Archives quotidiennes : 4-janvier-2019

Le Dépotoirium, Chapitre 28

28

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Le loup et le chien
Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
    Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
       Portants bâtons, et mendiants
Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
        Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons
       Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse.
Le loup déjà se forge une félicité
        Qui le fait pleurer de tendresse.</em
Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
Qu’est-ce là  ? lui dit-il.  Rien.  Quoi ? rien ? Peu de chose.
Mais encor ?  Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
   Où vous voulez ?  Pas toujours, mais qu’importe ?
 Il importe si bien, que de tous vos repas
        Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

La Fontaine

Nous,  les errants de la terre, avons  quitté les bois et les terres, nos libertés et l’air,  pour devenir des salariés. Il suffit de chasser les pauvres et les mendiants pour gagner son os. Et en investissant une partie de son émolument, on pourra le gonfler et accéder à un étage supérieure, puis s’avionner jusqu’aux lagons bleus quasi pareils  aux dieux des yachts princiers des gentilés sans villes ou villages sinon que la Terre entière.  Avec  horaires  et chaîne au cou présentée format bijoux.   Que c’est joli au cou!  Sans indication de la longueur  de la chaîne pour se rendre à la bouffetance. Petit homme, petite cabane, et chômeurs pourchassés. Les kapos ont leurs conversations enregistrées avec le chômeur pour être sûr qu’il fouettera un peu notre paresseux en « recherche d’emploi ». Petite bande de pain rassis, courez les loups que nous sommes pour en faire des chiens asservis!

Cherche chien pour apporter contes en banque aux îles des eaux bleues

et des paysages d’Édens achetés argent comptant. Envoyez-nous votre C.V. 

Ce « monde » est une chaîne de Ponzi : il y a des chiens en laisse, enchaîné, bouleté à leur boulot, leur belle tâche.  On a sacrifié toute liberté. Et le roi de  la laisse, des chiens-kapos essaie de vendre son mode de vie à tous les habitants de cette planète. Moyennant salaire… Le roi de la laisse  est un est un embaucheur d’esclaves. La longueur de la chaîne dépend du titre qui vous est octroyé. En arrachant la terre sous les pieds du vivant, tel un tapis ou une nappe de table – ô le grand magicien! – on a prit  tout ce dont possédait l’humain. On l’a dépouillé. Après, c’est la distribution des médailles ou des gratifications au « rendement » pour le chien-PDG.

Carl.

***

Rien ne va plus au pays des vermeilles. C’est la panique sur le rond et bleu Titanic dans sa courte et épineuse traversée  cosmico-tragico-historico-cosmique.   Il faut à tout prix,   « sauver le ballon et l’air extérieur du ballon en  découvrant  une énergie propre. Quelquefois aquatique, parfois électrique, inextricables, énigmatiques  et cachées. La pomme est à vendre. Et  plantent des fleurs de palles en étoile dans les océans qui volent les vents.  Pauvres fous! Pauvres hères et pauvres diables! Chacun invente sa propre saleté. Il faudrait retourner  à La Santa Maria,  à la  Pinta et la Niña, les voiliers de Colomb. Quel bon vent nous amène des Granny Smith d’Australie? Allez savoir!  Ce doit être Nestlacola. L’homme est un pompier pyromane de calendrier ectoplasmique. Un pompier fidèle.   Quand l’O.N.U tonitrue,  il est trop tard Dr Chouette Heures, pour sauver l’homme de la lèpre mondialiste étouffé par les champignons de toutes les formes de techniques.  Les humains ont soudain les yeux grands comme Sirius. L’iris est une étoile qui grossit à vue d’œil. Voilà l’œil boursouflé! L’homo erectus est devenu l’homo étendus.    Hélas!  Consume!   Jette! Enfouie ta cuisinière sous un amoncellement de terre. Plouf! Invisible.   On dirait un chat dans une crèche de Noël qui ne sait pas où il habite, mais qu’il cherche seulement à crécher.  Le père Noël n’existe pas, comment n’existent pas les spéciaux des boxing days. Les vendeurs trigaudent. Ils trichent à langue que veux-tu! Vipères et filous sympathiques.  Et voilà les journaux devenus des murs de lamentations.  Ça geint et se tortille même dans les gazettes jaunes.  La Terre s’est fait avaler par  une race  semblable à un  Reinhard Heydrich, maître du violon et assassin, SS et glacier. Économie de fous-braques  et de bric-à-brac. Pantagruel mondialistes et philanthropes escobar. Nous ne sommes bons qu’à faire exploser des boyaux de ventres et d’améliorer des barres de savon.  Toutes les guerres détruisent ce qui se construit  dans le ventre des femmes dans les entrailles et le chamois de la Terre.  Et tous ces mythomanes oublient d’où ils viennent.  Et les voilà à nous manigancer des robots-guerrier. Qu’est-ce que le petit homme peut faire avec un robot-guerrier?  Même un chien ne peut pas ronger un bras de robot-guerrier. Ce que l’on ne peut donner aux chiens, on voudrait le donner aux hommes?  Les « paysans » devraient  laisser mourir de faim ces avatars de l’existence.  Qui n’a pas de cœur n’aurait pas le droit de manger. Ils veulent qu’on se jette aux orties, qu’on se débarrasse de nos âmes, qu’on se dépouille de nos mystères, qu’on brûle la grandeur des arts et des arcanes  comme on a brûlé des livres sur les places publiques.  Gardons notre blé et laissons-leur leur dollar-douleur.

