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Maud Lewis, peintre

Image: source, captation sur You Tube.

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Maud Lewis naît sous le nom de Maud Dowley le 7 mars 1903 à South Ohio en Nouvelle-Écosse au Canada3,4. Sa mère lui enseigne l’aquarelle dans le but de créer et vendre des cartes de Noël5. Elle souffre d’une polyarthrite rhumatoïde pendant sa jeunesse.

Son père meurt en 1935 ; deux ans plus tard, sa mère décède également. Selon la coutume de l’époque, son frère hérite de la maison familiale. Après avoir vécu chez lui un certain temps, elle déménage chez sa tante à Digby en Nouvelle-Écosse3.

À 34 ans, elle épouse Everett Lewis, un vendeur itinérant de poissons de Marshalltown, Nouvelle-Écosse, le 16 janvier 19386. Selon Everett, Maud s’est présentée à sa porte après qu’il a placardé une offre d’emploi dans les magasins de la région, indiquant chercher une aide-ménagère pour un célibataire de 40 ans. Mariés quelques mois plus tard, ils vivent dans la petite maison d’Everett à Marshalltown, à quelques miles à l’ouest de Digby. Cette maison d’une seule pièce deviendra le studio de Maud, où Everett s’occupera de faire tous les travaux ménagers7.

Maud accompagne son mari dans ses circuits de vente quotidiens, vendant des cartes de Noël qu’elle a dessinées au prix de 25 cents canadiens. Quand elle connaît un certain succès, elle commence à peindre sur d’autres surfaces : cartons plats d’emballages, envers des boîtes de biscuits en carton et Isorel. Lewis est prolifique et peint sur n’importe quelle surface de leur petite maison : murs, portes, boîte à pain et même sur le poêle. Elle recouvre tout le papier peint de la maison de motifs rappelant les plantes : fines branches, feuilles et fleurs8. Everett la soutient et l’encourage à poursuivre sa passion. Il lui achète son premier ensemble de couleurs à l’huile.

Dans les dernières années de sa vie, Maud Lewis vit dans un coin de leur maison, peignant aussi souvent que le permet sa condition parce qu’elle se rend régulièrement à l’hôpital. Elle meurt à Digby le 30 juillet 19709. Son mari meurt en 1979 lorsqu’un voleur le poignarde pendant une tentative de cambriolage à leur maison10. Jusqu’à leur mort, les deux ont vécu pauvrement dans leur maison à Marshalltown.  ( Wikipedia)

 

Maud et son mari devant leur maison. Source. 

Le seul art

Eliora Bousquet

Eliora Bousquet: « LE JARDIN DE CLAUDE ».

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Il n’est qu’un seul art dans la vie: soi. Tout ce que l’on fait est pour se construire et construire une vie meilleure pour NOUS, l’humanité. Et dans toute forme d’art, il y a cette part  d’humanisme et de spiritualité que certains perçoivent et d’autres pas. C’est comme aller cueillir et montrer aux autres qu’il existe autre « chose », un émerveillement  à l’l’intuition qu’il existe une éternité, un infini…

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Ressemblance

Fabrique moi un poisson!

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Les barbares de velours

poisson mer rouge egypte

En ce 19 août, la Terre a épuisé son « budget écologique » annuel : l’ONG américaine Global Footprint Network souligne le « jour du dépassement », soit la date approximative à laquelle notre consommation de ressources naturelles excède la capacité annuelle de la planète à les renouveler. ( Enjeuxénergie)

En huit mois!… Un record. Un déplorable record!  Dire qu’il a fallu des millions d’années pour créer tout cela et quelques années pour créer un économiste Frankenstein. Peu nombreux, organisés, d’une délirante immaturité: comme des gamins perdus dans un jeu Lego.  La vie ici-bas aurait pu être une poésie, une éloge de la grandeur humaine, un remerciement après la grande misère d’un progrès qui allait délivrer la créature humaine de ses souches de misères. Comme si un musicien avait hérité du plus bel instrument du monde et qu’il en avait fait une machine à « broder » de la monnaie et à rendre servile ses semblables. 

