Le politicien momie

Ils sont drôles les politiciens, amèrement drôles.  Et aussi ces  analystes sirupeux qui nous goinfrent de demi mensonges pour tenter de nous calmer avec leurs chiffres, leurs images, leurs dortoirs frileux en attendant qu’ils aillent dormir dans leur retraite dorée..mi fa sol la si do.

Belle musique!

On ne sait  même plus distinguer le chien de l’aveugle.

Tout ce qu’on sait c’est que l’aveugle est menteur où il fait semblant en portant des verres fumés de se munir d’un chien rien que par son excitation à jouer le jeu.

Le chien jappe. Et lape… Il a la langue longue comme le CV d’un affamé du pouvoir.

Le politicien a une encyclopédie – pour la plupart du temps – bricolée aux paragraphes des avocasseries.

La profondeur d’un nid de poules.

Ça me fait penser à la présentation Vista et à sa vaporosité (sic) ombragée…

Le politicien qui se dit proche du peuple n’a jamais été aussi loin de celui-ci.

Le problème, ou le pro-blême, est qu’il est pris entre le leurre et l’argent du leurre.

Comme le beurre.

Il se nourrit de vaches sombres, en catimini – comme on jouait à la cachette, enf ant, en se faisant une tente avec une veille couverture.

Il est séché le monsieur… Mais c’est bien parce qu’il veut l’être et passer à la postériorité –  son devant au chaud, et son derrière hémoroïdé.

Il a la politique dans le sang et ça lui sort par l’orifice terminal.

Sauf que le terminal, c’est lui.

Les champignons

C’est presque risible de voir des pleurotes agglutinés, fermentés, humides, l’arme à l’œil, se rincer et se rincer encore.

Ils sniffent leur ligne de partis comme des drogués.

Le citoyen, lui, travaille la terre. Il participe  à un mouvement commun de société et à une nourriture. Il travaille dans le concret. Les maniaco-chifristes le crucifient en même temps que la réalité. En même temps que la vie.

La bouffissure a pris son élan avec la mondialisation. Avant, les pays avaient leurs débiles internes, leurs dictateurs internes. Maintenant, ils sont « délocalisés ». Et leur force est dans l’éclat du gros qui est devenu synonyme de bon, de bien, et d’efficace.

Ce qu’ils ignorent, c’est qu’ils se tuent eux-mêmes, pendus à des cordes qu’ils ne voient même pas.

Le chien est maintenant le maître de l’aveugle.

À force de tresser son matelas d’argent virtuel et d’avoir fait un pacte avec le diable, nous voilà à un point de non retour : on n’a jamais travaillé autant pour une bonne société, mais l’échec n’a jamais été aussi énorme.

Sarko, Charest, Harper, Obama, peu importe les noms. Peu importe les « systèmes ».

Ils sont langés comme des momies et séchées.

Sauf qu’ils se croient dans les pyramides de Gizeh.

Il y a dans tout ça une constatation vraiment navrante : les momies ne feront jamais de changements. Elles sont ligotées dans leur éternité rêveuse.

Beau drame!

On est une Histoire avant d’avoir vécu le présent… Et à reculons…

Ils ont le buste d’un bus…

De sorte qu’on avance en arrière…

Gaëtan Pelletier

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