Hiver

Il pleut des frissons blancs
Le ciel se couche d’un matelas
La pluie s’est endormie
Dans ses cristaux figés
Sous les réverbères s’agitant
D’un  ballet, un chœur de givrures
Comme dans nos rêves d’enfants

Le vent chante et vrille  sa musique
À l’instrument d’un hibou invisible
La gifle et la claque
Bat de branches
Bat la cadence
Tout craque en ces cadences

L’hiver est une église
Aux vitraux de gelures frisées
Les âmes s’abritent un peu
Elles se recueillent dans le glacé
Suspendues, aux maisons enfermées
Un temps pour les murmures
Un temps pour les silences
La musique des étés
Souvent elles  attendent
Il pleut des frissons blancs
Comme la beauté des âmes des enfants
La pluie s’est endormie
Et nous aussi…

Gaëtan Pelletier 9 janvier 2012

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2 réponses à “Hiver

  1. Comme dans nos rêves d’enfants

    Le vent chante et vrille sa musique
    À l’instrument d’un hibou invisible

    Que d’images, que de musiques !!
    Je titube d’ivresse…

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