Archives quotidiennes : 3-février-2015

Question au philosophe Slavoj Zizek

Né en 1949, influencé par Hegel, Marx et Lacan, le philosophe slovène Slavoj Zizek est l’une des principales figures de la pensée radicale contemporaine européenne. Dernière publication en français : « Métastases du jouir. Des femmes et de la causalité » chez Flammarion.

Question : Que pensez-vous de Michel Houellebecq et sa critiques des sociétés occidentales libérales ?

Cela peut sembler aberrant, mais j’ai beaucoup de respect pour les conservateurs libéraux et intellectuellement honnêtes tels que Houellebecq, Finkielkraut, ou Sloterdijk en Allemagne. Il y a beaucoup plus à apprendre d’eux que d’un libéral progressiste comme Habermas. Les conservateurs sincères n’ont pas peur de reconnaître que nous sommes actuellement dans une impasse. À mes yeux, « Les Particules élémentaires » est la charge la plus accablante qui soit contre la révolution sexuelle des années 1960. Il montre bien comment l’hédonisme permissif a débouché sur un univers obscène et ultra-narcissique reposant sur l’obligation de jouir. Même l’anti-islamisme de Houellebecq est plus sophistiqué qu’il n’y paraît : il est bien conscient du fait que le vrai problème n’est pas tant la menace extérieure de l’islam que notre propre décadence.

Il y a bien longtemps, Friedrich Nietzsche avait très bien perçu comment la civilisation occidentale allait aboutir au dernier homme, une créature apathique dépourvue de toute forme de passion ou d’engagement. Incapable de rêver, fatigué de la vie, il ne prend plus aucun risque et recherche le confort et la sécurité, qui deviennent une forme de tolérance envers l’autre : « un petit peu de poison de temps à autre, pour faire de beaux rêves. Et beaucoup de poison à la fin, pour avoir une mort agréable. Nous avons nos petits plaisirs diurnes et nos petits plaisirs nocturnes, mais nous sommes soucieux de notre santé. Nous avons découvert le bonheur, disent les derniers hommes, et ils ferment les yeux. »

L’OBS N° 2620 du 22 janvier 2015

altermonde-sans-frontiere.com

Aime les petits pots (Les petits poèmes)

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La vie disloquée

Quelle est cette vie près de toi

sans véritable lumière, sans éclat

qui s’accroche à ton décor

comme un pantin désarticulé

que tu poses sur une tablette près de gens muets ?

 

Elyan

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Le temps des rêves

La jeunesse est un art

tout comme la danse

Il faut la pratiquer pour devenir meilleur

et y prendre goût

Moins on la pratique

plus il est difficile de danser toute la nuit

Le coeur a besoin d’élans

tout comme le corps

Lorsqu’ils en manquent ils s’atrophient

 

Elyan

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De tout et de rien

Apprendre à avoir toujours soif

à ne pas regretter d’être heureux les mains vides et le coeur léger

Bonheur qu’est-tu si ce n’est des instants de vie

où la soif est si grande que la vie coule à flots?

 

Elyan

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Sous le ciel

J’ai ici mon paradis

là où il n’y a ni guerres, ni mensonges, ni temps

et où jouent à chaque instant toutes les symphonies

celle de l’oiseau qui prend son envol

celle du roseau bercé par le vent

celle des sourires qui font tinter les dents

telles des notes de piano

Et je parle à la vie qui me parle

car j’ai cru un instant que j’étais l’alpha

et qu’elle me devait tout

mais c’est à la vie qui m’accompagne

belle au point de se réinventer pour moi

que je puise ma source

en lui confiant le destin

 

Elyan

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La source

Les années d’errance loin de la source

finissent par la faire tarir

elle ne vit que parce qu’on s’y abreuve

 

