Archives quotidiennes : 23-mai-2017

Anticipation: Terrain à vendre

Terrain à vendre. 6X6 mètres. Possibilité de construction d’une tour-maison de 3X3 mètres. Situé loin d’une rivière. Avec vue sur le ciel. Place pour l’élevage d’une poule. Terrain de jeu avoisinant. Possibilité d’échanges verbaux avec les voisins une fois la semaine. Tondeuse à gazon non fournie. Petit élevage de fourmis en construction.

159,000$. Avec arbre nain inclus.( Érable, 1 mètre, production annuelle 50 ml de sirop).

Devenez propriétaire.

Mai 2040

Publicités

J’aurais des mots…

tumblr_mqdrbf4llf1rrs362o1_500

J’aurais des mots pour éteindre les peur des âmes
Des mots grêles, des mots doux, sans dieux
J’aurais des syllabes sifflées aux vents
Et des parfums de vols d’oiseaux  près des océans
 
Les paumes des mains des humains inhumains
Les paumes sont sèches, sableuses des guerres
Là où personne n’a de lendemain, ni de mains
À tuer comme on tue, à tuer plus qu’hier
 
Je n’ai que des mots, des franges de balbutiements
Comme un silence enfermé dans les bouches déchirées
Que veux-tu, petit homme? Que veux-tu vraiment?
Dans tes balles volantes, à broyer les enfants que tu sèmes?
 
 
Gaëtan Pelletier
25 août 2013

Les papillons MerKaBa

MerKaBa signifie l’esprit / corps entouré par contre-rotation des champs de lumière. Il fait partie de vous et peut être utilisé par vous, mais ce n’est pas vous. Il est en fait un véhicule léger ou votre vaisseau de lumière personnelle. Le champ Merkaba est utilisé pour la transition dimensionnelle, un véhicule pour le transport du corps / esprit d’un monde dans un tout autre monde. Il est le véhicule de l’Ascension activé par la respiration de l’esprit / corps. Il est conçu pour la transition à la lumière.
**************************************************
 
Un  soir je serai tes yeux
Et toutes les couleurs du monde
J’aurai ces  doigts à faire des toiles
Sur ta chair et ton âme, aiguiller nos voiles  
 
 
Un  soir tu seras mon regard
Je coucherai avec tes mains
Dormirai au creux de tes arts
Un  soir tu seras mon âme
Et nous sauront de nos lieds
Êtres  deux parfums soudés
Un champ sans fin, révélé
Que je saurai te montrer
 
 
Un jour aura fin du cauchemar  
De la chair, des retards
Je taillerai  des arcs-en-ciel
Pour une maison nous blottir
Que certains croient irréelles
Dans la frayeur du mourir   
 
Gaëtan Pelletier
Mars 2006

Avoir pignon sur cul

maison 1

L’avidité, c’est la pauvreté des riches. 

Jocelyn Beauregard

***

La crise économique de 2008 s’est transformée en « austérité ». C’est du langage orwellien pour qualifier ce qui perdure et ce qui ne reviendra pas.

Ce ne serait pas arrivé si l’avidité des « institutions bancaires » n’avaient pas copié le modèle américain, la grande arnaque du siècle. Les étasuniens puent du cerveau comme si on les avaient enfouie dans un tas de compost.

T’as besoin d’une pelle? Il y a 3 ou 4 circulaires des magasins à grande surface qui mitraillent leurs faux spéciaux de la semaine. On est des dindes farcies de produits divers qui durent le temps qu’ils veulent qu’ils durent.  Et pendant ce temps-là, les vieux se font « dépensionner », rasés de leurs avoirs et de leurs droits à une vieillesse par un couperet de cerveaux empaillés qui se passent les formules de la réussite entre eux. Copycat.

L’offre dépasse la demande. Mais surtout les besoins. Et l’on coupe… Alors, le carrousel économique, avec des méthodes filandreuses, avec leurs connaissances en fauteuil roulant, vous roulent  « until you die ». Jusqu’à la mort. En attendant les affamés – ou tentant d’en créer – du consumérisme attendent… encore plus de consumérisme. Petit bonheur frelaté…

Mais il faut bien offrir un prix « No-Bell », sans sonnette à imbécillité et à la décadence voulue de la vente des maisons. Car ce n’est plus le propriétaire qui fixe le prix, mais l’agent. De sorte que l’on peut vendre une niche à chien à 25,000$ avec un terrain pour caca – bientôt soumis aux « normes environnementales » à 15 mètres carré.

