La guérilla atrophiée

Guerre

Petit homme mécanique, hors-logé, trafiqué, brigandé par la race des saigneurs, où vas-tu?

Dans le silence fébrilisé, la danse sarcastique et le sang-pétrole, tu givres, mou comme un brin d’herbe noyé.

Homme délumiéré.

Ombragé de la voix. Aveugle et déambulant avec la canne blanche des États.

Tu pleures comme pleurent tous les enfants cherchant leurs parents.

Et dans la pénombre circulaire, d’une société bicyclette-stationnaire, tu peines et tu peines, parfois bien vêtu, des neurones, mais nu de la vérité.

Déparadisiqué, tronqué, flambé, toi, la merveille des merveilles du monde!

Te voilà à zéro.

Le progrès, cette machine à voyager dans le temps,  à travers les grands férus des savoirs inutile, des becs à ongles d’acier, que tu paies pour te faire tuer, le progrès te ramène à l’ère des cavernes.

Menottés de tes frissons. Tu crois! Tu crois croître! Mais tu croupis, t’accroupis, petite île ou petite elle dans son Pacifique océan virtuel.

La guerre! La guerre! La guerre!

Elle a avalé des millions d’enfants…

Où vas-tu? Petit homme…

Au pas des GPS tronqués…

Que la machine est belle!

La tuerie de toute beauté!

On te vend de la colle à lambeaux chaque jour…

Guérira, guérira pas? Guérilla, guérilla pas…

Gaëtan Pelletier

15 mais 2013-05-15

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2 réponses à “La guérilla atrophiée

  1. Dont acte. Mais il y en a qui respirent encore: des grecs, je crois. Je forme tous mes voeux pour leur réussite. Hervé.

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