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Coureur de bois

 André Lefebvre

Durant les 200 dernières années, on a raconté l’histoire des « Coureurs de bois » de différente façon. On les a considéré comme des « vauriens aventuriers immoraux », puis des « hors la loi » sans Foi ni loi, et ensuite, des « engagés dépravés sans aucune ambition et sans éducation ».

Comme il est facile de le remarquer dans les écrits historiques, tous ces « attributs » sont le résultat d’un jugement de la part des autorités laïques ou religieuses de l’époque. Par contre, en étudiant l’histoire, même superficiellement, on se rend compte rapidement que malgré ces opinions très négatives, les dites autorités ne se privent jamais de se servir des aptitudes spéciales qu’ils reconnaissent chez ces coureurs de bois, qu’ils évitent de trop mousser.

Par conséquent, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans leur « récits »; et ce qui ne semble pas fonctionner est que jamais l’histoire de ces curieux personnages n’a été abordée du côté de l’individu, celui de  l’être humain. Voyons ce que cela peut donner.

Au départ la date de l’apparition des premiers coureurs de bois est facile à trouver; c’est la date où Champlain envoie Étienne Brulé vivre chez les Algonquins en 1611 pour qu’il devienne truchement (interprète).

Ceci établi, nous devons considérer le fait que, par la suite, les coureurs de bois ne partent jamais seuls pour faire la traite. Donc, trouvons la date des premiers contrats établis entre coureurs de bois.

Les premiers contrats officiels que j’ai pu trouver datent de 1714 :

Patron = Jacques Campot. Il engage Nicolas Bonin(Mtl), Louis Edeline (Mtl),  Pierre Edeline, pour aller à Detroit

Patron = Claude Robillard; il engage Marien Huet(Boucherville),  pour Detroit

Patrons : Paul Bouchard, François Bigras et Jean cotton dit Fleur d’épée, associés; ils engagent Pierre Sabourin (Mtl), pour Missilimakinac.

Patrons = Jean Verger dit Desjardin et Jean Baptiste Touin; ils engagent Louis Turpin, pour Détroit.

Nous savons, cependant, que le fort Pontchartrain du Détroit fut construit en 1701 par Antoine Laumet de Lamothe-Cadillac (Nous avons déjà vu que François Frigon était de l’expédition).  Nous savons également que le premier fort à Michilimakinac fut le Fort Buade, construit en 1683 pour protéger la mission Saint-Ignace du père Marquette fondée en 1671.

On se rend tout de suite compte que les missionnaires sont déjà installés, depuis longtemps, assez loin sur le continent. Ils ne s’y sont évidemment pas rendus sans l’aide des « coureurs de bois ». Voyons, dans ce cas, les premiers missionnaires :

Ce sont des Récolets : Denis Jamet, Joseph Le Caron Jean Dolbeau et le frère Pacifique Duplessis. Ils arrivent à Québec en 1615.

Jean Dolbeau s’occupe d’évangéliser la rive nord du St-Laurent et réside à Tadoussac. Joseph Le Caron se charge de la région des grands lacs. Lors de son premier voyage, il est accompagné de douze « français » expérimentés dans les voyages en canots. On peut donc soupçonner que ce sont des truchements canayens pour la plupart. Denis Jamet demeure à Québec et s’occupe de la région entre Québec et Trois Rivières.

Pour leur survie, ils cultivent la terre. Ils sont les premiers à le faire, au Canada.

En 1627, le premier couvent et les aménagements sont complétés; les Récollets poursuivent leur œuvre missionnaire. Toutefois, deux ans plus tard, en 1629, les frères Kirke s’amènent devant Québec et la Nouvelle-France tombe aux mains des Anglais. Champlain capitule. Cet événement marque son retour en France avec les colons, les administrateurs et les Récollets. Seuls quelques « Français » demeurent; en fait ceux qui restent ici, sont les interprètes c’est-à-dire ces fameux truchements « coureurs de bois ». Plusieurs vont alors se réfugier chez les Amérindiens.

Mais ils ne sont pas les seuls. La veuve de Louis Hébert, maintenant épouse de Guillaume Hubou, décide de rester au Canada avec sa famille. D’autres familles font comme eux : Guillaume Couillard et sa femme Guillemette Hébert, Martin Abraham avec son épouse Marguerite Langlois, Nicolas Pivert et Marguerite Lesage, Pierre Desportes, Françoise Langlois et Adrien Duchesne avec sa femme. Comme on le voit, déjà en 1629, ces anciens français ont adopté définitivement la nationalité Canayenne et restent dans ce qu’ils considèrent maintenant leur pays. On ne peut me demander de voir ces personnes comme se définissant encore « Français »; et pourtant c’est exactement ce que l’on nous exige d’accepter.

Les coureurs de bois qui restent au pays sont : Étienne Brulé, Nicolas Marsolet, Thomas Godefroy, François Marguerie, Jacques Hertel, Gros-Jean et Jean Nicolet. Il faut ajouter le sieur Le Baillif, Pierre Raye, Froidemouche, Lecoq et un engagé dont on n’a pas le nom. C’est derniers sont calomniés par Champlain; mais on ne peut nier qu’ils sont devenus Canayens et ne ressentent plus aucun lien avec la France. C’est d’ailleurs exactement ce que semblera leur reprocher Champlain, lorsqu’il reviendra en 1633. Ce qui n’en font pas nécessairement, des non-dévoués à leur pays, le Canada.

Thomas Godefroy de Normanville (v 1610 @ 1652) s’enfonce dans les bois, chez les Amérindiens, durant l’occupation des Kirke (1629-1632). Puis il s’établit dans la région de Trois-Rivières où il sert de truchement. Il accompagne, entre autre, le père Buteux dans son voyage en Haute-Mauricie. En 1652 il sera fait prisonnier par les Iroquois qui l’amèneront et le tueront dans leur village. Son fils Jean Godefroy deviendra Seigneur d’un fief au sud du fleuve (Rivière Godefroy).

Le 19 août 1652 Thomas Godefroy se joint à une expédition menée par Duplessis Kerbodot contre les Iroquois. Il est fait prisonnier avec six autres compagnons, desquels il inscrit les noms sur un bouclier Iroquois laissé sur place : Martin Tessier, Jean Poisson, Jean Turcot, Lapalme, St-Germain et Chaillon. On ne les reverra jamais. Par contre, François Marguerie est, lui aussi, fait prisonnier en même temps. Il sera relâché plusieurs mois plus tard. Il servira son pays jusqu’à ce qu’il se noie, le 23 mai 1648, en face de Trois-Rivières, avec son ami Jean Amyot. Leur canot se renverse dans les grosses vagues du fleuve. Il tentait d’aller soigner un Iroquois de ses amis qui était très malade.

Jacques Hertel, après s’être réfugié chez les indiens, réapparait en 1663 et s’installe à Trois-Rivières. Il devient le premier seigneur de l’endroit. Il ira chercher l’aide des Hurons pour la survie des colons « Canayens ». Il décède en 1651.