Elyan

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Au pays de l’enfance

Lorsque l’enfant grandit

on le force à vieillir

avec tant de rigueur

qu’on trahit un à un ses doux trésors

On lui apprend le temps qui fuit

lequel devient son seul compagnon

qui lui remet les armes

lesquelles en font le bourreau de sa vie,

l’éloignent des souvenirs

qu’il devra abandonner pour marquer la brisure

entre deux mondes devenus hostiles,

dont l’un doit disparaître

Il est long le chemin sur la route enseignée

décorée de promesses mensongères

semée d’embuches inutiles

et de détours incertains

Loin, trop loin du devenir

qui fuit plus rapidement que l’espoir

alors qu’il suffisait de demeurer au paradis des âmes libres

qui n’ont appris que l’essentiel

qu’on leur ravit au pays de l’enfance

 

Au pays de l’enfance les adultes doivent se taire

s’ils ne se souviennent plus que les mots sont inutiles.

 

Elyan

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Infinité

J’avais besoin de toi pour survivre au temps

Tu m’as offert l’infini que je suis seule à mesurer

 

Elyan

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Luttes fratricides

Aux pays de nulle part

Se meurent tous les paradis

Les pays de nulle part, que les soldats de la haine assiègent, réclament le sang des frontières et les larmes des nations en échange de quelques arpents de dignité troqués contre des vies.

Toujours plus de vies qui rejoignent le silence pour que naisse la paix des uns et meure la haine des autres.

Le bien et le mal soupesés tueront encore.

 

Elyan

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Secret d’alcôve

Je fais des envies de toi, des envies de nous

et je dors pour survivre au temps des corps las

portée par des volutes d’instants magiques

sans nom, sans âge, sans miroir des jours

partout et rien à la fois

une brise qui souffle sur la vie que le corps mélange au coeur

et que la tête hume pour goûter sans fin

aux rêves et à l’extase

qui nous prolongent et bercent la beauté

 

Elyan

 

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La beauté nue

Des lourdeurs de roses tombent sur ses épaules

sans qu’aucune ne flétrisse

et leur parfum murmure aux sens

la prière de l’amour

 

Elyan

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Renaissance

L’aube sacrée ne connaît ni le temps, ni les sourires, ni les pleurs

Elle refait sa lumière à partir d’étincelles, de murmures et de silences

Libre de se manifester

 

Elyan

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L’ode

Je vis comme toutes ces musiques

de çi de là qui me portent avec démesure

 

Elyan

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Au delà des jours

Je peindrai chaque étoile

pour que la vie dure éternellement

et j’inventerai des cieux

grands comme un paradis

 

Elyan

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Pierre Bertrand – Un air d’été

01

BRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR

 

Cet aahaahrticle est classssc dasn mumumusique….

GP

Ausdrücken Macht Frei

 

sportgrande
INTÉGRISME: 
B. − P. anal. Doctrine qui consiste à adopter une attitude de conservatisme intransigeant dans une religion, un parti, un mouvement. (Ds Rob. Suppl. 1970, Lar. Lang. fr. et Lexis 1975).
Prononc. : [ε ̃tegʀism]. Étymol. et Hist. 1913 « conservatisme intransigeant de certains catholiques » (La Pensée catholique contemporaine, août 1913, p. 138). Empr. à l’esp.integrismo « id. » (1885, Dr. Don Celestino de Pazos, El proceso del integrismo). Bbg. Siccardo (F.). Intégriste e intégrisme. Genova, 1979, passim.
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Je devais avoir 16 ans quand en ouvrant un journal, je vis que l’on nous proposait de construire un abri nucléaire avec des sacs de sable. Des boîtes de conserve, de l’eau, et quelques objets usuels, pour « survivre « .  C’était au temps de la guerre froide entre les États-Unis et L’U.R.S.S.  Et j’y ai cru… 

Avant ce triste intégrisme islamique sur lequel nous nous lamentons, comme si la toile était un mur de lamentations , il y eut une société « radicalisante » qui a régné pendant des siècles sur le « nouveau monde »: le christianisme.  Ce monde de « sauvages », souvent sans âmes, à sauver. Le pompeux défilé des personnages de pierres qui passe  dans l’actualité, avec leur arrogance de « titrés », ou de  spécialistes   – comme si « dieu » avait fait l’amour avec le diable –  accouche d’une créature bellement vêtue, mais SDF de l’âme.  Bien maquillée  de la « foi ». Celle qui soulevait des montagnes est passée à celle qui nivelle les humains.

