Berceuse pour un monde à naître

 

berceuse pour un monde à naître 2
 
Pendant que se meure la bougie-Terre
Pendant que les granules d’étoiles vont en cache
Pendant que la matérialité se fait un or de guerre
Pendant, et pendant, comme si l’on voulait que nul ne sache…
 
Les poètes bercent les mots de frisures et dorures
Et l’âme des violons tressent des notes étincelles 
Sous les doigts des âmes ,  la résistance à l’usure 
 
Et parfois de pinceaux, certains  recousent  les parcelles 
Chacun est une poussière d’amour, un enfant  
Chacun l’un en l’autre,  se langent et se  bercent  de regards 
En  bouquets  que l’on donne comme si c’était un hasard… 
 
La chair,  comme une étoile sans toile  
A perdu son berceau, ses pinceaux, ses mots 
Il faut la refaire de sa vie, créer pour  naître  à nouveau…   
 
Gaëtan Pelletier 
14 novembre 2014 
 
 

Toile,  Berceuse pour un monde à naître,  Eliora Bousquet 

 

 
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