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L’odeur du sportif de la paperasse

cerveau sportif

Nous vivons dans un monde dans lequel nous rencontrons souvent « personne »: nous rencontrons des feuilles de papiers, des règlements, ou bien des robots… On traite les différents humains à travers des murs de paperasse. Le sport le plus en vogue passe par  « le concept ». Il faut créer dans sa « tête »… Pas question de faire du terrain. Les « concepteurs » travaillent à établir un nouveau pont, à élaborer des stratégies sur la manière d’aborder un estropié du travail, au lieu d’aller le rencontrer.

Le paperassier est un assis sur son QI, boit de l’eau Nestlé, et ne s’approche de personne, sauf de lui de temps en temps. C’est un barbare rose qui a appris l’art de « s’éloigner de proche  » (sic). Il garde ses distances comme les banques gardent leur argent. Il garde ses biens avec des chiens cravatés.

La Terre est un grand restaurant à saveur du « MOI ». Plus le paperassier « travaille » à gérer le monde de par ses neurones « stéroïdés » aux concepts qui gonflent et qui gonflent, plus il raffermit sa conviction au point d’en être le porte-bât  aux yeux bandés. Il se se voit que de l’intérieur dans son petit miroir trafiqué , caviardant les autres. Il est le texte et les autres les maux…

Pendant ce temps, sur le terrain de la vie, notre esclave suinte pour ces nouveaux dieux échevelés du progrès. Le progrès à détérioration continue. Comme une lente aseptisation de tout ce qui vit au profit de tout ce qui s’encoffre. Au profit de ce qui ne dure pas… Et, pour cette raison, il créera les formules creuses  qui se perpétueront à travers la lignée suivante.

Le paperassier est une sorte de papier humide qui absorbe les concepts et les lois des diktats de l’État. C’est une gaufre perdue dans une boîte de gaufres congelées. À travers ces cristaux de glace, de la culture de la distance, il finit par agrandir la prison de l’esclave au point de le rendre aveugle: il sait reculer tous les murs et accusera l’œil du citoyen d’être affaibli.  Ou de n’être pas suffisamment intelligent pour absorber le génial cryptage du moi-vapeur. Notre abuseur public, employé d’État ou de INC  invisibilus  s’adonne au sport le plus répandu et tout aussi nocif que les produits de Monsanto: le conformisme, cette religion laïque issue de la robotisation humaine.

Pour ce charlatant Aqua-Velva, au menton lustré, l’esclave est responsable de la désintégration du monde, des sociétés, de la disparition du  tigre de Sibérie, des grillons du Québec,  bref, de tout. Il vous enverra tailler les feuilles d’un arbre pour sauver l’arbre. Car, pas question d’abattre la racine dont il fait partie. Si l’arbre meurt, vous serez l’incompétent. Et avec le bassin  de chômeurs apeurés, il trouvera  bien un autre esclave  vidé, prêt à courir le cent maîtres…

Ses émotions restent à la maison. C’est un tendre aux valeurs « familiales »… C’est un animalcule, une larve de société.  Il a l’ambition de LUI, et il sort de sa bouche une sorte de putrescence centenaire, toute malodorante de stagnation. C’est son progrès, pas le nôtre. Un étang ne coule pas…

Il ne coule que de l’encre et l’encre devrait gérer le monde.

 

Gaëtan Pelletier

2015… on est pas sorti de l’auberge

roulotte d'Anne

Anne Wolf 

 

Des questions et encore des questions…

Depuis hier, après quelques salutaires semaines loin de toute « info », contre-info ou désinfo, pas moyen d’échapper à Charlie…

La question parmi toute qui me relance avec la plus grande insistance, c’est : « Mais de quelle liberté d’expression est-il question en fait ? »

De celle qui permet de stigmatiser les musulmans en toute bonne conscience mais vous promet les pires ennuis si vous avez le malheur de critiquer les agissements du gouvernement sioniste d’Israël ?

De celle qui établit des lois de mauvaise conscience, après que le gouvernement pétainiste ait livré les français juifs à leurs alliés nazis voici que des lois discriminatoire font des juifs des sortes de citoyens d’exception que nul ne pourrait critiquer, sauf si ce sont des « mauvais juifs » qui eux aussi s’indignent des agissements sionistes.

Je n’ai jamais été une lectrice de Charlie, mais là j’ai eu l’occasion ces derniers jours d’en prendre plein la gueule de ces caricatures de « musulmans » – souvent ignobles, toujours vulgaires. C’était aussi l’occasion de m’interroger : en quoi de telles manifestations de mépris et de haine ont-elles jamais pu contribuer à créer les conditions d’une union populaire tellement nécessaire pour lutter contre les ravages de la globalisation ? Caricature doit être pris ici au sens figuré de ce qui déforme et trahit la réalité.

Les valeurs de la République ? La laïcité ?

Une des dérives très claires des dernières décennies, c’est de voir que ces valeurs servent aujourd’hui de leurres pour multiplier les interdits et franchement à les voir ainsi agitées dans un état d’esprit qui évoque Les Bush, Obama et consorts qui brandissent les spectres de la démocratie et de la liberté pour justifier leur défense des intérêts mondiaux des grandes transnationales, cela me fiche tout simplement la nausée…

Globalisation ?