Parvenus à ce stade, nous sombrons dans une exponentielle démence irréversible. Dès les premières organisations « boursoufflées », les empires Français, Espagnols, Britanniques, on se lançaient à l’assaut du « monde » pour… l’or. Mais la machine à faire pousser des rois fous s’est affinée: les rois du monde, comme la disparition de l’argent réel, sont « virtuels ». D’une efficacité et d’une inconscience extravagante.  La mitraillette à monnaie est née… Sans égard à l’humain. Viande à bouffer et à mettre en cage pour une poignée de lingots. Il n’existe pas de sandwich aux lingots d’or…

Tout le système actuel « d’éducation » ne mène qu’à une ignorance de par une fabrication d’outils de chair, robotisés par une propagande dont la base est d’oublier l’Histoire. Comme on oublierait sa vie, son passé. De sorte que nous ne pourrions évoluer vers une sagesse utile mais vers un outil moulé, assommé, martelé d’une vie précipitée.  Une course vers nulle part, sinon que vers le modèle affriolant de la vie « américaine »…. Vers l’idée d’un progrès infini et matérialiste. L’homme qui manque d’eau rêvera d’une Cadillac… Pour ce faire on a défibré   – et l’on s’acharne de plus en plus à le faire – des sociétés:  Briser pour régner. Scinder. Concasser toute cellule familiale de par les guerres. Émietter des pays…  Et inséré l’épouvante nécessité des guerres pour « régler » les conflits. Conflits pour la plupart fermenté à la manière du régime hitlérien.

Soft hitlérisme… C’est tout doux.

Mais Big Pharma vous guérira après que l’on vous avoir rendus malades.

L’avenir comme un beau champignon

L’administration Obama a présenté au total 57 projets d’upgrade (mises à jour) de sites nucléaires militaires, dont 21 ont été approuvés par le Bureau gouvernemental de comptabilité, tandis que 36 sont en attente d’approbation.

Le plan présenté par l’administration Obama au Pentagone prévoit la construction de 12 nouveaux sous-marins d’attaque nucléaire (chacun pouvant lancer, avec 24 missiles balistiques, jusqu’à 200 ogives nucléaires sur autant d’objectifs), 100 autres bombardiers stratégiques (chacun armé d’environ 20 missiles ou bombes nucléaires) et 400 missiles balistiques intercontinentaux avec base à terre (chacun avec une ogive nucléaire de grande puissance, mais pouvant toujours être armé d’ogives multiples indépendantes).

Dans ce but, précise Il Manifesto, vient d’être réalisé à Kansas City un énorme nouveau site, plus grand que le Pentagone, qui fait partie d’un « complexe national en expansion pour la fabrication d’ogives nucléaires », composé de huit grands sites et laboratoires avec un personnel de 40000 spécialistes.

Ce programme de modernisation, dont le coût total sera d’environ 1100 milliards de dollars, la dépense culminant dans la période 2024-2029, se concentre sur les systèmes d’allumage des têtes nucléaires des missiles de longue portée et sur l’augmentation de leur puissance létale. Source 

2024, 2029???  Beaux projets!

À part fournir des compagnies travesties en « bons samaritains », nous fournissons l’argent pour un futur bien armé. Ce sont ces « rois » qui dessinent le nouvel ordre du monde mais qui font semblant d’être aveugles  du marchandisage humain et de la déflagration terrestre.

Nous payons pour nous tuer par quelques votes….

Nous sommes des graines de rois. Plantés en Terre…Écrasées, enfouies, pareils aux moustiques qui vous saccagent un jardin.

Oui, la Terre est maintenant une dette… Les espèces disparaissent: surpêches, pollution, etc. Mais « l’homme » pense « à long terme » à affiner son pouvoir de « défense » ou de destruction.