Bizarrement, la recette de la réussite est:  » Si l’on ne joint pas les deux bouts », il faut s’endetter.  Et l’on endette avec des moyens crasseux:

Quand ma belle-sœur est est décédée, la compagnie de téléphone a demandé à la famille de poursuivre le contrat lié à l’abonnement de la ligne téléphonique. Trois mois après le décès.

Elle ne m’a pas téléphoné pendant ces trois mois… Mais il a fallu avoir recours à des conseillers pour couper la ligne.

Toute une arnaque! Même mort, t’es endetté.

Le monde de la finance est si avide et retors qu’il endette les morts. Nous en sommes à « fabriquer de la richesse » avec les cadavres.

Beau monde!

Et les petits chevaux courent!

Et les petits chevaux courent!

En rond, en sautillant, étourdis.

Sans savoir la fête foraine des arnaqueurs affiliés, parfois élus, mimes de rien.

C’est quand même génial leur trouvaille pour nous flouer. Le prix des maisons est tellement élevé, l’espace si petit et coûteux, et la bouffe tellement grasse, qu’un jour c’est la maison qui viendra habiter notre arrière train.

tumblr_m4r9gnHK0W1r1in4vo1_1280

Gaëtan Pelletier

L’homme laxativé

« Sans les masses, le chef n’existe pas » Hanna Arendt

***

La purge 

« Les robots ne font pas de dépression… » 
La globalisation est en train de  purger les travailleurs par délocalisation et  robotisation. On ne sait plus quelle place peut avoir l’humain dans ce chavirement du monde du travail.  En gros,  c’est la production pour le produit le moins cher possible.  Alors, notre travailleurs  est de trop dans l’énorme engrenage de la globalisation: on dirait des Charlie Chaplin dans Les  temps modernes ,   , agrippés à une chaîne de montage, les yeux agrandis de peur de perdre leur boulot. Et cette peur  paralyse… Et nous voilà des paralysés devant l’énorme pouvoir invisible issue d’une lignée tricotée des banques et des affairistes libres de circulation. Les salaires rapetissent comme les miches de pain de 50 grammes par jour dans les camps de concentration.

À la recherche du bonheur perdu

« T’as de beaux gueux, tu sais… « 

Longtemps, je me suis levé de bonne heure… Pour aller rejoindre les usines prometteuses qui nous sortiraient de la misère des petits champs à défricher. Maintenant, le bonheur est ce qu’il vous reste après le passage des violeurs mondialistes. C’est-à-dire, à peu près rien. Il ne peut y avoir de liberté dans un peuple à l’état de survie. Et pourtant,  on vous dira que les temps sont durs, et qu’il est impossible de faire autrement.  Mais, il y a des médicaments pour les anxieux, un peu d’argent pour les démunis – ce qui sauve la face- , et, ma foi, des jobs dans les services.  Au Canada, et sans doute ailleurs, on s’appauvrit maintenant en travaillant.

Le totalitarisme « élégant » des gants blancs…

Mais les peuples marchent au pas de lois.  Et, comme disait, l’auteur québécois, Richard Desjardins: « On ne peut pas être hors-la-loi quand on est la loi ».

On ne purge plus comme au temps de Staline ou d’Hitler. On purge en décapitant des têtes qui ne sont plus dignes de vivre dans « leur monde ». Car le nôtre, maintenant, leur appartient. Par chance qu’on a des dettes pour se maquiller le rôle social!

C’est cela un esclave: il fait marcher le bateau, mais il n’est pas propriétaire du bateau . En plus, il n’a pas le droit de savoir où se dirige ce grand navire. Ceux qui ne rament pas sont jetés à l’amer. Au moins, les gueux sont mieux habillés… Il reste qu’ils sont en mode survie.

Quand un peuple doit lutter contre son « propre » gouvernement, c’est qu’il est lessivé sans qu’il ne s’en rende vraiment compte. Le « chef », c’est comme une pub pour les compagnies transnationales. Une pub emballée…

Le beau cadeau!

Gaëtan Pelletier