Archives quotidiennes : 15-décembre-2014

Susan George : « Le pouvoir des transnationales, illégitime et non élu, veut en finir avec la démocratie »

Lucie Fougeron, Cyprien Boganda, Dominique Sicot

Dans l’Humanité Dimanche. « Nous sommes cernés. » Ainsi débute le nouvel ouvrage de Susan George, les Usurpateurs. Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir. Fidèle à la méthode du dévoilement qu’elle éprouve depuis son premier livre,Comment meurt l’autre moitié du monde, ce 17e opus pose la question de la légitimité des détenteurs du pouvoir dans la mondialisation, en montrant les rouages de l’émergence d’une « autorité illégitime » qui s’ingère dans les affaires internationales grâce à des moyens impressionnants. Présidente d’honneur d’ATTAC France et présidente du conseil du Transnational Institute, poursuivant son combat contre la mondialisation capitaliste, elle met au jour la cohorte d’individus et d’entreprises mus par leurs seuls intérêts, et qui, s’immisçant dans les traités de libre-échange, se substituent à l’autorité issue du fonctionnement démocratique. Entretien.

HD. Dans votre ouvrage Les Usurpateurs, vous vous qualifiez de « chercheur militant », quel sens cela a-t-il pour vous ?

Susan George : Les chercheurs en sciences sociales sont nécessairement de parti pris du fait de leur champ d’études. En outre, j’ai toujours été de ceux qui étudient le pouvoir. Dans mon premier livre (Comment meurt l’autre moitié du monde, 1976 – NDLR), je donnais un conseil : n’étudiez pas les pauvres, ils savent déjà ce qui ne va pas pour eux. Mais si vous voulez les aider, travaillez sur ceux qui les maintiennent dans cette situation. C’est ce que je m’efforce de faire.

HD. Vous écrivez : « Nous sommes minoritaires ? Tant mieux ! » Pourquoi cela ?

Susan George : Ce sont toujours les minorités qui ont les bonnes idées, et souvent il faut un temps très long pour que d’autres prennent conscience de cette idée, puis s’engagent, ou tout au moins ne s’y opposent plus.

HD. C’est donc une raison d’espérer ?

Susan George : Je crois à ce que les scientifiques appellent la criticalité auto-organisée : un système physique ou chimique arrive à un point où sa configuration va changer, sans qu’on puisse dire quel grain de sable va susciter ce changement. Cela me semble fonctionner aussi en sciences sociales, en histoire… L’exemple le plus récent, c’est l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi en 2010 en Tunisie, qui a déclenché une révolution qui continue… Il me semble que l’on se rapproche de ce type de moment critique.

HD. Votre ouvrage est sous-titré : « Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir ». Ce terme de « transnationale » n’est pas couramment utilisé en France. De quoi s’agit-il ?

Susan George : Je parle d’entreprises « transnationales » (ETN) – c’est d’ailleurs la terminologie des Nations unies –, plutôt que « multinationales » car leurs dirigeants sont très majoritairement de la nationalité du pays où est situé leur siège social. Ainsi, on peut dire que Total est français, Nestlé est suisse, Siemens est allemand, etc. S’ils sont tout à fait capables de licencier massivement dans les usines de leur « patrie », comme ailleurs, ils ont un ancrage social, politique et culturel dans leur pays d’origine, ils ont les codes pour naviguer dans ce cosmos et servir les intérêts de leur entreprise.

