Le Dépotoirium, Chapitre 25

25

Chassez l’inconscient par la porte il revient par la fenêtre.
Freud

Le petit moteur de la tondeuse à gazon communiquait sa trépidation au bras de Higgins et, par son bras, à son corps entier, de sorte qu’il n’avait plus l’impression de vivre au rythme de son propre cœur mais à celui de la machine. Rien que dans la rue, il y en avait trois, plus ou moins pareilles, qui fonctionnaient en même temps, avec le même bruit rageur, parfois des ratés, et, quand l’une d’entre elles s’arrêtait, on en entendait d’autres plus loin dans le quartier.
La boule noire, Georges Simenon, Page 1,  Paragraphe  1

Perdre son temps sans perdre sa montre
    Mes arrières grands parents perdaient un temps énorme à ne rien faire. L’hiver, pendant la période des fêtes, étant pauvres, ils se fabriquaient des cadeaux. Amazon n’existait pas.l’hiver. Pas de camions, pas de bus, pas de trains, pas d’avions. « Voici ton cadeau ».  Ils jouaient aux cartes le dimanche, surtout en hiver. Il faisait froid comme à Stalingrad, en décembre 43. Le poêle bouffait  comme un Gargantua du bois et du bois, de l’érable, du bouleau, du merisier. Le poêle était rouge. Avec sa grande gueule de fer, ses chromes et ses parures, ses fausses dorures, on aurait dit  un chevalier bardé du moyen-âge, un  combattant du froid Sibérien qui régnait sur le Québec à partir du 15 décembre.
    Ils avaient trois mois pour faire leurs provisions. Trois mois et deux jardins à côté de la maison.
    On enfouissait dans la cave les choux, les pommes de terre, les carottes.  De temps en temps, on tuait un cochon. Un cochon était une bûche rose, remplie de protéines, de graisses et d’os pour faire les soupes. Le cochon et les pommes de terre  maintenaient la chaleur de leurs  corps aux alentours de 37 degrés.  À  — 20 degrés, les occupants  allaient faire leurs besoins dans la petite remise à attenante à  la maison. La nuit, ils « préféraient » pisser à l’intérieur dans un « pot de chambre ».
     Ils avaient une vie de misère, car il leur fallait  sortir de la maison pour jauger le temps qu’il faisait en mouillant leur index dans leur bouche  pour s’en faire un thermomètre.  C’était au début de l’autre siècle, quand les gens allaient à la messe en carriole,  avec pour moteur un cheval vapeur qui crachait des panaches blancs de ses narines. Le cheval était intelligent, car il semait des crottins  pour retrouver son chemin, au retour de la messe de minuit. Un vrai petit Smartphone  quadrupède!
   Qu’avons-nous gagné? Pendant qu’ils faisaient l’aumône aux pauvres, aux Églises,  nous faisons « aumône » aux riches. Nous avons simplement changé de misère. Une servitude non pas liée à la dureté de la nature, mais à celle des humains qui ne savent plus reconnaître d’autres  humains. La naissance de l’humain émeri…. On se fait émeriser de nos avoirs par tous les voleurs patentés. On se fait paupériser par la classe de riches camouflés derrière les politiciens : les masques. Tous des Zorro zéros en ce qui concerne la vie.

