Le droit de vivre

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C’est la fragilité qui est belle. Dans la fragilité se cache le duvet de l’amour, et dans l’amour la perpétuation du respect et de l’amour. Nous avons présentement un énorme problème: notre fascination pour la machine. Et les monstrueuses organisations étatiques mondialistes font partie de cette machine.

Nous voilà dans l’eau d’un danger qui se profile: devenir une créature élevée par des machines.

On ne peut pas être propre dans une eau sale. Nous sommes dans un moment charnière de l’Histoire: briser ou se laisser embobiner par le clinquant de la machine. La machine – sous toutes ses formes – est l’intermédiaire qui nous isole de la fragilité, de l’amour, et de la reconnaissance des autres. L’autre fait partie de soi. L’autre nous sculpte, nous éduque, dans des rapports humains. L’humain risque de disparaître dans la complexité délirante qui se maille chaque jour, chaque an, chaque décennie dans une fourberie acceptée comme normale.

On a bâti un monde où l’on ne peut se reconnaître en l’autre. La nouvelle barbarie est « soft » et à peine visible. Mais elle est toujours inhumaine… Le droit de vivre c’est le droit de vivre selon notre nature humaine.

Gaëtan Pelletier

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3 réponses à “Le droit de vivre

  1. Bonjour Gaëtan. Bien dit. Je n’avais pas approfondi cet aspect de la question. J’avais simplement diagnostiqué le « chacun pour soi », devant les difficultés vitales. Bonne journée.

  2.  » le droit de vivre selon notre nature humaine »

    Je ne suis ni ethnologue, ni anthropologue, ni sociologue, ni psy ; à vue d’œil on distingue la dualité (dichotomie) humaine : assez altruiste pour considérer son prochain, assez égoïste pour ne pas négliger son intérêt personnel ; assez intelligent pour nourrir une considération intéressée à son prochain.

    Est-ce alors à dire que nous devrions vivre pleinement notre égoïsme ? Dans ce cas tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, nous avons le droit de vivre ça (et de fermer notre gueule dans la foulée).

    Le hic c’est que nous ne sommes pas que ça, nous sommes aussi altruisme, cet aspect là est relégué à l’associatif, au caritatif, le service public a perdu de vu la notion de service et de public.

    « La machine » n’en est pas encore à décider pour elle-même, elle produit ce que nous l’avons déterminé à produire, ceci est notre création ; la question que tu te poses avec justesse c’est à quoi cela nous détermine-t-il à devenir ? Qu’en est-il de l’altruisme et de l’amour ?

    En creux l’autre côté du miroir, dans nos représentations, nos projections, nos réflexions, nous devons intégrer l’égoïsme sans quoi nous amputerions notre nature ontologique d’une moitié d’elle-même, aussi certainement que le déterminisme néo-libéral l’ampute de notre moitié.

    • Altruisme, oui. Mais je voulais dire que nous ne pouvons vivre … à distance. Les énormes organisations s’occupent de votre ego, mais pour le contact humain-à-humain, nous commençons à déraper.

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