Archives d’Auteur: Gaëtan Pelletier

Le feuilleton humain

proverbeautochtone

 

Puisque lorsque nous arrivons sur Terre pour y vivre, nous y empruntons de l’eau, de la lumière, des terre, mais également des autres. Tous les autres, toute l’histoire, les sociétés, sont les brindilles du nid – notre perception du monde- dans laquelle nous vivons. Les couleurs de notre langage. Il y a même du « racisme de langages » de la manière dont nous parlons. Une couleur de langue.

Mais tout cela semble matériel. Nos yeux en voient quelques unes des parties. Tout cela appartient à la VIE. Alors, en nous endettant de l’air, de l’eau, de la lumière, que nous détruisons la vie et non seulement les humains qui nous touchent tant à travers les guerres ou les migrants étendus sur des plages, les sans pays, les déracinés.

Nous voilà dans un monde dans lequel nous analysons instant après instant, pris dans une toile de futur supposément meilleur mais dans un présent destructeur.

Tout nous a été volé de sorte que nous devons maintenant acheter nos vies. Acheter notre eau. Acheter notre air. En dette à la naissance.

Mais qui est donc le premier homme qui a pissé sur un territoire et qui a dit que c’était le sien? De ce petit sauvage est né le grand sauvage à cravate. Il a tous les droits, puisqu’il est le « droit ».

Le grand et premier génie (sic) est celui qui a clamé le pouvoir lui venait de « dieu ».

Tout ça est bien banal.  Il y a une continuité dans le destin de l’humanité: celle de laisser les monstres – élus ou pas -, tout dévorer. Même le bonheur…

Et quand naît un enfant, on ne sait pas si ce sera un dieu ou un diable. Mais dans la grande partie de foot mondiale et historique, on dirait bien les salauds brûlent  la maison au nom du saint marché qui, selon eux, ne peuvent être que la voie du salut de l’avenir.  Et plus il y a d’humains sur le petit globe, plus il y a de fous potentiels.

Ceux qui se battent pour avoir et en font le combat d’une vie anéantissent ceux qui veulent simplement être et habiter. C’est ainsi depuis le début des temps.

Gaëtan Pelletier

 

House of Numbers, les choquantes révélations sur le SIDA

Nourrir dans l’indignité

 

Repas 2

Photo: viande hachée et brocoli. Au menu des CHSLD: Centres d’Hébergement et de Soins de Longue Durée ( Crédit photo, Jean Bottari, facebook. )

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La machine à leurrer tourne à 12,000 tours-minute. Un vrai moulin de F-1.

Les politiciens sont comme les Ford-T : dépassés. Dépassés par ignorance, vivant dans leurs limousines, leurs réunions, et se noyant dans une bouteille d’eau. Le minus, champion de la formule creuse, est en train de laisser les gens aller vers l’absolue pauvreté. Et l’absolue pauvreté est déjà « sur les rails » ( beau cliché !). On ne répartit plus la richesse, on répartit les emplois. Du moins ceux qui restent. Ceux qui ne sont pas enfuis à l’autre bout du monde parce qu’un travailleur coûte trop cher. Si un travailleur coûte trop cher, demandez donc à votre ficelé politicien combien coûte un ignare aveugle. Ceux qui se lamentent dans une courte carrière – nantis du cerveau ( encore une notion à considérer), mais chiches de l’âme – ont le loisir de travailler servir leur pays et leurs citoyens. Déjà qu’il manque un as  à servir, c’est mal parti.  Ce doit être un lapsus…Une chose est sûre: on crée maintenant des mendiants dans tous les pays riches du monde. À commencer par le pénible États-Unis qui aura bientôt les moyens de se payer une Présidente. On a eu un noir. On aura une blanche. On a eu un des hommes. On aura une femme.

Tout pays confondu, la nouvelle monarchie planétaire est une bande de blattes INC. On n’y changera rien. Puisque le nombre d’imitateurs en files pour devenir riches, célèbres, ou participer au progrès du monde avec une vision de pirate outillé d’un œil crevé et d’une jambe de bois. Avec Ça, le monde du travail est une usine de Ford. Une usine mobile. Le travailleur se réveille un bon matin, oups ! L’usine est fermée. Un autre se réveille, oups ! J’ai été remplacé(e) par un robot.

Savez-vous de quoi débattent nos civilisés vendeurs d’armes et de formules passagères ? Mourir dans la dignité. À voir nos vieillards bouffer des omelettes carrées, des pommes de terre floconneuses et des petits pois gros comme des billes, comme dirait l’autre : ça craint. Surtout quand on les voit ravinés  de veines, tremblotants, les articulations tordues par les os qui semblent se recroqueviller pour rentrer dans un tombeau, ça nous émeut. Bizarrement, on a les moyens de les bouffir de médicaments, mais pas de nourriture… Une seule pilule peut coûter tous les repas de la semaine. Oui, une seule ! Alors, pourquoi ne pas les nourrir convenablement et avec amour ?  C’est que maintenant, nous sommes tellement avancés dans le progrès que l’on nourrit davantage les industries pharmaceutiques en format subventions.

L’apogée du cynisme et du risible est contenu dans une vieille formule : on est ce qu’on mange. À force de vivre dans ces poisons sociaux et de déni du recul de notre qualité de vie par l’énorme outil du capitalisme mondialiste  qui échappe auxdites surveillance des États, nous sommes dans une bizarroïde matrice remplie  d’incultes élus fugaces qui se tordent les neurones et leur pseudo morale sur le mourir pendant qu’ils en font mourir une multitude.

