La planète des petits chaperons rouges

La plus ancienne version retranscrite et figée est celle de Charles Perrault, parue dans Histoires ou contes du temps passé, avec des moralités en 1697. Cette version sera plus malheureuse et moralisatrice que celles qui suivront. L’héroïne en est une jeune fille bien élevée, la plus jolie du village, qui court à sa perte en donnant au loup qu’elle rencontre dans la forêt les indications nécessaires pour trouver la maison de sa grand-mère. Le loup mange la vieille dame en se cachant des bûcherons qui travaillent dans la forêt voisine. Il tend ensuite un piège au Petit Chaperon rouge et finit par la manger. L’histoire en finit là, sur la victoire du loup. Pas de fin heureuse pour l’héroïne, la morale de Perrault est sans appel. Le Petit chaperon rouge

Le Petit Prince de Saint-Exupéry, c’est vraiment beau.
J’étais en train de fureter dans l’Histoire de la planète et de ses habitants… Elle se résume assez bien avec le Petit Chaperon rouge.
Il y a bien des petites filles, mais peu de loups. En plus, l’histoire varie de différentes versions.
La planète est comme une petite maison dans l’univers, et la petite fille est la richesse à gober.
Et tout le système est en fonction de la fabrication de loups pour avaler les petites filles.

On empoisonne nos aliments.
On coure après nous avec des cartes de crédit.
On nous ment à tous les coins de nouvelles.
On a des dirigeants qui sont comme des loups déguisés en épouvantails à jardins.
On a des banques ( des cochons tirelires) sans avoirs réels.
On nous a inventé des guerres. Le trafic d’armes est payant.
On plante de la dentelle dans toutes les lignes des journaux
On empoisonne nos aliments
On fomente des rebellions
On s’endort au volant
On concocte des médicaments pour les maladies crées par le grand épandage d’industries qui volent les travailleurs.
On investi en cachette dans les mines anti personnelles

C’est vrai qu’il était beau le livre de Saint-Exupéry.
Il disait « Dessine-moi un mouton ».
Et le diable est arrivé.
C’était une école… Une industrie.
L’invention de la chaîne.
Dessine-moi un mouton.
Maintenant, fabrique moi une machine à dessiner des moutons.

Et quand le mouton eut accès à la machine, il décida de remplir le monde de moutons. Restait plus qu’à lui faire pousser de la laine synthétique pour contenter les actionnaires des propriétaires des éleveurs de moutons.
Puis on inventa une  machine à raser les moutons.
Les affamés de la laine les tondaient si souvent qu’ils finirent par avoir des rougeurs à la peau.
Ce qui était une bonne chose, car il fallait inventer de la crème à mouton rougis en créant un savant laboratoire avec de savants moutons, et le ti casque de plastique, pour trouver la formule chimique pouvant éteindre la rougeur des moutons blancs.
Un autre arriva en disant :
«  Je peux faire pousser la laine deux fois plus vite »
Les actionnaires en firent sonner leurs bijoux. ( Merci John).
« Vrai? »
On créa un autre laboratoire pour faire pousser la laine plus vite.
C’était génial.
On créa une école de génies.
Les moutons, bien dociles, avaient besoin de la crème. On augmenta le prix de la crème de 10% pour satisfaire les actionnaires.
Le mouton était vraiment soulagé d’avoir la peau moins en feu.
Arriva un jour un mouton mal léché. Noir. Un « outsider ».
On le regarda avec une certaine envie de vomir.
Il fallut une étude de 625,242$ pour trouver une solution aux possibles moutons noirs qui possiblement déclencheraient une série de moutons noirs.
C’était la panique.
On créa un laboratoire qui envoya des spécialistes en Afrique pour étudier la Albinos africains. Sans se soucier d’eux, pauvres, on engagea une firme qui acheta des cordons ombilicaux à prix d’or : 2$.
On créa un autre laboratoire pour tenter d’implanter des cellules souches chez les moutons blancs… avant qu’ils ne deviennent noirs.
Un vaccin naquit : le M1MA ( Le mène 1 mène l’Autre).
Mais comme il fallait secouer l’économie, il arriva un incident fortuit : les moutons développèrent une maladie qui fit que leur laine poussait deux fois moins vite. Dans un rapport de 634 pages, une armée de savants en conclurent que la crème aidant à augmenter de vitesse la pousse de la laine contenait un agent qui en s’infiltrant dans la peau créait lentement une résistance.
On créa un laboratoire.
Les moutons poussèrent un soupir de soulagement.
Toutefois, il fallut augmenter les taxes sur la nourriture des moutons.
Comme disait le cégépien : la morale de cette histoire est que si on mélange deux contes ont finit par avoir trop de comptes. Et que si le loup finit par trouver la grand-mère et la manger, c’est que le petit chaperon rouge est peut être un agent infiltré de la CIA ou bien une simple nymphette à capuchon qui veut avoir l’héritage de la vieille et la prime qui va avec celle-ci.
Pour ce qui est du Petit Prince avec son « Dessine-moi un mouton », c’est qu’on a compris depuis longtemps avec Le Petit Chaperon rouge que pour ne pas pouvoir reconnaître le loup, il fallait diversifier son portefeuille d’investissements ( les poils et la figure) en éparpillant les traits d’un pays à l’autre et de compagnies à numéros.
Je laisse cette partie aux spécialistes en économie.
Si la grand-mère a été mangée, c’est qu’elle en savait trop de par son vécu  ou avait trop…
Il fallait éliminer une dépense.
Les jeunes moutons, mal pris, avaient bien de la misère à se nourrir, faisant face, parfois, aux caprices de dame nature.
Monsanto s’en occupa…
Depuis 100 ans, on bouffe des contes, on dessine des moutons, mais on est tous des petites filles qui vont à l’école pour apprendre comment fabriquer des laboratoires.
Un mouton blessé, c’est à pleurer…
Alors, chacun est un petit ONG missionnaire qui s’acharne à sauver des moutons.
C’est triste à mourir.
Personne n’enseigne l’histoire des moutons.
Alors, le soir, quand les lumières sont toutes allumées, que la télé hurle, on écrase son tout petit dans sa couchette et on tente d’en faire quelqu’un de bien.
On lui raconte l’histoire du Petit Prince.
« Dessine-moi un mouton »
Il prend son ordi…

gp

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