Archives quotidiennes : 20-décembre-2014

John Lennon – Slippin’ and Slidin’

Band Aid 20 – Do They Know It’s Christmas?

Aimer la vie…

Les gens – pour la plupart – disent aimer la vie…

Mais qu’est-ce donc que cet « aimer la vie »?

Je me suis posé la question…

Alors, ça m’a ramené à mon enfance, à cet air froid de l’hiver et à la sensation vibrante de vivre. À la vue des étoiles, de la rivière qui n’arrêtait pas de couler, du parfum des bois, et des orages.

J’ai tant aimé la vie! …

Puis il y avait un autre type de vie : les humains. Eux aussi étaient beaux. Je voyais leur misère, buvait leurs rires.
Tout attendrissant!…
La beauté était toujours cet enfant retrouvé dans les autres. Ces gens qui n’ont pas d’âge. Comme la Nature. Avec son éternité… Car tout n’est que mouvement. Il n’y a que les gens qui s’arrêtent et se figent.
Ce sont ceux-là qui plus tard j’ai connus et reconnus. Ceux qui établissent des ordres, des systèmes. Du pouvoir.
Aimer la vie, c’est ne pas chercher de pouvoir. Mais plus nous permettons aux systèmes d’exister, de se reproduire, plus nous donnons à ces gens le pouvoir de nous couper de nos racines profondes.
Qui donc connaît le lien entre la Nature et l’Humain?
Gens de laboratoire, gens de pouvoirs…
Les soldats sortent des guerres avec des jambes de métal.
Amputés.
Pour des causes…
J’ai compris qu’il vaut mieux aimer un crapaud qu’un savant montage de système. Je n’ai pas connu de système humain. Ça n’existe pas. Il y a de l’orgueil dans les système, et comme la vie, plus ils sont simples, plus on « risque » d’être heureux…
Entre la pluie et le poisson, il y a un rapport invisible…
Entre nous et l’Univers également.
J’ai toujours pensé que nous étions des dieux venus ici pour visiter ce que nous avions créé.
À partir du moment où nous avions la tâche de mettre un peu d’ordre dans ce monde, livré en vrac, comme un meuble  à monter, en toute liberté, les acheteurs d’esclaves sont arrivés.
On ne peut plus dire : « Je n’aime pas la vie ».
Quelqu’un vous l’a volée.
Comme un viol.
L’âme écrabouillée.
____
Il y en a d’autres qui aiment la vie parce qu’ils ne voient rien après cette vie.
Ils n’aiment pas la vie.
Ils ont peur.
Alors, je préfère aimer la vie de par les yeux de l’âme. L’impossible est la beauté rendue possible. Le bonheur est bien relatif, mais le malheur est hélas!, trafiqué souvent.
Avec 5 sens, qui donc peut comprendre la grandeur de l’Univers?
La pierre des mathématiques?
Non!
Il y  a des yeux.
Il y a des couleurs.
Il y a des sons.
Il y a des pensées.
Il y a des souvenirs.
Il y a l’immensité qui me fige à chaque jour.
Il y a tout ce qui respire.
Le cœur est un voyage…
Et la vie comme une traversée entre deux rives.
Curieusement, ce sont ceux qui souvent ne bougent que des yeux qui peuvent saisir tout le sens, sans se questionner sur l’amour de la Vie.
Au jour du départ, si nous n’emportons que le son d’un criquet, d’une symphonie des passionnés de la Vie, un zeste d’orange, un arbre qui se balance au vent, et une main sur vous posée…
Aimer la Vie, c’est se laisser aimer par elle…
Et « elle », est ce que vous êtes, et non pas ce que les autres sont.
 
Gaëtan Pelletier
Février 2012-02-15