J’ai atterri en 2015 après une soirée arrosée d’eau pétillante, avec l’impression de me retrouver au bord d’un gouffre, le trou noir, quand globalisation signifie multiplication des foyers et des formes de guerre qui préparent le terrain pour un « nouvel ordre mondial », dont les caractéristiques selon ses promoteurs sont celles d’une dictature digne de la « République » de Platon. L’Ukrainienne Anna Goncharova cite les oligarques de son pays parlant du peuple comme du bétail, nul doute en ce qui me concerne que ce point de vue ne soit partagé par l’oligarchie mondiale qui se crée à présent un cheptel en fonction de ses aspirations et besoins éliminant sans vergogne ceux qui par leur action, leur idéologie ou par ce qu’ils occupent des terres riches que celle-ci désire s’approprier constituent un obstacle à la réalisation de leur plan.

Nous pouvons le constater par des moyens multiples nous assistons à présent à la mise en œuvre d’une opération massive de réduction de la population de la planète qui s’accompagne d’une réduction drastique du nombre des espèces vivantes naturelles.

Ainsi donc le premier janvier, ce n’était pas la joie. Après celle du gouffre noir, l’image qui s’impose à moi est celle d’un monde casserole à pression s’échauffant vers une implosion généralisée. Une guerre de tous contre tous volontairement provoquée par un long travail de sape et de manipulation des inconscients collectifs grâce au matraquage de matrices d’opinion conçues à cet effet.

« Bonne année » ? Difficile de la souhaiter avec cette candeur qui nous permettait auparavant de commencer l’année comme la perspective d’un renouvellement de tous les possibles. Depuis quelques mois, j’ai délaissé internet et la géopolitique internationale pour me concentrer sur l’échelle locale. De retour à Bruxelles après près de 3 ans d’absence, je constate les dégâts. Du néofascisme qui confirme la vision deleuzienne dune société de contrôle civile, quand les « citoyens » sont incités à la délation présentée comme un acte civique… et je vous assure que cela marche… « Si vous constatez quoi que ce soit d’anormal, appelez les contrôleurs au numéro vert untel »…

Personnellement je m’en sors pas trop mal et j’ai réussi encore une fois à refaire un lieu de vie agréable avec des moyens financiers minimum et de la débrouillardise… en lisant Texaco de Patrick Chamoiseau qui raconte l’histoire de Marie-Sophie Laborieux en lutte pour défendre son bidonville édifié sur les coteaux qui borde l’en-ville de Fort de France, je me sens en empathie totale avec ce petit peuple qui construit ces cases de bric et de broc pour en faire des foyers digne de ce nom… avec de la débrouillardise et de l’huile de bras, un brin d’imagination et de savoir faire… on s’accommode… mais de me sentir bien dans mon histoire cela ne me console pas du tout des ravages que l’autodestruction programmée provoque chez mes amis, copains ou relations… très clairement une conséquence de la globalisation avec ses restrictions financières, ses restrictions de moyens, d’espaces de liberté et l’accès à un logement décent toujours plus aléatoire. Une des formes de la guerre globale qui restreint de quelques décennies leur espérance de vie… La Mort frappe parmi nous, marginaux, à coups redoublés et je sens comme une angoisse latente qui fait que chacun commence à se demander qui sera le prochain sur la liste.

J’ai bien conscience pourtant que cette désespérance faute d’espoir n’est qu’un moindre mal si l’on pense à tous ceux qui de part le monde vivent la guerre aux quotidien quand armées, paramilitaires, forces de répressions, sicaires ou voisins habités de folie programmée peuvent surgir à tous moment, quand de braves gens perdent le sommeil parce qu’ils ont tout à fait conscience que ces drones qui survolent leur maison la nuit peuvent tout aussi bien les transformer en quelques secondes en « dommages collatéraux », eux, leurs proches leurs amis.

Chronique d’un attentat prévu.

Toute personne dotée d’un minimum de rationalité sait depuis longtemps qu’il n’est pas possible de porter la guerre dans d’autres pays qui ne nous menaçaient pas, d’encourager les gamins des banlieues à rejoindre les rebelles de Syrie, pour les stigmatiser à leur retour… qu’on ne peut assassiner des populations entières afin de s’approprier les richesses de leur territoire sans que ce produisent à un moment le retour de bâton… d’autant que les indices se multiplient qui dénonce les préparatifs d’une guerre civile en Europe, la formation militaire des terroristes s’accompagnant souvent dans les mêmes lieux de celle de néo-nazis qui font partie de la même dynamique nous conduisant vers cette implosion évoquée plus haut…

Ainsi donc la question n’était pas tant de savoir qi nous allions être exposés au risque d’attentats terroristes mais bien plutôt quand et sous quelle forme ils se produiraient. Mon indignation ne concerne donc pas l’attentat de Charlie Hebdo en soi mais bien toutes les dynamiques et processus de la guerre globale qui l’ont rendu possible, qui l’ont rendu inéluctable. Je n’ai pas visionné les films des meurtres « en direct », puisque ce n’est que samedi que passant par hasard devant une télévision allumée, chez pris connaissance du « tragique événement ».

Autant que possible j’essaye de me protéger de ce voyeurisme qui a envahi nos foyers par l’intermédiaire de cette machine diabolique à niveler les consciences et manipuler les émotions : le cheval de Troie télévision et sa manipulation émotionnelle des images.

D’autres questions concernent les aspects plus stratégiques et tactiques… Qui a commandité, pourquoi Charlie… Que pensez de l’argument de l’abandon de la surveillance de terroristes avérés sous prétexte qu’il présentent « un faible risque » etc… une longue liste de questions dont certaines sont de celles qui ne trouvent de réponses que bien plus tard quand des investigateurs compétents accèdent à des documents déclassifiés ou autres preuves de manipulation de l’histoire.