Nous n’avons plus besoin d’armes, puisque nous avons élus des armes inconscientes, automatiques, ignares, mondialises en affaires, mais nombrilistes…

Dans une vue « globale », l’humain n’a pas su tirer une seule leçon de sa vie sur terre. C’est un piètre philosophe… Mais bien machiavélique dans ses « ordres du jour ».

Jadis, on offrait aux dieux des « sacrifices humains ». Dans certains cas, des milliers de personnes en quelques jours…  Pour conjurer la sécheresse, etc. Cette « croyance », présument fonctionnelle est aujourd’hui considérée comme barbare.

Alors, nous sommes maintenant des barbares bien armés,  hypocrites, soi-disant évolués, mais bêtes à mourir.

Alors, nous sommes devenus les  les meilleurs barbares de l’histoire de cette planète. Des barbares de velours….

Gaëtan Pelletier

31 décembre 2014

Berceuse pour un monde à naître

 

berceuse pour un monde à naître 2
 
Pendant que se meure la bougie-Terre
Pendant que les granules d’étoiles vont en cache
Pendant que la matérialité se fait un or de guerre
Pendant, et pendant, comme si l’on voulait que nul ne sache…
 
Les poètes bercent les mots de frisures et dorures
Et l’âme des violons tressent des notes étincelles 
Sous les doigts des âmes ,  la résistance à l’usure 
 
Et parfois de pinceaux, certains  recousent  les parcelles 
Chacun est une poussière d’amour, un enfant  
Chacun l’un en l’autre,  se langent et se  bercent  de regards 
En  bouquets  que l’on donne comme si c’était un hasard… 
 
La chair,  comme une étoile sans toile  
A perdu son berceau, ses pinceaux, ses mots 
Il faut la refaire de sa vie, créer pour  naître  à nouveau…   
 
Gaëtan Pelletier 
14 novembre 2014 
 
 

Toile,  Berceuse pour un monde à naître,  Eliora Bousquet 

 

 
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Dense danse

theantidote:

James Houston - Photographer/Director | MOVE

Comment les États fabriquent des putains

L’art de penser est l’art d’aérer. Votre être est une maison. Votre est une clef et une serrure. Certains n’utilisent que les serrures…

Alors, ils sont là, pétrifiés dans leurs « idées », sûrs de leur vérité.

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Dans l’écoulement de nos vies intérieures, la pire erreur est de fermer les portes…

C’est un vice du cerveau que de choisir une recette, l’enfermer, la croire éternelle, et la garder pour le restant de ses jours. Tout l’Univers, de l’infime à l’infini est mouvement. Nos regards sur le monde sont trompés par l’apparente « figitude ».

C’est un principe de base du vivant : nulle connaissance n’est figée et aucun concept – même ceux en apparence saugrenus,  doivent stagner ou être mis de côté.  Tout doit circuler.

Ce que vous avalez doit être rejeté…

Comme lorsque  que vous mangez…

Il faut avoir le regard d’un enfant et sa souplesse. En vieillissant, il n’y a pas que les os qui roidissent, la pensée également.

Des idées qui ne circulent pas, sont des idées mortes. Il faut donc avaler le repas par la porte d’en avant et rejeter ce qui vous apparaît dépassé ou instantané par la porte d’en arrière.

Éviter l’instantané. Ce sont des messages enregistrés depuis des millénaires qui s’usent plus vite qu’une qu’un couteau scotché à une meule de pierre.

La première erreur du débutant est de rejeter une idée ou un concept par le seul argument suivant : « c’est impossible ».

En fait, tout est possible. C’est que vous  rejetez ce qui ne s’inscrit pas dans votre « somme de connaissances », il vous faut simplement attendre qu’une ouverture se fasse pour progresser.

La musique a ses silences, les savoirs également…

Aérer. C’est la base…

La connaissance  commence par le doute continuel…

Bien des guerres sont issues de « croyances » fixes et d’idées pétrifiés. Les vendeurs d’idées pullulent. Vous achetez les mêmes chaque jour, présentées sous des formes diverses et trompeuses.

