Archives mensuelles : février 2016

La nourriture du vent

L’été souffle ses lumières
Dans les pupilles
Après les hivers
Et je bois des yeux,  tout  ébahi
Les grandes coulées chaudes de la Vie
 
Les fleurs attendent les abeilles
De leurs robes-peinturlures
Des diamants de parfums
Habillent les champs
Tout va au vent!
Tout va au vent !
 
À la percée des matins roses
L’ariette des oiseaux  
Défait lentement
Le silence du noir
 
C’est une lueur qui message
Un jour au soleil
Tout va au vent!
Tout va au vent!
Porter de mains délicates
Le coffre des beautés
Tout va au vent!
Tout va au vent!
Que nous sommes
Pendant que resteront
Les souffles que nous laisseront  
En partant
Comme pour nourrir le vent…
 
Gaëtan Pelletier
14 juin, 2012
 

Le squelette des révoltés

squelettes

« Je me révolte, donc nous sommes ».

Albert Camus 

************************************************

Mourir, c’est continuer de vivre enchères (1) et en os:  c’est cesser de se révolter.  On a la petite crise à 16 ans, on rue dans les brancards, on chiale contre « le monde », les bourgeois, l’incendie du Reichstag, l’école, l’acné, les parents « has-been », etc. On pense que ça n’aura plus de fin. L’ado-désespérados. C’est vivace au point de croire que l’enfer est dans une couette mal placée.

Et puis, plouf! On va  à la « university » se pêcher de la diplomation, sceau d’État, tampon à marquer les bêtes dans la catégorie « intelligent ». So sot!… So insipidius!

La révolte c’est comme les comètes,  les jours, les chansons des Beatles, et les bleuets: ça passe trop vite. C’est crevant la révolte!  On se fatigue à lutter  … Vaut mieux se tapir et se faire tricoter de la laine sur le dos. Agneau d’État. Ils ont troqué leur chapelet, leur petite religion du dimanche,  pour la grande mission des « pays ». MON PAYS. C’est toujours, MON PAYS. Le pays, c’est une feinte des grandes corporations . Le « tissus social » est maintenant celui d’un SDF mondial.   Une gilet troué comme le jeans du chanteur  Kurt Cobin.

L’humain respire trop d’air… Et de compensations nébuleuses. Alors, à gober de l’air, on ballonne. Un citoyen pressé compressé. Parfait pour faire rouler la machine à raser pour tout rassembler dans des paradis fiscaux, globaliser, et frimer.

Le conformiste  est rentré dans son trou pour hiberner avant d’aller se refaire coffrer entre quelques planches de sapins (2) récupérés à Noël. Être vert, aujourd’hui, c’est aussi se moucher dans le coude . C’est « intégré »… Le conformiste  ramasse les languettes des canettes de cola pour en faire des fauteuils roulant.  Lavons nos cure-dents! Nous allons sauver le monde! (3) Comme si notre charpentier, copier-coller Goebbels nous avait « subliminé » pour la vie.

Il n’y a pas que les arbres qui partent, rasés, entraînant dans leur chute mortelle tout le secret de la Vie qui nous est cachée.

C’est là, quand on ouvre bien les yeux, que l’on voit les gens tels qu’ils sont:

passés au rayon X. Le vote… Cet outil dépassé de la fermentée démocratie.

Gaëtan Pelletier

Médit-on

consumérisme

Un envoi de Claude.

Merci

L’Allemagne sous les bombes 1940-1945

Un livre à lire et à délires. J’en ai lu une partie et j’en ai encore un bon mal de cœur. En même temps, bien des équipages de bombardiers des forces alliés ont perdu la vie pour pratiquement rien. La solution est venue des bombardements des terrains d’aviation de la Luftwaffe . Le reste est cruauté et barbarie ajoutée. Gaëtan Pelletier 