Jean Nicolet arrive en 1618 et vit, à partir de 1620, chez les Algonquin et les Hurons jusqu’en 1624 où il est reconnu officiellement comme truchement par les autorités françaises. En 1629, il cherche refuge chez ses amis les Amérindiens où il prend épouse en 1630,  croyant certainement que les Kirke avaient mis fin à la colonie française. En fait, il préfère, comme les autres, vivre à l’indienne. Il n’est donc plus Français, lui non plus, mais bien « Canayen ». Ils auront une fille appelée Madeleine Nicolet qui fera éventuellement deux mariages.

En 1633 Jean Nicolet revient à Québec avec sa bambine dont la mère est décédée. La fillette est confiée à Olivier le Tardif, truchement lui aussi, copropriétaire d’un fief avec Nicolet. Marie Rolet, veuve de Louis Hébert, prend la petite fille sous son aile.

En 1634, commence pour Jean Nicolet, sa vie d’explorateur. Pour lui, le but visé est d’arriver jusqu’en Chine. Ce n’est donc pas tellement surprenant qu’il se soit  rendu jusqu’au Wisconsin. Il a l’habitude de porter une grande robe chinoise lorsqu’il se présente devant les Amérindiens en tirant de ses deux pistolets dans les airs. Ce qui lui donne une allure très impressionnante à leurs yeux. Il se noie à Sillery le 27 octobre 1642, dans le St-Laurent. Sa chaloupe s’étant retournée dans la tempête, il ne sait pas nager même si la moitié de sa vie s’est déroulée dans des canots d’écorces à sauter des rapides.

Nicolas Marsolet reçoit une seigneurie et sa lignée s’étend partout au Canada. Jean, son fils, appelé : de Bellechasse, devient plus tard  lui aussi, seigneur du fief du même nom, aujourd’hui nommé Berthier.

Tous ces « coureurs de bois » laissent une descendance importante Canayenne qui perpétuera le désir de créer des liens avec les Amérindiens. Lorsque les guerres sont finalement  terminées, Canayens et Amérindiens se côtoient chaque jour, dans tous les villages du Canada. La notion de « Nouvelle France » n’existe depuis longtemps, qu’exclusivement dans l’esprit des autorités civiles et ecclésiastiques. Le peuple, quant à lui, forme, très consciemment, une nouvelle nationalité dont le pays s’appelle le Canada et son peuple, les « Canayens ».

En 1640, la population stable du Canada compte environ 70 familles auxquelles on doit ajouter 29 Jésuites et 53 fonctionnaires. Ce sont ces dernières 82 personnes qui « écrivent » l’histoire du Canada de l’époque. Aucun d’eux n’est Canayens, comme le sont rapidement devenues les 70 premières familles et celles qui ont suivi. Historiquement, la nation « Canayenne » passe sous silence et continue toujours à être occultée par les auteurs de « notre » histoire.

Ces Canayens adoptent, individuellement, la liberté de vivre des « sauvages ». Un détail qui n’est jamais mentionné nulle part, et qui peut être expérimenté même de nos jours, aide grandement à attirer la jeunesse canayenne vers cette liberté, les grands espaces et leur découverte. Ceux qui ont déjà « sauté » des rapides en canot peuvent comprendre le plaisir, l’engouement et la fierté ressentie suite à une « descente » réussie. C’est une sensation extraordinaire, qui nous envahit lorsqu’on arrive finalement au « pied d’un rapide ». Ceci explique très bien la propension des jeunes canayens à s’aventurer dans la forêt en compagnie de leurs amis indiens.

Pierre Lefebvre, un autre truchement, reçoit, avec Nicolas Marsolet, le fief de Gentilly. Son fils Jacques Lefebvre recevra, quant à lui, la Seigneurie qui porte encore son nom : La Baie du Febvre.

Tous les autres Seigneurs des différentes seigneuries, s’adonnent, eux aussi, à la traite des fourrures; légalement ou non. Alors, dites-moi : Comment est-ce possible aujourd’hui de refuser que nos ancêtres soient en majorité, sinon en totalité, des « coureurs de bois »? Seule la mauvaise renommée calomniée par les autorités, qui pleuraient leur impuissance à contrôler ces héros canayens, peut l’expliquer. Mais la vérité est que ces hommes, qualifiés de « hors la loi », sont aussi honorables, sinon plus, que ces mêmes autorités de l’époque.

Ces autorités travaillent toutes pour la compagnie des cent associés; compagnie vouée exclusivement à la traite, mais qui affecte de vouloir coloniser. À un moment donné (1645), nos « Canayens » qui ne se privent pas de faire la traite eux aussi, forment la compagnie des Habitants. Cette dernière rafle presqu’aussitôt le tiers de la traite à la compagnie des cent associés. Celle-ci  perd alors le monopole de la traite. C’est là la preuve que ce sont nos Canayens « coureurs de bois » qui contrôlent vraiment les liens entre les « sauvages » et les blancs. Cette preuve ne remonte à la surface qu’au moment de la création de cette Compagnie des Habitants; mais cette réalité existait depuis les débuts de la colonie et continua de durer jusqu’au-delà de la conquête.

Par leur courage et leur détermination, nos Canayens ouvriront l’Amérique du nord à un point tel qu’après les installations de La Verandrye, le gouverneur de Québec contrôle un empire aussi vaste que la Russie. L’expansion de cet empire prend son envol de la région de Trois Rivières, l’Île Dupas et de Batiscan. Très peu des frais sont déboursés par la royauté française. Tout le travail et les coûts sont investis par les Canayens. Par contre tout le résultat de ces efforts fut ensuite annulé par la cupidité de certains officiels, de sorte que l’importance de cet « empire » canayen ne fut considéré en France que comme « une étendue de quelques arpents de neige ».

Malgré ces faits indiscutables au sujet des Canayens, l’histoire du Canada nous rabat encore les oreilles des exploits extraordinaires de Français venus conquérir l’Amérique du nord.  C’est tout à fait risible. Quant aux découvertes faites par les « explorateurs » anglais après la conquête, alors là, ça devient complètement tordant. Il n’est donc plus surprenant pour personne, que les canayens soient, depuis toujours, portés à rire et à s’amuser.

La réalité est que les Canayens, depuis les débuts, vivent de leur travail, de leur commerce et créent leur propre liens avec les Amérindiens. Ils sont les seuls à y avoir réussi vraiment; et cela, sans jamais toucher l’aide envoyée parcimonieusement par la France. Ces « fonds » français sont, pour la plus grande partie, escamotés vers les goussets des autorités françaises successives venu « faire un stage en Nouvelle France» pour « administrer » la colonie.

L’importance des « coureurs de bois » dans l’histoire de l’Amérique du nord ne fut pas occultée seulement par nos propres historiens; elle le fut encore plus par les historiens des USA.

