Crescendo

« Le moulin est détruit à deux reprises, une fois par le vent et une autre par les humains lors de la « Bataille du Moulin à vent ». » Orwell 

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On se lève un bon matin de la vie, les yeux mi-ouverts, on boit son café tranquille, mais on ne sait pas ce qui nous attend…

Les anglophones disent: « It »s a Brand New Day »!

Je pense maintenant que l’Homme meure par naïveté… Parce qu’une journée c’est comme une vie. Un grand crescendo qui finit par une note qui n’a plus de portée.  Il en est qui tombent dans vide plus vite… La vitesse tue.

À Guantanamo, on torture les prisonniers par de la musique Rock, « hard-rock »,  à longueur de journée, ça finit par défibrer un humain. Pas possible!  À voir rentrer les pubs de par la télé, les ordis, les panneaux-réclames, les chants de vente au coin du globe, on finit par craquer un peu. Alors, c’est « normal » de s’approvisionner au petit coin de la pilule pour dormir. On ne peut pas apprendre à vivre à travers les livres, surtout pas les intellectuels et leur chaîne de connaissances livresques. Il y a des recettes dans les écrits, mais pas de nourriture. La nourriture, elle vient du vécu, des petits traits de quotidien en apparence inefficaces pour « évoluer ». Aujourd’hui, évoluer, c’est se boucher les yeux, les oreilles, et faire un grand OM… Un son! Un son perpétuel qui en éteindra les autres.  Ce grand et lancinant vacarme que l’on nomme « information ».

Quand on vous dit que vous aller évoluer dans l’échelle sociale, c’est comme Monsieur Orwell avec La ferme des animaux : 

  • Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres.

On part tous à la recherche du Messie. Comme si on cherchait des recettes pour devenir « adulte ». Comme si on cherchait un sage pour devenir sage. Comme si le poisson cherchait le poisson pour devenir le poisson.

Pour évoluer, ce n’est pas un cerveau ou de l’ambition , – ou les deux – qu’il faut: mais un œil critique intérieur.

C’est comme ça, à travers la grande musique de chambre des sociétés que chacun vous cache la belle et grande maison que vous êtes. Car une fois passé par le tordeur de la grande musique des démiurges frelatés, vous partez de zéro pour vous rendre à – 10. Comme dans moins dix. C’est froid Inuit…   On est élevés (sic) dans une machine à glaçons. On grimpe! On grimpe! On grimpe l’échelle sociale comme des pompiers qui ont le feu au cul.  

Puis à la fin de sa vie, seuls les idiots auront compris qu’ils ont évolué en étant le singe d’un grand singe.

Jusqu’où faut-il grimper?

Il faut grimper par en bas… Ça a l’air ridicule comme formule, mais une fois la portée de musique  disparue, alors qu’il faut ajouter des lignes, il n’est pas certain que la mélodie soit plus belle ou plus agréable. Car le « bonheur » est une succession d’agréabilités. Mais, nous tous un peu des vides à remplir…

Il y a tant d’orgueil en nous qu’il nous faut qu’un, deux ou trois spécimens endoctrinés à l’échelle sociale pour convaincre toute une masse aux bienfaits des crescendos sociaux.

On ne peut pas vivre vraiment, paisiblement, si on n’a pas les yeux pour voir une fourmi travailler et une étoile briller. Mais ça ne s’arrête pas là: il faut avoir l’humilité d’échapper à la bouffissure  de toutes les sciences devenues de petits dieux. Même pour les athées…

Gaëtan Pelletier

Décembre 2014

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