Archives quotidiennes : 11-février-2016

Le génocide planétaire

Les raisons de la colère 2

Alors des hommes armés de lances d’arrosage aspergent de pétrole les tas d’oranges, et ces hommes sont furieux d’avoir à commettre ce crime et leur colère se tourne contre les gens qui sont venus pour ramasser les oranges. Un million d’affamés ont besoin de fruits, et on arrose de pétrole les montagnes dorées.

Et l’odeur de pourriture envahit la contrée. ( Les raisins de la colère, John Steinbeck) 

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L’économie mondialiste avec ses entrelacs incompréhensibles est en train de détruire en un génocide planétaire l’humanité entière, y compris la race dite supérieure humaine.

La Terre apparaîtra comme un nouveau Auschwitz avec ses cadavres bien astiqués mais pauvres. Car ce nouveau génocide n’est plus celui de la destruction des corps par la guerre mais celle de la destruction et de la famine lente par la prise de TOUT  ce qui existe pour nourrir l’homme.L’âme y comprit…  Et ce qui existe pour nourrir l’homme comprend également la vie simple des gens venus sur Terre pour cueillir la vie d’un main invisible que certains nomment dieu. Mais cette culture des dieux et les déformations des messages ont fait en sorte qu’il y a dissension.

Pendant que les dirigeants multiplient les guerres et massacrent les gens simples, la vie économique des meneurs invisibles, des possesseurs-assassins, est en train d’affamer les corps et d’arracher à ceux-ci tous les plaisirs d’une vie sur Terre. Les profits des entreprises inhumaines sont pour le profit et la destruction d’une grande partie de la race humaine. Non plus en forme d’explosion mais d’implosion. L’humain est détruit, saccagé, brûlé de l’intérieur. Les ravages psychologiques des armes cachées économiques sont imprévisibles, nombreuses. Les États n’en viennent pas à bout et même les nourrissent.

Le capitalisme ,  ni même les autres formes de gouvernances économiques, de dites tendances sociales ,  sont devenues des armes risibles et inadéquates. On se meurt à les nourrir. L’argent est le sucre des prédateurs économiques comme c’est le cas des diabétiques, est sans limite. La bête est sans pitié. « Ils ont les montres, nous avons le temps ». Maintenant nous n’avons plus rien. Notre temps terrestre est compté en heures de travail qui est une richesse jamais retournée aux travailleurs.  Dans ce monde, on ne travaille plus pour quelqu’un, on travaille pour quelque chose. Et ce quelque chose est une putrescence.

Ils se battent pour des capitaux et nous sommes pris entre deux feux. C’est là la plus énorme déviation du capitalisme « moderne »: brûler le travailleur qui n’est plus un humain mais un robot qui attend l’autre robot qui fera de lui une « matière première » qui ne sera plus nécessaire.

Les guerres tuent.

L’économie tue.

Les compagnies tuent.

La politique tue.

Si rien de si « géant » ne peut nous faire vivre, qu’avons nous donc construit autre qu’un charnier monstrueux avec pelle fournie?  Une étrange et lente marche vers la démence ultime. À côté des génocides oubliés du 20 e siècle, ce sera celui-là invisible mais bien plus meurtrier: Il détruit l’environnement par empoissonnement, et nous enchaîne à un seul mode de vie que l’on nomme liberté.

Les singes manipulés diront: Liberté, égalité, fraternité. Il est un art de consoler les esclaves et les démunis de façon à leur faire croire que les richesses de la Terre appartiennent à tout le monde. Étant nés égaux… Mais voilà que la recette est de devenir quelqu’un en tuant un peu tout le monde.

Gaëtan Pelletier

Février 2016

Le second ventre

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C’est un bébé qui date d’à peine six heures…  Me voilà grand-papa pour la deuxième fois. Je suis totalement « imbibé » de la Vie. La Vie! La Vie que l’on nomme parfois Dieu et à laquelle de par sa puissance, je n’ose même pas donner de nom.

C’est un événement personnel et à la  fois pas… Car je ne peux voir la Vie, de tout ce par ce que j’ai vécu, vu, entendu, subi d’humiliation de par les gens qui ne voient que des chiffres, des réussites, des affiliations à « L’ÉTAT, cet autre ventre de la Vie.