Jason
***
Au bout d’un temps, au bout de jours, au bout d’un mois, la pensée cessa de faire son petit cirque du soleil, ses cavalcades, ses petites parades d’excitée par tout ce qui bouge, tout ce qu’on vend. Les avides – que nous étions devenus – tournant à vide commençaient à se désintoxiquer de la drogue de l’avoir et de l’avoir +.  Colmater ses vides jusqu’au vertige. Le colmating est un art de vivre. Enivrons-nous d’une rasade, une bonne lampée de gadgets, de colifichets électroniques. De temps en temps, les riches changent de pauvres à râper. Ils font tous les pays de la Terre pour en dénicher. À la bataille de Stalingrad, tous les soldats avaient des poux. Et quand ils mouraient, les poux déménageaient vers les vivants. Ainsi sont  les mallophages affairistes qui finissent par nous gangrener l’âme. De sorte que nous n’y pensons plus. Personne ne se lève pour dire : « Oups! J’ai perdu mon âme ! » Non, pas même ceux qui ont perdu leur portefeuille ou pouvoir d’achat.  De sorte que l’on devient machine à la place de la machine. Nous croquons de l’électronique. Croque-Croque. Mange-mange. Avale en amont! Vomit en aval.
***
Le  soir, en campagne, la cerveau reprend son rythme de chasseur-cueilleur éreinté.  Il n’y a pas de lampadaire pour écarquiller nos deux grands yeux peureux ou affolés.  Pas de magasins aux façades multicolores et tapageuses.  Il n’y a que les étoiles discrètes, éparpillées dans le champ  noir de la coupole céleste. Elles papillotent et brasillent des cils. On dirait de grands yeux-lucioles venues d’autres temps, d’autres espaces.  Et c’est ainsi que l’esprit éteint son feu et refroidit la grande braise des épouvantes frayeurs semées dans le creuset du quotidien. De la lumière partout, à embrasement continu. Un petit brûlé sera plus tard un grand brûlé. On a tué les nuits et gommé les  étoiles.

Tamisez Londres
Éteignez Paris…
L’amour qu’on me donne
N’est celui dont je rêve la nuit
( Merci, Monsieur Lafontaine)
***

Je me souviens des premiers pas dans notre maison, du plancher légèrement gondolé, des premiers regards vers les murs et les plafonds, vers les fenêtres. La maison était vivante. Je ne sais – ou ne savait à ce moment-là – en quoi elle était autant  vivante, aussi accueillante, vive et chaude.  Des vibrances partout. Invisibles mais palpables. Inaudibles mais tellement bavardes. Sorte de grand-gueule pour l’âme. Il y régnait des atomes de l’univers entier, des temps anciens, de vies passées si lointaine, si profondes, que je ne pouvais pas capter tout cela avec la raison. Quelque chose d’autre existait, était,  survivait. Ma mémoire profonde était liée à sa mémoire. J’ignorais en quoi ma vie était en quelque sorte sabotée. Plus tard, j’ai pensé que c’était cette distance avec l’inconnu bien plus riche que ce  connu que nous admirons tant. J’étais intrigué et curieux. Il y a des langages que nous avons oubliés. Nos vies étaient en quelque sorte une palilalie des comportements. Une répétition involontaire de gestes et de croyances inculqués. Nos vies étaient-elles nos vies? Je ne voyais en cette vie qu’un voyage dans la matière. Nous étions des vaisseaux roses, noirs,  jaunes ou rouges. Peu importe la couleur des vaisseaux. Nous étions en voyage. Nous étions ici pour un temps pour une heure, pour leurre. Car tout ce dont nous pouvions voir de nos regards étriqués n’étaient qu’une illusion de la matière.
J’ai demandé à Maggie. Maggie a des réponses à tout. Et pourtant elle ne se gave pas de savoirs. On dirait que les savoirs la poursuivent.  Elle est une porteuse de savoirs.  C’est une antenne de la Vie. La vie avec un grand V. Il suffit de lui demander…
— Je pense que c’est le bois, m’a-t-elle répondu.
J’étais sans mot.
— Oui, le bois duquel est fabriquée cette maison. Le bois n’est pas réellement mort. Le bois a conservé toute la paix des forêts, toute la vie, touts les événements, mêmes les plus ténus et en apparence  futiles ou considérés peu importants. Tout. Les murs sont en dormances. Les murs sont des disques durs. Toutes les plantes qui entourent la maison également. Cette maison est faite d’arbres abattus et taillés  par des humains, des arbres empilés  les uns sur les autres. C’est à la fois un mur contre le monde extérieur  et une communication continuelle avec le vivant des forêts, du temps passé, d’une mémoire invisible et inaccessible.  Nous sommes loin de la maison luxueuse de Maude et Théo. Mais je crois que c’est nous qui avons le vrai luxe. Tout s’achète. Tout s’achète sauf l’ataraxie, cette quiétude des philosophes.