HD. Vous dites que ces ETN partagent un jargon et des ambitions, mais aussi une idéologie…

Susan George : Le néolibéralisme et la mondialisation néolibérale les ont vraiment renforcées. Juste un exemple : le rapport sur la compétitivité et la croissance en Europe rédigé par Jean- Louis Beffa (administrateur de Saint-Gobain et membre de plusieurs conseils d’administration) et Gerhard Cromme (Siemens, ThyssenKrupp), à la demande de Hollande et Merkel, en 2013, est devenu un véritable évangile. Si les économistes peuvent donner plusieurs sens à la compétitivité, eux n’en parlent qu’en termes de réduction du « coût du travail ». Et désormais, elle n’a plus que ce sens… alors que peu de monde s’interroge sur le coût du capital…

HD. Vous montrez que les ETN constituent aujourd’hui la première puissance collective mondiale, loin devant les gouvernements, dont vous précisez qu’ils leur sont trop souvent inféodés…

Susan George : Une étude de trois chercheurs de Zurich (Stefania Vitali, James Glattfelder, Stefano Battiston – NDLR) a montré comment 147 « super-entités » dominent l’économie mondiale. Et les ETN se sont organisées dans ce but. Le lobbying vise à obtenir la législation qui est bonne pour l’entreprise en question. Cela existe toujours – le plus puissant, celui de la santé, représente en 2013 un budget de 129 millions de dollars (104,7 millions d’euros). Mais depuis une vingtaine d’années se développent des coalitions par industrie, par branche, qui visent à obtenir des changements d’une tout autre ampleur. Elles font en sorte d’être là où les choix sont faits, là où on élabore, selon leurs désirs, l’avenir. Cela culmine dans le projet de traité transatlantique où elles se concentrent sur la régulation – les protections, en fait – concernant l’environnement, les consommateurs, la santé publique… Cela va toucher la vie quotidienne de plus de 800 millions de personnes.

HD. Comment en est-on arrivé là, d’autant plus dans le cadre de régimes démocratiques ?

Susan George : C’est le grand mystère… Pourquoi les gouvernements cèdent-ils aux sirènes et à l’influence des transnationales, sauf s’ils sont complètement prisonniers de leur propre idéologie – le néolibéralisme –, presque pour tous maintenant ? Les ETN apparaissent alors comme représentant les intérêts de la France ! Ce qui est complètement faux, comme ailleurs en Europe, car ce sont les PME-PMI qui fournissent très majoritairement l’emploi. Or, on les laisse en déshérence, comme le montre le rapport trimestriel de la BCE qui interroge les 130 banques les plus importantes sur leurs pratiques de prêts aux PMEPMI : depuis 2007, elles leur ont prêté moins et ont durci les termes du crédit. C’est là qu’il faut agir, et pas en chouchoutant les ETN !

HD. Ces transnationales ont réussi à dicter deux projets de traités – transatlantique et transpacifique – qui vont complètement remodeler les échanges mondiaux. Quelles en seront les conséquences ?

Susan George : Tout simplement la mise en danger de la démocratie, en particulier par deux biais. D’une part, elles se sont emparées du pouvoir judiciaire, dans le cadre des litiges opposant entreprises et États, en remplaçant les tribunaux par des cours d’arbitrage privées qui permettent à une entreprise de porter plainte contre un gouvernement pour n’importe quelle loi ou décision de justice qui peut altérer ses profits, actuels ou futurs. Un gouvernement va y regarder à deux fois avant de faire voter une loi visant à améliorer la propreté de l’eau ou à limiter les gaz à effet de serre, qui risquera de lui coûter des milliards en indemnisation.

D’autre part, il y a la question de la régulation, cruciale pour les échanges commerciaux, avec en ligne de mire leur fluidification censée relancer la croissance, les économies réalisées par les entreprises devant profiter aux consommateurs… Libre à chacun de croire à cette fable. Ce qui va être fait n’est pas encore très clair, et j’explique dans ce livre les enjeux et les scénarios qu’il faut avoir bien en tête. Les transnationales mènent une attaque contre les trois pouvoirs, législatif, judiciaire et exécutif.

HD. Les initiatives d’alerte s’amplifient concernant les dangers que ces projets recèlent pour la santé et l’environnement. En est-il de même pour la question du travail ?

