Archives de Catégorie: POÉSIE

Aquar-elle

Aquarelle

Crédit image: Doux ressac 

aquarelle texte 2

LE VOL DE VELOURS

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Tu as tellement de beaux écrits dans tes yeux…

C’est comme la bible de la bible des amours!

C’est comme pas de mots avec tous les poèmes

Il y a des couleurs que je ne connais pas. Des lueurs. Des bouts d’Univers achalandés de voyages de tendresse. Des  voyages aux vols de velours. C’est comme ça quand mes yeux traversent ta chair, quand ils voient ce qui ne se voit pas.

De temps en temps… Comme ça. Je vais faire un tour à tes yeux d’Univers. De temps sans temps.

Ton visage est comme un film d’amour. Tu sais,  quand Harvey rencontre Emma? Ce ne sont pas les bons noms, mais c’est une histoire d’un brin d’éternité et de douceurs arrimées.  Les plus belles histoires sont les plus petites. Celle où il n’arrive rien mais tout arrive.

Je prends le voyage de tes yeux comme on prend le bus.

Chaque matin.

Chaque filet d’eau.

Chaque rire.

Et chaque petits pas de doigts frileux sur ma chair.

Je ne suis pas fort sur les fleurs. Ce ne sont que des apparences de petits feux. Alors je te donne le bouquet de mes yeux. Le grand mystère d’aimer…

Je te remercie de ta beauté.

Elle a le creux et le chavirement des rivières. Elle bouge, elle danse, elle se vire à l’envers dans des endroits qui se creusent.

La beauté ne demande pas d’expliquer la beauté.

C’est pour ça qu’on ne s’explique pas. Comme la beauté des fleurs…

Je te donne d’une main et tu reçois de tes yeux.

Tu me donne la main et je reçois de mes yeux.

C’est rien que des petits bouquets d’avant la nuit. Quand la Terre a fait le tour sans faire le tour de nos amours. Au moment du lit et des rêves fous.

Je m’en vais te dire bonjour avant le voyage de l’éteinte entre nos étreintes.

Tu as tellement de beaux écrits dans tes yeux

Que chaque soir j’en écris un peu…

Gaëtan Pelletier

9 mai 2009

Le bagage animé

Flaque d'eau

 

Je suis venu sur Terre, faire un tour
Mon corps pour bagage, en voyage

Je suis venu m’éblouir, voir un peu
La beauté des lieux et les âmes

Je naviguais, enfant, sur des ruisseaux
Découvrant des mers en radeaux
Flottant sur des miroirs de soleils brisés
La prunelle géante des tout petits toujours grands
La fièvre aux mains , à palper, affamées
Voulant saisir tous les souffles des jours

Le sablier a brésillé la fraîcheur des heures
J’a vu trop d’hommes piller, encager les ors
Dans les guerres perdues des faibles et des forts
Sans répit, sans regrets, sans paix que les leurres

Je suis venu sur Terre, faire un tour
Mon âme pour bagage, le corps en image

J’y partirai comme on quitte un visage
L’œil en larmes de tous les amours
Œillade est si frêle au fleuve des toujours
Un frémir lumineux, dans l’océan des âges

Gaëtan Pelletier
24 avril 08

LES CORPS SOUS LES FLEURS

Quand on est simples
Quand on a le cœur au bord des yeux
Quand on a l’âme qui sort de partout
Tout peut arriver…

Quand on est un temple
Quand de lumière on est fabriqués
Quand la tendresse nous fait frissonner
Tout peut arriver…

Alors, ils arrivent alors de partout
Les rois couronnés des zéros
Armés de chiffres, alliés des fous
Allant aux guerres pour décimer
L’enfant, la femme, le vieillard

La paix qu’on tue ne revient jamais
Et quand elle revient, elle a des airs
De guerre, de guerre et de guerre
Qui saigne le tendre et la lumière
Alors, ils reviennent de partout
Les âmes noires qui cherchent des nègres
Pour déchiffrer les terres de leur orgueil
Ils vendraient leur mère et leur Terre
Œil pour œil et chars de fer

