Archives quotidiennes : 11-octobre-2015

La douleur du ciseau

Je n’ai eu qu’un seul neveu : le fils de mon frère, décédé à 52 ans. Ce fut la première personne que j’ai vue mourir devant mes yeux, dans une chambre d’hôpital. Nous étions, en apparence, complètement différents. Rien ne semblait nous lier, sinon la révolte intérieure  que chacun exprimait à sa manière. Mais nous nous aimions…

L’une des lois de la vie que l’on doit appliquer est la suivante : ne jamais juger. Juger c’est un acte fasciste. Car la compréhension de cette existence ne passe pas par la  si chère compréhension intellectuelle de notre ère, elle nous perce l’âme, nous la cloue.  Qui connaît réellement le « fonctionnement » de cette vie? Nous qui croyons « comprendre », que comprenons-nous?

La douleur, elle, nous apprend à comprendre. Et parfois, certains en ont toute leur vie.

Je me souviens qu’à dix ans, mes parents avaient une vie difficile. Autant matérielle que dans la dimension explosive des relations humaines où chacun est différent ou parfois semblable, mais exprimant à sa manière la similitude cachée.

Vivre est un acte héroïque. Chaque douleur nous sculpte, chaque attention aux détails de cette existence nous aide à comprendre un peu, dans un dessin embué le sens de cette vie.

Nous sommes tous pris avec le développement de nos âmes, les autres, mais tout cela à travers le prisme des sociétés qui parfois marquent au fer rouge le « citoyen ». Je déteste ce mot, car un citoyen n’est pas un humain, c’est une manière de compter un animal, une bête de somme.

L’intellect sépare. L’amour unit. Mais l’amour n’est pas qu’une émotion. Il est un effort d’abandon de soi et de sa perception de la Vie.

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Ceux qui partant, ceux que l’on a aimé, nous ne savons pas où ils vont.

C’est la grande roue de la vie. Cette vie qui réussit par miracle à nous faire croire que nous sommes une éternité dans un petit véhicule de chair.

Il est des moments pour rire, d’autres pour pleurer. L’eau et le volcan. La tranquillité et l’assurance des matins tranquilles, des jours heureux.

Mais il y aussi cet inévitable « fin de vie ». Le plus étrange est cette illusion et cette possibilité de passer à travers tous les gens qui partent.

Rester n’est qu’un banc provisoire pris pour l’éternité.

C’est là un grand mystère de la Vie.

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Dominic a perdu sa mère. À travers cet écrit ( je l’ai laissé tel quel), ce petit messages sur Facebook, le dessin d’une âme comme devraient être toutes les âmes. Comme le sont les gens simples, et sans doute de grandes âmes cachées.

La douleur est un ciseau qui nous sculpte….

Dominicus Hrodbergan

« chaque jour quand je me lève, a chaque fois j’espère que cette journée est la bonne, la journée ou enfin j’accepte ta mort . mais ce n’est jamais le cas, le noir n’est jamais plus pale que la veille. ce qui me rend le plus triste, c’est tout le mal que la vie et moi t’avons fait . toi qui n’as jamais connu la paix, qui as souffert du jour de ta naissance jusqu’au jour ou faible, triste et seul tu as mis fin a ta vie de misère. toute ta vie tu as eter cette femme malade a qui la vie refusait le bonheur et pourtant tu tes battu durant toute ces années pour des miettes de bonheur. et moi qui croyais que tu étais égocentrique, toi qui même a travers ta souffrance tes donner le mal d’élever un enfant . je m’en veut a moi et au reste de ta famille, je nous en veut de ne t’avoir jamais compris et de ne t’avoir jamais donner l’amour que tu méritais et avais tant besoin …. j’en veut a ceux dans notre famille qui t’accusaient d’être en train de faire mourir ta mère, j’en veut a tout ceux qui ton laisser tomber, moi y compris…. ont as beau ce croire fort mais nous ne sommes rien si nous ne pouvons pas aider les moins chanceux qui nous entourent ….. toute ta vie tu cherchais l’amour, un peu de fierté et de reconnaissance a travers la honte et la souffrance de tes maladie. et maintenant tu n’est plus, je n’ais plus de mère . la dernière fois qu’ont c’est parler , avant de raccrocher le téléphone, tu me criais que tu m’aimais et que tu aimais mes fils et moi je te répondais froidement …. je vais devoir apprendre a me pardonner, ce que je vais tranquillement commencer a faire . maintenant que tes funérailles sont passer et que les hypocrite de ma famille ont terminer leurs petits show ridicule. le deuil c’est comme ca que ca s’appelle je crois la période ou nous réapprenons a vivre sans une personne qui nous étais essentiel . tu vivras maintenant dans les souvenirs des gens qui ton aimer même si présentement tout les beau souvenirs que j’ai de toi sont obscurci par la douleur de ta mort, je ne t’oublie pas et ne t’oublierez jamais, toi qui m’as donner la vie et m’as aimer de mon premier souffle jusqu’à ton dernier . je t’aime ma mère, aurevoir. »

Dominic

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Gaëtan Pelletier

24 avril 2013

We Are All Teachers

You will meet many types of people in your life. You will meet delicate flowers, raging oceans, quiet forests, towering mountains, and colourful skies. You will meet thunderstorms, you will meet lightning. They will knock you down, they will leave you breathless. You will meet sunrises, you will meet gardens. They will give you light, they will take you on adventures. Explore them. Get lost with them. They all have something different to teach you.

Source 

 

Les mains

Crédit photo Flickr, Jake Darwen

I
Il y a des mains pour aimer
Il y a des mains pour tuer
Il y a des mains qui s’ennuient
Des mains sans lendemains
II
Il y a des mains de sang
Des mains chapelets
Des mains-bébé
Des mains ridées
III
Les mains sont les cartes du chemin
D’hier, celles qui s’écartent d’un rien
Des mains  qui labourent
Des mains pour l’amour
IV
La Vie est une main
Aux doigts lignées des infinies
Elle cueille et jette
Caresse ou cloue
V
Il y a ces mains qui attendent
Des mois les graines, les semences
Les fleurs, les fruits, les jardins, sans rêver
Comme si la Vie n’était qu’une main
Que le cerveau au fond détruit
Gaëtan Pelletier
8 novembre 2011