***

Ce matin, Maggie mon amour  s’est levée toute chavirée, endolorie jusqu’aux os. Elle a pris son café de deux doigts faibles.  Dehors, les brins de neige floconnent et font une petite danse comme  pour fêter Noël. À la télévision, le rouge a volé toutes les autres couleurs. Maggie  a mangé son porridge à la petite cuiller.  Puis elle a bouffé de la radio.  Elle aime la radio. Alors elle écoute des parlures de gens cultivés. Ils font l’actualité comme si on autopsiait un cadavre. C’est beau à voir. Parfois, c’est  laid à entendre.  Car ça déparle en laissant leur beau coulis sonores empester le petit haut-parleur. Je suis inquiet pour Maggie. La grippe a assiégé a villa et voilà son visage tordue comme un Picasso.  On a beau se laver les mains comme des Ponce Pilate, les virus font la file et changent  de nom et de structures. Maggie e toussote et n’a pas le goût de faire l’amour. Ce n’est pas Maggie.  Maggie n’a pas que les cheveux qui sont en feu.  Je lui ai dit de prendre le lit et de ne pas s’en faire. Au repos. Je l’ai étendue toute chaude, presque brûlante. J’aurais pu faire cuire un œuf sur son front  comme le font ceux qui utilisent des capots de voitures, l’été, en période de canicule. Demain  on annonce   50 millimètres de pluie. Et nous sommes le 22 décembre.  Maggie et la Terre fièvrent en même temps.

— Repose-toi, ma belle, je vais revenir vers cinq heures. Si c’est urgent, tu m’appelles.

— Oui. Seigneur! J’ai les joues brûlantes. Je me sens comme Jeanne d’Arc sur le bûcher… Mais je vais m’en tirer. Va.

***

Sur la route, en direction du centre, je n’ai rencontré que deux voitures. Ici il y a encore de l’espace, ici. Il y a de grands champs blanc cassé qui n’ont pas de maison. On voit sourdre des brindilles  roides de blé qui sourdent de la neige.  Des têtes de Navy Seals.  La route est glacée. Cinq kilomètres à parcourir. Par un soir où même le ciel semble gelé. Les nuages ne savent plus où lancer leurs ballots de neige.  Et moi, assis, l’arrière-train en train de développer des hémorroïdes, j’évite les lames de neige. Je fonce à pleine allure. Et ça fait de beaux ploufs dans ces finesses cotonneuses.

Au travail, je regarde l’heure davantage l’heure  que les vieux. Sans doute pas pour les mêmes raisons.  Il y a des horloges partout. Ils sont là, collés aux murs en scrofules mécanique. Quand on la regarde bien, une horloge, c’est un film d’horreur. Le corps est tout plein de tic-tac. Chaque cellule est une horloge. Mais qu’est-il arrivé à Baby Jane?  Les horloges tuent en silence. Et c’est ce qui est arrivé à la vieille Antoinette. On l’a retrouvée, l’air endormie sous une horloge qui continuait de vivre. Chère entropie de chair! Tu nous fais suer. En voilà une qui ne suera plus. Elle est, puis elle était. Tout son être est allé dans le versant étrange du passé de la race humaine. À quoi donc sert cette vie quand on s’en va en lisant un vieux livre d’amour ? Elle s’est en allée en plein milieu de « Love Story », son livre préféré.  Il n’y pas eu de panique. Les autres la regardaient imperturbables.  Et Antoinette leur renvoyait leur miroir tout ridé et fixe. Poilnareff, le chat de Charles, à ses pieds, avait les yeux rivés vers le haut  du crâne d’Antoinette. On a mis le corps sur une civière et on l’a emmenée tout en douceur comme si on avait peur de la briser.  On dit : « Vers la dernière demeure ». « On doit y être bien puisque personne n’est revenu », disait Charles le blagueur. Un grand maigre au regard triste et doux. À 90 ans, il se permettait toujours d’avoir une compagne. « Il est bon comme le pain », disaient les pensionnaires  du foyer.  Il en était à sa quatrième épouse ou compagne.  Je me souviens qu’Antoinette avaient dit  : «  Ne vous approchez pas de lui, il a déjà  fait trépasser trois». Elle s’est fait prendre au jeu du taquin rieur et s’en était amouraché.  « C’est un bon bonhomme! ».