Gaëtan Pelletier

Un n’art de vivre…

 

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Au travail!

Ordures

La mouche dans le pissoir

Chaque jour, des milliers de voyageurs négligents aspergeaient les rebords et la périphérie des urinoirs. Jusqu’à ce qu’Aad Kiebboom, le responsable du développement immobilier à Schiphol, fasse dessiner, au fond de ceux-ci, une mouche près du drain.La cible a réveillé un genre d’instinct du sniper. «Quand un homme voit une mouche, a résumé Kiebboom, il cherche à l’atteindre.» Résultat, les éclaboussures ont diminué de 80 % dans les toilettes pour hommes de l’aéroport. Cyberpresse

La la légèreté de l’homme commence  dans les pissoirs. Le pissoir est révélateur du laisser-aller général du simple soldat astiqué et cravaté. En attendant de devenir Président des États-Unis d’Amérique, on peut toujours, ambitieux de viser « haut », tirer sur des mouches.

L’homme est trop paresseux pour se concentrer sur son tir du pipi. Alors, on a trouvé la solution pour éradiquer  ce « prédateur » inné. On l’a transformé en sniper.   La majorité des humains ne feraient pas  de mal à une mouche… À moins qu’elle se présente comme une cible au fond d’un urinoir.

Chez l’humain, même si la mouche est immobile et fausse en plus, il est leurré par le leurre. C’est l’intelligence du chat qui tente d’attraper le point rouge d’un laser qui glisse sur le plancher d’une cuisine. Tout ce qui bouge n’est pas souris…

Le cerveau hacké par le travail 

La paresse , au  21e siècle est quasi impossible à réaliser. On ne peut pas s’avachir et profiter du temps si le cerveau est barbouillé par les tâches futures à accomplir. Le cerveau, emballé, tresse des crampes dans tout le corps. C’est un tresseur de crampes dans un monde qui le mitraille des milliers de fois par jour.  On lui envoie des mouches et mouchards format publicité. On le garde éveillé jusqu’à ce qu’il meure.  Monsieur-Dame Homme n’arrive plus à dormir. Il passe la soirée devant la télé pour se détendre alors qu’on lui récite le chapelet de toutes les catastrophes planétaires pour l’informer. C’est une manière de hacker le cerveau. Il essaie de régler tout ça en allant dormir. Il ne rêve plus, il cherche une solution à tous les  problèmes du globe.  Il se lève à 2 heures de la nuit, s’en va sur Facebook et averti tout le monde. Mission accomplie. Le petit clic Facebook c’est la gélule  électronique pour se débarrasser des problèmes « globaux ». Vous dormez sur le globe terrestre et les secousses de celui-ci vous offrent  un oreiller rempli de plumes agitées comme si les oiseaux étaient encore à l’intérieur. Brrr! Du Hitchcock numérique.

La révolution par l’immobilisme 

À part éteindre tout ce qui nous allume, il y a d’autres solutions. Si tous les humains de la Terre cessaient de travailler en même temps selon leur fuseau horaire, les investisseur créateurs de pauvreté paniqueraient. En commençant par une heure chaque jour, ajoutant une autre à chaque jour. La mouche que vous êtes dans le grand délire du monde du travail ferait en sorte que vous seriez enfin vu au fond de votre pissoir.

J’ai souvenir d’une nouvelle de SF dans lequel le temps avait tellement ralenti qu’il fallait au moins une heure pour que les gens de la rue avancent d’un pas. Le temps avait paru s’immobiliser alors qu’il n’était qu’au ralenti. Si chacun jouait le jeu du ralenti au travail en ne bougeant plus pendant deux heures, les yeux dans le vide, le monde changerait. Krishnamurti préconisait le silence comme révolution, mais dans un contexte moderne de mondialisation, l’immobiliste du corps et de l’esprit endiguerait le fléau du marché mondialiste de l’esclave acolore et sans pays.

Faire comme si les immensément riches n’existaient pas, ni les kapos qui leur servent de  patron-poltron. 

Dans le film Le jour où la Terre s’arrêta (1951), un robot a banni toutes les armes de sa planète. C’est lui qui contrôle l’armement. Étant donné que chacun est devenu un robot remplacé par les robots dans le monde du travail, chacun – alliés aux autres- peut maintenant participer au jeu de stopper  ce tourniquet qui mène à la déchéance et au raté de la réussite dudit bonheur promis par la robotisation facilitant le travail de l’homme alors, qu’en fait, elle robotise l’homme qui est maintenant devenu le fabricant de robots qui vont le remplacer.

Le cerveau, c’est devenu le lit clouté du citoyen. Ça le grise de penser…  On ne peut pas paresser du corps si le cerveau . Il faut l’éteindre. Et pour un petit coup de pouce: éteignez les lumières ,  ce petit Big Brother qui trompe votre cycle de sommeil que vous avez enfoui dans votre cerveau depuis des millénaires. Le soleil, lui se couche.  Il a été implanté depuis les débuts de l’humanité à tout ce qui vit.  Il y a vraiment de belles émissions dans la lueur d’une chandelle!  Ça n’a rien de romantique, c’est inscrit dans les gènes. Pendant des dizaines de milliers d’années, notre homme de Wall-Street avait la lune comme chandelle. Tout le monde avait la même chandelle. C’était le possible communisme créé par « dieu ».

Gaëtan Pelletier

Il est temps de former une armée de Gandhi au lieu d’une armée de bandits.

Voter

Image: Radio-Canada

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Voter pour changer le monde c’est comme compter sur la dame qui annonce la météo pour avoir du beau temps le lendemain.

Gaëtan Pelletier