Lorsque le gouvernement américain parvient finalement  à surmonter sa peur et se décide de « coloniser » le territoire des Illinois qu’ils avaient acheté de Napoléon, ils se présentent dans les villages existants, habités par ceux qu’ils appellent les « French » ou les « Créoles ». Ce terme de « créole » est mal défini par eux. Il représente tout ce qui n’est pas Anglo-saxon ou Français (de France). Ils mentionnent parfois, mais rarement, que certains de ceux-ci sont originaires du Canada. La réalité est tout à fait différente. Tous ces « French » et tous ces « Créoles » sont originaires du Canada. Les Français se comptent sur les doigts d’une seule main. Ils rencontrent également quelques esclaves au sud, sur les plantations alors peu nombreuses. Ils trouvent également quelques esclaves affranchis parmi cette population de l’Ouest.

Par contre, malgré son désir évident, la culture « supérieure » États-Uniennes ne peut parvenir à cacher complètement le tableau culturel de ces « French » et « Créoles » canadiens. Voici ce qu’en dit un auteur de l’époque de 1800 :

« Les blancs habitant la région sont principalement d’origine française; on trouve très peu d’espagnols. Ces habitants forment des villages et cultivent une pièce de terre commune hors du village où chacun a délimité son lot. Ce regroupement des maisons fournissait une certaine sécurité dans ce pays sauvage.

Au niveau du caractère de ces gens, on doit se rappeler qu’ils sont essentiellement Français, mais avec beaucoup moins d’impatience, de nervosité et d’impulsion qu’on retrouve chez les Européens (donc, non pas Français mais plutôt Canayens).  Ce sont des gens au caractère frugal, gaie et aimant s’amuser. De par la qualité du genre de vie facile qu’ils mènent, leurs manières et leur langage ont développé un certain degré de douceur et de gentillesse. Le mot « paisible » exprime très bien cette caractéristique. Chez eux, la mendicité est totalement absente. L’hospitalité se retrouve dans toutes les maisons car les tavernes et les auberges n’existent pas. Les codes de loi, les juges et les prisons ne sont pas nécessaires dans cette société où la simplicité de manière prévaut, et où chacun sait à quel point il peut compter  sur son voisin. L’ambition personnelle n’y a aucune prise. Les écoles sont peu nombreuses et ont y enseigne la lecture, l’écriture et un peu de mathématiques.  Ces gens n’ont aucune notion de la politique et se retrouve démunis comme des enfants devant elle. Ils sont tout autant remarquables par leur sociabilité et leur disposition pacifique que les natifs de France le sont du contraire.

Parmi leurs vertus, on peut souligner l’honnêteté, la rectitude dans leurs échanges, leur hospitalité envers les étrangers, leur amitié et leur affection envers les parents et les voisins. Chez eux, l’abandon de la famille par leurs femmes ou encore, la séduction et l’infidélité est extrêmement rare. Les femmes sont affectueuses et fidèles mais refusent d’être considérées comme personnages de second ordre dans leur ménage. Leurs conseils sont soupesés très sérieusement avant la prise de décision; à tel point que, habituellement, c’est elles qui décident. En opposition à ces qualités, on doit dire qu’ils sont démunis d’esprit élitiste, d’esprit d’entreprise et sont amorphes et non informés.

Ils sont Catholiques mais loin d’être bigots. Ils  observent les fêtes religieuses auxquelles ils s’adonnent en faisant la fête avec enthousiasme et plaisir. Il n’y a pas de classe sociale parmi eux. Tous s’habillent de la même façon et fréquentent les mêmes endroits sans distinction entre eux. La plupart travaillent à la traite des fourrures et des marchandises venant de l’Est. On ne trouve pas, chez eux, de boutiques ou «magasin général » comme aux USA. On échange au niveau individuel. Il n’y existe pas de cordonniers ou de tailleurs d’habits puisque tout cela est fabriqué à la maison. Ils ont des charpentiers et des forgerons. D’autres travaillent aux mines de fer de la région. Ils font évidemment de l’agriculture. Plusieurs jeunes deviennent « boatmen », sous contrats, sur le Missouri et le Mississippi. Ils sont alors fiers de pouvoir dire avoir participé à ces « voyages ». D’ailleurs, ils ne sont surpassés par personne d’autre à ce genre d’emploi.  Ils possèdent de grands troupeaux mais, curieusement, fabriquent leur beurre en fouettant la crème dans un bol ou en la brassant dans une bouteille.

Ils s’amusent en jouant aux cartes, au billard et en dansant. Ce dernier plaisir étant leur favori. Ces danses sont les cotillons, les « reels » et parfois les menuets. Leur langage est plus pur et plus agréable que ce que l’on entend en France. Ils ont adopté certains mots nouveaux et en ont gardé d’autres devenus désuets chez les Français d’Europe.

Physiquement ils sont bien formés et possèdent un port agréable; ce qui souligne chez eux, le bonheur et la sérénité. Leur habillement est très simple. Les hommes portent une veste de toile et une cape qu’ils peuvent ramener sur leur tête. Ils portent un mouchoir bleu noué sur la tête et des mocassins aux pieds. Ils attachent leurs longs cheveux en une queue qui pend dans le dos. Les femmes s’habillent également simplement; mais avec beaucoup plus de recherche et de goût que les hommes. 

À la question de savoir si ces gens sont aujourd’hui, plus heureux sous le nouvel ordre des choses qu’ils ne l’étaient avant notre arrivée, je considère la question comme très difficile et j’hésiterais avant d’y répondre.»

On reconnait facilement dans cette description des habitants de l’Illinois appelé Louisiane, les « coureurs de bois » venus du fleuve St-Laurent durant le siècle précédant. Difficile d’y reconnaître les « hors la loi », les « immoraux » et les « libertins » qu’on nous a décrit dans l’histoire officielle du Canada. Par contre, on y retrouve assez bien les caractères attribués à nos « Canayens » du Canada décrits par les différents « visiteurs » qui ont parcouru la région du fleuve St-Laurent à l’époque de cette supposée « Nouvelle France » et même après 1759.

Finalement, le « coureur de bois » est un Canayen ordinaire, sympathique, accueillant, courageux, honnête, sociable, responsable, gaie, athlète résistant, chasseur à l’œil de lynx, aimant l’aventure et respectant les différences chez chacun des humains. Il est accueilli chez les amérindiens comme un frère dont il partage cette opinion. Il n’y a pas de différence entre les « coureurs de bois » de la Louisiane et ceux de la région de Trois Rivières, tout simplement parce qu’ils sont les mêmes citoyens Canayens qui se sont répandus à partir du St-Laurent, jusqu’aux Rocheuses à l’Ouest, jusqu’à la Baie d’Hudson au nord et jusqu’au au Mexique au sud.

Les voilà donc vos ancêtres; ces vrais fondateurs de l’Amérique du Nord actuel.