Je ne crois ni au Dieu des Musulmans, ni à celui des Chrétiens, ni à aucune autre représentation divine qui ferait de quelque peuple que ce soit un peuple élu favoris de Dieu… simple question de logique : s’il existe un esprit créateur alors nous sommes tous créatures au même titre. J’ai rencontré tant de gens de toutes origines au cours de ma vie que je ne puis considérer d’autre appartenance que celle du cœur, d’autre liberté d’expression que celle qui respecte la dignité de l’autre et en particulier dans le contexte actuel d’autre manière d’agir que celles qui favorisent la concorde entre tous ceux qui souffrent de l’exploitation, de l’exclusion , de l’expropriation pratiquée par les accapareurs transnationaux.

Mes affinités ne sont pas fonction des origines des uns et des autres, mais bien de la complémentarité que nous pouvons mettre en œuvre pour construire à contre-courant un monde de paix, d’une sensibilité commune humaine et bienveillante… Je ne cautionne donc ni les productions irrespectueuses de Charlie Hebdo qui en tant qu’atteinte à la dignité de personnes me révulsent, et j’ai le même sentiment vis-à-vis de ceux qui s’en seront délectés mais jamais nulle part et d’aucune manière je ne pourrai cautionner quelques formes de terrorisme que ce soit aveugle ou ciblé. Je ne peux cependant oublier que presque chaque jour à présent de par le monde des journalistes sont assassinés ou menacés parce qu’ils dénoncent des situations inacceptables de violation des droits humains ou du vivant… et ce dans le silence total de tout les biens pensants qui défendent la liberté d’expression sous sa forme la plus perverse, celle qui stigmatise la différence de l’autre… Cocorico !!!

Il y a beaucoup d’autres questions qui subsistent des hiatus ou faiblesse dans le scénario de poursuite et mise à mort des terroristes… des gens qui d’une part se comportent en militaires aguerris mais qui d’autre part « oublient » une carte d’identité dans un des véhicules qu’ils ont utilisé… même dans un film de troisième zone une telle faiblesse du scénario ne passerait pas… On se retrouve dans le même paradoxe que lors d’autres attentats… des gens dont le comportement atteste la formation paramilitaire mais qui une fois leur forfait accomplit se comportent comme des loosers se jetant droit dans le piège mortel de leur exécution… marionnettes jetables après usage, instrumentalisés au service d’une cause qui les dépasse… professionnalisme dans l’action mais amateurisme total dans la fuite… quelque chose là m’interpelle…

Je l’ai dit, je ne suis adepte d’aucune religion cependant je partage avec bien des gens qui ont d’autres croyances des valeurs communes qui sont reconnues ici comme celles qui fondent le christianisme, en tant que philosophie de paix et d’amour du prochain, compassion, beaucoup d’entre eux sont des musulmans avec qui mes affinités sont bien plus fortes que celles que j’ai avec les catholiques qui ont depuis longtemps reniés leur christ et son message. Demander à l’ensemble des musulmans et des arabes de se justifier pour un crime qu’ils n’ont pas commis me renvoie à Lafontaine au loup et l’agneau… « Si ce n’est toi c’est donc ton frère… c’est donc quelqu’un des tiens… ». Demande-t-on aux chrétiens « bons pères de famille » de se justifier de la pédophilie qui perverti l’église ? Leur demande-t-on de rendre compte de l’idéocide et des génocides commis par la très sainte Inquisition ? Leur demande-t-on de se justifier de l’attentat d’Oklahoma par lequel ce bon petit gars catholique de Mc Veigh a tuer 168 personnes et en a blessé près de 700 au nom d’idéaux d’extrême-droite… quand le christ se fait nazi… … … La paille et la poutre…

Je ne vais pas épiloguer. Je n’ai pas de recette miracle, Autour de moi je constate la misère, le désespoir et cette tendance persistante de prendre comme exutoire au mal être de plus en plus généralisé, les cibles les plus vulnérables qui sont souvent celles désignées en guise de boucs émissaires par les servants du système. Je constate aussi l’augmentation de la violence domestique ou entre proches… l’attentat contre Charlie hebdo n’est pas un fait isolé mais un acte de violence parmi des dizaines de milliers d’autres qui font de notre monde un enfer ou au mieux un purgatoire pour un nombre croissant de ses habitants.

Seule une lutte cohérente contre cette violence globale peut apporter une réponse mais la machine est lancée et j’ai pu le constater à travers de nombreux commentaires les diversions opèrent, rares sont ceux qui tirent les leçons de l’histoire récente de la mise en action de la Stratégie de la Tension aux artefacts des révolutions de couleurs avec les guerres civiles qui en résulte…

Le capitalisme n’est pas en crise, il est en mutation. Les analystes latinos décrivent cette mutation comme une phase ultime d’accumulation par expropriation. Une machination, une marchandisation, une mécanisation (y compris des consciences), il produit des machines de guerre dont certaines sont des mécaniques au sens propre mais d’autres sont d’origine humaine et subissent des conditionnements terrifiants pour devenir des machines à tuer sans état d’âme, l’idéal des nazis concrétisé. C’est dans ce monde dangereux miné par une violence généralisée que nous avons à vivre dorénavant. Partageant les angoisses que connaissent les peuples à qui nos nations font la guerre pour venir au secours de la protection des intérêts des transnationales monopolistiques alors que la division et la méfiance voir l’agressivité au sein des populations ne cesse de croître.

