Des prix toujours plus élevés

Plusieurs personnes ont probablement remarqué que depuis quelque temps le prix de certains produits essentiels change sans cesse à la hausse. On clame toujours pour cause le coût de transport (l’essence), le coût de production etc …

On avale la pilule sans pouvoir réagir à tous ces changements subits et effrénés.

epicerie

Mais hélas, certains détaillants de denrées alimentaires trouvent maintenant ainsi un moyen d’augmenter leurs profits et ne se contentent pas de n’appliquer que les hausses que les facteurs qu’ils identifient pourtant les obligeraient à faire.

Ce sont installées des façons de faire qui relèvent du banditisme. Entre autres exemples, au lieu de n’augmenter que le prix d’un article, on change aussi en seconde étape son format: du bacon 500 grammes dont le prix médian était de 5.00$ passe à 7.99$ pour un format de 375 grammes. Un contenant de savon à vaisselle de 750 ml passe au format trompe l’oeil (presqu’identique) de 675 ml.

Il faut de plus souligner que ces pratiques malhonnêtes nécessitent l’injection sur le marché de plus de contenants à recycler pour lesquels vous et moi contribuons à financer des programmes.

Alors que le format change, personne ne se souci de l’augmentation exponentielle de prix qu’il subit du même coup, sans compter que les augmentations de prix sont effectuées la plupart du temps avant même ce changement de format. Le coût de production, le transport etc…. sont toutes des raisons que l’inconscient collectif admet puisqu’on nous vend la récession et l’austérité en se basant sur l’effet boule de neige qu’elles créent. Autant dire qu’on autorise les marchands, la finance, les entreprises à surenchérir pour s’enrichir. Où et la protection du consommateur? Où sont les journalistes? Où sont les associations? Où sont les lois anti-collusion? Où est le protecteur du citoyen?

A ces pratiques répréhensibles, il faut ajouter l’effet de standardisation des formats (du format impérial, ou américain, au format métrique) qui avait déja permis certains abus dont malheureusement un trop grand nombre de consommateurs ne pouvaient se douter puisqu’ils en étaient eux-mêmes à comprendre ces nouvelles mesures et que plusieurs n’ont toujours pas réussi à le faire.

Invariablement, si l’on retire une certaine quantité par contenant, en bout de ligne on produit plus de contenants par quantités équivalentes.

Il faut maintenant se soucier de ces nouvelles façons de faire amenées par un marketing débridé auxquels souscrivent sans remords bon nombre d’entreprises. Il y a à peine quelques années, on pouvait évaluer l’honnêteté d’un commerçant. Ce n’est plus le cas. Il peut se retrancher à volonté derrière un système déshumanisé, déresponsabilisé, auquel il contribue avec empressement. Il n’a jamais trouvé essentiel de prévenir ses clients (ses obligés) de changements susceptibles de lui faire repenser à l’usage de certains produits dans certains cas, ce qui aurait pu avoir pour effet que le consommateur se rabatte avec justesse sur des produits dont les fabricants et les détaillants n’ont pas senti le besoin d’en trafiquer l’existence.

L’ère des géants en tout est bien là: soucieuse des profits, soucieuse de l’uniformité, soucieuse d’écarter toute compétition. Lorsque leurs activités se concentrent sur les besoins essentiels, que les gouvernements en place n’essaient d’aucune manière de protéger la saine concurrence, qu’ils ajoutent au pouvoir que ces géants s’octroient des subventions, des accords commerciaux, des règles assouplies en matière de production, d’importation et de transport, la population dépendante de ses propres besoins essentiels n’a d’autre avenue que d’acquiescer à toutes les pratiques fussent-elles méprisables et dommageables.

Cette spirale, nourrie par la soif exagérée de profits et l’opportunisme, entraîne une inflation à laquelle participent très peu pour l’instant les différents facteurs économiques. Mais puisque les acteurs de cette surenchère semblent avoir perdu tout scrupule et que les biens dont ils manipulent les prix sont essentiels, on ne peut qu’entrevoir l’appauvrissement de nombreuses personnes. D’ailleurs plusieurs organismes dénoncent l’augmentation marquée d’utilisateurs des banques alimentaires.

Comprenons-nous ainsi que l’ère du client satisfait est révolue? Il n’est plus maintenant que la marchandise qui paie pour de la marchandise. L’augmentation exponentielle assure à elle seule une compensation confortable pour la perte d’une certaine clientèle. Il ne faut pas chercher loin pour prédire laquelle.

Ad-Lib

http://centpapiers.com/?p=180442

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s