Susan George : C’est encore difficile. Les syndicats étasuniens pensent qu’il faut négocier car cela leur permettrait d’améliorer leurs conditions et d’avoir plus de lois. Les États-Unis n’ont pas ratifié les conventions du BIT (Bureau international du travail), et la moitié des États ont des lois antisyndicales… Mais là encore, c’est l’« harmonisation » par le bas que visent les ETN. Un exemple : Veolia a porté plainte contre l’Égypte, qui aurait violé le contrat passé en augmentant le salaire minimum ! La sensibilisation des syndicats commence, en Irlande, en Espagne…

HD. Certains lieux de pouvoir sont ignorés du grand public. Vous évoquez l’exemple de l’IASB…

Susan George : Il s’agit de l’International Accounting Standards Board, ou Bureau international des normes comptables, créé au début des années 2000. À l’époque, l’Union européenne avait mobilisé un groupe de conseillers issus presque exclusivement des quatre principaux cabinets d’expertise comptable mondiaux (KPMG, PwC, Ernst & Young et Deloitte). Il s’agissait d’harmoniser les normes des pays européens. L’IASB a depuis acquis un pouvoir très important, puisqu’il décide désormais de normes comptables applicables en Europe, dans les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et dans bien d’autres pays en développement. Tant que les transnationales ne seront pas soumises à des normes de comptabilité et de déclaration fiscales « pays par pays », elles pourront échapper à l’impôt en toute légalité, en jouant sur la localisation de leurs profits.

HD. Vous consacrez des pages édifiantes à ce qui se passe aux Nations unies…

Susan George : Je raconte comment les transnationales cherchent à étendre leur influence au sein de l’ONU. Dès les années 1980-1990, leurs représentants ont commencé à s’inviter au sein de conférences internationales que l’ONU organisait. Elles prétendent remédier à la supposée « incompétence » des États. Elles participent à tous les groupes de travail réfléchissant aux problèmes actuels et futurs de l’humanité : réchauffement climatique, protection des océans, etc. À l’image des sommets de Davos, ces groupes sont toujours composés de quelques émissaires des gouvernements, quelques professeurs et beaucoup de représentants de l’industrie. Il est assez stupéfiant de voir Bill Gates prendre la parole à l’assemblée générale de l’Organisation mondiale de la santé ! Il n’y a plus aucune limite.

HD. Comment expliquer ce « dysfonctionnement » ?

Susan George : Le politique a été complètement phagocyté par ce nouveau pouvoir qui est celui des transnationales, un pouvoir non légitime parce que non élu. Dans le même temps, la valeur actionnariale a été érigée en vertu cardinale. Pour les multinationales, les travailleurs ne créent pas de valeur. Seul le capital en crée. Ce principe explique tout leur mode de fonctionnement.

HD. Comment qualifier cette prise de pouvoir ? De complot ?

Susan George :Je ne crois pas aux conspirations. Je crois en revanche à l’existence de groupes d’individus ou d’entreprises qui cherchent avant tout à défendre leurs intérêts. Ils disposent pour cela de moyens colossaux.

HD. Comment reprendre le pouvoir face aux « usurpateurs » ?

Susan George : La connaissance est un préalable à l’action. C’est pourquoi j’ai cherché à mettre au jour les rouages de cette prise de pouvoir. Ensuite, de nombreuses associations et organisations ont leur rôle à jouer. Les syndicats de magistrats peuvent mettre leur grain de sable dans les rouages des mécanismes d’arbitrage, les associations de consommateurs tenter de contrer telle ou telle norme imposée par les lobbies industriels, les ONG multiplier les pétitions… À ce jour, notre appel pour dire « stop au TAfTA » (Transatlantic free Trade Agreement – NDLR) a été signé par 750 000 personnes. Il faut que des millions d’Européens se joignent à ce mouvement et s’élèvent contre ce traité.

Susan George : Les Usurpateurs. Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir. Le Seuil, 2014, 192 pages, 17 euros.