Dans ce contexte, « quelle liberté d’expression défendons-nous ? » est une question pertinente. A travers les nombreux commentaires que j’ai pu lire une forte tendance se dégage, celle de tous ceux qui prétendent détenir la vérité et prétendent museler les autres au nom de leurs valeurs. On n’est pas sorti de l’auberge…

Les états d’Anne 

La noyade des kapos

BRAZIL. Codajas. 1993.

 

Au cours des trente dernières années l’arsenal financier n’a pas cessé de peaufiner ses montages destinés à la dissimulation et au brouillage des pistes. Les sociétés-écrans ont vu leur nombre exploser, les prête-noms ont fait florès. Le néolibéralisme financier a son vocabulaire édulcorant : l’évasion de capitaux par le choix avisé de procédures légales de circulation de l’argent a été rebaptisée « optimisation fiscale ». Yann Fiévet 

La vie s’en va comme un accident au ralenti… Et l’imbécillité de l’obscurantisme est toute cachée derrières les dirigeants. Nul politicien, ni même économiste ne peut maintenant tracer un portrait « réel » de la situation planétaire. Nous avons perdu tout contrôle sur nos vies, et nous nous déployons avec joliesse – et bien hardie, quoique naïve – nos pancartes afin de  tenter de sauver cette société déchiquetée par les lions de la finance.

La berlue la plus totale! À se demander si nous ne sommes pas piégés comme des rats dans les égouts d’un monde toujours rapiécé comme jadis rapiéçait ma grand-mère, ses bas.

Dans un monde de « grands projets » – comme s’il se voulaient d’améliorer le monde,- nous nous retrouvons sous un amas d’avocasseries, de visions brouillées et de mensonges éhontés. Ford a créé la chaîne de montage, mais les économistes et les affairistes déshumanisés ont créée une machine à enterrer l’argent.

Pour en sortir, il ne faudra pas simplement prendre la Bastille, mais prendre la Terre qui appartient à tous.

Voulait-t-on vraiment nous sortir de la misère du défrichage de la terre, de la semence, de la dureté des climats, de la faim? On l’a fait pour nous enfoncer dans un misérabilisme soigné et parfumé. Une odeur de sainteté!… Mais, au fond, une puanteur extrême et une destruction lente mais « continue » de maman-Terre.

Les beaux mensonges!

Même si nous luttons contre le changement climatique, nous ne pouvons lutter contre l’avidité absurde du carnassier singe à cravate. L’invasion la plus barbare depuis la naissance de cette humanité est celle de l’actuel personnage qui a fabriqué le robot le plus nocif: le cryptage de l’économie.

Dès lors, il ne reste qu’une solution: diluer ce poison en divisant pour régner. Il faut fragmenter et se réunir en noyaux de résistance. Mais, étant donné qu’on nous a appris, et bien appris à être individualistes, nous avons perdu notre capacité à vivre en clans.

Nous avons la plus architecturale forme de propagande qui puisse exister: celle dans laquelle l’État est condensée en un Goebbels estampillé… La propagande, c’est l’école. La propagande c’est de croire que la réussite technique est un gage de réussite sociale. Que la réussite de quelques uns est la réussite de tous.

De tous les temps, il n’y a jamais eu autant d’esclaves, autant de manipulation, autant de chefs miteux.

Nous vivons dans une usine à transformer des humains en des bêtes de somme.

Mais le plus angoissant est de prendre conscience que ceux qui devraient nous faire prendre conscience ont perdu tout contrôle et tout portrait d’un monde  soufflé par la monstruosité d’un charabia dans lequel se tortillent dirigeants et kapos vertueux.

Gaëtan Pelletier

28 novembre 2014

C’est l’histoire d’un poireau, d’une épicerie, d’un robot, d’un cerveau, mais le reste est moins beau…

La pauvreté n’est pas ce qu’on possède, mais ce qu’on n’est pas. GP

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L’une est une « robote », l’autre pas. Soyez devin… Ou bien ouvrez les yeux… 

***

On nous annonce un avenir délirant: toute une épicerie pourrait fonctionner automatiquement, sans l’aide d’humains, sauf de quelques programmeurs.

Vous achetez un poireau, puis vous retourner acheter un poireau, puis vous retourner acheter un autre poireau… Parce que la fille est jolie et gentille et qu’au fond, la nature humaine fonctionne avec désir et désir comme poireau et poireau. Si c’est un gars à la caisse, vous allez au poireau et au poireau… On n’échappe pas au poireau. C’est programmé dans le cerveau.

Terminé les petits emplois. Finis la gentillesse de chair.  Welcome plastique!

Mais attention! Ah! Vous croyez qu’ils sont bêtes? Vous n’avez pas idée de la méchanceté humaine et de la racaille des affairistes Ô Dieu! Où pensez-vous que se trouvera le terminal de votre carte de crédit?

Là où vous trouvez la « reproduction » qui sera la « reproduction » du capital des investisseurs!

Nous sommes des délirés sous le règne des délirés.

En plus, qui sait si la dame ne chantera pas pour vous. Étant connectée à You Tube, elle pourra vous chanter un air de par vos favoris. Car « elle » saura… Comme Facebook lié à Outlook et la taupe Google à You Tube. Etc. Pas de limites… Limitless!

En plus, on pourra commander nos poireaux par l’internet.