Vous en faites les vôtres…

À sa manière, s’il n’y a pas ce  mouvement  intérieur de pensée,   chacun risque de devenir une putain au service de l’État qui de par son éducation, – falsifié de surcroît – une sorte de roche sédimentée qui fait barrage à  l’évolution de toute société.

La « vérité » est une roche.

La vie, c’est l’eau, l’écoulement, le mouvement, l’émerveillement et le doute.

S’il y a trop de roches, la vie cesse.

C’est ce que nous vivons en ce moment.

Quand l’art n’a plus effet sur les changements de société, la philosophie, l’intellect créatif – qui se laisse ouvrir par l’intuition – , quand tous ces facteurs sont éteints par le seul recours au « bonheur » par l’avoir, c’est la mort par asphyxie.

Les idées ouvertes nourrissent les sociétés.

Les idées arrêtées les tuent.

Et la plupart des guerres sont issues de cette étrange « enfermoir » qui ravage de plus en plus nos vies.

La production

Nous sommes actuellement dans la phase de production de citoyens-roche. Pour produire de la richesse déviée, il faut enfermer le citoyen dans sa « maison-pensée » en fermant toutes les portes.

Surtout celle de la liberté d’avoir à travailler pour une apparente cause sociale que trop mondialisée.

Le bien est défini par l’État.

Le mal est défini par l’État.

Toutes les définitions sont formulées par l’État.

Quand l’État est faux, les définitions le sont.

Nous sommes dans un confort de chambre froide…

On ne demandera pas à un policier de « penser » ses actes. L’État a investi son cerveau. Quand le Ministre de la santé craint le subliminal, il ne sait pas qu’il est le subliminal et qu’il y participe.

C’est une putain de maison close.

Nous vendons tous notre maison pour la sécurité des portes fermées.

Il n’y a pas de police pour les infractions de l’État dans vos esprits.

C’est la maison close légalisée et les engelures intérieures réchauffées par les antidépresseurs.

L’art et la Vie

Mondrian.

Plus que tout compte le rapport entre couleurs, entre dimensions, entre positions. En effet, pour lui, « le rapport [de la verticale à l’horizontale] est à l’image de la dualité et des oppositions qui régissent d’une façon générale la vie et l’univers – le masculin et le féminin, l’extérieur et l’intérieur, le matériel et le spirituel »14. Mondrian a alors défini son système de représentation qu’il nomme peinture néo-plastique et qu’il développera pendant plus de 20 ans jusqu’à son séjour à New-York.

Wiki

Je ne sais si vous avez des frissons en regardant son œuvre. Vous en aurez certainement davantage en lisant le passage.

Séraphine de Senlis

 

Elle a terminé ses jours dans un asile. Femme de ménage, admiratrice des arbres, « fêlée », personne ne comprit son art. Vous pouvez chercher des analyses… On ne comprend pas Séraphine comme on ne comprend pas le l’Univers.

Le choix vous appartient.

Dans l’art, il n’y a pas « d’idées  ou de croyances ». Il y a l’émotion pure.

C’est celle qui nous manque quand nous ne cessons de nous faire massacrer par des idées saugrenues, lancinantes, répétées, tuantes.

Alors, ce ne sont plus des idées, ce sont des copier-coller.

Il y aura des élections au Québec et aux États-Unis prochainement.

Vous verrez, l’effet du chloroforme social et nazifié qui détruit toute pensée et toute ouverture.

La peur ferme les portes.

Nous voilà de bonnes putains, bavant de rouge à lèvre, longeant une ruelle-pays.

Mais nous sommes fiers de « faire » le trottoir…

En faisant le trottoir, on nous offre des routes.

On construit en se détruisant.

Le seul progrès est de vendre son âme au lieu de son corps.

