Plaidoyer pour un monde meilleur

OURS5

ELYAN

Marre des préjudices:

Quand les gouvernements se font complices du système financier par leur inaction à protéger la population qu’ils sont censés représenter ou pire encore lorsqu’ils participent en favorisant les desseins nuisibles qui sont ourdis contre cette même population (alors qu’ils sont ceux qui peuvent faire respecter les lois et en adopter de nouvelles lorsque celles qui sont en place sont clairement déficientes), il reste bien peu d’avenues.

La corruption, l’irresponsabilité, l’incompétence et l’avidité ont gangrené tout l’appareil. Il y a de plus en plus d’exemples qui soutiennent la présence de structures mafieuses de société, lesquelles n’ont que faire des lois et des vies qu’il y a à sacrifier pour s’enrichir. Quand un citoyen ou deux est tué, les autorités peuvent jouer à l’autruche mais quand il y en a plusieurs et systématiquement ceux qui sont liés aux biens convoités, quelle explication peut tenir la route au point de les empêcher d’agir pour le bien-être commun?

A certains endroits dans le monde, lorsque la structure mafieuse fait face à la concurrence, elle pourrit la vie de gens jusqu’à installer l’horreur dans leur cour et à les traîner en justice un à un s’ils refusent de céder ce que l’on attend d’eux, puisqu’il serait mal vu d’exterminer systématiquement trop de citoyens à la fois (quoique certains pays se prêtent volontiers à l’exercice) et surtout, plus que le désir de ne pas être mal vue, elle se retient par crainte que la concurrence montre les dents et lui soutire les quelques gains plus honorables qu’elle a réussi à faire car au pays des vautours, cette concurrence est féroce.

Lorsqu’il y a concurrence possible, il leur faut conclure des pactes de territoires ou de biens à convoiter. Toi les bordels, moi le jeu, lui la drogue. Pardon toi les ressources, toi la finance, toi l’immobilier. Les financiers et les cartels financiers se délectent.

Le meurtre par procuration:

Devant une machine financière qui se nourrit des actifs comme des passifs nous sommes devenus des survivants, plus ou moins épargnés. Notre survie dépend de ce que l’on peut réussir à conserver. Maintenant: money does not always talk. Sans le pouvoir, l’argent ne signifie plus grand chose. Tout au plus il retarde le dépouillement. Il est la terre des sans pays.

L’extrême négligence:

Il y a quelques semaines, la ville de Lac Mégantic au Québec a fait un bilan, un an après la tragédie qui a fait 47 morts et détruit la ville. Les rails du chemin de fer ont été reconstruites depuis plusieurs mois. Les trains passent toujours au coeur de la ville et des prétendus dignitaires balbutient que des voies de contournement sont à l’étude (étude coincée dans les méandres de l’infaisabilité programmée).

Les populations des pays industrialisés (de G7 à G20) sont flouées par des boniments. Qu’il s’agisse d’un accident plutôt que d’une décision d’éradiquer, les façons de faire sont semblables, le but est absolument financier et les morts sont déjà là, assassinés par d’autres.

Lac Mégantic est un parfait exemple du peu de considération que la finance et les dirigeants ont pour les populations. Ils en rajoutent une couche en renflouant hypocritement l’ennemi. Pour ce faire dans ce cas précis, ils se sont assurés que ne tombent pas caduques les ententes qui les lieraient à une entreprise privée (laquelle ne pourra pas être tenue plus criminellement responsable que le peu de responsabilité qu’il lui reste).

Il avait fallu faire vite après le drame pour remettre les trains sur les rails, peu importe qu’il n’y ait plus de société ferrovière, car entre la faillite de cette société ferrovière, son rachat et la reconstruction du chemin de fer, il allait y avoir un vide juridique duquel la population de cette ville aurait pu tirer profit pour exiger un peu de bon sens de la part des autorités supérieures (personne d’autre que les gouvernements n’aurait pu contester le refus de la population de voir la voie reconstruite au même endroit et on comprend que pour le décorum, les gouvernements devaient éviter de servir ouvertement une telle giffle à Lac Mégantic). Les autorités savent que la ligne est mince entre la révolte et le statu quo. Elles ont donc agi de façon à préserver leurs droits acquis sur des méthodes dont preuve n’est plus à faire qu’elles sont déficientes et dangereuses.

Des situations semblables se multiplient un peu partout dans le monde, intensivement depuis moins d’une décennie, tant dans les pays développés que les pays en voie de développement (deux désignations mensongères quand on y réfléchit). Les complices de tortures infligées sont nombreux mais aucun n’a de sang sur les mains. Pouvoir… donc argent et on nous construit une planète dont les concepteurs échappent à toutes les lois susceptibles de les contraindre à l’honnêteté. Depuis le temps qu’ils sont malhonnêtes, j’espère qu’ils ont au moins compris qu’ils sont inhumains.

La dépossession:

Au Québec, il y a quelques semaines, les autorités ont fait procéder à la démolition de la maison d’un homme qui habite la région de Rimouski. Cette maison était située loin d’autres habitations et ne représentait donc pas un danger pour les voisins. Bien sûr elle n’était pas neuve, mais il est surtout interdit d’être pauvre, ce qui permet aux autorités de malmener  la charte des droits et libertés, tout en contrevenant à l’une de leurs obligations (car elles en ont) qui est de ne pas déposséder un individu.

