Noël: habiller 33

Le mot Noël (dont la première attestation écrite date de 1112) est issu par évolution phonétique (nael) et modification vocalique du latin natalis (« relatif à la naissance, natal »). Le o, remplaçant le a de l’ancien français nael, vient de la dissimilation des deux a de natalis tandis que le tréma (1718) note la diérèse[6],

***

La merde adel‘avenir.

Vous verrez quun jour on en fera des discours.

***

On ne meurt pas de dettes On meurt de ne plus pouvoir en faire.

Louis-Ferdinand Céline

***************************************************************

Le temps des dindes

Il semble que 30% des gens vont acheter …au dessus de leurs moyens. Ce doit être la magie de Noël. Avant, il y avait une orange dans un bas de laine, maintenant on a les cartes de crédit. Une sorte de buffet « As you like… » pour une consommation où  on se saoule de petites boîtes, de choux, de rubans, d’emballages, de partys, de nourritures.

C’est comme si entre le 15 décembre et le 25, tout le monde était frappé d’une sorte de maladie de Parkinson :

C’est beau! Tellement beau! C’est comme un doigt dans la gorge qui dure deux mois. J’appelle ça, la période du vomir…

Tout le monde dépasse le .008 de perte  de neurones. Fous à lier! C’est le temps de tout avaler et de vomir après les…fêtes. Et de cracher ses dettes.

Noël, pour les consommateurs, c’est une brosse en vert et en rouge. Le plus beau  de mes Noël, c’est celui dont je ne me souviens plus.

Mais certains commerces font 50% de leur chiffre d’affaires en cette période.

C’est pourquoi Noël, pour les vaccinés, c’est si beau.

Les circulaires entrent dans la maison comme des Témoins de Jéhovah, tout colorés, le lion déguisé en mouton, en quantités si énormes qu’on pourrait  faire un voyage vers la lune en les enfournant  dans une tuyère de fusée.

On est tous des dindes qui se font fourrer…

Sortir les pauvres

La beauté de Noël c’est d’afficher les pauvres. On les sort de partout, on remplit des boîtes, on se lamente, on pleurniche. Pauvres pauvres!  Mais faut bien les sortir un moment… Dommage que Freud soit mort… Il doit bien y avoir un petit sentiment de culpabilité en dessous de ce geste qui ne passe qu’une fois par an. Pendant que dans les supermarchés on jette au moins 25% des produits périssables. De grandes âmes en donnent aux fermiers pour la fabrication du compost. La logique du « don » est que les donner aux pauvres équivaut à perdre 25% des ventes.

Les pauvres?

Ils ont faim : on leur donne des pâtes et de la mangeaille al dente.

Ils ont soif : une caisse de bière.

Ils sont malheureux : voici une portion de Noël.

Ils sont seuls : on passe et on repassera. Mais une fois par an.

La vraie crèche de Noël

Jésus dans sa mangeoire

L’espérance du sauveur de l’Humanité. Celui qu’on attend toujours. Et même s’il passe, on ne le verra pas. Obama, Legault, Harper, le fils de PET… , PDG.  On a toujours un petit sauveur qui crèche quelque part dans un recoin de société et qui va servir « humblement » le peuple.

Marie

La mère qui n’a pas accouché. On ne sait pas trop d’où vient le sauveur. Ni par qui il a été conçu. Un jour, un mathématicien de génie trouvera bien la formule… Ce doit être d’une éprouvette d’Extra-terrestre, comme certains le croient.

Joseph

Le papa. Simple ouvrier. Comme dans la fable du néo-libéralisme et du rêve américain : on peut tous réussir à être quelqu’un. Suffit d’avoir du soutien financier. Un peu de charisme… Pour ce qui est de ceux qui ont des châteaux, on a comme un petit coin de lèvre retroussé-amer. « C’est pas nous… »

Ce n’est pas nous, mais c’est ce que tout le monde rêve d’être.

Arrivent les trois rois mages.