Malheureusement, l’intérêt financier, caractéristique égoïste anglo-saxonne qu’ils considèrent comme le summum de la civilisation, s’est imposé à partir des années 1790 au Canada et à partir de 1815 aux USA. Le résultat est ce que vous subissez aujourd’hui : vous ne connaissez pas vos voisins et au départ, avant même de les rencontrer, vous les considérez avec soupçon. Ce qui démontre chez vous une peur des autres individus, qui est, là aussi, une caractéristique anglo-saxonne qui pousse à attaquer avant d’être attaqué. Évidemment cela donne l’avantage de pouvoir s’approprier du bien d’autrui. Le génocide des Amérindiens américains est l’affirmation de cette « supériorité civilisatrice ». Elle est encore d’actualité puisque cet esprit d’intérêt financier n’a jamais été aussi puissant qu’actuellement et répandu mondialement.

Nous somme devenus beaucoup plus « anglo-saxons » que nous en avons conscience. Les liens familiaux sont à leur plus simple expression, l’entraide inconditionnelle est disparue et le respect de la différence n’est que parole vide de sens. Nous établissons notre sécurité individuelle en menaçant celle des autres autour de nous. Quelle énorme différence entre nous et nos ancêtres « coureurs de bois » renié par nous depuis si longtemps.

Amicalement

André Lefebvre

Les petites perles des colliers sociaux

"Le chemin des mules pour les nuls".  ( Gaëtan Pelletier)  

Le totalitarisme mondial est en train de gagner la guerre contre les "perles sociales", travailleurs acharnés qui tentent de sauver leur pays…  À celui qui a soif, on donnera un verre d’eau. À celui qui veut une mission, on lui donnera un lac pour qu’il puisse donner des verres d’eau. Et il pourra puiser dans le lac autant qu’il le voudra à condition – de par une loi quelconque – distribuer les verres d’eau de manière à ce que chacun reste un peu assoiffé.

Et il en sera ravi. Il ne manquera plus d’eau et aura le pouvoir de contrôler l’eau. Médaillé d’eau s’il le faut. La dignité humaine a soif.

Dans un collier, les perles sont tellement proches qu’elles ne voient pas les autres perles ni la structure du collier. Nous vivons alors dans une ère de "non-voyants" accrochés à une corde. Tous beaux, touts attelés à une tâche. Sans penser. Car la soif et la faim, la peur cultivé sous toutes formes: austérité, terrorisme, bref, tout l’arsenal contrôlé par un jeu de rôles ou chacun est "unique",  mais personne. L’inhumanisation… La petite Shoah invisible dans laquelle chacun est une roue dentelée d’un mécanisme désormais mondial avec pour image de fond d’écran: les pays.

Selon la logique du petit politicien – ce comptable au faux col – les structures sociales sont parfaites. Et qui s’y rattache l’est. Nous sommes dans de grands pays mais dépaysés de notre âme. Sorte de terre lumineuse qu’on nous empêche de cultiver notre petit être et la compréhension des rapports humains.

L’échec du monde actuel réside dans le fait que les perles séparés de la structure ne peuvent vivre dans une certaine harmonie. Les "nations", désormais toutes totalitaires utilisent les humains-machine aux fins de développements économique sans aucun regard à l’humanisme.

Tu es perle et tu fabriquera ou continuera d’entretenir le collier. L’Homme-mule est parfait pour n’être qu’une perle perdue bientôt en vente. Délocalisé par les compagnies, par les guerres ( Irak, Syrie, et le reste…).  C’Est un homme-objet rond qui roule pour la machine à fabriquer de l’argent invisible. Le trafic des colliers et des perles.

Et celui qui aura une vision différente, briseur de collier, sera sévèrement sanctionné.

Il n’y aura d’avenir pour l’humanité que lorsque plusieurs mules, roues dentelés du système, auront pris conscience que la solution du bonheur relatif terrestre réside en une infinitude de corpuscules vivant par un régime autarcique et soudés par le respect et l’amour.

Comme chez les LOLO

Lolo

Du Think Big au Think Small… 

Bonne chance à ceux qui veulent "améliorer" les sociétés en mettant de l’argent-onguent ici et là. La vie n’est pas une structure plus grosse qui apporte le bonheur. La vanité et la faim font mauvais ménage. Hitler avait l’idée d’un peuple supérieur.  On a vendu à tous l’idée d’une civilisation supérieure. D’une globalisation supérieure. D’une éternité ici-bas.  On essaie de rendre l’insupportable supportable dans un report vers le futur. Chimérique et délirant.

Nous sommes le futur du 20 e siècle….  On a fait de la science une machine à fabriquer de l’argent. Et on a toutes les sciences pour créer un homme à fabriquer de l’argent. Mais on ne fabrique pas un sourire – ce petit ar-en-ciel de bonheur réel en numérisant les images.

Si la Terre est un jardin, il faut maintenant la dépouiller et nettoyer tout le sol historique des faux idéalistes intellectuels, les meilleurs ânes qui ne connaissent rien à l’âme…  Il font et refont de trajet de la misère de chacun en croyant que porter une charge est un acte de bravoure.

Gaëtan Pelletier

24 avril 2014

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Eh! Oui! "Dieu" est partout….

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L’art du "désardinage"…

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"Il faut rire sans comprendre , parce qu’on est Homme, et comprendre sans rire parce qu’on est rien" Marcel D’Amboise

Entre l’arbre et l’écorce, 1988

Dans le graphique ci-dessus, on peut voir qu’au cours de l’année 1962, au plus fort de la guerre froide, pas moins de 178 essais furent réalisés. Quant à la plus grosse arme nucléaire testée au monde, la "Tsar Bomba" russe dont l’énergie déployée dépassa les 55 mégatonnes, elle fut testée en 1961. Elle représenta une explosion 3 000 fois supérieure à celle d’Hiroshima.

Carte : Le nucléaire et la Nouvelle-Zemble (Russie)

Carte : Le nucléaire et la Nouvelle-Zemble (Russie)

Les essais nucléaires 

Dans la série des réussites de l’homo erectus, on gagné le gros lot de la bêtise. Tout ça par le charme discret des mécanos du nucléaire et de la charmante politique guerrière qui soudoie la jeunesse avec des armes et de fausses missions.

Le beau jardin de Moustaki, le rond jardin a été que trop postillé par quelques poisons à forme humaine venud  passer quelques années ici. Une petite vie avec de grands projets, une "VISION"… Et tout cela pour saupoudrer la petite boule sur laquelle nous vivons.

On ne peut pas vivre et -surtout- faire vivre, avec un coeur qui bat dans une âme déjà morte. Et tous les peuples de la Terre ont payé pour cette tuerie lente et jardinage à l’épandage de produits qui durent des siècles. Des champignons magiques non comestibles. Non comestibles ni par notre chair, ni par nos reins, ni par nos poumons, pas même une infime cellule de notre corps.

Plus d’air…

Nous respirons notre bêtise. Nous mangeons notre lâcheté. Mais davantage notre incapacité à juger par nous-mêmes du bien et du mal, non pas à travers les livres, les dieux, mais à travers la lecture de la Nature. Pas à travers les grands parleurs et vendeurs de "formats sociaux, mais à travers un peu de respect et d’amour, d’acceptation de nos différences.

Belle bête que ce "nouvel Homme" applaudissant, technocrasse, étourdi.

