n‘avaient « pas été traités particulièrement mal vu qu’ils devaient être tués de toute façon. » Bayer a même nommé une fondation d’après lui, « La Fondation Fritz ter Meer ».

Dans les laboratoires de Bayer, on faisait de la recherche sur des gaz chimiques de combat. L’inventeur du Sarin et Tabun, le Dr. Gerhard Schrader, était à la tête du département des pesticides de Bayer après la Seconde guerre mondiale. Pendant la guerre du Vietnam, Bayer a été impliqué dans le développement de l’Agent orange. La production était exécutée dans la firme Mobay, fondée conjointement par Bayer et Monsanto.

L’attribution en mars 2013 du Prix de la famille Hansen est symptomatique de la manière dont Bayer traite son histoire. Le prix, présenté à Berlin par le directeur exécutif de Bayer Marijn Dekkers, était originairement une donation de l’ancien Président du Conseil de gestion, Kurt Hansen. Hansen avait rejoint le NSDAP en 1931. Dans IG Farben, il était devenu le chef du « Département central pour l’acquisition de matériaux bruts » qui a joué un rôle majeur dans la guerre (voir plus haut). En la personne de Kurt Hansen, le transfert cohérent de IG Farben vers le groupe Bayer devient une fois de plus très clair. Jusqu’à maintenant, Bayer n’a entrepris aucune étude indépendante de l’histoire de la compagnie.

D’après la Coalition contre les dangers de Bayer, le Conseil de gestion de Bayer est responsable du portrait fallacieux de l’histoire de la compagnie. Dans la réunion à venir des actionnaires à Cologne, le 26 avril, ses actions ne devraient pas être ratifiées pour cette raison. La Coalition a introduit des contre motions qui ont été publiées sur le site Internet de Bayer.

Coordination contre les méfaits de Bayer
Postfach 15 04 18
40081 – Duesseldorf – Allemagne
cbgnetwork.org (aussi en francais)
mail : CBGnetwork@aol.com

 

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article22662

La médication transcendantale

surmédication

 Au Canada, aux États-Unis et en France, des contraceptifs oraux de dernière génération sont montrés du doigt par des femmes qui ont contracté de graves problèmes de santé. Les requêtes judiciaires s’accumulent notamment contre la firme Bayer, qui se dit convaincue que ses produits sont sûrs

Geneviève Gladu, 33 ans, est mère d’une fille de 5 mois. Un petit miracle, dit-elle. En 2009, alors qu’elle prenait le contraceptif oral Yasmin depuis environ deux ans, cette Montréalaise a bien failli mourir sur une civière.

«J’avais de gros maux de ventre, des nausées et des vomissements depuis plusieurs semaines. Je me suis rendue à l’hôpital où l’on m’a soignée d’urgence. Au départ, j’étais si enflée qu’on croyait que j’étais enceinte.» Le diagnostic? Une pancréatite aiguë et des pierres à la vésicule biliaire. Direction: soins intensifs. Deux jours plus tard, alors qu’elle était alitée dans un couloir des urgences, elle a fait une embolie pulmonaire. On a inséré un dispositif parapluie dans une artère de son coeur et on lui a administré un anticoagulant. La Presse

 

On ne peut le nier : la médecine a fait d’énormes progrès. Mais Big Pharma – de par ses réussites, de par sa floraison de molécules nouvelles qui coûtent des milliards de dollars à mettre au point, a sans doute pris un route payante, mais dangereuse pour la santé.

Au 21e siècle, on verra sans doute les méfaits d’une alimentation  manufacturée inondant les supermarchés et la « surmédication » et la toxicité des médicaments eux-mêmes. La guérison rend malade. Des pathologies hépatiques aux effets secondaires non mortels, mais qui présentent des effets désagréables et nocifs, la médication est courante et de plus en plus inquiétante.

À long terme, et en quantités « incontrôlées », nul ne connaît les bienfaits réels sur la durée d’une vie.

C’est connu : nous somme à l’ère de la petite pilule facilement accessible.

Comment empêcher votre médecin de vous tuer?   

C’est le titre que l’on retrouve sur le site http://medicaments.wordpress.com/ , avec une liste si longue que vous pourriez tapisser le mur de votre chambre.

75% des médicaments ne serviraient à rien, mais seraient dangereux.