C’est génial: le progrès aura coupé toute relation humaine. Déjà que nous n’étions pas très « proche » l’un des autres, chacun ayant son tournevis, son marteau, sa scie circulaire, sa femme, ses enfants, sa maison, et son carré-terrain de 100,  30 mètres, son son, sa sa. Possession!

C’est pas beau? Ouah!

Je conseille fortement aux usagers de ne pas fréquenter des sites XYZ. Mais encore! Achetez-vous un robot enfant de 10 ans et vous allez passer à la caisse sans peine.

Et vous sortirez en disant: j’ai eu mon poireau. Je les ai eus…

Plus la victoire est petite, plus la guerre est énorme.  Car, si jusqu’à maintenant nous avons réussi à détourner le « système », c’est la guerre qui est perdue: la planète est en train de se robotiser tranquillement de par les nouveaux ( et encore) envahisseurs bicéphale: ceux qui pensent créer le progrès et qui en sont même victimes sans le savoir.

C’est terminé?

Non! Ce n’est que le commencement…

Supposez qu’un « bien payé »m  se croyant génial invente un vendeur d’armes robot – AVEC NOTRE ARGENT -, et qu’il est condamné à la chaise électrique ou 300 ans de prison. Je vois mal un robot branché souffrir… C’est chiant! Mais un  juge bien « coordonné » à la nouvelle justice  pourrait recycler le robot en caissier.

C’est vraiment bon l’idée du recyclage!…

On criera VICTOIRE!

C’est ce qu’on crie en ce moment pour tous les méfaits multiples de la déshumanisation… Tout silencieux! Comme une pipeline au bout d’un pistolet crachant son or noir.  On pancarte et c’est tout…  Les vendeurs ne lisent pas de pancartes…

Gaëtan Pelletier

P.S.: Je dédie ce  petit billet à la tribu des Évènes et celle des  Nénètses de Russie dont les rennes doivent maintenant passer, apeurés, sous les gazoducs de Sibérie pour aller brouter de « l’autre côté » des routes.

Nous aussi nous sommes en train d’aller brouter sous les gazoducs…

Plaidoyer pour un monde meilleur

OURS5

ELYAN

Marre des préjudices:

Quand les gouvernements se font complices du système financier par leur inaction à protéger la population qu’ils sont censés représenter ou pire encore lorsqu’ils participent en favorisant les desseins nuisibles qui sont ourdis contre cette même population (alors qu’ils sont ceux qui peuvent faire respecter les lois et en adopter de nouvelles lorsque celles qui sont en place sont clairement déficientes), il reste bien peu d’avenues.

La corruption, l’irresponsabilité, l’incompétence et l’avidité ont gangrené tout l’appareil. Il y a de plus en plus d’exemples qui soutiennent la présence de structures mafieuses de société, lesquelles n’ont que faire des lois et des vies qu’il y a à sacrifier pour s’enrichir. Quand un citoyen ou deux est tué, les autorités peuvent jouer à l’autruche mais quand il y en a plusieurs et systématiquement ceux qui sont liés aux biens convoités, quelle explication peut tenir la route au point de les empêcher d’agir pour le bien-être commun?

A certains endroits dans le monde, lorsque la structure mafieuse fait face à la concurrence, elle pourrit la vie de gens jusqu’à installer l’horreur dans leur cour et à les traîner en justice un à un s’ils refusent de céder ce que l’on attend d’eux, puisqu’il serait mal vu d’exterminer systématiquement trop de citoyens à la fois (quoique certains pays se prêtent volontiers à l’exercice) et surtout, plus que le désir de ne pas être mal vue, elle se retient par crainte que la concurrence montre les dents et lui soutire les quelques gains plus honorables qu’elle a réussi à faire car au pays des vautours, cette concurrence est féroce.

Lorsqu’il y a concurrence possible, il leur faut conclure des pactes de territoires ou de biens à convoiter. Toi les bordels, moi le jeu, lui la drogue. Pardon toi les ressources, toi la finance, toi l’immobilier. Les financiers et les cartels financiers se délectent.

Le meurtre par procuration:

Devant une machine financière qui se nourrit des actifs comme des passifs nous sommes devenus des survivants, plus ou moins épargnés. Notre survie dépend de ce que l’on peut réussir à conserver. Maintenant: money does not always talk. Sans le pouvoir, l’argent ne signifie plus grand chose. Tout au plus il retarde le dépouillement. Il est la terre des sans pays.

L’extrême négligence:

Il y a quelques semaines, la ville de Lac Mégantic au Québec a fait un bilan, un an après la tragédie qui a fait 47 morts et détruit la ville. Les rails du chemin de fer ont été reconstruites depuis plusieurs mois. Les trains passent toujours au coeur de la ville et des prétendus dignitaires balbutient que des voies de contournement sont à l’étude (étude coincée dans les méandres de l’infaisabilité programmée).

Les populations des pays industrialisés (de G7 à G20) sont flouées par des boniments. Qu’il s’agisse d’un accident plutôt que d’une décision d’éradiquer, les façons de faire sont semblables, le but est absolument financier et les morts sont déjà là, assassinés par d’autres.

Lac Mégantic est un parfait exemple du peu de considération que la finance et les dirigeants ont pour les populations. Ils en rajoutent une couche en renflouant hypocritement l’ennemi. Pour ce faire dans ce cas précis, ils se sont assurés que ne tombent pas caduques les ententes qui les lieraient à une entreprise privée (laquelle ne pourra pas être tenue plus criminellement responsable que le peu de responsabilité qu’il lui reste).