Il connaît le cosmos, ( du moins il le prétend), les sciences, la balayeuses électrique, l’épilation mâle,la chimie du gâteau,  le robot culinaire, le marketing,  et le reste de la quincaillerie de l’art de rendre aveugle des "kids" imberbes qui s’en vont se faire mutiler dans des pays lointain pour du pétrole, du pouvoir, d’apparence de "bien".

Nous sommes tous un peu le poil de la queue des meneurs du totalitarisme mondial…

Échec et Math…

Vive le roi!

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Au lieu de continuer le jardin, il en a fait un jeu d’échec…

Nous déboulons sur une boule bleue…

Il faut savoir choisir ses champignons…

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Gaëtan Pelletier

22 avril 2014

Le monde va mal…

Le-monde-va-mal Nul besoin de se "doctoriser", se "savantiser" pour savoir comment va le monde.  Il est bâti sur les ventes d’armes et de drogues. Les autres mangent des carottes… Le "progrès" est d’évoluer en ajoutant du plus ce qui tue au lieu du plus ce qui fait vivre. Gaëtan Pelletier 18 août 2013

Be Walter my friend…

Be Water my Friend! Bruce Lee 

Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ?  ( Le marchand de Venise). 

On parle d’environnement… On en parle comme de "quelque chose" à sauver. Les amphétamines de Walter White,  qui met son génie scientifique au besoin de trouver les fonds pour qu’après son décès sa famille puisse  vivre, sans doute à l’image de notre monde.

…assis sur mon divan, devant une drogue électronique, magico-imagique – le bulletin de nouvelles- ,   il  n’y a pas de drogue plus "officielle" et non prohibitive que  Les Nouvelles. Une belle ligne de poudre sonore et sèche en trois dimensions:

1. Ce qu’on nous rapporte

2. Le jeu des protagoniste "officiels"

3. Et la trame shakespearienne derrière tout ça.

On fébrile! Ukraine, Asie, Amérique Latine, You Essé. OUah! Que du stock des Shylocks   mondialistes éperdus.

Nous voguons vers l’éperdu…

Valls des rue 
Valse des rêves perdus… 
Un tourbillon m’emmène dans la nuit 
( chanson de Piaf, je crois) 
 

C’est une belle chanson! (Celle de Valls).  Chiffrière, toute analytique et calculatrices pour la quadrature du cercle à venir. Les  mêmes que les étasuniennes.

Des chiffres et des armes 

Si les États étaient sérieux dans leur démarche de paix – celle recherchée depuis que le monde est monde, on devrait transformer les usines d’armement en crayons, pinceaux, et guitares.

La musique adoucit les meurtres…

Imaginez un monde sans chars d’assaut, sans fusil, sans drones, sans snipers! Imaginez! Imaginez un seul F-18 transformé en pain! Imaginez que vous donnez 10$ à un type qui vous demande de l’argent pour un café! Imaginez que les enfants refusent d’aller à l’école pour se faire apprendre! Se faire tailler comme des crayons sous l’aiguisoir des propagandes mensongères! Imaginez.

Imaginez que pour  "changer le monde", on cesserait de travailler – et ce à grandeur de ce belle société dite "développée" – pendant UN MOIS!  Voire deux…

Plus d’auto, plus d’essence, plus de bruit, rien que des feux de camps et chantement… Je chante, donc je suis… Et non pas, je dépense donc je suis!

 


Il faut vider son esprit, être informe, sans contours – comme de l’eau

Nous devons être en harmonie et non combattre les lois fondamentales de l’univers. Cela veux dire que nous ne devons rien faire qui n’est pas naturel ou spontané. Bruce Lee

Naturels?

Merci Mister Lee!

Nous sommes drogués, Walter a remplacé la philosophie de "water". Le fluide s’est figé, robotisé. Dans notre crainte, nous avons peur de mourir de faim puisque tout se dirige vers des conglomérats aux kapos de bureaux.

À se demander si – avant le bonheur relatif, les choucroutes chimiques de Big Pharma – nous ne devrions pas prendre le risque de perdre un mois de salaire pour faire basculer le monde ou le remettre à l’endroit.

Personne ne met des carottes dans son moteur… Alors, pourquoi mettre de ces saletés dans notre organismes par des faux dieux qui créent "de nouvelles molécules".???? Pourquoi ramer pour ceux qui nous mènent nulle part?

Alors, sans le savoir, nous sommes amphitaminés jusqu’à l’os, drogués, peureux, lâches, séparés pour régner. La plus belle réussite de la propagande cirée des cravatés est de vous faire croire que vous ne valez rien. Mais celui qui plante une graine de carotte ne vaut-il pas mieux que celui qui utilise de l’argent pour vous arracher les jambes de par un outil guerrier que VOUS PAYEZ. Vous payez pour vous faire détruire, insidieusement, psychologiquement, matériellement, etc.

Bref, nous payons quelqu’un pour nous entre-détruire. C’est ce que l’on nomme démocratie. Celle qui répand, à travers ses institutions, les grands savoirs sans sagesse.

Si on pouvait imaginer l’amas de cendre qui est sous nos pieds depuis des millénaires, amas de cendre issus des élus, des tyrans, des "soldats" morts pour les "bonnes causes", la Terre serait une masse cancéreuse accrochée à un autre Terre invisible.

Puisque nous mourons tous, pourquoi mourir avant d’avoir vécu, comme tous ces petits soldats accrochés à leurs fusils, la rage au coeur?

Peu importe les "versions" de l’Histoire, mais il existe un facteur commun: les gens simples ont toujours été la nourriture de ces falsificateurs abrégés, venimeux et contorsionnistes .

Nous sommes victimes d’un Cirque vicieux… Et nous tournons en rond comme des chevaux de manèges.

Gaëtan Pelletier

Avril 2012

 

 

La pollution industrielle fait autant de ravages sur la santé que le paludisme

L'exploitation minière, les fonderies de plomb, décharges industrielles et autres sites toxiques affectent la santé de quelque 125 millions de personnes dans 49 pays à faible et moyen revenus.

 

L’exploitation minière, les fonderies de plomb, décharges industrielles et autres sites toxiques affectent la santé de quelque 125 millions de personnes dans 49 pays à faible et moyen revenus. Une pollution industrielle dont l’ampleur et les conséquences sur la santé humaine sont encore méconnus, mais comparables avec celles du paludisme ou de la tuberculose, estime le rapport World’s worst pollution problems, publié mercredi 24 octobre par l’ONG Blacksmith Institute en partenariat avec la Croix verte internationale.

L’enquête a passé au crible, pendant quatre ans, l’impact sur la santé publique des polluants industriels les plus répandus – plomb, mercure, chrome, amiante –, rejetés dans l’air, l’eau et le sol de 2 600 sites répartis dans la plupart des régions du monde.