L’Allemagne sous les bombes 1940-1945

Jörg Friedrich, L’incendie, L’Allemagne sous les bombes 1940-1945, Éditions de Fallois, Paris, 2004 (édition originale en allemand, 2002).
       En se livrant à une étude objective et méthodique de la stratégie de bombardement systématique et massif sur les cités allemandes par les Alliés, et principalement par l’Angleterre dès 1940, cet historien a déclenché au-delà d’une inévitable polémique, l’intérêt passionné de dizaines de milliers de lecteurs Outre-Rhin sur un aspect essentiel et longtemps soigneusement occulté de la carbonisation programmée de la plupart des villes allemandes et des indicibles souffrances endurées par les survivants de 1942 à 1945. La description précise et sans emphase de la froide détermination des autorités britanniques, en particulier de Churchill et de l’Air Chief  Marshall, Arthur Harris, (surnommé bomber Harris, personnage haï des Allemands qui se sont opposés à l’érection d’une statue en son honneur à Londres, voici quelques années) et des conséquences résultant de leur stratégie anti-cités, éclaire sans fard la plus grande catastrophe subie par l’Allemagne depuis trois siècles.
       « L’incendie » est celui que les bombardiers alliés déclenchèrent par l’usage de bombes incendiaires conçues pour faire plus de dégâts et de victimes que les bombes classiques et pour frapper prioritairement les civils. Longtemps, nous supposions que les cibles des bombardements alliés visaient surtout des objectifs militaires et industriels. On sait aujourd’hui que cette croyance était fausse. La démonstration par l’auteur de la mise en oeuvre d’une stratégie de destruction massive de mille villes allemandes, assumée sans états d’âmes, est magistralement faite.
L’intention des Alliés est notamment explicitée dans la directive adressée par Churchill au Bomber Command le 14 février 1942 qui énonce : « Il a été décidé que le principal objectif de votre opération sera désormais axé sur le moral de la population civile ennemie … il est clair que les cibles doivent être les zones d’habitation et non, par exemple des chantiers navals ou les industries d’aviation. ». C’est ainsi qu’avec ses conseillers techniques, le Premier Ministre britannique inventèrent en toute conscience le « moral bombing » destiné à saper la confiance des travailleurs et du peuple allemand en leur Etat, mais aussi à les punir de leur soutien objectif et de leur caution au régime.
Pour parvenir à leurs fins, les ingénieurs du feu anglais et leur industrie mirent au point des méthodes toujours mieux élaborées s’appuyant sur la combinaison de bombes explosives, les ‘blockbusters’ destinées notamment à éventrer les canalisations d’eau, des bombes et bâtons électro-thermiques incendiaires, du bombardier lourd et des escadrilles d’éclaireurs (pathfinders, chargés d’illuminer le secteur à détruire). Les appareils volant de nuit, en haute altitude et ne disposant pas encore de système de radio-navigation, les erreurs de secteurs, voire de villes étaient fréquentes (les fleuves et les cathédrales servant souvent de seuls  repères). Les plans d’une destruction complète de l’Allemagne par l’inondation (destruction des barrages) puis par le feu, exprimés en termes bibliques de vengeance divine furent appliqués. Les militaires et les scientifiques avaient compris qu’il était plus facile d’incendier une ville que de la faire sauter, mais qu’il fallait mélanger produits explosifs et incendiaires pour obtenir une immense boule de feu, laquelle, les vents et la configuration des lieux aidant, se propageait toute seule, des jours durant.  L’Allemagne échappa de peu à la guerre bactériologique envisagée avec du charbon américain. Il s’agissait bien de terroriser la population allemande en portant les bombardements de zone au coeur même des vieilles cités et des faubourgs ouvriers.
Le 30 mai 1942, la Royal Air Force conduit son premier raid de très grande ampleur avec le bombardement de Cologne par 1000 appareils, chiffre jamais atteint jusqu’à là et de nature à provoquer par lui-même l’effroi. Les attaques provoquaient de gigantesques incendies qui portaient la température à plus de 1000 degrés, engendrant des vents de 250 km/heure. Les raids sur Hambourg en juillet 1943 firent plus de 50 000 morts, celui de Berlin pour la seule nuit du 3 février 1945, 25 000 morts. Le bombardement sur Dresde, onze jours plus tard, tuèrent entre 45 000 et 200 000 personnes selon les estimations. On y dressa avec des poutrelles de fer d’immenses bûchers pour incinérer par paquets de 500, les corps en surnombre. Peu connu, le bombardement de la ville moyenne de Pforzheim fit périr 20 000 habitants sur un total de 60 000, soit un sur trois, pourcentage deux fois plus élevé qu’à Nagasaki. Bientôt, les cercueils faisant défaut, les victimes des bombardements étaient simplement mises dans des sacs en papier et enterrées dans des fosses communes.