Face à la complexité des grandes manoeuvres en cours, incarnées dans les traités stratégiques dont les noms – TAFTA, pour Transatlantic Free Trade Agreement (ou accord de libre-échange transatlantique) et TTIP, pour Transatlantic Trade and Investment Patrnership (ou partenariat transatlantique de commerce et d’investissement) – sont déjà tout un programme, Susan George guide ses lecteurs dans les méandres opaques d’une véritable mutation politique. Cet ouvrage, riche d’exemples édifiants, est un outil d’information et de combat. Dans la lignée de ses travaux de « chercheur militant » – de son best-seller, en 1976, Comment meurt l’autre moitié du monde à Cette fois, en finir avec la démocratie. Le rapport Lugano II (2012) –, elle se bat, aux côtés d’autres, pour que les citoyens, alertés des conséquences de ce démantèlement de l’intérêt public, rejoignent la mobilisation. Le site du Transnational Institute (Amsterdam) : www.tni.org (en anglais et en espagnol).

Un ami…

Noël: habiller 33

Le mot Noël (dont la première attestation écrite date de 1112) est issu par évolution phonétique (nael) et modification vocalique du latin natalis (« relatif à la naissance, natal »). Le o, remplaçant le a de l’ancien français nael, vient de la dissimilation des deux a de natalis tandis que le tréma (1718) note la diérèse[6],

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La merde adel‘avenir.

Vous verrez quun jour on en fera des discours.

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On ne meurt pas de dettes On meurt de ne plus pouvoir en faire.

Louis-Ferdinand Céline

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Le temps des dindes

Il semble que 30% des gens vont acheter …au dessus de leurs moyens. Ce doit être la magie de Noël. Avant, il y avait une orange dans un bas de laine, maintenant on a les cartes de crédit. Une sorte de buffet « As you like… » pour une consommation où  on se saoule de petites boîtes, de choux, de rubans, d’emballages, de partys, de nourritures.

C’est comme si entre le 15 décembre et le 25, tout le monde était frappé d’une sorte de maladie de Parkinson :

C’est beau! Tellement beau! C’est comme un doigt dans la gorge qui dure deux mois. J’appelle ça, la période du vomir…

Tout le monde dépasse le .008 de perte  de neurones. Fous à lier! C’est le temps de tout avaler et de vomir après les…fêtes. Et de cracher ses dettes.

Noël, pour les consommateurs, c’est une brosse en vert et en rouge. Le plus beau  de mes Noël, c’est celui dont je ne me souviens plus.

Mais certains commerces font 50% de leur chiffre d’affaires en cette période.

C’est pourquoi Noël, pour les vaccinés, c’est si beau.

Les circulaires entrent dans la maison comme des Témoins de Jéhovah, tout colorés, le lion déguisé en mouton, en quantités si énormes qu’on pourrait  faire un voyage vers la lune en les enfournant  dans une tuyère de fusée.

On est tous des dindes qui se font fourrer…

Sortir les pauvres

La beauté de Noël c’est d’afficher les pauvres. On les sort de partout, on remplit des boîtes, on se lamente, on pleurniche. Pauvres pauvres!  Mais faut bien les sortir un moment… Dommage que Freud soit mort… Il doit bien y avoir un petit sentiment de culpabilité en dessous de ce geste qui ne passe qu’une fois par an. Pendant que dans les supermarchés on jette au moins 25% des produits périssables. De grandes âmes en donnent aux fermiers pour la fabrication du compost. La logique du « don » est que les donner aux pauvres équivaut à perdre 25% des ventes.

Les pauvres?

Ils ont faim : on leur donne des pâtes et de la mangeaille al dente.

Ils ont soif : une caisse de bière.

Ils sont malheureux : voici une portion de Noël.

Ils sont seuls : on passe et on repassera. Mais une fois par an.