Tous sont connus pour causer de graves dommages à l’homme. Selon le rapport, qui reprend des études de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le plomb compromet ainsi, entre autres effets néfastes, le développement neurologique des enfants et provoque des maladies cardio-vasculaires chez les adultes. Le chrome, classé cancérigène, peut causer des cancers du poumon s’il est inhalé. Le mercure endommage quant à lui les reins et affecte le développement neurologique chez les enfants. Enfin, l’amiante est responsable de mésothéliomes, de cancers du poumon et d’autres problèmes pulmonaires.

17 MILLIONS D’ANNÉES DE VIE PERDUES

Pour quantifier les effets de ces polluants sur les populations, le rapport a utilisé l’indicateur AVCI (Années de vie corrigées de l’incapacité, "Disability-Adjusted Life Years", en anglais), qui mesure les années de vie en parfaite santé qui ont été perdues, en effectuant la somme des années de vie potentielles perdues en raison d’une mortalité prématurée et des années productives perdues en raison d’incapacités. Les AVCI, utilisées notamment par l’OMS, permettent de comparerentre eux les différents types de risques pour la santé publique, en tenant compte à la fois de la gravité et de la durée d’une maladie donnée.

Résultat : 17 millions d’AVCI ont été attribuées aux polluants industriels. Un impact comparable, selon le rapport, avec celui des maladies les plus dangereuses au monde, à savoir le paludisme (14 millions d’AVCI), la tuberculose (25 millions) et lesida (29 millions).

"Nos chiffres sont toutefois probablement sous-estimés, dans la mesure où la plupart des effets sur la santé connus ou présumés sont impossibles à quantifier, faute de données démographiques et de capacités d’échantillonnage suffisantes dans de nombreux pays ou encore d’accès aux sites pollués", prévient le rapport.

 

Le recyclage des batteries au plomb constitue la première source de pollution industrielle dans le monde.

 

"Même si elle touche au moins 125 millions de personnes, la pollution demeure l’un des problèmes mondiaux les moins bien connus, déplore le Dr Stephan Robinson, spécialiste des pollutions à la Croix verte internationale, lors d’une conférence de presse. A juste titre, du temps et de larges ressources sont consacrés à s’attaquer au fardeau des maladies telles que la tuberculose et le paludisme. Mais ces actions des autorités locales et internationales éclipsent l’attention accordée aux sites toxiques, qui contribuent grandement à la mauvaise santé de la population mondiale."

Un impact confirmé par l’OMS, qui estime que les pollutions environnementales contribuent à 19 % de l’incidence du cancer dans le monde et sont responsables de 1,3 million de décès chaque année.

LE RECYCLAGE DES BATTERIES, PIRE POLLUTION

Dans le détail, le rapport de Blacksmith a classé les dix industries les plus toxiques en fonction du nombre d’années de vie perdues :

1) Le recyclage des batteries au plomb (4,8 millions d’AVCI perdues).
2) La fusion du plomb (2,6 millions).
3) Les mines et le traitement des minerais (2,5 millions).
4) Les opérations de tannerie (1,93 million).
5) Les décharges de déchets industriels et ménagers (1,23 million).
6) Les zones industrielles (1,06 million).
7) L’exploitation minière artisanale de l’or (1,021 million).
8) La fabrication de produits industriels (électroniques, batteries ou encore revêtements métalliques) (786 000).
9) La fabrication de produits chimiques (765 000).
10) L’industrie textile (430 000).

Source 

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Les cabanes d’oiseaux

Le mode intellectuel est une manière d’aborder le monde : comme les cabanes d’oiseaux. Les plus simples ne nécessitent que quelques pièces.

C’est l’illusion parfaite. On croit avoir saisi quelque chose de ce « monde » dans trop de grand aime.

Je dis ça  parce que la grande illusion des constructeurs, en abordant le monde d’un angle strictement logique, comme si la logique pouvait tout régler, se leurrent.

Il n’y a pas d’intellect dans l’univers, sauf dans la roche et dans la matière morte. Dans le vivant, c’est encore plus loupé. C’est la raison pour laquelle les chef-d’oeuvriers de la matière grise sont en brosse, souls, gorgés. Ils se tricotent de grandes idées. Et quand c’est clair pour les autres, c’est une réussite.

La Vie n’est pas « claire ». La Vie est un mystère mouvant, fluide et fugace. De sorte que tout assemblage est détruit au moment où il est construit. Presque à la seconde.

Et l’on assiste à un long et large rang de carottes qui fantasment sur les « idées ». Pis encore, sur les constructions de l’esprit.

On peut bien bâtir la plus belle tour du monde, aller sur la lune, et se couper le souffle devant  missile sans pilote, « intelligemment » guidé, tout n’est qu’une collure de matériaux…

Choisis

Le caviar de Harvard est encore une chimère vénérée… Désolé pour les grandes universités, mais ils sont une chaîne de montage de Ford-T sophistiquées.

Le grand succès du 20ième siècle est d’avoir inventé une roue qui dans la réalité tourne à l’envers. Comme dans les films où les images découpées donnent l’illusion qu’une voiture qui roule, vous verrez une roue tourner à l’envers : le résultat du découpage. Et nous ne faisons que découper en tranches la Vie.  D’où…

L’échec

C’est une servitude issue de l’orgueil et engrossée par la brillance. Du mica pour les sourds d’œil. De la frime. Dentelle, froufrou…

L’ Airbus A 380 est une merveille technologique… Mais est ce le but de la Vie de construire et s’émerveiller comme des enfants devant des jouets. Pendant que j’ai écrit cette phrase, un enfant, dans le monde, meurt  de faim.

L’émerveilleuse technologie… Ça nous fait frissonner! Comme si nous avions (sic) un clitoris de camouflé dans la grise matière. L’intelligence (????] est-elle un pan de mur sans maison?

On dirait un amputé de guerre avec une jambe de bois qu’il essaie d’améliorer sans cesse…

Obsessif

On dirait que l’amour, le partage, la fraternité, ont besoin d’une misère pour surgir. C’est la mode de la culture hydroponique des cerveaux : de l’eau, des poissons, mais où se situent-ils dans cet Univers?

On peut bien améliorer, broder, colorer, emperler, fleurir cette techno-civilisation, mais si le but est un bonheur relatif dans un monde imparfait et impénétrable, nous sommes cuits.

Nous vivons sur une brochette. Morceau par morceau.

Mon voisin construit des cabanes d’oiseaux. Ça le rend heureux… Les oiseaux aussi.

Curieusement, les oiseaux ne regardent pas la devanture avant de s’installer. Ils y font leur nid, font l’amour, pondent, et surgissent d’autres oiseaux.

Mais mon voisin a une obsession : construire la merveille des cabanes. Je suis fasciné par tous les modèles qu’il a construits.

C’est là le grand drame de notre univers : les obsessifs pensent que nous avons besoin de toute cette bijouterie…

Comme Liberace

Bilderberg et la destruction de l’économie mondiale

 

 

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Article placé le 10 juin 2010, par Frédéric Courvoisier (Genève)

Le journaliste d’investigation Daniel Estulin a prononcé devant la classe politique à Bruxelles un discours qui révèle l’intention de l’élite financière de détruire l’économie globale et de transformer le monde en une entreprise dont elle seule serait bénéficiaire.