Quand on est doux, sans valeur marchande
Ceux-là vous envahissent et vous hantent
Dans cette église bleue, ronde, pour un territoire
On tue tout ce qui vit pour un or noir

Quand on est simples
Quand on a le coeur au bord des yeux
Quand on a l’âme qui sort de partout
Dans un jardin plus petit que la faim
Tout peut arriver…

Alors, les voilà partout, labourant
Sans semer, sinon que la mort
Dans des tombes béantes
Enfouissant les corps et les fleurs

Gaëtan Pelletier
Kamouraska
28 décembre 2000

 

Comme on porte les oiseaux…

fotojournalismus:<br />
Senegal, Olivier Föllmi<br />

 

Chacun est un oiseau qui doit apprendre à voler

 Chacun est un main qui, par amour,  permettra à l’autre  d’être un oiseau

Chacun est un oiseau qui une fois envolé ressemblera à deux mains Et c’est la raison pour laquelle existe les demains 

 Ils n’existent que par amour…

Nous n’existons que par l’amour de nous porter…

 Les mains sont des ventres sans sexe 

 

 

Gaëtan Pelletier

 

Amouration

Deux vieux s’en allaient

Les souvenirs dansaient comme des ombres

Jamais nous ne danserons ensemble

Plus jamais

Jamais plus

Comme deux lumières noires dansantes sur les murs de la mémoire

Comme deux mémoires dansantes sur un pavé

Tu t’en souviens? C’était demain…

Mais le temps est un coin de rue qui bégaye et s’égaye

Tu te souviens? C’était…

Mais c’est toujours  ce toujours qui revient au lieu jamais rencontré d’une vie

Chacun en ses souvenirs si pareils

Que l’on se prend à rêver de danser toujours ensemble…

Gaëtan Pelletier

 

Aime les petits pots (Les petits poèmes)

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La vie disloquée

Quelle est cette vie près de toi

sans véritable lumière, sans éclat

qui s’accroche à ton décor

comme un pantin désarticulé

que tu poses sur une tablette près de gens muets ?

 

Elyan

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Le temps des rêves

La jeunesse est un art

tout comme la danse

Il faut la pratiquer pour devenir meilleur

et y prendre goût

Moins on la pratique

plus il est difficile de danser toute la nuit

Le coeur a besoin d’élans

tout comme le corps

Lorsqu’ils en manquent ils s’atrophient

 

Elyan

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De tout et de rien

Apprendre à avoir toujours soif

à ne pas regretter d’être heureux les mains vides et le coeur léger

Bonheur qu’est-tu si ce n’est des instants de vie

où la soif est si grande que la vie coule à flots?

 

Elyan

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Sous le ciel

J’ai ici mon paradis

là où il n’y a ni guerres, ni mensonges, ni temps

et où jouent à chaque instant toutes les symphonies

celle de l’oiseau qui prend son envol

celle du roseau bercé par le vent

celle des sourires qui font tinter les dents

telles des notes de piano

Et je parle à la vie qui me parle

car j’ai cru un instant que j’étais l’alpha

et qu’elle me devait tout

mais c’est à la vie qui m’accompagne

belle au point de se réinventer pour moi

que je puise ma source

en lui confiant le destin

 

Elyan

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La source

Les années d’errance loin de la source

finissent par la faire tarir

elle ne vit que parce qu’on s’y abreuve

 