La vraie crèche de Noël

Jésus dans sa mangeoire

L’espérance du sauveur de l’Humanité. Celui qu’on attend toujours. Et même s’il passe, on ne le verra pas. Obama, Legault, Harper, le fils de PET… , PDG.  On a toujours un petit sauveur qui crèche quelque part dans un recoin de société et qui va servir « humblement » le peuple.

Marie

La mère qui n’a pas accouché. On ne sait pas trop d’où vient le sauveur. Ni par qui il a été conçu. Un jour, un mathématicien de génie trouvera bien la formule… Ce doit être d’une éprouvette d’Extra-terrestre, comme certains le croient.

Joseph

Le papa. Simple ouvrier. Comme dans la fable du néo-libéralisme et du rêve américain : on peut tous réussir à être quelqu’un. Suffit d’avoir du soutien financier. Un peu de charisme… Pour ce qui est de ceux qui ont des châteaux, on a comme un petit coin de lèvre retroussé-amer. « C’est pas nous… »

Ce n’est pas nous, mais c’est ce que tout le monde rêve d’être.

Arrivent les trois rois mages.

Mages (Gaspard, Melchior et Balthazar,

De l’or, de l’encens, de la myrrhe… Sans doute les banques privées, les compagnies créatrices d’emplois, mais pas toujours vierges, et des mondialistes échevelés qui veulent tout l’avoir de la Terre.

Et pour souffler sur Jésus, qui grelotte, on a un âne, et un bœuf. L’âne, c’est comme  Hydro-Québec, mais pendant une panne. Et le bœuf, c’est comme les 650$ millions dépensés lors du G20. Les résultats sont les mêmes que la fête de la nativité : on crée des dettes…

On peut y mettre des moutons. Ou les créer… Suffit de les faire travailler 14 heures par jour et d’activer la magie. Avec 52 cartes de crédit, on peut tout faire.

Pardon! On dit « illusionniste ».

La longue course à l’instantanéité (sic)

On n’attend plus, on ne veut plus attendre. Je veux tout, tout de suite, je veux me satisfaire aujourd’hui, maintenant. Le passé ? Inutile et encombrant. L’avenir ? On s’en fout. Je consomme, donc je suis. Et les gouvernements encouragent leurs citoyens à consommer plus pour relancer une économie qui vit sur le crédit et l’endettement individuel et collectif. La vitesse érigée en vertu, l’instantanéité, l’immédiateté, la satisfaction tout de suite du je, du moi, voilà qui dépeint assez bien notre société. Lettre, L’ère de la révulsion

Le petit Jésus

Au fond, le petit Jésus dans sa mangeoire, c’est un peu chacun de nous…vidés et affamés d’une vie qui n’en est pas une, avec alentour quelques personnages de plâtre dont on ne sait plus s’ils sont authentiques ou des répliques, des bons ou des salauds.

À force de cultiver l’avoir, il n’y plus de place pour l’être. La peur est une sorte de rat intérieur qui nous ronge inconsciemment. Elle également est cultivée par ceux qui se livrent à un nouveau machiavélisme que trop bien outillé.

Il faut croire que l’Homme est encore – et sera toujours – le petit poupon dans la paille qui attend un sauveur.

L’Humanité est gardée dans la paille.

Ça sert au mal de vivre et à ceux qui vendent des onguents électroniques pour nous faire accroire au bonheur.

Sans doute qu’il n’existe pas ce « bonheur »,  sauf dans une relativité.

Reste que les horreurs de ceux qui font tout pour nous décarcasser d’une vérité profonde ont tout de même réussi à sabrer cette partie de l’être qui se nomme « âme » pour la transmuter, la matérialiser, la mécaniser, de sorte que pour nous ressusciter il faut lutter contre cet hypnose qui tue la plupart des humains à 33 ans.

C’est l’âge ou les martyrs se laissent aller…

À force de boire du vinaigre, on finit par céder.

La « normalité » est un beau costume…

Tout le monde habille  du 33…

Gaëtan Pelletier