Le Terminator portatif

 

Terminator 1

L’homme risque donc d’ajouter son nom à la liste des exécutions «ratées» depuis janvier 2014, où figurent Dennis McGuire, décédé dans l’Ohio après 25 longues minutes qui l’ont vu suffoquer, Clayton Lockett, qui a succombé dans l’Oklahoma au bout de 43 minutes de râles et convulsions, ou Joseph Wood, dont l’agonie a duré deux heures en Arizona. Cyberpress

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– Monsieur le chimiste! Le condamné ne meure pas… Il se tord de douleurs.            – Injectez-lui du lave-glace en intraveineuse. Ils sont à 2.29$ du gallon chez Walmart.                  

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Tuer « vert »

Aux États-Unis on bannit les peines « cruelles ou inhabituelles ». C’est inscrit dans la constitution… On considère qu’il y a une « façon » de tuer qui est seyante et … catholique. Au sens moral du terme. Ou « protestante », c’est selon la croyance de chacun. Pourtant, cette « nation » a dû saigner tant d’humains que le Grand Canyon est une sorte de calice encore trop petit pour être un contenant approprié. On cultive les armes mieux que la laitue Iceberg de la Californie…. Je suppose qu’il y a un nouveau concept du barbarisme rose: tuer vert.

On ne comprend pas vraiment comment le simple geste de « finir » les jours d’un condamné dans un format « acceptable » ne soit pas disponible.   Bombarder la prison feraient trop de dommages collatéraux.  Et ça détruirait les infrastructures… Mais ça permettrait d’en fabriquer d’autres, donc de créer de l’emploi.

Noyer le poison 

La « recette » des produits serait secrète… Mais qui en voudrait quand on constate  les résultats? Aussi bien la mettre à jour comme celle du Cola et que chacun participe  enfin la recette idéale de par ses idées.  On va jusqu’à affirmer que les États-Unis font affaire avec des firmes « douteuses » qui fournissent des « poisons inadéquats ». Au point où certains États se sont tourné, en catimini, vers l’Inde, pour le thiopental   (1) ,  un barbiturique.

Le peloton d’exécution 

Eh! Oui. On songe à revenir à une ancienne méthode: le peloton d’exécution.  On en est à ce point… Pour rendre la chose moins cruelle pour les tireurs, il suffirait d’utiliser la méthode Colin-Maillard

Le chasseur a les yeux bandés et les chassés tournent autour de lui (sans trop s’éloigner) en évitant de se faire toucher. Si le chasseur réussit à toucher un autre joueur, celui-ci s’immobilise et laisse le chasseur lui toucher le visage.

Nul besoin d’aller dans la dentelle: deux  condamnés sont réunis dans un couloir, les yeux bandés, avec deux fausses mitraillettes qui sont en réalité des lance-grenade ou pièce d’artillerie avenante. Je ne suis pas spécialiste, mais les américains, eux, le sont.  Comme dans les guerres, il n’y a pas de gagnants… Sauf les concepteurs et vendeurs d’armes. Puis ils se livrent à un duel qui dure une seconde fractionnée. Mourir, c’est partir un peu… 3, 2, 1, 0.

Terminator: la solution finale 

Le moyen le plus simple serait de créer un robot-bourreau, entièrement  automatisé, qui endormirait le patient comme dans les hôpitaux ( ils ratent rarement leur coup), et qu’ensuite une arme de gros calibre  déclenchée par programmation achèverait  le condamné en un éclair et  sans douleur.

La toilette à chasse d’haut

Est-on obligé d’avertir le condamné qu’il va mourir? Ça ajoute à ses souffrances. Une autre méthode perspicace et digne des américains pourrait convenir : la toilette à chasse d’haut.  Le condamné est d’abord récompensé de 6 bières pour avoir fait une bonne action. Normalement, sa vessie lui lancerait un message: pipi. Alors, on le dirigerait vers les toilettes et une fois assis sur le bol, après quelques minutes, soulagé, il actionnerait la chasse d’eau. Boum! Directo paradiso. C’était une toilette E.I. La toilette automatisée n’est en fait qu’un cercueil en faux murs de béton. Une machine l’écrabouille en forme de cercueil et notre condamné est amené là-haut en douceur. Et sous terre par un autre procédé automatisé. Mieux encore, le tout serait programmé par un ordinateur qui choisirait le moment selon des critères de hasards. L’ordinateur pourrait avoir le choix entre le degré Celsius du jour, la nouvelle du jour,  ou les chiffres de la loto.

Nos vies, nos robots  

La  robotisation et  de l’avoir  invisible  finiront  par avoir raison de la race humaine. Cette robotisation est construite par les humains obligés de se livrer  à un nouveau et seul métier: putain des affairistes qui peuvent maintenant aller n’importe où, là où la main-d’oeuvre est la moins chère, empocher les capitaux et thésauriser le tout dans des paradis fiscaux

Le chômage, c’est un bouton d’acné à comparer à ce qui s’en vient.   Nous sommes sans doute tous condamné à mourir. Et bientôt, « dans l’indignité ». Pauvres sur un matelas de pilules. Qui sait, peut-être qu’un jour on aura son petit Terminator portatif avec, bien sûr, une licence ( et très coûteuse)   pour soulager le malade que nous seront,  en phase terminale. Pour l’heure, nous sommes les soumis suintant, apeurés et inquiets. Le « monde  » ne va pas bien, il faut se droguer à la nouvelle religion de la performance pour « sauver notre pays ».  Pour, en fin de compte, ne sauver que ces machines à fabriquer de la richesse selon la formule consacrée. Renflouons les banques qui nous coulent. Nous voilà missionnaires et bouche-trous des lacunes du système financier.

Morlocks à venir…

Morlocks

Les Morlocks, sortes de singes blancs aux yeux rouges ne supportant plus la lumière à force de vivre dans l’obscurité. La nuit, ils vont et viennent à la surface en remontant par les puits, pour kidnapper des Éloïs dont ils se nourrissent, devenus ainsi leur bétail à leur insu. La machine à explorer le temps. 

Travaillerons-nous  jamais assez pour nourrir la bête vorace née de la mondialisation et ses minus descendants-copieurs? Sommes-nous  des condamnés soumis à une torture permanente d’un travail qui ne laisse aucun répit? Les travailleurs, pointés du doigt, sont-ils responsable de cette « chère » austérité dont nous portons le fardeau pour n’importe laquelle raison? Les vieux vivent trop vieux et coûtent trop cher…  On ne cherche plus de la main d’oeuvre pour faire vivre un humain, ni même un pays, mais pour le surplus monétaire qu’engrangent les supposés « créateurs d’emplois ».

On n’arrête pas le progrès. Et c’est bien dommage…

Au fait, pourquoi un Terminator portatif alors que nous payons des fortunes pour en soutenir un réellement efficace? Comme le condamné de la chaise: le poison n’en finit pas de nous achever…

That’s all Folks…

Gaëtan Pelletier, inventeur patenté

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  1. thiopental
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