Lorsque les États-Unis lancèrent leur aviation à l’assaut de l’Allemagne en 1943, ils refusèrent tout d’abord d’adopter la doctrine britannique. Pour des raisons tout à la fois de prestige et d’efficacité militaire, ils préférèrent s’en prendre de jour à des objectifs militaires et industriels. Mais en 1944, ils se rallièrent à la doctrine anglaise et participèrent avec les Britanniques aux opérations les plus dantesques. Lors de la marche vers le Rhin, la politique de bombardement massif des Alliés s’appliquera avec toute la force de l’industrie américaine, qui ravagea la Normandie ( destruction complète du Havre et de Caen), une partie de l’Italie (Monte Cassino), puis la vallée du Rhin, avant d’être abandonnée pour ne pas frapper les troupes alliées elles-mêmes qui manoeuvraient sur un territoire complètement dévasté.
Quand elles ne tuaient pas, les bombes occasionnaient chez les civils un traumatisme et une angoisse permanente, en particulier pour les enfants. Les victimes étaient brûlées mais le plus souvent gazées dans les bunkers, les caves ou autres abris de fortune, la mort étant provoquée par l’élévation subite de la température, l’effet de souffle et les gaz incendiaires. Près de 700 000 civils trouvèrent ainsi une mort épouvantable, dont 76 000 enfants. A ces drames s’ajoutent la destruction irrémédiable d’un patrimoine historique d’une incommensurable richesse (maison de Goethe à Francfort, celle de Beethoven à Bonn…les cathédrales, les musées, les innombrables cités d’architectures médiévales. La ville hanséatique de Lübeck disparue en l’espace d’une nuit…les bibliothèques connurent le plus grand autodafé de l’histoire.).
En dépit des énormes moyens mis en oeuvre (40%des bombes lancées sur l’Allemagne ont été destinées aux seules villes), cette stratégie fut un échec. Car si le pays et ses villes multiséculaires furent détruites, le moral de ses habitants ne fut pas véritablement atteint. Non seulement la population ne s’est pas révoltée contrairement à ce qu’espéraient les tenants du bombardement de zones, mais au contraire, les destructions épouvantables ont galvanisées les énergies dans la capacité à les endurer et à résister aux raids. Les faits prouvèrent l’inutilité de cette stratégie qui ne parvint pas à mettre la population à genoux et qui ne détruisit pas pour autant le potentiel industriel puisque la production d’armes étaient la plus élevée jusqu’à la veille de la débâcle. Pourtant, ce fut durant les tous derniers mois du conflit, en 1945, que les frappes aériennes ont été les plus massives, alors même que l’issue de la guerre ne faisait plus de doute. La guerre sur deux fronts prenant en tenaille les armées du Reich, l’épuisement des troupes face aux formidables effectifs soviétiques, l’entrée en guerre de l’industrie américaine, firent bien plus pour la victoire alliée.
Dans l’entre-deux-guerres, un enseignement de la Royal Air Force, considérant la stratégie anti-cité concluait que ce type d’action est : « moralement indéfendable, politiquement inutile et militairement inefficace ». Pourtant, de 1942 à 1945, le Bomber Command britannique et la 8éme US Air Force réduisirent en cendres la plupart des villes allemandes, dont beaucoup dataient du Moyen-âge. L’Air Chief Marshall Harris avait déclaré: « Notre but est la destruction des villes allemandes, le massacre des ouvriers allemands et l’interruption d’une vie communautaire civilisée dans toute l’Allemagne ». Churchill était il un ‘criminel de guerre’ ? Le sens critique oblige à dire que l’argumentation des autorités britanniques visant à gagner le conflit en pratiquant une politique de terreur destinée à briser le moral de la population civile est exactement celle des « terroristes » de tous les temps, quand ils tiennent les civils pour la partie cachée mais consentante d’un dispositif de guerre.
        Le bombardement des villes allemandes durant la seconde guerre mondiale est un fait majeur de l’histoire. Ce fut la plus grande catastrophe qu’ait connue ce pays depuis la guerre de Trente Ans.
   Jean-Marie Cojannot http://esprit-europeen.fr