Bien sûr il était inconcevable que plutôt que de dépenser des dizaines de milliers de dollars en actions judiciaires pour obliger cet homme à se conformer aux normes en vigueur (il faudrait peut-être craindre quelles seront les prochaines normes adoptées afin de contraindre un individu dont on convoiterait le bien) on ait plutôt choisi avec cet argent de l’aider à effectuer les travaux nécessaires. Ça ne se fait pas. Voilà ce serait beaucoup trop simple et surtout bien moins coûteux! L’état, la ville, les autorités et toute cette salade surpayée n’est pas là pour les intérêts de la population. Ils dresseront tous de beaux bilans montrant des chiffres qui balancent mieux qu’un concert de harpe, lesquels auront permis de mettre cet homme à la rue. Il sera possiblement placé dans une institution publique vu son âge et sa situation financière. Il en coûtera autour de 50,000$ par an à tout le monde pour prendre soin de cet homme et clore un dossier peu reluisant.

Cet homme, maintenant SD (on s’est occupé de lui trouver un F), permettra à ce système qui s’auto-digère de dépenser beaucoup d’argent et de faire vivre un tas de sangsues à cravates greffées à la pauvreté.

Un curateur était déjà appelé en renfort puisqu’il s’occupait du dossier de cet homme… Et là je me suis demandée pourquoi, au lieu de grignoter tout l’argent du dossier en paperasses juridiques, sur plusieurs mois de grandes manoeuvres, n’y a-t-il pas tout simplement eu actions pour protéger les intérêts du citoyen représenté, comme la fonction de curateur l’exige. Il existe des subventions dont ce citoyen aurait pu bénéficier, encore faut-il (et c’est là que le bât blesse) que l’on n’ait pas exercé une ingérence indue capable de se substituer aux droits de ce citoyen (âge, conditions de vie, pauvreté, le triumvirat de la mainmise institutionnelle qui oublie de se faire discret et néglige pourtant tous les jours d’assumer son rôle lorsqu’il y a peu à espérer d’autres individus et je parle d’argent bien sûr). Ça m’épate…

Le propriétaire souhaitait garder son petit chien… ce qui compliquait apparemment  la tâche de le reloger, la curatrice dans le dossier ainsi que la municipalité de Rimouski se défendant de mettre tout en oeuvre pour l’aider à se reloger en lui trouvant une chambre dans un foyer pour personnes âgées. La Croix-Rouge avait offert de le dépanner. L’aide que la Croix-Rouge apporte aux sinistrés ne dépasse pas trois jours normalement, peu importe le sinistre. Le propriétaire doit envisager d’abandonner le petit chien aussi…

Souvenons-nous que l’état n’est pas là pour faire la charité. En effet, il dépense beaucoup pour avoir à s’en abstenir (la saga contre cet homme durait depuis 2007) ainsi que  pour maintenir en poste un tas de choyés du système capables de vivre de  la misère des autres.  Soulignons qu’ici il s’agit aussi de la liberté d’autrui qu’on encadre au point de l’étouffer.

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/estduquebec/archives/2014/06/20140620-134721.html

La privatisation:

Qu’en est-il de sociétés privées qui mettent en place des structures piège (alors que ces pratiques devraient être interdites, qu’on fait mine de les encadrer avec des lois tellement plus faciles à bafouer qu’à respecter)? Privatisation de ceci et de cela, des ceci et des cela pour lesquels nous avons payé, continuons de payer et paierons, alors que l’usufruit passe au contrôle de sociétés ou de groupes d’investisseurs bien nantis et morts de rire?

L’accaparement:

C’était le cas depuis plusieurs années dans les pays défavorisés (et encore il faut savoir qu’ils ont ainsi pu être maintenus défavorisés), particulièrement ceux d’Afrique, concernant l’accaparement des ressources alors que les populations étaient et sont toujours victimes de lynchage contrôlé, épisodique et récurrent. Ces formes de lynchage sont de plus en plus présentes partout, peu importe la nature des intérêts. des biens et des espaces convoités.

La répression:

Ces exemples trouvent écho un partout dans le monde. Il y a de nombreux cas d’errance de la part des autorités, de nombreuses manifestations de leur incapacité chronique à répondre en priorité aux besoins des populations. Le fait qu’elles martèlent le besoin de projeter dans l’avenir la légitimité des mesures contraignantes qu’elles adoptent à leur égard, mesures qu’elles refusent d’envisager différentes et équitables, démontre une seule certitude: plus personne ne sera là pour en prouver l’arrogance et l’incroyable abus et si l’histoire survit… elle aura le défi de refaire l’apologie de civilisations torturées pour et par l’appât du gain.

Les défis insoutenables:

Ces mêmes autorités (politiques, économiques) nous font comprendre qu’il nous faudra prendre des vacances à l’hôpital pour se refaire une santé  puisqu’il nous faudra travailler jusqu’à un âge avancé pour assurer notre subsistance, mais elles  établissent des règles qui empêchent  que nous mettions dès à présent le bon sens à l’oeuvre en nous distançant des standards de consommation identifiés comme étant à la source des besoins accrus que nous aurons à combler.. Ils décident donc comment nous devrons le faire, pourquoi nous devrons le faire et jusqu’à quand nous devrons le faire. Passé ce délai…. nous serons maîtres de nous-mêmes après impôts et taxes bien sûr.

Mais au fond qu’est-ce qu’on en a à cirer de tout ça pourvu que notre radeau flotte encore dans la mare des préjudices? Je sais bien qu’avec un R de plus nous pourrions changer le cours des choses…. : MARRE des préjudices.

ELYAN

CentPapiers

http://centpapiers.com/?p=179607

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