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes maintenant en mesure de changer l’Histoire. Finalement, je crois que l’humanité a un avenir. Une population un moment démoralisée et sans but est en train de sortir d’un profond sommeil. Dans ce réveil général, les gens commencent à poser les questions adéquates. Non plus « Qu’est-ce que je gagne dans tout cela? » mais « Qu’est-ce qui est juste? ». C’est un phénomène international en réponse et en réaction à une perception aiguë que le monde entier va à la catastrophe à moins que nous autres, les gens, nous ne fassions quelque chose.

J’ai écrit un livre sur le thème du groupe Bilderberg. Ce livre, d’une certaine manière, est devenu le catalyseur d’un mouvement dans le monde entier. Maintenant, nous n’avons pas beaucoup de temps, si bien que je voudrais vous expliquer ce qu’est le Bilderberg et pour quelles raisons il doit être arrêté.

Dans le monde de la finance internationale, il y a ceux qui décident des évènements et ceux qui y réagissent. Bien que ces derniers soient plus connus, plus nombreux, et plus puissants en apparence, le véritable pouvoir appartient aux premiers. Au centre du système financier global se trouve l’oligarchie financière représentée par le groupe Bilderberg.

L’organisation du Bilderberg est dynamique, en ce sens qu’elle change avec le temps, absorbe et crée de nouvelles branches pendant qu’elle se défait de celles qui sont en déclin. Ses membres vont et viennent mais, mais le système en lui-même n’a pas changé. C’est un système autoreproducteur, une toile d’araignée virtuelle tissée des intérêts financiers, politiques, économiques et industriels.

Maintenant, le Bilderberg n’est pas une société secrète, un oeil pervers qui voit tout. Ce n’est pas une conspiration, bien que certaines personnes, de manière naïve, le voient ainsi. Ce n’est pas non plus un groupe de personnes, et peu importe qu’elles soient si puissantes, qui s’assoient autour d’une table dans l’obscurité, en se tenant par la main, regardant une boule de cristal et décidant de l’avenir du monde.

C’est une réunion de personnes qui représentent une certaine idéologie.

Ce n’est pas un Gouvernement Mondial ou un Nouvel Ordre Mondial, comme beaucoup le croient à tort. En revanche, l’idéologie est celle d’une Entreprise Mondiale. En 1968, lors d’une réunion du Bilderberg au Canada, George Ball, secrétaire adjoint aux affaires économiques de JFK et de Johnson a dit : « Où trouver un fondement légitime au pouvoir de l’administration des entreprises de prendre des décisions qui peuvent affecter profondément la vie économique des nations dont les gouvernements n’ont qu’une responsabilité limitée? »

L’dée qui est derrière chaque réunion du Bilderberg est de créer ce qu’eux-mêmes nomment L’ARISTOCRATIE DE PROJET concernant la meilleure manière de gérer la planète entre élites d’Europe et d’Amérique du Nord. En d’autres termes, c’est la création d’un réseau de cartels immenses, plus puissants que n’importe quelle nation de la terre, destinés à contrôler les nécessités vitales du reste de l’humanité, évidemment de leur point de vue privilégié, pour notre propre bien et bénéfice, à nous, les classes inférieures (“The Great Unwashed” , nous appellent-ils)

La raison qui fait que les gens ne croient pas au Bilderberg et autres organisations qui oeuvrent avec et exercent un pareil contrôle sur la scène mondiale est qu’il s’agit d’un phantasme cartésien, selon lequel ce sont les intentions isolées de quelques individus, et non pas la dynamique des processus sociaux, qui modèlent le cours de l’histoire, comme le mouvement de l’évolution des idées et de certains sujets, sur plusieurs générations, voire des siècles.

Le Bilderberg est le moyen de regrouper les institutions financières qui représentent les plus puissants et les plus prédateurs des intérêts financiers. Et, en ce moment, cette combinaison est le pire ennemi de l’humanité.

Nous pouvons nous réjouir qu’aujourd’hui le Bilderberg soit devenu un sujet abordé par les media des entreprises. Non parce que ceux-ci se sont tout à coup souvenus de leurs responsabilités envers nous, mais parce que nous les avons obligé à avoir cette position inconfortable en prenant conscience que leurs présidents et premiers ministres, leurs petits rois et reines sont les marionnettes de forces puissantes opérant en coulisse.

Quelque chose nous est arrivé au milieu de l’effondrement économique général. Les gens sont en grande partie soumis à quelque chose qu’ils ne comprennent pas toujours. Mais qui les amène à agir dans leur propre intérêt. C’est ce qu’ils sont en train de faire en Grèce. C’est ce qu’ils sont en train de faire aux Etats Unis. Cela s’appelle le principe anthropique. C’est comme si un ras de marée survenait et enlevait nos peurs. Les gens, en se rendant compte que leur existence est menacée, ont perdu leurs peurs, et les Bilderberger et les autres s’en aperçoivent.

C’est peut-être pourquoi, dans un récent discours au Council of Foreign Relations (CFR) à Montréal, Zbigniew Brzezinski, l’un des fondateurs de la commission Trilatérale, a averti qu’un « réveil politique mondial », combiné avec des luttes internes de l’élite, menaçait de détourner le courant vers un gouvernement global.

Vous pouvez voir que les gens qui sont ici ont des passés politiques et idéologiques différents. Ce qui nous unit, cependant, c’est que nous sommes tous des patriotes. Et ceux qui s’opposent à nous, ceux qui travaillent pour des sociétés secrètes, qui ont vendu leur pays pour un morceau de viande, sont des traîtres. Non seulement des traîtres à leur peuple et à leur pays, mais à l’humanité toute entière.

Maintenant, [venons en à] l’objet de cette conférence de Presse, qui est le Bilderberg vers une Entreprise Mondiale.

Il y a environ six siècles et demie, l’économie de l’Europe s’est effondrée lors de ce qu’il est convenu d’appeler « l’obscurité moyenâgeuse » de l’Europe, la plus grande chute économique et démographique de l’Europe depuis la chute de l’empire romain. Ainsi, au milieu du XIV° siècle, une grande partie du pouvoir de l’oligarchie a été réduite à néant. Cette désintégration explosa en chaîne comme l’éclatement soudain de la pire bulle financière de spéculation sur la dette dans l’histoire (jusqu’à nos jours), quand les banques Bradi et Peruzzi s’effondrèrent. L’éclatement et l’effondrement de la bulle sur la dette lombarde provoqua une chute du pouvoir des familles de l’oligarchie.

Qu’est-ce que ça a à voir avec le Bilderberg?

L’histoire contemporaine a remplacé l’histoire médiévale au moment où les institutions qui distinguent spécifiquement l’histoire contemporaine de l’histoire médiévale ont été mises en place. Ce qui eu lieu en 1439 au Conseil de Florence. Quelles furent ces nouvelles institutions?