Photos de la Russie

 

Étonnamment belles images provenant de différentes parties de la Russie (40 photos)

 

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Étonnamment belles images provenant de différentes parties de la Russie (40 photos)

 

Le génocide planétaire

Les raisons de la colère 2

Alors des hommes armés de lances d’arrosage aspergent de pétrole les tas d’oranges, et ces hommes sont furieux d’avoir à commettre ce crime et leur colère se tourne contre les gens qui sont venus pour ramasser les oranges. Un million d’affamés ont besoin de fruits, et on arrose de pétrole les montagnes dorées.

Et l’odeur de pourriture envahit la contrée. ( Les raisins de la colère, John Steinbeck) 

**********

L’économie mondialiste avec ses entrelacs incompréhensibles est en train de détruire en un génocide planétaire l’humanité entière, y compris la race dite supérieure humaine.

La Terre apparaîtra comme un nouveau Auschwitz avec ses cadavres bien astiqués mais pauvres. Car ce nouveau génocide n’est plus celui de la destruction des corps par la guerre mais celle de la destruction et de la famine lente par la prise de TOUT  ce qui existe pour nourrir l’homme.L’âme y comprit…  Et ce qui existe pour nourrir l’homme comprend également la vie simple des gens venus sur Terre pour cueillir la vie d’un main invisible que certains nomment dieu. Mais cette culture des dieux et les déformations des messages ont fait en sorte qu’il y a dissension.

Pendant que les dirigeants multiplient les guerres et massacrent les gens simples, la vie économique des meneurs invisibles, des possesseurs-assassins, est en train d’affamer les corps et d’arracher à ceux-ci tous les plaisirs d’une vie sur Terre. Les profits des entreprises inhumaines sont pour le profit et la destruction d’une grande partie de la race humaine. Non plus en forme d’explosion mais d’implosion. L’humain est détruit, saccagé, brûlé de l’intérieur. Les ravages psychologiques des armes cachées économiques sont imprévisibles, nombreuses. Les États n’en viennent pas à bout et même les nourrissent.

Le capitalisme ,  ni même les autres formes de gouvernances économiques, de dites tendances sociales ,  sont devenues des armes risibles et inadéquates. On se meurt à les nourrir. L’argent est le sucre des prédateurs économiques comme c’est le cas des diabétiques, est sans limite. La bête est sans pitié. « Ils ont les montres, nous avons le temps ». Maintenant nous n’avons plus rien. Notre temps terrestre est compté en heures de travail qui est une richesse jamais retournée aux travailleurs.  Dans ce monde, on ne travaille plus pour quelqu’un, on travaille pour quelque chose. Et ce quelque chose est une putrescence.

Ils se battent pour des capitaux et nous sommes pris entre deux feux. C’est là la plus énorme déviation du capitalisme « moderne »: brûler le travailleur qui n’est plus un humain mais un robot qui attend l’autre robot qui fera de lui une « matière première » qui ne sera plus nécessaire.

Les guerres tuent.

L’économie tue.

Les compagnies tuent.

La politique tue.

Si rien de si « géant » ne peut nous faire vivre, qu’avons nous donc construit autre qu’un charnier monstrueux avec pelle fournie?  Une étrange et lente marche vers la démence ultime. À côté des génocides oubliés du 20 e siècle, ce sera celui-là invisible mais bien plus meurtrier: Il détruit l’environnement par empoissonnement, et nous enchaîne à un seul mode de vie que l’on nomme liberté.

Les singes manipulés diront: Liberté, égalité, fraternité. Il est un art de consoler les esclaves et les démunis de façon à leur faire croire que les richesses de la Terre appartiennent à tout le monde. Étant nés égaux… Mais voilà que la recette est de devenir quelqu’un en tuant un peu tout le monde.

Gaëtan Pelletier

Février 2016

Le second ventre

01

 

C’est un bébé qui date d’à peine six heures…  Me voilà grand-papa pour la deuxième fois. Je suis totalement « imbibé » de la Vie. La Vie! La Vie que l’on nomme parfois Dieu et à laquelle de par sa puissance, je n’ose même pas donner de nom.