En vidant sa chambre, je vis qu’elle écrivait de petits mots ici et là, dans un calepin d’écolier, parfois sur des bouts de papier. J’ai eu envie de « voler » le carnet et écrire quelques unes de ses pensées sur le Dépotoirium.  « La vie est une livre sans fin et nous n’en sommes qu’une phrase. » Je me suis assis sur son lit et je tournais les pages.  Je sentais une présence à côté de moi. Pourtant, il n’y avait personne dans la pièce. Et puis quelque « chose » a frôlé mon épaule. En me retournant, je vis  le chat   avec  ses grands yeux verts rivés sur moi comme s’il me reprochait de lire le petit cahier. Puis il s’est assis sur mes cuisses  pour se faire cajoler. Il ronronnait si fort que j’ai mis la main sur son gros ventre poilu pour ralentir  ce bourdonnement qui paraissait  la pièce. Poilnareff semble être assis entre deux chaises de mondes. À cheval sur quelque part et quelque lieu inconnu et ici-bas.

Toc! Toc! Toc!

— On vous demande à l’entrée.

Quand on m’a tendu le téléphone, j’avais déjà deviné.

— C’est Maggie. Je crois que tu devrais venir me chercher…

***

La distance pour se rendre à l’hôpital :  50 kilomètres. Maggie était affalée sur le siège, dans un état second, fiévreuse. Je roulais à 130 kilomètres heure. Je n’ai pas vu l’auto-patrouille qui faisait la garde derrière le bouquet  de conifères le long de l’autoroute.  La neige recommença à tomber, voletante, agile. Mais voilà qu’un arbre de Noël de fer et d’acier, éclaboussait le blanc de phares girouettant. La voiture me dépassa et activa un coup de sirène.

— Vous rouliez à 130 dans une zone de 100.

— Je sais. Ma compagne est malade. Je dois la conduire à l’hôpital.

Il jeta un œil  vers Maggie.

— Elle est soûle?

— Non, je crois qu’elle a une bactérie.

— Ah! Et comment vous savez

— je travaille à la Villa…

— Et vous… Vous avez fumé de la marijuana?

— Non.

— Comment savoir si c’est vrai que vous y travaillez…

— Je n’ai pas de carte sur moi.

Il afficha un petit air coquin et inquisiteur, comme si j’essayais de le tromper.

— Alors, donnez-moi le nom de certains résidents. J’en connais plusieurs. Ma tante Antoinette y habite.

— Elle est morte il y a quelques heures… Je suis désolé. Mais Maggie, elle, n’est pas en âge de mourir. Et Charles est bien peiné…

C’est lui qui nous a conduit à l’hôpital et qui nous a fait entrer par la porte des accidentés pour que tout aille plus vite.

— On manque de personnel. Le service est lent. Je vous souhaite bonne chance.

—  Votre nom? Et grand merci…

—  Steve. Si ça vous tente un jour de venir prendre un  petit repas chez-nous…

—  Je pensais que les policiers ne se tenaient qu’avec les policiers.

— C’est vrai. Parce qu’on nous déteste.

— Je vais finir par moins vous détester…

***

Un stigmate  rouge s’était formé le long de la joue de Maggie. Les rideaux roses de ses yeux s’étaient  abaissés.  Le médecin lui avait injecté des antibiotiques et des calmants.  Elle dormait  dans un lit douillet, appesantie, les yeux mi-ouverts.   Le médecin a  tracé une ligne le long de la plaque rouge étendue sur son visage.

— On va voir si l’infection progresse.