C’est le règne des croûtons de granit, des rois pétrifiés dans leur croyance en une démocratie – nouvelle religion  des « temps modernes », –  et qui répand sa bonne nouvelle le plus souvent de force. Pour notre bien…

Le leurre continu 

Du futur politique et par le biais de la race des transmetteurs de bonnes nouvelles par le biais de l’économie, Sarkozy-Hollande-Le Pen, et au Canada Harper le bitumineux, et le petit Trudeau, fils de l’autre, comme si on courait après une génération de sauveteurs, rien ne changera. Du côté de l’Amérique étasunienne également. Un autre blanc ou une autre blanche sera le nouveau nègre de … l’avenir.

L’Islam fait peur. Mais la cabotine démocratie, vendeuse de balayeuses électriques et de chars d’assaut, mais surtout d’une propagande sournoise,   nous coûte une fortune en terme de qualité de vie.  Les aborigènes bouffent des chenilles pour survivre. Et ils trouvent ça bon. Les enfants s’en délectent comme de bonbons.   Mais nous bouffons des bouffons… Et nous trouvons cela « bon ».

Les aspirants et « inspirants » modèles à venir 

En étalant sur dix ans le règne des aspirants et des inconnus à venir, l’avenir risque d’être houleux. Mais il stagnera dans sa réussite dudit « bonheur ».   On a hélas oublié d’inscrire l’être humain  dans le grand calcul de la réussite planétaire. C’est un robotique travailleur pour un libéralisme sans frontière. On a construit la plupart des « grandes œuvres » à l’aide d’esclaves. On a également oublié que le constructivisme de la race humaine se fait par les autres. Mais les autres – en devenant lointains et virtuels – ne nous apportent que des schémas de réussite et une certaine colonisation du cerveau.

On se console en se disant que la moindre parcelle de bonheur qu’on livre, la toute petite lumière que l’on perçoit à travers la noirceur grandissante, fait de nous des êtres qui finissent par être un peu plus lumineux.

La machine à réussites  

Les sages sont en train de se dissoudre dans l’Histoire. Il font place aux automates. Qui eux s’occupent de bâtir l’ère future de la robotique qui se passera de l’humain. Qu’aura réussi l’humanité dans ce champ démesuré de l’orgueil qui cultive l’orgueil?

Liberté d’expression  

C’est probablement la plus naïve et la plus grande trouvaille du mimétisme qui conduit au mimétisme.

Liberté d’expression?

Autrement dit,un cri primal sur une surface d’apparente connaissance de la nature humaine. Vous pouvez hurler, crier, maugréer, railler. C’est une distraction. Une distraction sans action.  Puisque s’exprimer est s’exprimer pour agir. Si l’expression n’a pas d’effet c’est qu’elle est aussi celle d’une de ces machines à réussite bêtasse que chacun avale.

Imaginez qu’à  Auschwitz les victimes marchent avec les bourreaux pour « améliorer leur sort » et réclamer leur droit d’expression!

Ausdrücken  Macht Frei 

( Exprimer rend libre)

Nous avons la liberté de mimer et de construire notre propre camp de concentration. Concentrons-nous!  La mort est définie par un arrêt du cœur, des signes vitaux, etc. …Mais la souffrance intérieure n’a pas de mots puisqu’elle est invisible. Tout comme la propagande…

Marcher n’est pas nécessairement avancer…

Gaëtan Pelletier