Pendant les jours qui suivirent, dès que nous avions congé, nous partions en balade dans le boisé derrière la maison. Et c’est là que je fis la découverte de ma « madeleine » de Proust.   Dès que l’air frais d’automne prit  le dessus, que les arbres commencèrent à  agiter les branches pour se délester de leurs feuilles, je fermais les yeux. La maison était chaude, mais au moment de franchir la porte, en fermant les yeux j’entrais dans un état second que je finis par saisir à force d’être attentif. Cela provenait de mon enfance. Je devais avoir cinq ou six ans. Ma mère m’envoyait toujours jouer dehors au milieu de l’avant-midi. En hiver, dans le village où j’étais né, le vent froid  et le décor environnant paraissaient bloquer toute pensée en provenance de la mémoire. Je restais muet dans un état de contemplation totale, sans parasites de souvenirs, de connaissance que l’on garde et qui tournent tels des chevaux de foire dans la tête. C’est à ce moment que je l’ai reconnue, cette « madeleine ».  Elle  était là, quelque part en mon être, caché, et avait été profondément  enterrée par ’une vie « active » et agitée. Ainsi, tout au long de nos vies, nous nous délestons de ces moments présents, pris dans une trappe de temps, entre le passé et le futur.
***
Ce soir-là, à l’automne qui approchait, j’écrivais dans un recoin de la maison, à la lueur d’une petite lampe que j’ai remplacée plus tard par une chandelle. La chandelle a des vertus : elle est discrète. La flamme valse et se tortille et  ne projette qu’une faible lueur. Et cette danse de lumière paraissait avaler le conscient et éveiller l’inconscient.  C’est elle qui, je crois, m’a inculqué l’idée de rouvrir Le Dépotoirium.
— Maggie, il faut rouvrir Le Dépotoirium.
Elle a souri…
— Je m’en doutais.
***
Chaque soir, on lisait au lit. On lisait des ouvrages sur l’art de jardiner,  des romans policer, des essais et des tentatives.  On n’avait pas les moyens d’acheter des livres. J’avais déniché  de vieilles liseuses  dans les petites annonces classées. Alors on se ravitaillait sur des sites plus ou moins …nets. From Russia With Love! .RU.  Rue de la sardine, Les charbonniers de la mort, Quand la Chine achète le monde, etc. Il y en avait pour les fins, les fous. Même des livres d’âmes folasses   qui trempaient leur clavier dans de grands sujets tous brouillonnés.

La chambre était parfois  froide, si froide, que nous grelottions. Dans les draps de glace, on enfouissait des briques chauffées sur le poêle, ou des pochoirs spéciaux que l’on pouvait chauffer à la micro-onde. Tout était bon. Même le 37 degrés qui multiplié par deux en faisait 74.   Alors, on se collait comme deux Maine Coon. Pour se réchauffer.  On riait de nos petits malheurs et de notre matelas posé par terre, faute de lit. On avait de la vie dans nos veines à faire éclater nos hormones affolées. Des hormones ou des ballons.  On s’aimait d’amour tendre, on s’aimait d’amour dur, d’amour qui dure. On s’aimait, même si on ne savait pas pourquoi on s’aimait. Et qui donc connaît les liens de l’amour? Je me suis dit un jour que nous avions des affinités. Mais que signifiait vraiment ce  qui m’était venu à l’esprit? « Affinités ». Cela rappelait des liens.  Et ces liens invisibles avaient son secret dans un univers   mal connu. Il me vint alors une réponse qui m’empêcha de dormir… Tout était lié. Nous étions des « détachés », des pièces de meubles Ikea qui essayaient de se monter un dieu pour vivre. Nous étions une fleur de vie perdue dans des fleurs de vies.