Alors, inquiet, je suis resté à son chevet, écrasé  sur une chaise. Je suis resté longtemps. Longtemps est un mot qu’on ne peut pas calculer. Il n’y a pas de formule mathématique pour le mot « longtemps ». Six fois longtemps, reste longtemps.  Malgré l’invention des autos volantes, longtemps est un grand secret. Il faut courir le long d’un train pour le savoir, ou souffrir de migraine.

Le lendemain, la ligne avait été recouverte par une plaque rouge qui allait de l’oreille jusqu’au au cou. Je paniquais. J’aurais cherché un être supérieur dans la poussière derrière les  calorifères. J’aurais creusé jusqu’en Chine. J’aurais pioché le sol, le la, leurré le si…

Je ne sais pas à quoi servent les chapelets, mais j’ai eu envie d’en emprunter un  Misbah   ou komboloï. Une  fois désespéré, à chapelet donné, on ne regarde pas le grain.  Il est dit qu’il n’y a pas de différence entre tricoter une paire de bas et égrener un chapelet. Mais je ne savais pas tricoter. À Montréal, j’ai connu des SDF qui se tricotaient du bonheur avec des aiguilles remplies de drogue. Alors, j’ai enfilé des cafés, assis sur un banc, puis je me suis endormi. Mon corps s’est dopé de fatigue. J’aurais hurlé : « Mon Dieu! Faites quelque chose ». « Mon » étant un possessif, je me suis demandé si un « dieu » pouvait appartenir à quelqu’un. À part G.W.Bush.

Il a fallu quatre jours d’hospitalisation avant que la bactérie ne soit maîtrisée.  Je voyageais de la maison à l’hôpital et, de temps en temps,  j’allais travailler. J’étais angoissé de la voir malade, de peur de la perdre. Et, bête comme je suis, je me suis dit qu’on ne peut pas perdre quelqu’un puisque personne ne nous appartient. Mais d’un autre côté, elle faisait partie de l’amour que l’on de tout ce qui existe en ce monde.  Elle était sans doute la belle et infime cristallisation de tout l’amour que l’on porte en soi. De cet amour, cette proximité   qui était le ciment des clans, jadis.

Maggie est sans doute trop fragile pour continuer un travail aussi pénible.   Avec Maggie, je n’ai pas besoin de parler, d’expliquer. On se regarde et on s’entend comme deux bouches et deux oreilles recueillies en chacun de nous. On s’aime à tout vent. Rien que son souffle est musique pour moi. J’entends la mer et les vents siffler à travers les arbres.  Deux êtres qui respirent pendant des heures dans une même pièce finissent par se transformer de deux à  un. À force de s’échanger de l’air, la structure chromosomique subit des transformations.  Et quand Maggie  sourit, ou éclate de rire, je me dis que c’est là un acte de cette vie bien plus grand que celui de créer un transhumanisme qui, au fond, n’est que le rêve des riches techno crasses durcis jusqu’au métal et aux circuits électroniques.  Ils ne comprennent rien aux carottes. Ils veulent vivre longtemps, dix fois plus longtemps que les pauvres. Et longtemps est une mesure bête qu’ils ne saisissent pas. Ils  berlurent.

— Un perce-oreille est peut-être laid à voir, mais il ne fait pas de mal. Mais il y a des leaders qui massacrent ce monde.

— Tu travailles sur un article?

— J’ai commencé, mais ça me déprime. Même si je m’attaque au vieux Prescott Bush, père de l’encensé George Herbert Walker Bush – qui vient de s’éteindre et qu’on pleurniche à tous les canaux de télévision –  ça n’a pas empêché le fils George W. Bush  d’accéder à la présidence.  Le grand-papa avait financé l’ange Adolf, un peintre en bâtiments, car il ne peignait que des édifices. Chanceux qu’il fut, il a rencontré Albert Speer. Ça me soulève le cœur que ce cher Speer n’a eu qu’une peine d’emprisonnement. Il a été l’architecte des souterrains de travailleurs esclaves.  Il en faut des porte-voix pour atteindre une oreille et ensuite le  cerveau.  On ne peut pas aimer son chien et brûler des enfants. Et pourtant, on l’a fait. Et pourtant l’Oncle Prescott ( en Oncle Sam) y a participé. Et comme dirait Elvis : « One for the money ». On est en terrain minés de minables, de fraudeurs qui mettent au monde des fraudeurs.

— Tu devrais boire ton café à la cuiller…

***

© Gaëtan Pelletier 

Le Dépotoirium, Chapitre 27

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Le Dépotoirium, Chapitre 8

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Le Dépotoirium, Chapitre 3

Le Dépotoirium, Chapitre 2

Le Dépotoirium, Chapitre 1