Gaëtan Pelletier

7 juillet 2012

 

Pour vivre, appuyez sur la détente…

« Nos yeux écoutent trop le téléphone pour voir ce qu’ils regardent »

Réjean Ducharme, L’hiver de force

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Le petit engrais de l’art 

L’art   transporte. Quelque part sans aller nulle part que dans la profondeur de son âme. Avec quelques notes de musique,  nous grimpons d’un octave,  vers quelque chose de céleste, tout vibrés. Avec quelques phrases, nous pouvons marcher un peu plus haut que la terre, frôler  d’un cheveu la petite célestitude enterrée en nous par tant de servitude matérielle.  Il en est qui survivent par les mots, d’autres par les  sons et certains par les images. Mais c’est en vivant de ces formes d’art que l’on arrive à recoller les petits morceaux que nous sommes. C’est là la source de l’échec « continu » de la civilisation actuelle:  Travailler n’a jamais tué personne, sauf si on est soldat. 

Le délavé citoyen 

Nous sommes agité, barattés,   comme des T-shirts dans le vrillant tordeur de la laveuse politico-affairiste qui règne. Le roi est invisible. Le travail, c’est la gifle-griffe de la déchirure. Le gros coup de patte des petits ours qu’on couche avec nous dans le lit de nos pays.  C’est la « vie » des  » occidentards »: avec une bonne rasades de « nouvelles » télévisées d’un monde apo »caca »lyptique, nous finissons avec les nerfs en boules de neige:  Plus on roule dans la vie, plus on ramasse l’infecte culture de la nouvelle la plus rouge en ville. Ou ailleurs… Le sang sans soi… La berlue totale! On peinture l’Histoire avec le sang des enfants de Gaza, d’Afghanistan, et pourquoi pas de partout sur la planète?  Car de l’intérieur, nos enfants saignent de la petite lumière qu’on éteint.  L’argent n’a pas d’odeur, malgré la putrescence des cadavres. L’argent n’a pas d’âme:  Quand un de ces petits rois occidentaux vieillit, il est déjà une image. Mort de sa laide mort. Mais restés vivant chez les persistants adorateurs. Il en est qui courent les jupons, d’autres des dieux.

Il faut à tout prix se détendre 

Les gens veulent tant se détendre qu’ils sont tendus rien qu’à penser à ce qu’ils vont devoir se détendre. Quand les ancêtres chassaient ou cueillaient,  ils dormaient d’un sommeil de plomb. Le misérabilisme à la Zola est maintenant une cassure d’âme invisible. Alors, ça ressemble  à un gros trou Grand-Canyon indiscernable.   De honte, on le cache. C’est un péché tout nouveau. Un péché de société. Un péché que d’être incapable de s’adapter à cette folie du monde.

Nous avons droit à une industrie de la détente. Florissante des investisseurs, ces fausses fleurs d’humanisme. Un tout petit peu chimio-thérapeutique, mais consolante. La « science » a raison. La science consiste maintenant à jeter dans ses éprouvettes les petits humains toujours en labo. Dire qu’on se plaignait du nazisme et du célèbre Josef Mengele  . Depuis, le progrès a fait des citoyens des rats de laboratoires.

Dormir, c’est un peu se pratiquer à mourir

.Dormir, c’est un peu se pratiquer à mourir… Alors, on ressuscite chaque matin, mais parfois au son du cadran. Cette cravache sonore qui vous fouette les oreilles jusqu’au fielleux filament.

Mais voilà que dans un monde pourri nous trempons déjà dans  un sachet d’apocalypses infusé  dans des eaux boueuses. La tisane de la vie est devenue un mignon  poison aux millions d’abonnés.   Tout simplement parce que l’on cultive le cauchemar au point de se tordre le jour, tout en douleurs  et ensuite passer des nuits à se rappeler le jour.