Actos (diabète) , … Arcoxia, Arixtra, Bleu patente V, Byetta (diabète), Celance, Cervarix, Champix (sevrage tabac), Cimzia, Colokite, Cymbalta (dépression), Diantalvic, Efient, Elaone, Equanil (sevrage alcool), Exjade, Ferrisat, Fonzylane, Galvus, Eucreas, Gardasil, Gliven, Hexaquine, Intrensa, Isentress, Ianumet, Ianuvia, Ketum, Levothyrox, Lipiocis, Lyrica, Mepronizine (insomnie), Methadone, Ritaline, Mynocine, Multaq, Nexen, Noctran (sommeil), Ongliza, Orienca, Parlodel, Pedea, Pholcodine (toux), pradaxa,praxinor (hypotension), prevenar, primalan, procoralan,protelos,protopic, revlimid, Rivotril, Roacterma, Rohypnol (sommeil), Soriatane, Stablon (dépression), Stelara, stilnox, Subutex, Thalidomide Celgene, Toctino, Tramadol, Trivastal, Tysabri (sclérose), Valdoxan, Vastarel, Vfend, Victoza, Xarelto

58 médicaments dangereux par philippe Even

Médicaments cardio-vasculaires : 4 vasodilatateurs coronaires et artériels : Adancor (Derono), Ikorel (Sanofi), Vastarel et Trivastal (Servier), 1 anti-insuffisance cardiaque : Procoralan (Servier),  1 antiarythmique : Multas (Sanofi), 3 anticoagulants ou antiagrégants : Ticlid (Sanofi), Pradaxa (Boehringer), Xigris (Lilly).
Pilules contraceptives : Cycleane, Mercilon, Varnoline (Schering Prough), Melodia, Yaz, Diane 35, Jasmine-Jasminelle (Bayer), Carlin, Triafemi, Holgyème (Effik), Minesse (Wyeth), Felixita (Theramex), Lumalia (Pierre Fabre), Evépar (Mylan), Minerva (Biogaran).
Anti-inflammatoires : Indocide (MSD), Nexen (Therabel), Ketum cutané (Ménarini), Celebrex (Pfizer), Arcoxia (MSD).
Antidiabétiques : Byetta (Lilly), Victoza (NovoNordisk), 8 Gliptines : Galvus et Eucrers (Novartis), Januvia et Janumet (MSD), Xanuvia et Velmétia (Pierre Fabre), Trajenta et Onglyzia (Boehringer), 2 glitazines : Actos et Compecta (Takeda).
Antiparkinsonniens : Celance (Lilly), Parlodel (Pfizer, également prescrit pour inhiber la lactation lors de l’allaitement), Requip (GSK) et Tasmar (Madiapharma).
Anti-ostéoporose : Protelos ( Servier).
Médicaments psychiatriques : Ritaline (Novartis), Concerta (Janssen), Tofranil (CSP), Anafranil (Sigma-Tau), Surmontil (Sanofi) et Stablon ( Servier).
Anticrampes musculaires : Hexaquine et Quinine-vitamine C (Goménol) et Okimus (Biacodex).
Stimulant respiratoire : Vectarion (Servier).
Antitabac : Champix (Pfizer) et Zyban (GSK).
Anti-angiogènes en cancérologie : Avastin (Roche).

Quand vouloir cesser de fumer peut vous tuer

Les auteurs de l’étude ont analysé des données issues de 14 essais, impliquant plus de 8.200 patients ne présentant à priori aucun problème cardiaque. Certains participants ont reçu un placebo alors que d’autres ont pris la molécule varénicline.

Selon une récente étude, publié hier dans une revue scientifique canadienne, le Champix, médicament utilisé pour le sevrage tabagique, serait responsable de 72% d’accidents radiovasculaires

médicaments

Résultat, l’analyse a mis en avant un risque accru d’évènements cardiovasculaires graves chez les patients ayant consommé du Champix, par rapport à ceux qui étaient sous placebo. Le Champix a été associé à un risque accru de plus de 70% d’hospitalisations pour accidents cardiovasculaires graves, notamment des attaques cardiaques, des arythmies cardiaques, des ischémies ou encore des insuffisances cardiaques. Actualité News

Tous les médicaments cités plus hauts ne sont qu’une partie des nombreux médicaments dangereux ou « douteux ».  Mais l’industrie de la pharmacie ne fait qu’en ajouter de « meilleurs », les mêmes « meilleurs » qu’il y a 20 ans.

Le patient devient alors, malgré l’approbation des mécanismes de surveillance en place, le meilleur cobaye. À court terme, ils présentent des effets secondaires, mais à long terme, on semble ne les découvrir que par…l’usage et les besoins d’un autre médicament, ou d’hospitalisation.

À se demander si cette habitude ancrée et cette foi au modèle actuel ne fait qu’augmenter les coûts liés à la « santé ».