Il avait fallu faire vite après le drame pour remettre les trains sur les rails, peu importe qu’il n’y ait plus de société ferrovière, car entre la faillite de cette société ferrovière, son rachat et la reconstruction du chemin de fer, il allait y avoir un vide juridique duquel la population de cette ville aurait pu tirer profit pour exiger un peu de bon sens de la part des autorités supérieures (personne d’autre que les gouvernements n’aurait pu contester le refus de la population de voir la voie reconstruite au même endroit et on comprend que pour le décorum, les gouvernements devaient éviter de servir ouvertement une telle giffle à Lac Mégantic). Les autorités savent que la ligne est mince entre la révolte et le statu quo. Elles ont donc agi de façon à préserver leurs droits acquis sur des méthodes dont preuve n’est plus à faire qu’elles sont déficientes et dangereuses.

Des situations semblables se multiplient un peu partout dans le monde, intensivement depuis moins d’une décennie, tant dans les pays développés que les pays en voie de développement (deux désignations mensongères quand on y réfléchit). Les complices de tortures infligées sont nombreux mais aucun n’a de sang sur les mains. Pouvoir… donc argent et on nous construit une planète dont les concepteurs échappent à toutes les lois susceptibles de les contraindre à l’honnêteté. Depuis le temps qu’ils sont malhonnêtes, j’espère qu’ils ont au moins compris qu’ils sont inhumains.

La dépossession:

Au Québec, il y a quelques semaines, les autorités ont fait procéder à la démolition de la maison d’un homme qui habite la région de Rimouski. Cette maison était située loin d’autres habitations et ne représentait donc pas un danger pour les voisins. Bien sûr elle n’était pas neuve, mais il est surtout interdit d’être pauvre, ce qui permet aux autorités de malmener  la charte des droits et libertés, tout en contrevenant à l’une de leurs obligations (car elles en ont) qui est de ne pas déposséder un individu.

Bien sûr il était inconcevable que plutôt que de dépenser des dizaines de milliers de dollars en actions judiciaires pour obliger cet homme à se conformer aux normes en vigueur (il faudrait peut-être craindre quelles seront les prochaines normes adoptées afin de contraindre un individu dont on convoiterait le bien) on ait plutôt choisi avec cet argent de l’aider à effectuer les travaux nécessaires. Ça ne se fait pas. Voilà ce serait beaucoup trop simple et surtout bien moins coûteux! L’état, la ville, les autorités et toute cette salade surpayée n’est pas là pour les intérêts de la population. Ils dresseront tous de beaux bilans montrant des chiffres qui balancent mieux qu’un concert de harpe, lesquels auront permis de mettre cet homme à la rue. Il sera possiblement placé dans une institution publique vu son âge et sa situation financière. Il en coûtera autour de 50,000$ par an à tout le monde pour prendre soin de cet homme et clore un dossier peu reluisant.

Cet homme, maintenant SD (on s’est occupé de lui trouver un F), permettra à ce système qui s’auto-digère de dépenser beaucoup d’argent et de faire vivre un tas de sangsues à cravates greffées à la pauvreté.

Un curateur était déjà appelé en renfort puisqu’il s’occupait du dossier de cet homme… Et là je me suis demandée pourquoi, au lieu de grignoter tout l’argent du dossier en paperasses juridiques, sur plusieurs mois de grandes manoeuvres, n’y a-t-il pas tout simplement eu actions pour protéger les intérêts du citoyen représenté, comme la fonction de curateur l’exige. Il existe des subventions dont ce citoyen aurait pu bénéficier, encore faut-il (et c’est là que le bât blesse) que l’on n’ait pas exercé une ingérence indue capable de se substituer aux droits de ce citoyen (âge, conditions de vie, pauvreté, le triumvirat de la mainmise institutionnelle qui oublie de se faire discret et néglige pourtant tous les jours d’assumer son rôle lorsqu’il y a peu à espérer d’autres individus et je parle d’argent bien sûr). Ça m’épate…

Le propriétaire souhaitait garder son petit chien… ce qui compliquait apparemment  la tâche de le reloger, la curatrice dans le dossier ainsi que la municipalité de Rimouski se défendant de mettre tout en oeuvre pour l’aider à se reloger en lui trouvant une chambre dans un foyer pour personnes âgées. La Croix-Rouge avait offert de le dépanner. L’aide que la Croix-Rouge apporte aux sinistrés ne dépasse pas trois jours normalement, peu importe le sinistre. Le propriétaire doit envisager d’abandonner le petit chien aussi…

Souvenons-nous que l’état n’est pas là pour faire la charité. En effet, il dépense beaucoup pour avoir à s’en abstenir (la saga contre cet homme durait depuis 2007) ainsi que  pour maintenir en poste un tas de choyés du système capables de vivre de  la misère des autres.  Soulignons qu’ici il s’agit aussi de la liberté d’autrui qu’on encadre au point de l’étouffer.

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/estduquebec/archives/2014/06/20140620-134721.html

La privatisation:

Qu’en est-il de sociétés privées qui mettent en place des structures piège (alors que ces pratiques devraient être interdites, qu’on fait mine de les encadrer avec des lois tellement plus faciles à bafouer qu’à respecter)? Privatisation de ceci et de cela, des ceci et des cela pour lesquels nous avons payé, continuons de payer et paierons, alors que l’usufruit passe au contrôle de sociétés ou de groupes d’investisseurs bien nantis et morts de rire?