1) La conception des républiques modernes, états-nations sous domination de la loi naturelle

2) La mission principale de la promotion du progrès scientifique et technologique comme mandat donné par la république.

Ces deux idéaux constituent un élément crucial : leur existence institutionnalisée dans chaque partie de l’Europe a tout changé dans toute l’Europe, parce que ces changements institutionnels ont accéléré le rythme de l’expansion de l’humanité sur la nature, par tête et par km2. De même qu’aucun pays ne cherchait à ne pas progresser ou ne pas se développer de peur d’être rejeté désespérément.

Le premier succès est arrivé en France, sous Louis XI, qui a doublé le revenu par tête en France et a vaincu tous les ennemis de son pays. Les succès de Louis XI ont entraîné une réaction en chaîne d’efforts pour établir des états-nations sur le modèle de l’Angleterre de Henry VII.

Une autre idée-clef, qui vient du Conseil de Florence, et qui, bien plus tard, s’est répandue aux Etats Unis, est celle du principe universel de Bien-Etre Général, sur lequel toute la société moderne est basée.

Maintenant, le bien-être ne veut pas dire avoir des bonnes choses pour rien, assis sur un canapé en mangeant de la pizza, en faisant le joli coeur, en regardant la télévision, tout en attendant que le chèque du chômage arrive.

C’est une question d’immortalité. Quel est le but de l’existence de l’homme et du gouvernement? C’est de pourvoir au bein-être des générations futures. Assurer notre survie en tant qu’espèce. Le principe du Bien-Etre Général, tel qu’il est formulé en résumé dans le préambule de la Constitution Fédérale des Etats Unis, est la loi fondamentale

Quel rapport cela a-t-il avec l’actualité? Ces gens veulent un empire. C’est ça, la globalisation. Et trop de gens croient que pour avoir un empire il faut de l’argent. J’ai entendu les mots : l’Elite de l’Argent. Mais l’argent ne détermine ni la richesse ni l’économie. L’argent ne fait autre chose que circuler dans le monde. L’argent n’a aucune valeur en soi.

L’esprit humain a une influence sur l’évolution de la planète. Ainsi cela dépend de la mesure que prend d’elle même l’humanité. Ce qui nous différencie des animaux est notre capacité à découvrir des principes physiques universels. C’est ce qui nous permet d’innover, ce qui par conséquent améliore la vie des gens en augmentant le pouvoir de l’homme sur la nature.

Vous verrez, ils sont en train de détruire exprès l’économie du monde. Et ce n’est pas la première fois. Cela s’est déjà produit au XIV° Siècle au Moyen Âge : ils sont venus à bout de 30% de la population.

L’empire : à bas les gens stupides ! Ils veulent détruire les facultés créatrices de la raison.

Zero croissance, zero progrès. Club de Rome ; limites à la croissance 1973.

Projet 1980 du CFR : promouvoir la démolition contrôlée de l’économie mondiale

Bilderberg 1995 : Exiger la destruction. Comment? En détruisant exprès l’économie mondiale.

La « Grande Dépression » comme transfert de la richesse.

La « Grande Dépression » n’a pas commencé avec les capitalistes des Etats Unis. Ce fut un évènement que produisirent encore une fois les plus riches en faisant passer la richesse des gens dans les mains de ceux qui étaient déjà riches. C’est ainsi que la Bank of America a gagné des milliers de millions en exécutant des hypothèques de 1929 à 1937. Ne croyez pas une seconde que les plus riches parmi les riches seront atteints pas l’effondrement qui arrive. Les seuls qui seront atteints, ce seront nous autres.

Regardez la Grèce. Ce qu’ils essayent de faire c’est de faire s’effondrer le système, au lieu de permettre que la Grèce réorganise son système monétaire, ils sont en train d’imposer que la Grèce soit instrumentalisée, que la dette de la Grèce soit financée par l’Europe. Mais cette dette n’a aucune valeur. A mettre à la poubelle, de l’argent de monopoly. Du moment qu’on demande à l’Europe, qui traverse à son tour sa propre débâcle financière, d’absorber une dette impayable, que les Grecs, c’est certain, ne pourront jamais payer, cela signifie que l’Europe sera détruite à coup sûr. Et cela est en train de se faire, intentionnellement, puisque personne ne suivra Barroso, qui est, avec tout le respect que je lui dois, intellectuellement limité, ni Trichet qui est si bête.

Défaisons nous de la bureaucratie de Bruxelles. Licencions les tous. Ce sont tous des bons à rien, Ils sont inutiles. Ces gens n’ont jamais rien fait d’utile dans leur vie. Défaisons nous de Barroso. Il a condamné l’Histoire à l’école. Défaisons nous de cet hypocrite de Van Rompuy, non pas parce qu’il est inutile mais parce qu’il est malin et très dangereux. Ce n’est pas la première fois qu’un petit malin fraye son chemin dans l’ombre jusque dans les entrailles du pouvoir.

Vous voyez, c’est une question de leadership et une question d’immortalité. Tous les leaders de la société, spécialement en temps de crise, le sont parce qu’ils se mesurent à ce standard. Des gens comme Barroso, Van Rompuy, le président de l’Union Européenne, Jean-Claude Trichet, Dominique Strauss-Kahn, le directeur administratif du Fond Monétaire International, sont à peine à considérer comme des leaders. En réalité, c’est à peine si on peut les considérer comme des êtres humains si on considère ce que veut dire pour les Humains « Pour le Bien Supérieur de l’Humanité ».

Je ne suis pas en train de parler d’un problème scientifique, mais d’un problème moral. D’une question d’immortalité. Nous autres en tant qu’Etats Nations, en tant qu’habitants de la planète, nous croyons en l’avenir de l’humanité? Et quel avenir aurons nous dans 100 ans ou 200 ans? Ou qu’en sera-t-il de nous dans 10 000 ans? Avons nous le droit de rêver? Si nous pouvons avoir le sentiment d’un but en étant ici, alors les mauvais ne peuvent l’emporter.

Par exemple, ils nous ont dit qu’il fallait sauver l’euro. Que la chute de l’euro entraînerait celle de l’Union Européenne. C’est un mensonge. Au lieu d’une union monétaire européenne faible et fonctionnant mal, nous revenons aux républiques états-nations indépendants. L’Europe de nos ancêtres.

« La diversité culturelle est non seulement le sceau du progrès, mais une garantie de sécurité contre l’extinction humaine » Une fois né, le concept d’état nation ne meurt pas, il attend seulement qu’apparaissent des êtres humains sages et de valeur pour le défendre, pour perfectionner le concept. Nous devons être une fraternité de nations, de nations souveraines – unies par le but commun de l’humanité. Jusqu’à ce que nous puissions amener l’humanité à l’Age de Raison, l’Histoire sera en réalité construite non par la volonté du gros de l’humanité, mais par le petit nombre de ceux qui, avec des intentions bonnes ou mauvaises, dirigent le destin de l’homme, comme un troupeau de vaches est mené aller et retour dans les prés, et, à l’occasion, aussi à l’abattoir.

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