Les faux dieux avaient le droit de se faire laminer d’or par la petite gente agenouillée. Les États et leur nouvelle religion « laïque » étaient  apparus pour remplacer le « vieux dieu » désuet. Les dieux sont comme les appareils à obsolescence programmée : ils font un temps. On se fera des colliers de messies pour sauver le monde. On consomme des messies comme des appareils électroniques. L’Univers n’a pas de temps et ne peut avoir comme horloger un banquier visqueux et dérapé, portant une cravate en forme de serpent qui lui descend jusqu’au nombril. Comme dans la période nazie,  ils ont donné une tâche et un costume à chacun. Les États distribuent les galons. « Créateurs de richesse »! Mon œil de pirate véloce. Faire confiance aux banquiers et à l’économie c’est se faire un dieu d’une énorme peau de banane qui encercle la Terre. Alors, nous glissons. Continuons de les laisser nous pigeonner.

Ils sont costumes.
Et fiers de l’être.
L’être et le néon.
L’été les papillons courent les ampoules électriques.
Nous sommes papillons.
Nous sommes les soumis des bombix et votons en X.

Après avoir noté que le chat se tenait toujours le long d’un mur, Maggie m’a dit :

— Il a peur de se faire attaquer par un  prédateur. C’est un réflexe chez les chats….

Il est tellement beau et poilu, rond et velu qu’on l’a baptisé Plumeau. Quand il passe dans la maison, sa toison semble ramasser toute la poussière qui flotte  sur le plancher.

— Avec ce qu’il mange, il va nous faire déclarer faillite.

Maggie rigole. Dans son petit coin, elle arrange son bracelet de montre acheté sur Ebay. J’ai beau chauffer et chauffer, les fenêtres sont trop abîmées. Il passe de l’air comme dans le cerveau d’un politicien.  Celles du deuxième étage, surtout. Il faudrait les changer, mais nous n’avons avons attrapé la pauvreté provisoire. On rit jaune, mais c’est vrai. En attendant,  J’ai calfeutré celles de la chambre avec du plastique et de la laine minérale.

Comme le chat, on s’est installés à la frontière d’une forêt qui se perd jusqu’au Maine. C’est notre mur de chat.  On craint les prédateurs lardés d’avoirs, investisseurs qui morfalent des mal-heureux. En deux mots, un mouvement. Là où nous sommes installés, il y aura nulle part où aller, donc il n’y aura pas de route.  Hier, en allant faire une balade, j’ai vu des sentiers des empreintes de  lièvres. Je ne connaissais rien au lièvre, j’ai regardé sur Wikipedia. Il y a tellement de sentiers que l’on croirait se rende en Sibérie ou au bout du jour en skiant.  Alors, nous  sommes allés chercher de vieux skis à l’éco-centre de la ville voisine. Le type, un grand maigrichon, nous les a vendus deux dollars CAD.  Quand on a voulu fouiller le conteneur où se trouvaient les télévisions et les ordinateurs, il n’a pas voulu qu’on entre.

