Le hachoir à fabriquer des vaches

hachoir

Les ados se sentent forts et puissants en groupe. Les soldats également…

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Plus les organisations sont énormes, plus l’Homme rapetisse. Plus il est dilué et …séparé. Les immenses organisations créent une sorte de cellophane entre l’être humain et ses relations avec d’autres humains. De manière à perdre de vue l’essentiel. Un humain ne grandit que par le rapport avec un autre humain…

Il est de plus en plus difficile de rencontrer « quelqu’un » lorsqu’il se présente un problème. On rencontre une organisation sans véritable possibilité d’accéder à un humain pour être traité en humain. Et quand on en rencontre un, il est dilué dans la machine et ne répond que par le diktat de la machine.

La guerre des idées n’est pas plus élégante que celle des armes. Et c’est celle-ci que l’on rencontre dans les médias sociaux: un nouvel art de la guerre contre les systèmes mais entre les individus  qui se disent en dehors, pour ou contre le système. Alors, ils participent à l’élaboration de malheurs individuels luttant contre les malheurs occasionnés par le grand monde trafiqué  de ce que l’on croit important.

On ne réforme pas un système en luttant contre les victimes du système. C’est là tout le génie de la trouvaille du nouveau « diviser pour régner ». Mais dans un confort matériel. Du moins pour ceux qui en profitent. La critique à  vide n’est pas une « réforme », c’est un babillage constant qui n’a guère plus de valeur que celui des échanges journaliers des idées et des analyses à la radio ou à la télévision.

Il y a autant de violence dans les propos des commentateurs des médias sociaux qu’il yen a dans les sociétés de par les guerres et de par le sempiternel combat des idées. Ce combat des idées n’existe d’ailleurs plus. On a éteint le citoyen de par un mitraillage de formules maigres et infantiles.

Le bonheur?

Il est absent de par le malheur de jouer le jeu des combats d’idées. Dans le monde de ce que chacun « comprend » il existe des abysse d’incompréhensions inutiles. On joue le jeu de l’abstraction – si cher aux cellules grises et aux « valeurs » actuelles accordées à une certaine forme d’intelligence. C’est l’ère du conflit constant, même chez les pacifistes…

On peut changer l’armée, mais pas le soldat. Puisque l’armée a sculpté la mentalité du soldat. Et la société ne changera pas l’individu puisqu’elle s’acharne à le sculpter  la mentalité  et à diriger le citoyen. On vous vend des produits, mais au fond nous sommes le produit.  Nous sommes inconsciemment gouvernés et dirigés vers des actions. Mais nous sommes supposément libres de penser. Cette liberté est illusoire si on ne s’attarde pas aux moyens conçus pour « élaborer un citoyen » selon un format qui sied aux besoin d’un monde qui n’a pas de planète de secours comme les autos ont des roues de secours. On ne peut pas s’excuser, en tant que compagnie productrice de pétrole de voir se déverser 5 millions de litres de pétrole par une erreur de « machine ». C’est une technologie issue de l’humain. Issue de la soi disant nécessité de créer de l’emploi et de « subvenir » à nos ….besoins énergétiques.

***

Ces écarts accentués entre le monde réel – de l’humain proche – et des énormes machines nous font croire que l’on peut à la fois défibrer le vivant et le ramener par une foultitude de technologie à ses sources naturelles de vie. En ce moment, toute machine, que ce soit du domaine de l’économie, de la mondialisation, des inventions nouvelles est une machine à briser pour nourrir.

Cette fracture chronique et insistante ne pourra jamais ramener le vivant. La machine nous est présentée à l’envers: elle crée par cassures et fibrilles une destruction constante, lente , mais efficace.

C’est ainsi que toutes les vaches qui passent par le hachoir ne reviendront jamais à la vie. C’est un phénomène d’inversion par goebellisation…  Un schémas nouveau n’est pas une réussite nouvelle. C’est une idée… Et ces combats d’idées mènent à un mode opératoire inconscient: on tue et meure pour des idées.

Continuons de ruminer…

Gaëtan Pelletier

Juillet 2015

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