Je suis KOUACHI

De nombreux savants musulmans interprètent le jihâd comme une lutte dans un sens spirituel

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À chaque fois qu’un fou tue et qu’il hurla « Allah », il est classé djihadiste ou plutôt terroriste. Mais est-ce si simple?

On devrait se pencher sur la psychologie des « loups solitaires » qui  se hâtent de fournir un alibi à leur acte. Et sans pitié… Voire discernement.

Les djihadiste ne serait-il pas un suicidaire à la recherche d’un cause pour son acte? Les notions juridiques, dans les « cas de folies », tranchent avec le couperet de la « préparation ». Mais ce n’est pas si simple dans le cas des combattants à qui on fournit toute la préparation mentale aux fins de combat.   En premier lieu, c’est un profil de tendance au suicide.

Dans un monde où personne ne veut être « quelconque », les voies sont nombreuses pour mener à la « réussite » de sa vie.

« Je ne veux pas être oublié », m’a déclaré quelqu’un un jour.

Tout le monde est oublié… Et dans un monde de moins en moins « spirituel », -mais ancré dans toutes les arnaques de la réussite technologique – nous devenons de plus en plus « robotique ». Dans un monde prônant l’individualisme et la « réussite », Goebbels est un nain  si on le compare à toute l’armée actuelle des moyens de sculpter les « quelconques ».

Nous sommes tous élevés par la masse – l’éducation, l’environnement dit culturel, la famille, l’État, etc. Mais voilà que le branle bas « international » a embrouillé les pistes, et cela volontairement.

Il n’y a pas plus difficile en ce moment que de demeurer distant et intact. À vivre  un peu éloignés des « vérités » vendues et martelées par les États, les banques, le mouvements cacophoniques mondiaux pour se… perdre.

 

La radicalisation  

Confondu avec l’Islam… Car la radicalisation des états-uniens à la suite des attentats du 9/11 était aussi …radicale: on ne touche pas aux États-Unis d’Amérique. Cette grandeur!

Dans un monde qui prône l’individualisme et la réussite…  » Ne te demande pas ce que ton  pays peut faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour ton pays ».  ( cité de mémoire).

Comme l’hypocrisie de la pollution, la faute est rejetée sur le petit citoyen fouetté de pratiquer  son petit geste pour l’environnement … tout en laissant les pays continuer de produire sans réellement appliquer des solutions qui sont à la racine du problème. On demandera au citoyen d’arracher une à une les feuilles de l’arbre pourri pendant que les pays continueront à en produire des milliards, à saccager pour des principes dits de survie alors qu’ils ne sont en réalité que des principes de « nourriture » pour les investisseurs soit-disant nécessaires à la survie et à la richesse. Tout est économie…

Dans les pays occidentaux, les enfants deviennent rapidement des djihadistes « purs » sous les masses d’informations faussées du phénomène de l’environnement. Ils doivent nettoyer ce pauvre pays sali par le citoyen, empoisonné par le citoyen, et qui doit donc être nettoyé par le citoyen.

Mais dans la misère engendrée par les luttes sociales, les différences, la « volonté » de garder un certain monolithisme social et pleurnicheur d’antan, il est nécessaire de s’ouvrir au changement et d’accepter que la soupe sociale actuelle ne sera jamais celle que… l’on croyait si tendre et si belle. La fraternité a foutu le camp avec les familles-esclaves obligées de satisfaire les appétits des grandes manœuvres économiques mondialisées.

Alors, notre « combat » pour la « liberté » est devenu celui d’une croyance en un monde qui ne changera pas. Résistance au changement… Et une foi en des sociétés parfaites.

Bref, nous sommes tous des radicaux inconscients pour une firme d’hypocrites affairistes.

***

Non, le monde ne changera pas… Il est déjà changé. Et c’est notre résistance à ce changement, jumelé à la fausse représentation des dirigeants-Goebbels, fait en sorte que nous avons peine à survivre dans cette absence d’acceptation d’un monde nouveau habitué à régler ses conflits par les guerres. Comme si les guerres réglaient les conflits.

On appelle cela : le syndrome de la nostalgie ou refus de la réalité. On nous a appris la guerre pour des motifs économiques. Et c’est raté… On a l’austérité et la guerre sur deux fronts: contre des ennemis trompés, nourris par des États vendeurs d’armes et d’idées.

Quand ils auront engrangé leurs profits pour le profit, il ne restera rien de nous.

C’est assez étonnant: on a prolongé l’espérance de vie, mais en terme de qualité, on a tellement secoué le pommier que la pomme a hâte de mourir. Et si elle a hâte, les armées de Big Pharma sont à la rescousse.

À se demander si les frères KOUACHI  ont réussi une mission qui – espérons-le – saura durer.

Celle de dire que je suis juif, je suis noir, je suis musulman, je suis athée, je suis un poète, je suis un raté, je suis un travailleur acharné, je suis en chômage, et je suis un « quelconque » qui désire simplement vivre en paix.

Il ne vaut pas la peine de se suicider pour une cause…

Déjà qu’on nous fait mourir au travail qui n’avait jamais tué personne…

Gaëtan Pelletier

11 janvier 2015

https://gaetanpelletier.wordpress.com/2013/10/11/travailler-cest-se-constituer-prisonnier/

 

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