Archives quotidiennes : 2-avril-2018

Bangalore ou l’art de s’empoisonner par la « réussite ».

Il « neige » sur Bangalore, mais d’un cocktail de produits chimiques qui met le feu au rivière. Certes la réussite économique de cette  Silicon Valley indien a rendu riches certains indiens,  mais a détruit l’environnement à un point que l’on ne trouve plus d’eau potable ni d’air respirable.  Et nous sommes la créature « la plus intelligente » de la planète… 

Deux grandes entreprises indiennes, Infosys et Wipro, ont été créées en 1980 et ont installé leur siège social dans les parcs technologiques de Bangalore. Infosys, le leader indien des prestations de service informatique, compte désormais plus de 155 000 salariés et un chiffre d’affaires annuel de 5,2 milliards de dollars. De son côté, Wipro emploie 135 000 salariés avec un chiffre d’affaires de 4,2 milliards de dollars. Avec Tata Consultancy, ces entreprises constituent les trois géants informatiques du pays. La région a pris de plus en plus d’importance et d’autres entreprises s’y sont progressivement établies.

C’est dans les années 1990 que tout s’accélère et que Bangalore s’inscrit dans une nouvelle dynamique. La première société occidentale à s’y installer en 1985 est Texas Instruments. Cette société a été rapidement rejointe par d’autres multinationales, comme Microsoft qui y a installé le Microsoft Technology Center (pôle de recherche et développement) depuis 2005. Désormais, on y trouve également les filiales locales de Google, Yahoo !, Amazon, Dell, IBM… Au total, Bangalore compte plus de 700 centres de recherche et développement. Source 

Que vaut tout ce développement si nous nous détruisons dans le même temps?

 

Gaëtan Pelletier

L’air usagé

Photo: Gaëtan Pelletier

Au temps des romains, l’air devait être un peu moins vicié. Et quand nous parlons d’air, il y a l’air du temps, les Trump ( trompette) et l’air social qui commence à nous tuer à petits vœux,  tellement il est difficile de respirer de l’âme aujourd’hui. On a tous nos attentes sans espoirs de voir un jour la vie rejoindre la Vie. La grandeur de ce que nous aurions pu être, devenir. Non. Nous nous éteignons comme une vieille chandelle rendue à bout de cire par un soir d’hiver, la flamme chancelante, valsant aux moindres petits coups d’ailes en provenance de l’autre bout du monde. Bref, il n’y a plus de « recoin » de Terre où nous cacher.

Il y a tellement d’humains sur Terre, de machines, d’autos, de pesticides, que nous respirons un air aussi vicieux qu’un politicien dont la moitié de ses mensonges sont faux. Il faut le dire et le redire.

Qu’est-ce que se réaliser quand toutes nos énergies sont dirigées vers la réalisation d’une machine à gober de l’argent, à bourrer des coffres-forts invisibles qui engrangent des octets d’avoir.

Comme le souligne Edgar Morin, nous avons besoin d’une poésie de la vie. Mais comment réaliser une poésie de la vie,  figés que nous sommes,  traumatisés à la fin d’une vie par un grand désespoir de voir l’écroulement de ce monde?

L’air vicié c’est également cette tuerie de la paix qui devrait nous être donnée après ces milliers d’années à se tenir debout, à tenter d’améliorer nos vies, à demeurer proche de la nature. L’air vicié c’est cette folie humaine que trop présente qui nous trahit. Trahis que nous sommes par les « dirigeants » représentant de commerce des INC à l’infini. Comme des 3.1416.

L’air vicié c’est également de voir chaque jour tous ces monstres qui détruisent la Vie pour leur maladie d’égocentrisme démesuré.

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Chanceux!

Un certain matin, cette semaine, je suis allé à vélo. Je pédale pendant une heure. Alors que je me suis assis pour une période de repos près de l’église, deux dames sont venues me parler. Elles m’ont dit bonjour et ont demandé mon nom. On a parlé du printemps, des fleurs à venir, de la chaleur. Mais il y en avait déjà en elles, des humains tout simples, tout beaux. Elles étaient la beauté.

C’est ça la poésie de la vie et l’air que nous respirons.

Les humains simples sont purs comme l’air que l’on respirait jadis.

Parfois ils passent, s’arrêtent. Ils sont réels, vivants, ne passent pas par un écran, ni ne sabotent le monde.

Demain, ou plus tard pendant la semaine, je reprendrai le vélo pour respirer.

Gaëtan Pelletier

2 avril 18