Au pays de l’enfance

Lorsque l’enfant grandit

on le force à vieillir

avec tant de rigueur

qu’on trahit un à un ses doux trésors

On lui apprend le temps qui fuit

lequel devient son seul compagnon

qui lui remet les armes

lesquelles en font le bourreau de sa vie,

l’éloignent des souvenirs

qu’il devra abandonner pour marquer la brisure

entre deux mondes devenus hostiles,

dont l’un doit disparaître

Il est long le chemin sur la route enseignée

décorée de promesses mensongères

semée d’embuches inutiles

et de détours incertains

Loin, trop loin du devenir

qui fuit plus rapidement que l’espoir

alors qu’il suffisait de demeurer au paradis des âmes libres

qui n’ont appris que l’essentiel

qu’on leur ravit au pays de l’enfance

 

Au pays de l’enfance les adultes doivent se taire

s’ils ne se souviennent plus que les mots sont inutiles.

 

Elyan

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s