Mages (Gaspard, Melchior et Balthazar,

De l’or, de l’encens, de la myrrhe… Sans doute les banques privées, les compagnies créatrices d’emplois, mais pas toujours vierges, et des mondialistes échevelés qui veulent tout l’avoir de la Terre.

Et pour souffler sur Jésus, qui grelotte, on a un âne, et un bœuf. L’âne, c’est comme  Hydro-Québec, mais pendant une panne. Et le bœuf, c’est comme les 650$ millions dépensés lors du G20. Les résultats sont les mêmes que la fête de la nativité : on crée des dettes…

On peut y mettre des moutons. Ou les créer… Suffit de les faire travailler 14 heures par jour et d’activer la magie. Avec 52 cartes de crédit, on peut tout faire.

Pardon! On dit « illusionniste ».

La longue course à l’instantanéité (sic)

On n’attend plus, on ne veut plus attendre. Je veux tout, tout de suite, je veux me satisfaire aujourd’hui, maintenant. Le passé ? Inutile et encombrant. L’avenir ? On s’en fout. Je consomme, donc je suis. Et les gouvernements encouragent leurs citoyens à consommer plus pour relancer une économie qui vit sur le crédit et l’endettement individuel et collectif. La vitesse érigée en vertu, l’instantanéité, l’immédiateté, la satisfaction tout de suite du je, du moi, voilà qui dépeint assez bien notre société. Lettre, L’ère de la révulsion

Le petit Jésus

Au fond, le petit Jésus dans sa mangeoire, c’est un peu chacun de nous…vidés et affamés d’une vie qui n’en est pas une, avec alentour quelques personnages de plâtre dont on ne sait plus s’ils sont authentiques ou des répliques, des bons ou des salauds.

À force de cultiver l’avoir, il n’y plus de place pour l’être. La peur est une sorte de rat intérieur qui nous ronge inconsciemment. Elle également est cultivée par ceux qui se livrent à un nouveau machiavélisme que trop bien outillé.

Il faut croire que l’Homme est encore – et sera toujours – le petit poupon dans la paille qui attend un sauveur.

L’Humanité est gardée dans la paille.

Ça sert au mal de vivre et à ceux qui vendent des onguents électroniques pour nous faire accroire au bonheur.

Sans doute qu’il n’existe pas ce « bonheur »,  sauf dans une relativité.

Reste que les horreurs de ceux qui font tout pour nous décarcasser d’une vérité profonde ont tout de même réussi à sabrer cette partie de l’être qui se nomme « âme » pour la transmuter, la matérialiser, la mécaniser, de sorte que pour nous ressusciter il faut lutter contre cet hypnose qui tue la plupart des humains à 33 ans.

C’est l’âge ou les martyrs se laissent aller…

À force de boire du vinaigre, on finit par céder.

La « normalité » est un beau costume…

Tout le monde habille  du 33…

Gaëtan Pelletier 

Publicités

2 réponses à “Noël: habiller 33

  1. bien vrai tout cela , chaque année c’est la même chose Noël le brassement de commerce, mais comment faire dans ce monde hypocrite Je me souviens étant petite d’avoir passé Noel avec des pommes de terre en robe des champs ,du poisson fumé et pour dessert une orange mes parents à l’époque étaient pauvres et bien nous étions heureux devant la crêche nous prions pour avoir une vie meilleur; Très bonne soirée Amitié

    • Bonjour Danielle,
      Je que je dénonce, c’est qu’on en fait trop. Noël, ça me semble avant tout pour les enfants. Mais pour les grands aussi, à condition qu’ils ne perdent pas la tête. Sinon, ce n’est jamais assez…
      Comment faire? Je ne sais… Pour certains il faut beaucoup et c’est devenu comme une obligation.
      Mes parents aussi étaient pauvres. Ce qui permet d’apprécier le peu qu’on a. Ou le beaucoup. Mais au moins, on sait l’apprécier.
      Bonne journée à vous!
      Amitié

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s