L’exemple du Vioxx®, le médicament de l’année en 2003

Je ne parlerai pas longuement du scandale du Vioxx®, qui a été choisi en 2003 comme « médicament de l’année » par plus de 6 000 généralistes dans le cadre du Medec, mais il est bon de le rappeler car nos pouvoirs publics semblent l’avoir déjà oublié. Ce médicament considéré comme le médicament le plus « performant » de l’année sur le plan de la santé était tellement performant que moins d’un an plus tard, tandis qu’il était utilisé par environ deux millions de patients dans le monde, il était retiré du marché, car on estimait alors qu’il était responsable d’environ 28 000 attaques cardiaques et décès depuis sa mise en vente en 1999. Un mois plus tard, certains chercheurs estimaient qu’il avait causé le décès de 55 000 personnes. À cette époque, j’ai appris que plusieurs médecins français n’étaient pas avertis de ces décès et estimaient qu’en France, il y avait eu au maximum deux ou trois accidents, ce qui ne motivait pas ce retrait. Évidemment !

Autre cas :

En outre, détail comique, cette notice précise que « le risque de surdosage est quasi inexistant avec Roaccutane® ». Aussi, on ne peut être que surpris lorsqu’on lit que « si les doses prises sont supérieures à celles prescrites, il faut contacter immédiatement le centre antipoison le plus proche ».

Sylvie Simon  

La comptabilité

Ce que nous retirons d’une industrie florissante en matière d’argent,  le perdons-nous en matière d’efficacité sur la santé des citoyens et…des finances des États?

Cela sans compter les petits médicaments sur tablette…

L’acétaminphen endommage  le foie.

L’aspirine  ulcère l’estomac.

Sans compter les simples antiacides mis de côté, remplacés  par… le calcium. Qui, soit dit en passant peut simplement être remplacé par les bananes. Un excellent antiacide.

Les maux pour le dire

Le plus grand mal du siècle est que la science a remplacé les religions. Elle a même créé de nouveaux dieux : LES SPÉCIALISTES. Dans tous les domaines, que ce soit celui de la santé, de l’économie, de l’éducation, les spécialistes, sont devenus des dieux nés  de la raison. Sorte d’émerveillement sirupeux devant l’éprouvette, les labos, et tout le toc présenté dans des pubs abusives. Alors, ce n’est plus un dieu… C’est une invention et une vue de l’esprit. Les ratés des dernières décennies ont plutôt tendance à nous tracer le portrait d’un monde affecté par un terrorisme social : peur de vivre, peur de la mort, peur du simple bobo, peur du futur, peur du passé, peur du présent, peur de tout.

Comme disait Khalil Gibran :

« Hier j’ai demandé à un fou de dénombrer les fous parmi nous. Il s’est mis à rire et a dit : « C’est bien trop difficile et ce serait trop long. Ne vaudrait-il pas mieux compter les sages? »

Les fous accumulent, les sages sabrent.

Dès lors, on ne peut plus se fier aux fous, créateurs de pilules-Frankenstein pour nous guider.

Gaëtan Pelletier

4 février 2013

Tamiflu: on est tous cocus…

Ottawa et les provinces devront bientôt dépenser des dizaines de millions de dollars pour renouveler leurs réserves de Tamiflu, ce médicament qu’on a stocké au coût de plus de 100 millions, en cas d’une pandémie de grippe.

Mais le Tamiflu est au coeur d’une controverse concernant son efficacité et ses effets secondaires. L’émission Enquête de Radio-Canada a découvert que plusieurs experts qui conseillent nos autorités de santé publique au sujet de ce médicament sont en situation de conflit d’intérêts.

Une efficacité contestée

Certains disent que ce médicament peut sauver des vies, mais d’autres croient que c’est un gaspillage de fonds publics.

« Nous avons trouvé que le Tamiflu avait un effet très modeste sur les symptômes de la grippe, que c’était une différence d’une journée au maximum », explique Barbara Mintzes, de l’Université de la Colombie-Britannique.

De plus, des centaines de cas d’effets secondaires neuropsychiatriques ont été rapportés chez des patients qui ont pris du Tamiflu, particulièrement chez les jeunes.

Le manufacturier, Roche, dit qu’il s’agit d’effets causés par la grippe elle-même.

Raidio-Canada

La grippe porcine

Pas certain qu’elle soit porcine. On devrait la nommer le virus tumaflu. Cette espèce de clef passe-partout pour certaines variétés de virus a une belle efficacité sur la bourse davantage que sur les humains.

Se pourrait-il qu’il y ait eu mensonge politique et désinformation médiatique concernant la pandémie porcine? Il semble bien que ce soit le cas puisque plusieurs médias se sont rétractés, vu l’exagération de la menace.

La salve des virus de la grippe porcine, aviaire et de la bêtise humaine François Marginean, Les 7 du Québec.