L’accaparement:

C’était le cas depuis plusieurs années dans les pays défavorisés (et encore il faut savoir qu’ils ont ainsi pu être maintenus défavorisés), particulièrement ceux d’Afrique, concernant l’accaparement des ressources alors que les populations étaient et sont toujours victimes de lynchage contrôlé, épisodique et récurrent. Ces formes de lynchage sont de plus en plus présentes partout, peu importe la nature des intérêts. des biens et des espaces convoités.

La répression:

Ces exemples trouvent écho un partout dans le monde. Il y a de nombreux cas d’errance de la part des autorités, de nombreuses manifestations de leur incapacité chronique à répondre en priorité aux besoins des populations. Le fait qu’elles martèlent le besoin de projeter dans l’avenir la légitimité des mesures contraignantes qu’elles adoptent à leur égard, mesures qu’elles refusent d’envisager différentes et équitables, démontre une seule certitude: plus personne ne sera là pour en prouver l’arrogance et l’incroyable abus et si l’histoire survit… elle aura le défi de refaire l’apologie de civilisations torturées pour et par l’appât du gain.

Les défis insoutenables:

Ces mêmes autorités (politiques, économiques) nous font comprendre qu’il nous faudra prendre des vacances à l’hôpital pour se refaire une santé  puisqu’il nous faudra travailler jusqu’à un âge avancé pour assurer notre subsistance, mais elles  établissent des règles qui empêchent  que nous mettions dès à présent le bon sens à l’oeuvre en nous distançant des standards de consommation identifiés comme étant à la source des besoins accrus que nous aurons à combler.. Ils décident donc comment nous devrons le faire, pourquoi nous devrons le faire et jusqu’à quand nous devrons le faire. Passé ce délai…. nous serons maîtres de nous-mêmes après impôts et taxes bien sûr.

Mais au fond qu’est-ce qu’on en a à cirer de tout ça pourvu que notre radeau flotte encore dans la mare des préjudices? Je sais bien qu’avec un R de plus nous pourrions changer le cours des choses…. : MARRE des préjudices.

ELYAN

CentPapiers

http://centpapiers.com/?p=179607

Poloz et les coiffeurs de la mondialisation

Le gouverneur de la Banque du Canada recommande aux jeunes chômeurs de chercher du travail, même s’il n’est pas rémunéré, en attendant la reprise de l’économie.

Les jeunes Canadiens qui ont du mal à trouver du travail devraient chercher à bonifier leur CV en s’offrant comme bénévole, a-t-il soutenu, devant un comité de la Chambre des communes, mardi. La Presse 

500,000$ par an pour le cirque du soleil… Il en est qui blanchissent de l’argent, lui il se blanchit les cellules grises. 500,00$ est le salaire d’un débile mental attisé par son poste de « Gouverneur de la Banque du Canada ».

Ce n’est pas un problème « canadien », c’est un problème mondial. Le bon sens ne fait plus partie de notre monde. Car, si Monsieur Poloz croit que l’on peut aller travailler, même en bénévolat, personne ne voudrait de vous, car vous êtes une dépense dans le chiffrier des embaucheurs. Dépenses= amoindrissement des profits. Si vous ne payez rien, vous risquez d’avoir des surplus.

Le Canada veut renouveler ses boîtes postales. Pour économiser, il les fait faire maintenant en Chine. Avant, c’était à Saint-Jean-Port-Joli  en Québec. Vous savez, ces petits villages qui sont déplumés par la mondialisation.

Image illustrative de l'article Saint-Jean-Port-Joli

 

Sieur de Pol0z, même s’il n’avait pas de CV, pourrait offrir de travailler pour rien. Bénévolater… 🙂 Ou réduire son salaire de 400,000$ et distribuer la somme parmi les pauvres sans emplois. À 25,000$ par an, donnés aux chômeurs, il pourrait créer à lui seul  16 emplois de gens à ne rien faire.

Selon le « programme Poloz »- ou l’idée déSeinteinienne, – en donnant ses sous-vêtements, on a une paire de culottes. Deux jambes au  chaud pour l’hiver.

C’est tout de même ébouriffant: imaginez que Monsieur Poloz soit coiffeur. Vous arriveriez à la maison avec une coupe Allah mode, en disant à tout le monde que votre coiffeur est un terroriste: pour simplifier sa tâche, il a mis un pétard sous votre chevelure, l’a allumé, et vous a dite que c’était à la mode.

PAF-BOUM!!

Vous vous regardez dans le miroir et vous vous dites  que vous venez de rencontrer un génie qui sort d’une bouteille de shampoing… Bulle! Bulle! Bulle!  C’est pas que c’est vrai, mais il sait vous convaincre que c’est vrai parce qu’il est payé cher et que vous croyez qu’en étant payé cher, ça augmente la valeur de sa sous-chevelure.

Si Monsieur Poloz veut jour au jeu du bénévolat, je l’invite à venir peindre mon garage. Ça lui fera un job de plus dans son CV: peintre en bâti-ment.

Je l’ai fait gratuitement à l’automne: 3 semaines à peaufiner le bardeau de cèdre: je ne me suis même pas payé.

En multipliant les hommes de pouvoir, on a créé des hommes en état d’ébriété.

Ces gens-là sont embouteillés dans des réunions à n’en plus finir pour finir dans un monde de table polies. Un monde parallèle.