Elyan

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Au pays de l’enfance

Lorsque l’enfant grandit

on le force à vieillir

avec tant de rigueur

qu’on trahit un à un ses doux trésors

On lui apprend le temps qui fuit

lequel devient son seul compagnon

qui lui remet les armes

lesquelles en font le bourreau de sa vie,

l’éloignent des souvenirs

qu’il devra abandonner pour marquer la brisure

entre deux mondes devenus hostiles,

dont l’un doit disparaître

Il est long le chemin sur la route enseignée

décorée de promesses mensongères

semée d’embuches inutiles

et de détours incertains

Loin, trop loin du devenir

qui fuit plus rapidement que l’espoir

alors qu’il suffisait de demeurer au paradis des âmes libres

qui n’ont appris que l’essentiel

qu’on leur ravit au pays de l’enfance

 

Au pays de l’enfance les adultes doivent se taire

s’ils ne se souviennent plus que les mots sont inutiles.

 

Elyan

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Infinité

J’avais besoin de toi pour survivre au temps

Tu m’as offert l’infini que je suis seule à mesurer

 

Elyan

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Luttes fratricides

Aux pays de nulle part

Se meurent tous les paradis

Les pays de nulle part, que les soldats de la haine assiègent, réclament le sang des frontières et les larmes des nations en échange de quelques arpents de dignité troqués contre des vies.

Toujours plus de vies qui rejoignent le silence pour que naisse la paix des uns et meure la haine des autres.

Le bien et le mal soupesés tueront encore.

 

Elyan

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Secret d’alcôve

Je fais des envies de toi, des envies de nous

et je dors pour survivre au temps des corps las

portée par des volutes d’instants magiques

sans nom, sans âge, sans miroir des jours

partout et rien à la fois

une brise qui souffle sur la vie que le corps mélange au coeur

et que la tête hume pour goûter sans fin

aux rêves et à l’extase

qui nous prolongent et bercent la beauté

 

Elyan

 

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La beauté nue

Des lourdeurs de roses tombent sur ses épaules

sans qu’aucune ne flétrisse

et leur parfum murmure aux sens

la prière de l’amour

 

Elyan

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Renaissance

L’aube sacrée ne connaît ni le temps, ni les sourires, ni les pleurs

Elle refait sa lumière à partir d’étincelles, de murmures et de silences

Libre de se manifester

 

Elyan

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L’ode

Je vis comme toutes ces musiques

de çi de là qui me portent avec démesure

 

Elyan

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Au delà des jours

Je peindrai chaque étoile

pour que la vie dure éternellement

et j’inventerai des cieux

grands comme un paradis

 

Elyan

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Ma cabane au fond de toi

 

De bois en bois

Sous le ciel

Source de l’image: Madeoh

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J’ai ici mon paradis

là où il n’y a ni guerres, ni mensonges, ni temps

et où jouent à chaque instant toutes les symphonies

celle de l’oiseau qui prend son envol

celle du roseau bercé par le vent

celle des sourires qui font tinter les dents

telles des notes de piano

Et je parle à la vie qui me parle

car j’ai cru un instant que j’étais l’alpha

et qu’elle me devait tout

mais c’est à la vie qui m’accompagne

belle au point de se réinventer pour moi

que je puise ma source

en lui confiant le destin

 

Elyan

Au pays de l’enfance

Lorsque l’enfant grandit

on le force à vieillir

avec tant de rigueur

qu’on trahit un à un ses doux trésors

On lui apprend le temps qui fuit

lequel devient son seul compagnon

qui lui remet les armes

lesquelles en font le bourreau de sa vie,

l’éloignent des souvenirs

qu’il devra abandonner pour marquer la brisure

entre deux mondes devenus hostiles,

dont l’un doit disparaître

Il est long le chemin sur la route enseignée

décorée de promesses mensongères

semée d’embuches inutiles

et de détours incertains

Loin, trop loin du devenir

qui fuit plus rapidement que l’espoir

alors qu’il suffisait de demeurer au paradis des âmes libres

qui n’ont appris que l’essentiel

qu’on leur ravit au pays de l’enfance

 

Au pays de l’enfance les adultes doivent se taire

s’ils ne se souviennent plus que les mots sont inutiles.

 

Elyan