Selon un article de Serena Tinari, paru en 2006, Tamiflu, un remède pour les «pigeons», il ne serait efficace que pour activer la fièvre boursière.  Fortune écrit (novembre 2005) : « Grâce à la peur d’une pandémie, les actions de Gilead sont passées en six mois de 35 à 47 dollars. Le chef du Pentagone nous a offert un million de dollars ».

C’était il y a … longtemps.

Jusqu’à l’arrivée de la grippe aviaire, le Tamiflu vendait peu – tellement peu que dans les salons de l’industrie pharmaceutique mondiale on murmurait que Roche pensait à le retirer du marché. Les tests effectués avant la commercialisation indiquent, en fait, qu’Oseltamivir, en jargon technique « inhibiteur de la neuraminidase » agit sur les souches « A » et « B » de la grippe – souches que seul un examen approprié peut repérer avec certitude. Absorbé dans les 48 heures suivant l’apparition des premiers symptômes, Tamiflu peut réduire la durée de la grippe d’un jour et demi. ,

Dans toute cette confusion, une chose est claire : Hoffman-Roche fait du fric à la pelle. En 2005, le chiffre d’affaires du Tamiflu a dépassé le milliard d’euros et la multinationale a réalisé un chiffre de plus de 22,5 milliards d’euros, le meilleur résultat de son histoire.Tamiflu, un remède pour les «pigeons»

Peu efficace pour l’humain, mais très efficace pour la bourse :

resultats-payants1

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Ma sorcière bien aimée

 

Elle n’a pas une belle bouille la sorcière.  La dernière que j’ai vu dans un film était laide, n’avait qu’un œil, les cheveux en en poil de balai, et parlait d’une voix rauque. Laide comme sa recette :

Filet de couleuvre de marais
Dans le chaudron bous et cuis
Œil de salamandre, orteil de grenouille,
Poil de chauve-souris et langue de chien
Langue fourchue de vipère, dard de reptile aveugle,
Patte de lézard, aile de hibou
Pour faire un charme puissant et trouble
Bouillez et écumez comme une soupe en enfer  La sorcière ( Wiki)

Heureusement, il y a le progrès : on a poli l’image du sorcier moderne avec un coiffeur, une maquilleuse, et un beau sarreau avec une cravate bien rivée au cou. Et un poste de haut placé….

Mon sorcier mal aimé


Vous allez me dire qu’on a fait du progrès dans les recettes?

 

De janvier 1997 jusqu’à ce qu’il devienne le 21e secrétaire à la Défense en janvier 2001, Donald Rumsfeld était président du conseil d’administration de Gilead Sciences qui a développé le Tamiflu, utilisé dans le traitement de la grippe aviaire. D’après le magazine Fortune, M. Rumsfeld possède entre 5 et 25 millions de dollars d’actions dans la société.[2] À la suite à cette révélation, le journal Libération rapporte qu’il a indiqué avoir déjà pensé vendre ses actions en début d’année, lorsque la question d’une pandémie possible commençait à se poser. Puis, après avoir consulté le Comité d’éthique du Sénat, les services juridiques de la Maison Blanche et le département de la Justice, il avait décidé de ne pas vendre et, mardi, de s’abstenir de toute participation aux décisions concernant la grippe aviaire. La moindre des prudences quand on sait que le Pentagone a déjà commandé pour 58 millions de dollars de Tamiflu pour les soldats US dans le monde.Donald le canard (Wiki).

Le Canada vient de renouveler son stock périmé. 100 millions de dollars. Il faudra jeter … 100 millions de dollars de stock périmé.

L’autre effet indésirable du Tamiflu enregistré au Japon concerne le psychisme : il y a eu des modifications du comportement et suicides chez des très jeunes patients qui l’avaient pris. Selon Roche, ce sont des données faussées parce qu’ « en présence de forte fièvre, il est facile que les conditions psychiques d’un patient empirent ». Par précaution, en mai 2004, les autorités japonaises ont ajouté à la liste des effets secondaires possibles du Tamiflu « troubles neurologiques et psychologiques : altération de la conscience, comportements anormaux et hallucinations ». En novembre 2005, l’Emea, l’autorité européenne qui surveille la sécurité des médicaments, après avoir reçu deux signalements de suicide, a demandé à Roche de lui fournir toutes les données cliniques disponibles quant aux effets sur le psychisme.Tamiflu, un remède pour les «pigeons»

C’est sûrement un effet secondaire de la grippe: altération de la conscience, quelques suicides possibles… Chez les enfants traités au Tamiflu, 15% souffrent de vomissement contre 9% chez les enfants non traités.

C’est ce que dit le fabricant…

En fin de compte, si les vomissements sont des effets secondaires de la grippe, si on prend du Tamiflu, on a davantage « d’effets secondaires de la grippe ».

Pour en arriver là, il faut que la « science » couche dans le même lit que la « vente »…

On est tous cocus…