L’être humain – NAZIM HIKMET


Vis dans ce monde
Comme si c’était la maison de ton père.
Crois aux grains, à la terre, à la mer.
Mais avant tout, crois en l’être humain.
 
Aime le nuage, la machine, le livre.
Mais avant tout, aime l’être humain.
 
Sens la tristesse de la branche qui se dessèche
De la planète qui s’éteint,
De l’animal qui souffre.
Mais avant tout, la tristesse de l’être humain.
 
Que tous les biens terrestres
Te prodiguent la joie,
Que l’ombre et la clarté
Te prodiguent la joie.
Que les quatre saisons te prodiguent la joie.
Mais avant tout, que l’être humain te prodigue la joie.
 
Nazim Hikmet (1901-1963)

Nazim Hikmet est l’une des plus importantes figures de la littérature turque du XX siècle, et l’un des premiers poètes turcs à utiliser des vers plus ou moins libres.Hikmet est devenu, de son vivant, un des poètes turcs les plus connus à l’Ouest et ses travaux ont été rapidement traduits dans différentes langues.
Cependant, dans son propre pays, il fut condamné pour marxisme et demeura en Turquie, même après sa mort, un personnage controversé. Il passa quelque 17 années en prison et baptisa la poésie le plus sanglant des arts. Ses écrits soulignent la critique sociale. Il proclama au début des années 1930 quel’artiste est l’ingénieur de l’âme humaine.
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