En quelques décennies, la petite vie tranquille du citoyen est charcutée   au tordeur de la mondialisation. Les emplois ont la durée des roses. Et dans la course au bonheur, il faut marathonner  pour être « heureux ». C’est la loi du saccadisme! Tout est saccadé, énervé, désernigé, … On arrive à bout de souffle à 40 ans pour mourir à 80 avec un peu de chance et beaucoup de cette pompeuse pharmacologie.  On  boîte son pèlerinage de la vie dans le doucereux magma de Big Pharma. Si c’est bon pour souris, c’est bon pour nous, les rats réels raëliens.

La vente de paysages

C’est risible de voir ce  petit bourgeois qui, un fois la peau  séchée, s’achète des paysages, des fleurs, des jardins, des flaques d’eau, des couchers de soleil à des prix d’or. Il se déclare contemplatif,  alors qu’il a passé une vie agitée pour tout cet attirail de « bien-être » à la mode.

Le bourgeois du 21 ième siècle a besoin de remplir la cavité de son âme. Comme tous ses semblables  qui sont passés avant lui. Mais à la différence qu’aujourd’hui, ils sont victimes d’une sorte de propagande sournoise, insidieuse, captive comme dans deses bateaux de négriers modernes et invisibles:  celle des écrans de télévisions polluées par des bandes passantes et des pubs qui pulsent les écrans. Cible: subconscient. La sale culture du parfait délavé.

Il est passé, nous sommes passés, de la caverne au bureau  astiqué et fade. Des fleurs, des étoiles, des eaux, de la beauté, à la cruauté des « sans paysages » libres. Les usines étouffoirs. Les tours étouffoirs. Les projets étouffoirs. Ainsi que la petite chaîne strangulaire du citoyen « austérisé ». On s’y habitue…

L’humain est baratiné comme une crème pour en faire du beurre-serviteur. Il faut acheter ce que nous avons perdu et acheter ce que nous n’avions pas.

Beau progrès!

La cuisine du Dr cuistot  

On a jamais autant vendu de livres pour accéder au « bonheur »:  Yoga. peinture, d course,  bicyclette,  art de bouffer,  art d’acheter, de placer son argent, de se projeter dans le futur. Tout est art dans une diarrhée de produits à vendre.   Des parfums, des massages, des recettes, du zen, des pensées positives, et la sublime respiration  par le nez… La liste est si trop longue, mais quelqu’un y gagne à l’allonger.

IL FAUT SE DÉTENDRE! S’il faut autant se détendre, c’est que la vie que nous menons est une duplicité cryptique qu’on ne verra pas en écoutant les « nouvelles ». Et que l’on ne vivra pas dans un décor intérieur accidenté. Nous sommes des accidentés en miettes d’un accident de parcours.

On lit sans savoir lire. Pressés. On lit sans apaisement.  Les hémorroïdes des neurones. En feu! Irrités d’impatience.

Après 50 livres, vous savez tout, mais vous ne savez pas comment le faire, mais surtout vous n’avez pas le temps de le faire.  Alors, vous cherchez un autre livre.

Le livre, c’est comme le Big Pharma de l’esprit.

Comme disait Ghandi: « Il faut faire le tour de soi dix fois ». On se rend compte que quelqu’un veut vous offrir un fleuve… Mais nous sommes tous une petite source qui doit apprendre à grandir pour retourner à la fraîcheur de la source. Si on laisse les États continuer de s’allier autant au « marché », à la bourse.

Il est anormal d’essayer autant de se détendre. Et c’est là le constat de l’échec des sociétés occidentales: on a tout, mais il ne nous appartient pas vraiment. C’est le siècle de l’éphémère. Tout nous échappe, même la tranquillité promise, la paix promise.

Les promesses s’en vont à la vitesse des politiciens….

Détendons nous… Il y en y en aura d’autres pour « passer au suivant » la méthode du menteur.

Un seul artiste, un vrai, peut donner à l’humanité plus que l’ensemble des politiciens, des hommes d’affaires, et des artificieuses organisations planétaires se disant au service de l’Homme…

Gaëtan Pelletier

Août 2014

 

 

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Eh! Oui! « Dieu » est partout….

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