Morceau d’Histoire: Joseph Kennedy et la « crise de 1929 ».

Joseph Patrick Kennedy fit fortune pendant la prohibition aux États-Unis. Il « semble qu’il ait acheté et vendu » un bon lot de limonades, puisque les preuves, même celle de sa liaison avec la mafia de Chicago ne sont  pas encore établie. Du moins à ma connaissance.

Kennedy était un homme d’affaires prospère dont les activités couvrirent la construction de bateaux, la banque, le cinéma (la RKO), et la bourse. Il multiplia notamment sa fortune grâce à certaines méthodes, alors légales, qui consistaient à acheter en masse un titre pour faire gonfler son cours et le revendre avant l’éclatement de la bulle. Certains attribuent à cette pratique une partie de la responsabilité dans le krach de 1929 qui fut le point de départ de la Grande Dépression. Ironiquement, peu de temps après, il fut nommé premier président de la Securities and  Exchange Commission (SEC), « gendarme » des marchés financiers nouvellement créé par le président Franklin Delano Roosevelt, où il fut notamment chargé d’interdire ces pratiques. Wiki

Loin d’être aussi simple… Le président Roosevelt décida, dans un langage atténué, de fermer les banques… pour ne garder que les bonnes.

Ce qui ressemble étrangement à la crise 2008 dans la manière de faire, sauf que l’on a renfloué les banques.

Pour diriger la Commission de surveillance des services financiers, Roosevelt choisit J. Kennedy. On voulait le nommer Secrétaire d’État, mais l e papa Kennedy allait être poursuivi pour malversation, spéculation boursière, et pour son rôle dans l’effondrement de la bourse.

Durant la crise, Roosevelt accorda le droit de syndication des ouvriers. Les manifestations d’alors n’avaient rien à voir avec celles d’aujourd’hui, où briser une  vitre soulève le coeur de la classe dirigeante( les corporations). Celles-ci n’étaient pas d’accord avec le principe.

Il avait financé la campagne fédérale de Roosevelt.

Fusils, mitraillettes, carabines… Oubliez les petites affiches roses et les masques.

La garde  Nationale est appelée: on tue 10 ouvriers et on en blesse près de 100.

La même inquiétude , aujourd’hui, ronge le gratin étasunien: on craint le soulèvement populaire. Mais on a déjà tout prévu… Si le peuple oublie, les dirigeants, eux, n’oublient pas.

L’Amérique se releva « grâce » à la guerre… et à ses financiers.

En affaires il n’y a que des amis… Le nickel des mines québécoises de Rouyn-Noranda, de Timmins, et d’autres villes du Nord du Québec, grâce à la « générosité » de nos gouvernements à vendre les sols riches de la province, en forme brut, transformé ailleurs et revendu ici et là… Dont l’Allemagne…

TROU STORY

Trou Story démontre que la plupart des compagnies minières exploitent les ressources sans trop se soucier des répercussions environnementales. La région entre Rouyn-Noranda et Val-d’Or est «l’une des plus importantes poubelles d’Amérique du Nord». Les vues aériennes de rivières et lacs pollués par les résidus sont sans équivoque. Pour ceux qui habitent autour des mines, on ne sait rien des conséquences sur la santé des métaux lourds. Au Canada, les normes de contamination n’ont pas été revues depuis 30 ans…

L’époque où Duplessis vendait le fer à bas prix aux Américains est à la fois si loin et si proche. Rien n’a changé, ou si peu. Les compagnies paient des impôts dérisoires et des taxes seulement sur les bâtiments. L’entretien des infrastructures ayant servi à l’exploitation minière reste l’affaire des municipalités. Les redevances versées au gouvernement québécois demeurent minimes, malgré un enrichissement des mines de 17 milliards $ entre 2002 et 2008. On vend de plus en plus de minerai brut à la Chine, qui nous le renvoie transformé, au double de sa valeur.

Pour Desjardins et Monderie, il est urgent de revoir la Loi sur les mines pour mettre fin aux «méthodes issues du Far West» et au «vandalisme corporatif». La dernière phrase du chanteur-poète fait figure de devise : «Il est à peu près temps d’être maîtres chez nous.» Source  

C’est la colonisation de toute les formes de libéralisme par les corporations. 100 milliards nous ont échappé.

L’Histoire d’hier contient celle d’aujourd’hui et sera celle de demain: une poignée d’homme et des pays qui n’ont pour « gérants » que des vendeurs de produits bruts.

Et nous votons pour eux…

Kennedy ou autres, c’est la même manière de faire: toutes les richesses dites collectives de ce monde se font dévier vers des corporations qui détruisent tout.

Kennedy, Plan Nord, Wall-Street, Congo, FRance, … tout est lié.

Gaëtan Pelletier

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Une réponse à “Morceau d’Histoire: Joseph Kennedy et la « crise de 1929 ».

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