Archives quotidiennes : 6-février-2015

Francois ASSELINEAU (UPR) – Vers le Choc des Civilisations

Téléphone portable et rapports sociaux

Téléphone portable et rapports sociaux

Dépendance prévisible?

Le petit écran, dont nous devenons peu à peu les acteurs, s’est infiltré dans toutes les sphères de nos vies.

Le texte qui suit soulevait plusieurs interrogations qui trouvent aujourd’hui des réponses.  Ces outils qui influencent nos façons d’agir… démontrent-ils que nous sommes toujours trop dociles devant le pouvoir de la machine sur l’homme?

CentPapiers

Téléphone portable et rapports sociaux

La publicité omniprésente pour promouvoir la téléphonie mobile voudrait nous orienter vers un modèle de vie où le « portable » serait indispensable. Pourtant, en une quinzaine d’années d’imposition massive de cette technologie, les besoins humains et sociaux n’ont pas variés. Et les désagréments induits sont bien plus graves et nombreux que de supposés avantages. Explorons quelques modifications des pratiques sociales apparues avec le téléphone portable.
Au long d’une journée, nous ne comptons plus le nombre de dérangements causés par les sonneries des téléphones mobiles présents dans notre entourage. Il n’y a pas si longtemps encore, leurs détenteurs éteignaient la machine lors d’une relation sociale ; par la suite la personne, un peu gênée, ne répondait pas en cas de sonnerie. Aujourd’hui, nous sommes bien obligés de constater la prééminence des sollicitations électromagnétiques sur la relation physique en cours. Les gens répondent, partout et tout le temps, y compris au milieu des conversations les plus importantes ou les plus intimes, parfois même au cinéma ou lors de cours du soir, face au professeur.

Le téléphone mobile nous rapproche tous ?

Il n’est pas rare aujourd’hui, lors d’un face à face, de devoir patienter plusieurs minutes afin qu’une conversation téléphonique impromptue se termine, pour ensuite constater la perte du fil de la discussion. Pourtant, lorsque nous sommes en compagnie de quelqu’un, ne sommes-nous pas censés être ensemble ? Nous voyageons, en permanence, en Absurdie, la conversation ne tenant parfois qu’en un laconique « je ne peux te répondre, je suis avec quelqu’un » ! Posons-nous désormais la question : qu’est donc devenue la vie sociale à l’aune de ces technologies ? Tout est-il donc devenu soudain si urgent ? Plus qu’un moyen de communication, nous pouvons constater aujourd’hui l’instrument de dé-communication que représente le téléphone mobile.

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LES CORPS SOUS LES FLEURS

Quand on est simples
Quand on a le cœur au bord des yeux
Quand on a l’âme qui sort de partout
Tout peut arriver…

Quand on est un temple
Quand de lumière on est fabriqués
Quand la tendresse nous fait frissonner
Tout peut arriver…

Alors, ils arrivent alors de partout
Les rois couronnés des zéros
Armés de chiffres, alliés des fous
Allant aux guerres pour décimer
L’enfant, la femme, le vieillard

La paix qu’on tue ne revient jamais
Et quand elle revient, elle a des airs
De guerre, de guerre et de guerre
Qui saigne le tendre et la lumière
Alors, ils reviennent de partout
Les âmes noires qui cherchent des nègres
Pour déchiffrer les terres de leur orgueil
Ils vendraient leur mère et leur Terre
Œil pour œil et chars de fer

Quand on est doux, sans valeur marchande
Ceux-là vous envahissent et vous hantent
Dans cette église bleue, ronde, pour un territoire
On tue tout ce qui vit pour un or noir

Quand on est simples
Quand on a le coeur au bord des yeux
Quand on a l’âme qui sort de partout
Dans un jardin plus petit que la faim
Tout peut arriver…

Alors, les voilà partout, labourant
Sans semer, sinon que la mort
Dans des tombes béantes
Enfouissant les corps et les fleurs

Gaëtan Pelletier
Kamouraska
28 décembre 2000