On nomme cela: les déculottés de la réalité. Au prix où nous les payons, c’est à se demander s’ils n’investissent pas trop dans les vêtements, les cravates, la luxure, pour être aussi dégarni du bon sens. Une fois assis, je pense que leur cerveau descend se tailler une place dans le pied pour continuer de marcher et boiter du crâne.

Gaëtan Pelletier

La possession de THOR

La bataille de Thor contre les géants, réalisé en 1872 par Mårten Eskil Winge.

D’après ces textes scandinaves, Thor est un dieu guerrier, le plus fort de tous. Il possède un char tiré par deux boucs qui lui permet de traverser les mondes. Son attribut le plus célèbre est son marteau Mjöllnir, avec lequel il crée la foudre, et qui lui permet surtout d’être le protecteur des dieux et des hommes face aux forces du chaos, comme les géants, qu’il abat régulièrement et dont il est le pire ennemi. En tant que dieu de l’Orage, il apporte la pluie, ce qui fait également de lui une divinité liée à la fertilité. Il est le fils d’Odin et de Jörd, et a pour épouse la déesse aux cheveux d’or Sif.  Wiki

L’économie mondiale, principalement dans les pays occidentaux, dits riches, est rognée lentement depuis 2008.: Fermetures d’usines, précarité d’emplois, impôts élevés en France comme au Canada, la hache des retraites, le poison des guerres… Lentement, mais sûrement, le sang pisse pour toutes les causes. Alliage de sang et de sueurs. Les petits villages s’éteignent avec les vieux. L’Amérique hache et broie avec ses armes, autant de la bouche que de la goebbellisation planétaire, tout, tout, tout!

Le Thor version 2014 est planqué dans 50 États. Il a fourmillé à travers tous les continents, comme un virus hypocrite. Il a établi ses bases, ses « idéaux », ses valeurs, ses petits rois.

Il reste encore quelques artisans dans le mondes, tel ce vieillard de la Macédoine, qui fabrique encore des barils de chênes vieux de 150 ans. Grand-mère ne tricote plus des bas de laine: La machine à mille grand-mères les ont remplacés. Tricoter, c’était mieux qu’un chapelet. Qui a dit que la prière avait un nom? Elle est incrustée dans la vie simple. Vivre en harmonie, c’est déjà prier.

On coure les dieux d’acier et de plastique.

La décadence par fragmentation. Comme le gaz de schiste. Il faut détruire la vie et la Vie pour un peu d’or liquide.

C’est une lente plastination… On est dégradé par ceux qui accordent des grades ou qui s’autogradent.

Tuer et faire vivre en même temps…

On vous donnera un système de « santé » performant,  gangrené par la finance, mais d’un autre côté on abrégera vos bons jours par la coupe du repos mérité. C’est ça, le « progrès ».  Du moins celui que l’on offre.  Celui qui a comme dénominateur commun: réforme. On devrait nommer toutes ces actions de nos gouvernements « dépréciation du citoyen ». Peu importe le pays. La mondialisation a autant frappé la Chine  pour le moment gagnante que les pays occidentaux qui n’ont aucune idée du jeu auquel ils jouent.

Le meurtre

C’est la simplicité qui écope, le meurtre en série et dans une tornade tourbillonnaire avalant la belle simplicité de la Vie.  Celle à laquelle tant de gens ont rêvé, tant de gens pour laquelle ils ont travaillé, pour en fin de compte n’avoir que pour récolte une longue glissade vers une fin des temps au ralenti.

Derrière tout ça, le grand mensonge de l’espoir et du retour du « bien », du confort, d’une certaine aisance, bref, d’une qualité de vie.  On s’est dit qu’après de milliers d’années à tenter d’avoir un peu de repos, on y avait droit. On s’était dit qu’il fallait attendre deux mille ans. On avait la patience pour se bâtir un petit monde ou l’on jour aux carte, à la pétanque, à rouler à bicyclette, à jeter ses montres à la mer.

Mais non!

Et qui est donc responsable de cette « uniformité »? De ces calamités?

Quotidien

Ce matin, j’ai scié et brûlé les branches de pruniers malades. Ce matin, j’ai conversé avec mon amour. Ce matin, j’ai bu un café tranquille – très bon d’ailleurs – et je me suis dit que l’hiver arrivait et que c’était temps d’arracher les plants de tomates.

Ce matin, le voisin d’en face soulevait sa maison pour l’agrandir et faire un nouveau solage. Il y avait encore de ces papillons blancs qui avaient infesté les poireaux. Mais bon!… On peu s’en accommoder.

J’irai me coucher sur un oreiller de plumes avec pleins d’oiseaux dans ma tête.

Et demain, je ferai un sourire à la jeune fille qui m’a sourit pendant que j’attendais au coin d’une rue.

Le froid va bientôt arriver. Déjà que les grands vents du Sud ont fait tournoyer le courant jet.

Il n’y aura jamais assez de banquiers, de politiciens, d’hommes armés pour me donner un simple sourire. Pourtant, tout est là!  Comme le monsieur qui fabrique des tonneaux de chênes…

Les amérindiens savaient une chose: on ne peut pas tout avoir, car tout nous est donné. Et alors, il n’y a pas de possession…

C’est le noeud du drame: posséder. Mais nous avons franchi une frontière insensée: posséder des « choses » était acceptable.

Maintenant, on veut posséder les humains pour tout posséder ce qu’ils ont. Âme y compris…

Le diable n’est plus dans le détail… On le prie encore pour qu’il nous mène au « ciel ».

Gaëtan Pelletier

sept. 2014