C’est un événement personnel et à la  fois pas… Car je ne peux voir la Vie, de tout ce par ce que j’ai vécu, vu, entendu, subi d’humiliation de par les gens qui ne voient que des chiffres, des réussites, des affiliations à « L’ÉTAT, cet autre ventre de la Vie.

Je le disais quelque part: si nous pouvions voir la Terre comme une ruche de lumière, cens « gens » qui entrent et qui sortent « d’ici », nous pourrions voir vraiment la nature de ce mystère que certains pensent avoir résolu. Mais il ne l’est pas et ne le sera jamais…

Ce qui m’étonne, c’est toute la vie d’après, le « formatage » des nouveaux-nés qui ont un second ventre: l’éducation ou la déséducation.

Qui donc est bon ou devient bon? Qui donc est méchant?

Car dans cette période bien étrange et « austère » des vols permissifs et accordés des grands de ce monde, y compris les institutions de plus en plus déshumanisées, sans parler des guerres, vivre est un défi.  Rester intact au mystère et à sa beauté… Un défi.

Il l’a toujours été devant la matière brute de la nature, mais la sauvagerie « moderne » a créée une jungle encore plus horrible que celle dans laquelle vivaient nos ancêtres … poilus. Car cette jungle a été sciemment et méchamment tressée par des humains transformés en robots-penseurs, cervicaux, délirants, totalement ignorants de la Vie.

C’est ainsi qu’a surgie une idée étrange et pas à la fois: si les méchants mènent le monde, peuvent tuer ceux-là même que la Vie leur a donné, le monde se divisera toujours en deux… Dieu et Diable.  Mais avec le progrès, ce monde falsifié, malbâti, est la somme des des connaissances trafiquées, enseignées, martelées, finit parfois par diviser les gens davantage. La petite soudure de lumière à la naissance risque de s’éteindre et de se transformer en noirceur…

***

Nous avons peine à trouver un dénominateur commun: les chiffres finissent par tuer. C’est la malbouffe de l’intellect… Les chiffres, les analyses, la division temporelle.

Si la vie que nous vivons, après des milliers d’années de progrès est si difficile et si peu égale,  que nous avons les moyens de faire encore crever ses habitants de faim, c’est que les bons ont compris qu’on  ne tue pas. Même pas par « mission »…  On ne tue pas par  privation. On ne tue pas par ignorance de ce qu’est la compassion. On tue par calculs… On inculque la haine alors que personne n’est né de par la haine. Nous sommes tous nés de l’amour…

Étonnamment, ce sont les enfants qui souffrent le plus des adultes « transformés » en savants. En savant qui créent trop  souvent des Frank-Einstein…  Faut-il savoir des savoirs pour vivre en paix? Je ne pense pas… Il faut seulement s’étonner et regarder le grand mystère. Il faut également comprendre que l’on divise les Humains en catégories sans saisir l’entièreté et à la fois la simplicité de la Vie. Elle est Vie, c’est tout… Elle n’est pas religion et foi… Elle est si simplement qu’elle est: point.

En la divisant nous nous divisons. En nous taisant, nous laissons notre belle capacité d’émotion se terrer, s’éteindre, se  camoufler. Alors que nous devrions la cultiver… Mais nous laissons à une « organisation » le jugement de la bien cultiver.

Nous naissons plissés et nous mourrons  plissés.

Nous naissons dans la joie et l’énergie et nous mourrons dans la peur et la faiblesse. Comme s’il y avait une différence…  S’il en est une, nous avons grande difficulté à l’accepter. Parce qu’on juge inutile de nous l’enseigner. Alors, la plus grande servitude est d’être ignorant de la vie et de la mort.

C’est ainsi, que de notre ignorance, le second ventre des sociétés,  fait de chacun d’entre nous, ou veut faire, le monstre calculateur que les bons n’oseront tuer et que les ignorants y trouveront une religion de quelques années dans l’éternité…

Nous naissons tous deux fois… C’est la seconde fois qui est de trop si on choisit un ventre plus gros que celui d’une mère.

Gaëtan Pelletier

7 novembre 2014

Merci à Lexandra et à Manuel.  Ce ne sont pas que mes enfants mais les enfants de tout cet univers étrange, mais si beau en émotions…

Il n’y aura jamais de calculs pour l’amour…