Je le disais quelque part: si nous pouvions voir la Terre comme une ruche de lumière, cens « gens » qui entrent et qui sortent « d’ici », nous pourrions voir vraiment la nature de ce mystère que certains pensent avoir résolu. Mais il ne l’est pas et ne le sera jamais…

Ce qui m’étonne, c’est toute la vie d’après, le « formatage » des nouveaux-nés qui ont un second ventre: l’éducation ou la déséducation.

Qui donc est bon ou devient bon? Qui donc est méchant?

Car dans cette période bien étrange et « austère » des vols permissifs et accordés des grands de ce monde, y compris les institutions de plus en plus déshumanisées, sans parler des guerres, vivre est un défi.  Rester intact au mystère et à sa beauté… Un défi.

Il l’a toujours été devant la matière brute de la nature, mais la sauvagerie « moderne » a créée une jungle encore plus horrible que celle dans laquelle vivaient nos ancêtres … poilus. Car cette jungle a été sciemment et méchamment tressée par des humains transformés en robots-penseurs, cervicaux, délirants, totalement ignorants de la Vie.

C’est ainsi qu’a surgie une idée étrange et pas à la fois: si les méchants mènent le monde, peuvent tuer ceux-là même que la Vie leur a donné, le monde se divisera toujours en deux… Dieu et Diable.  Mais avec le progrès, ce monde falsifié, malbâti, est la somme des des connaissances trafiquées, enseignées, martelées, finit parfois par diviser les gens davantage. La petite soudure de lumière à la naissance risque de s’éteindre et de se transformer en noirceur…

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Nous avons peine à trouver un dénominateur commun: les chiffres finissent par tuer. C’est la malbouffe de l’intellect… Les chiffres, les analyses, la division temporelle.

Si la vie que nous vivons, après des milliers d’années de progrès est si difficile et si peu égale,  que nous avons les moyens de faire encore crever ses habitants de faim, c’est que les bons ont compris qu’on  ne tue pas. Même pas par « mission »…  On ne tue pas par  privation. On ne tue pas par ignorance de ce qu’est la compassion. On tue par calculs… On inculque la haine alors que personne n’est né de par la haine. Nous sommes tous nés de l’amour…

Étonnamment, ce sont les enfants qui souffrent le plus des adultes « transformés » en savants. En savant qui créent trop  souvent des Frank-Einstein…  Faut-il savoir des savoirs pour vivre en paix? Je ne pense pas… Il faut seulement s’étonner et regarder le grand mystère. Il faut également comprendre que l’on divise les Humains en catégories sans saisir l’entièreté et à la fois la simplicité de la Vie. Elle est Vie, c’est tout… Elle n’est pas religion et foi… Elle est si simplement qu’elle est: point.

En la divisant nous nous divisons. En nous taisant, nous laissons notre belle capacité d’émotion se terrer, s’éteindre, se  camoufler. Alors que nous devrions la cultiver… Mais nous laissons à une « organisation » le jugement de la bien cultiver.

Nous naissons plissés et nous mourrons  plissés.

Nous naissons dans la joie et l’énergie et nous mourrons dans la peur et la faiblesse. Comme s’il y avait une différence…  S’il en est une, nous avons grande difficulté à l’accepter. Parce qu’on juge inutile de nous l’enseigner. Alors, la plus grande servitude est d’être ignorant de la vie et de la mort.

C’est ainsi, que de notre ignorance, le second ventre des sociétés,  fait de chacun d’entre nous, ou veut faire, le monstre calculateur que les bons n’oseront tuer et que les ignorants y trouveront une religion de quelques années dans l’éternité…

Nous naissons tous deux fois… C’est la seconde fois qui est de trop si on choisit un ventre plus gros que celui d’une mère.

Gaëtan Pelletier

7 novembre 2014

Merci à Lexandra et à Manuel.  Ce ne sont pas que mes enfants mais les enfants de tout cet univers étrange, mais si beau en émotions…

Il n’y aura jamais de calculs pour l’amour…