Le P.I.B des amérindiens avant l’arrivée des « blancs »

svaha3: Since everything is but an apparition, Perfect in being what it is, Having nothing to do with good or bad, Acceptance or rejection You might as well burst out laughing!~Longchenpa

«Le bien-vivre, la qualité et la poésie de la vie, y compris dans son rythme, sont des choses qui doivent – ensemble – nous guider. C’est pour l’humanité une si belle finalité. Cela implique aussi et simultanément de juguler des choses comme la spéculation internationale… Si l’on ne parvient pas à se sauver de ces pieuvres qui nous menacent et dont la force s’accentue, s’accélère, il n’y aura pas de bien-vivre.»

 

Edgard Morin, philosophe

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Dans ce sanctuaire de Terre, nous n’entendons plus parler que d’économie, de carrières, de « réalisation », dans une sorte d’humain transformé en un robot aux idées mastiquées par l’État. C’Est la forme de fascisme la plus insidieuse depuis le début de l’histoire de l’humanité: le fascisme sniper. Pour vivre, c’est l’État qui vous forme. Et selon ses valeurs… Les valeurs d’un libéralisme affolé et destructeur. Destructeur de l’environnement, destructeur de la poésie humaine et de la nature.

Plus question de vivre à son rythme, il faut vivre toujours en urgence. Tout est urgent! Car il urge d’engranger des profits pour le profit. En fin de ligne, on ne sait pas trop à quoi nous servons. Car si tout ce baratin supposément « nécessaire » à la croissance, c’est raté. Depuis 2008, la crise systémique a épluché l’âme de l’humain. Maintenant, c’est un citoyen. Il n’appartient plus qu’à une corporation, esclave du grand Titanic économique qui nous dirige déjà vers la froidure du Iceberg.

Nous sommes des intoxiqués de la compétition. On dira cette dernière nécessaire. Mais en fait, elle est une  insidieuse infestation des États eux-mêmes esclaves des affairistes en délire. Malheureusement « sponsorisée » par l’école devenue une fabrique à esclaves roses.

Il arrivera un jour que plus personne ne saura ce qu’aura été la vie simple, la vie contemplative, les réels rapports humains, la solidarité. L’échec est dans la dislocation par les systèmes qui robotisent de plus en plus les structures pour réduire les coûts. Et réduire les coûts signifie se débarrasser d’un travailleur pour le « rendement ».

On est en train de créer – et de réussir – une race atteinte d’une sorte d’Alzheimer de sa propre nature, des ses racines. La robotisation « charnelle » ou cervicale, liée à celle des techniques sophistiquées nous fait perdre tout repère de ce qui aurait pu être notre destin et notre véritable progrès.

Le PIB des amérindiens, avant l’arrivée des blancs, devait être aux alentours de … rien. Pour un voleur de terres et saccageur de valeurs, il en connaissait la valeur. La monoculture était née. Le blanc était le Monsanto dictateur de ce que devait être la « Vie ». C’est le premier fascisme invisible de l’un envers l’autre. L’irrespect.

Ils disaient: » Avoir raison ». L’expression est charmante. Avoir. Car tout était avoir pour les blancs.  Tout est devenu « avoir pour être heureux ». À la vitesse la plus grande possible.

La vie est désormais une nouvelle version de la fable de La Fontaine: le renard a la liste de tous les corbeaux et de la quantité de leur fromage. C’est un calculateur et grand parleur. Il forme même des renards pour aller conter fleurette aux corbeaux.  Ponzi way of doing!

Nous n’avons plus ce rythme de vie lié à la nature. Nous avons celui lié à l’État-menteur et sournois. C’est « normal » d’être ainsi de nos jours. C’est considéré comme normal de travailler jusqu’à la fin de ses jours, 12 heures par jour. On vous dira que vous manquez d’ambition…

La leur…

On est tous le sauvage de quelqu’un ou d’une quelconque organisation.

Gaëtan Pelletier

Mai 2015

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2 réponses à “Le P.I.B des amérindiens avant l’arrivée des « blancs »

  1. Bien fait pour nous qui nous laissons faire 😦

  2. A reblogué ceci sur Boycottet a ajouté:
    extrait
    «Le bien-vivre, la qualité et la poésie de la vie, y compris dans son rythme, sont des choses qui doivent – ensemble – nous guider. C’est pour l’humanité une si belle finalité. Cela implique aussi et simultanément de juguler des choses comme la spéculation internationale… Si l’on ne parvient pas à se sauver de ces pieuvres qui nous menacent et dont la force s’accentue, s’accélère, il n’y aura pas de bien-vivre.»

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