La douleur de la valse

Now in Vienna there’s ten pretty women
There’s a shoulder where Death comes to cry
There’s a lobby with nine hundred windows
There’s a tree where the doves go to die
There’s a piece that was torn from the morning
And it hangs in the Gallery of Frost
Ay, Ay, Ay, Ay
Take this waltz, take this waltz
Take this waltz with the clamp on it’s jaws
Oh I want you, I want you, I want you
On a chair with a dead magazine
In the cave at the tip of the lily
In some hallways where love’s never been
On a bed where the moon has been sweating
In a cry filled with footsteps and sand
Ay, Ay, Ay, Ay
Take this waltz, take this waltz
Take it’s broken waist in your hand
This waltz, this waltz, this waltz, this waltz
With it’s very own breath of brandy and Death
Dragging it’s tail in the sea
There’s a concert hall in Vienna
Where your mouth had a thousand reviews
There’s a bar where the boys have stopped talking
They’ve been sentenced to death by the blues
Ah, but who is it climbs to your picture
With a garland of freshly cut tears?
Ay, Ay, Ay, Ay
Take this waltz, take this waltz
Take this waltz it’s been dying for years
There’s an attic where children are playing
Where I’ve got to lie down with you soon
In a dream of Hungarian lanterns
In the mist of some sweet afternoon
And I’ll see what you’ve chained to your sorrow
All your sheep and your lilies of snow
Ay, Ay, Ay, Ay
Take this waltz, take this waltz
With it’s « I’ll never forget you, you know! »
This waltz, this waltz, this waltz, this waltz …
And I’ll dance with you in Vienna
I’ll be wearing a river’s disguise
The hyacinth wild on my shoulder,
My mouth on the dew of your thighs
And I’ll bury my soul in a scrapbook,
With the photographs there, and the moss
And I’ll yield to the flood of your beauty
My cheap violin and my cross
And you’ll carry me down on your dancing
To the pools that you lift on your wrist
Oh my love, Oh my love
Take this waltz, take this waltz
It’s yours now. It’s all that there is

Take this  Waltz. Le film

SYNOPSIS

Un jour, par hasard, Margot rencontre Daniel. Elle en tombe immédiatement amoureuse. À leur retour à Toronto, ils réalisent que Daniel vit en face de chez Margot et de son mari Lou, qui écrit présentement un livre de cuisine sur la cuisson du poulet. Fascinée par son voisin, un artiste modeste, Margot se refuse à lui. Mais elle ne peut s’empêcher de l’observer et de tenter de le revoir. Évidemment, son mari n’en saura rien. Ils passent quelques journées ensemble. Au cours de cet été, la vie de Margot sera bouleversée à jamais.

Bizarrement, le film est aussi subtil que la chanson du génie qu’est Léonard Cohen.

Le film est d’une finesse que peu sauront saisir: rien n’est figé dans la vie, surtout pas les amours. Le coeur, l’âme, valsent entre les amours, car l’un ou l’autre portent la beauté et la tendresse des moments, des gestes infimes, les coquineries, et les passions…

Toute l’intelligence porte sur le vide en nous que nous voudrions combler par différents angles d’amour. Le vide que nous évitons, le vide inévitable, et l’incommensurable besoin d’amour. L’inévitable et l’aveuglement des amours que l’on cherche à résoudre en une équation: 1 + 1 = 1. Or, l’âme humaine, dans sa recherche inconsciente, dans sa richesse se déchire à cette tentative de combler toutes les nuances visibles et invisibles de la vie et de la Vie. Car, au fond, dorment – même dans le déni- le spectre de la grandeur et la fixtitude (sic) recherchée pour figer ici-bas toutes les nuances et les déchirures.

C’est l’âme humaine aux prises avec ce choix.. Le corps réclame un choix, une certitude, une « prise ». Or, cette « prise » n’existe pas…

La douleur de la valse, c’est de tergiverser, d’être malheureux et se sentir coupable de cette tergiversation.

Elle est normale.

Toute vie est une valse et une fouille. Le « choix final » n’existe pas. L’intériorité et la richesse de l’humain ne  peu se contenter de fixer en un moment, en quelqu’un, en quelque chose,  l’éternité qui l’habite. C’est elle qui nous crache au visage le grand vide de la vie terrestre et de l’autre. Oui, l’autre… Celle que nous ne voyons plus, tellement attachés à nos fixations terrestres.

La douleur de la valse, c’est la danse arrêtée… Sans mouvements. Un mouvement que nous choisissons, que nous fixons, que nous arrêtons.

Même dans les amours d’âmes, dans la volonté d’aimer des couples, il y a cette valse intérieure, une brisure presque quotidienne qui rend douloureux notre désir de coagulation.

Pour échapper au vide…

Un vide ne peut remplacer qu’un autre vide… Jusqu’au moment où on a compris que le seul amour est probablement celui de notre être et de notre âme fusionnés  dans …une autre valse.

Gaëtan Pelletier

28 septembre 2012

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s