— Les ordinateurs peuvent contenir des renseignements… Je n’en sais pas plus. C’est mon boss qui me l’a dit.
— C’est à vous l’auto, là?
— Oui. La meilleure de sa catégorie. Quatre roues motrices…
— J’adore les autos couleur orange.
— Oui. C’est vrai que c’est beau…
Puis après quelques secondes :
— Vous êtes nouveaux dans le coin.
— Ah! Ça paraît autant?
— C’est simple, ce sont toujours les mêmes qui viennent ici pour ramasser quelque chose. Les autres jettent…
— On s’est installés ici. On vient de Montréal.
— Montréal? Vous allez vous ennuyer ici.
— Il y a l’internet…
Quel beau sourire! Sardonique…
— Vous vous moquez de moi?
— Non. Pas du tout… J’habite le même village que vous. Je vous ai aperçus un jour en allant visiter tante Yvonne.
— Et c’est drôle?
— Non. Mais il y a une coutume ici. Du moins entre les habitants du village. On fait des gageures sur le temps qu’ils vont rester…
— Vous avez parié contre nous?
— Oui. Parce que ceux qui restent sont ceux qui cultivent des morceaux de terre abandonnés. Ils ont les cheveux longs, ils sont habillés de… façon bizarre, et certains écrivent des livres. Ils s’intègrent rarement à la vie du village. Ils ont un pied à Montréal et un talon ici… Ma femme leur achète de l’ail. Elle ne veut plus de l’ail de Chine. Elle dit que même les chinois n’en mangent pas.
— Je vois…   Mais à votre place je parierai contre ceux qui parient contre nous. Maggie a une montre de Chine. C’est moins dangereux pour la santé.
— Oui. C’est possible. Mais c’est à voir. Je connais bien votre maison. Elle est solide. Elle a été bâtie par Isidore Beaulieu. Dans le temps, on les faisait solide et en bois. Rien que du bois… Les pièces proviennent des vieux camps de bûcherons qui travaillaient dans un village qui a été abandonné.  Mais tout ce monde s’est regroupé à l’arrivé du chemin de fer. Ça fait partie de l’Histoire…
— Ça vous tenterait de prendre un café à la maison?
— Pour avoir un ordi pas cher? Répondit-il, moqueur.
— C’est une partie de la chose. Mais on peut s’en passer.
— Rien que votre timbre de voix me dit que vous êtes franc et honnête.
— C’est ce qu’on est…. Du moins je le crois.

— Vous n’êtes pas obligé, vous savez…
— Non, mais ça me tente. Des gens qui achètent des skis et qui n’ont pas de souliers…
— Qui vous a dit qu’on n’a pas de souliers?
— Parce que ça n’existe plus de souliers pour ces attelages.
— Vous avez une solution?
— Changer les attelages. C’est simple… Et achetez des souliers.

Le bal des Éluminés

Tout le poids du faux et grand récital de la mondialisation est issu et tissus  des arracheurs de dents milliardaires alliées aux éluminés. Élus et illuminés. Le citoyen est une souris  coincée dans une trappe-nigaud. La grandeur du travaillisme,  ou autres petites sucreries pour  édenter les peuples,  est en train de fondre. Les Éluminés  poursuivent,  en bon curés de société, leurs sermons sur les montagnes d’écrans plats. Fais ton devoir, petit citoyen! Fais-nous pousser une pomme de terre et on te refilera les épluchures! Donne-nous 60% de tes revenus et on te guidera. Tu es né pour les épluchures. Fais ton devoir! Ramasse tes petites ordures de plastique. Arrêter les fabricants de sacs de plastique? Non!Non!Non! Pas question.  Ce sont des emplois. Et on ne touche pas aux emplois. Sinon, vous allez crever de faim. Voulez-vous crever de faim? Voulez-vous ne pas avoir suffisamment d’argent pour courir les vendredis fous, vous attrouper aux ouvertures des magasins afin de grailler du désir les Smartphones auxquels vous êtes attelés? « Mangez de mon discours. Mangez-en tous, car ceci est mon cors. Je parle en pubs d’auto. Mais vous m’écoutez ».  Petits béni-oui-oui. Nourritures à Morlocks. Ainsi nous sommes dans l’inattention mièvre et assommante. « Haïssez-vous les uns les autres. Nous vendrons plus d’armes. » 

Jason

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© Gaëtan Pelletier

Le Dépotoirium, Chapitre 24  

Le Dépotoirium, Chapitre 23

Le Dépotoirium, Chapitre 22

Le Dépotoirium, Chapitre 21

Le Dépotoirium, Chapitre 20

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Le Dépotoirium, Chapitre 14

Le Dépotoirium, Chapitre 13

Le Dépotoirium, Chapitre 12

Le Dépotoirium, Chapitre 11 

Le Dépotoirium, Chapitre 10

Le Dépotoirium, Chapitre 9

Le Dépotoirium, Chapitre 8

Le Dépotoirium, Chapitre 7

Le Dépotoirium, Chapitre 6

Le Dépotoirium, Chapitre 5

Le Dépotoirium, Chapitre 4

Le Dépotoirium, Chapitre 3

Le Dépotoirium, Chapitre 2

Le Dépotoirium, Chapitre 1

 

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