Archives quotidiennes : 2-mars-2015

Le bagage animé

Flaque d'eau

 

Je suis venu sur Terre, faire un tour
Mon corps pour bagage, en voyage

Je suis venu m’éblouir, voir un peu
La beauté des lieux et les âmes

Je naviguais, enfant, sur des ruisseaux
Découvrant des mers en radeaux
Flottant sur des miroirs de soleils brisés
La prunelle géante des tout petits toujours grands
La fièvre aux mains , à palper, affamées
Voulant saisir tous les souffles des jours

Le sablier a brésillé la fraîcheur des heures
J’a vu trop d’hommes piller, encager les ors
Dans les guerres perdues des faibles et des forts
Sans répit, sans regrets, sans paix que les leurres

Je suis venu sur Terre, faire un tour
Mon âme pour bagage, le corps en image

J’y partirai comme on quitte un visage
L’œil en larmes de tous les amours
Œillade est si frêle au fleuve des toujours
Un frémir lumineux, dans l’océan des âges

Gaëtan Pelletier
24 avril 08

Tresses sans détresse…

Peu le savent, mais ils tressent l’âme des autres. Le monde se détruit au moment où il se détresse. Au moment où l’on décide d’utiliser un miroir. Il n’y a personne d’autre que soi dans le miroir. C’est la naissance de la suffisance.

Nous vivons en attendant rien. Ni gratification, ni récompense. La récompense se trouve dans les liens et non dans les perles. On ne peut pas faire de soi un collier sans liens. Une perle, une île… C’est la foi actuelle d’un monde que trop agité.

GP