Archives quotidiennes : 8-mars-2015

Ryan Arcand, un sans abris compositeur

Ryan Arcand

Un itinérant d’Edmonton qui a fait sensation sur YouTube pour ses talents de pianiste a trouvé un logement.

Ryan Arcand est devenu une vedette sur le site de partage de vidéo quand une passante l’a filmé en octobre en train de jouer du piano sur la place Churchill, au centre-ville d’Edmonton. La vidéo a déjà été visionnée plus de cinq millions et demi de fois.

Après un bref passage en prison, M. Arcand a déménagé à Ambrose Place, un immeuble d’appartements supervisés dirigé par Niginan Housing Ventures. En plus d’avoir sa propre chambre, il a même un piano à sa disposition dans l’édifice.

Ryan Arcand peut jouer du piano dans son immeuble.Ryan Arcand peut jouer du piano dans son immeuble.  Photo :  ICI Radio-Canada

L’homme d’une quarantaine d’années a appris à jouer par lui-même, d’abord de la musique de films ou d’opéras, avant de faire ses propres compositions. L’ancien itinérant s’inspire de ce qu’il a vu dans la rue. Il a d’ailleurs dédié la musique qui l’a rendu célèbre à tous les sans-abri.

« J’ai un toit au-dessus de la tête, une belle chambre, je suis nourri. Je ne suis pas habitué à tout cela », a dit M. Arcand. « Je veux remettre ma vie sur les rails. »

Le personnel de l’édifice Ambrose Place tente de l’aider à gérer son alcoolisme. Radi0-Canada 

The  beginning ( Ryan Arcand)

D’une guerre à l’autre…

portraitsofmiddleeast:Healing in post-war Gaza photos by: Heidi Levine

Qu’aurons-nous fait?

letswakeupworld:Guidi Oumarou, nineteen, sits at Gore Hospital in Chad, where her two-year-old son, Mama Sale, is being treated for severe malnutrition. (Photo Credit: Corentin Fohlen)

La question n’est pas de savoir ce que nous aurions pu faire. La question est de savoir ce que nous pouvons être, seulement être pour arriver à « faire vraiment ».  Le monde actuel se « fabrique » par la notion de ce que l’on peut faire… Alors, c’est une ère de robots. Puisque maintenant tout est pointé vers ce que nous devons fournir en terme de « travail », et non en terme d’être, nous assistons à la disparition des êtres  par ceux que n’ont jamais su être mais ont cru que le « savoir faire » valait mieux que le savoir être.

La belle bâtisse de notre être est désormais vendue à une machine à faire.

Nous ne pouvons abouter l’être et le faire que dans les petites communautés. Sur le plan planétaire, dans la discorde et le tressage invisible des êtres au profit d’un « un-numéro », nous somme désormais à la construction d’un espace aussi invisible et inutile que le virtuel. Nous sommes l’octet virtuel d’une mondialisation en train de fabriquer des agités sociaux-économiques.  Que ça! Des agités! Sorte de combattant sans but réel, n’ayant que des ennemis invisibles…

Nous nous sommes détruits en laissant aux spécialistes du « faire » notre destin. Ladite compétence des structures éducationnelles est désormais orientée vers ce but ultime et mécanique de faire, de fabriquer, de travailler, de payer, de trahir, et d’accepter un modèle inconscient d’agir.

On ne peut pas « être » dans cet univers mécanique et lambrissé de papiers, distants les uns les autres.

Le seul et unique message du monde, des sociétés, est désormais de perpétrer dans une inconscience engloutissante toute possibilité de réflexion, de rapprochement, et d’une indignité répandue semblable à une Shoah planétaire.

D’un meurtre global…

 

Gaëtan Pelletier