Archives quotidiennes : 25-octobre-2014

Le pet terroriste

Argent France Presse

Le Canada, encouragé par les États-Unis, a décidé d’augmenter ses effectifs en matière de terrorisme.

Suite à un incident survenu dans un centre commercial, le pet (gaz) intestinal d’un homme d’une corpulence hors du commun a émis un gaz qui, amplifié par la grandeur du local, et malheureusement, passant par un micro qui testait les bruits de foule en vue de convertir en nombres l’achalandage du centre, émit une explosion qui sema la panique: les gens fermèrent les portes des boutiques, d’autres se glissèrent sous les tables.

L’escouade antiterroriste, la So-What, encercla le centre commercial. 123 voitures de policiers des corps (sic) de la GRC, de la Sûreté du Québec, passèrent trois heures à tenter de parler au « terroriste ».  Deux hélicoptères des forces armées survolaient le ciel et tout un quartier fut barricadé.

Le président des États-Unis, sa sainteté Obama, « Prince of Peace », No- Bell.à, montra un visage attristé: le Canada venait de subir en une semaine un troisième attentat terroriste.

Le « terroriste », un prince sans rire, s’accapara du micro sans fil et fit le tour du centre commercial en pétant dans le micro. Voyant qu’il était la cause de tout le tapage environnant, il entra dans une pharmacie pour acheter des comprimés anti-gaz.  En guise de démonstration, il plaça le micro dans son trou du XXX.  Tout le monde se mit à hurler. Il pointa le micro en direction des hurlements.

On fit venir des renforts des États-Unis d’Amérique pour aider les pauvres canadiens aux prises avec un commando armé de terroristes.

Après deux jours de siège, le terroriste réussit à se débarrasser de ses gaz.  Mais toujours assis sur le siège de toilettes, il fut capturé et livré aux autorités.

Pour avoir la certitude d’un acte terroristes, on lui ouvrit  le ventre pour tenter de découvrir une bombe et une arme vu son renflement anormal.

La nouvelle fit le tour du monde, mais quand on questionna les policiers sur l’arme du terroriste, aucun ne voulut répondre.

Sauf un:

– C’est une arme chimique…

– Avez-vous des précisions?

– Elle a été fabriquée dans un fast-food du centre commercial…

GP

 

 

Les vendeurs d’âmes

middleeasternpoetry:</p><br /><br />
<p>The mustard-gas lullaby. Sleep, peaceful baby, don’t wake up. It’s not use crying. Save your lungs. The fight is over. They have won. Oil will always flow, my son. - Fereydun Rafiq Hilmi<br /><br /><br />
*Corpses of a Kurdish man and a baby, Halabja Gas Attack, March 20th 1988<br /><br /><br />

Si un homme est honnête et que les autres sont malhonnêtes comment peut-il continuer dans un pays brutal et destructeur ?
J. Krishnamurti 
 
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Si on pouvait calculer toutes les prières adressées à « dieu » pour « sauver » l’Homme, ou les dieux des Vikings, des tribus, et de la racaille politique distributrice d’armes – des travailleurs eux-mêmes, ceux dans les usines d’armement-,  nous aurions droit à une litanie lancinante, longue et pénible. Sorte de tableau de Bosch, version sonore.

Mais qui donc entend l’entendement, le bon sens, à travers cette cacophonie d’une bête bien étrange, rivée à son arsenal de réussites techniques, tétanisé, « ecce techno », fabulateur? Qui donc a la responsabilité de clarifier les besoins de l’être humain? On dit qu’ils sont les grands de ce monde. Je dis qu’ils sont les cactus dans le désert des arbres nourriciers que sont les gens simples. Je dis qu’ils sont le sable duquel ils nourrissent les têtes accommodantes et sculptées.

Il y a les vendeurs d’armes qui, obligatoirement, vendent des âmes. Les États font la morale aux petites incartades  des  citoyens. Nous sommes dans un monde où le vol à l’étalage est devenu plus important que la tuerie, nommée « dommage collatéral ». Nous sommes dans un monde dans lequel le « roi » a toujours raison. Comme si l’Histoire était une copier-coller trafiqué.

Nous voilà misérablement passés de la guerre nécessaire – s’il en est existé une  – à la guerre aux fins d’activer l’économie des pays.  Pauvres au point d’aimer son travail – « inquestionnable« – gagne-pain de crainte de mourir de faim de de petits luxes.

Si chaque balle tirée était une miche de pain, personne ne mourrait de faim…

Si l’on fabriquait des chaudrons avec les armes, chacun aurait de quoi se faire cuire un politicien véreux, un « homme d’affaires » sans scrupules, un cravaté-esclave » des vendeurs d’idées, tous issus du despotisme invisible et viral des  États jumelés aux affairistes licenciés par…l’État.

On peut y inclure les lamentables faux intellectuels livresques qui ont pour mission de « passer le messages » à une jeunesse amollie, atone, qui adore se regarder dans les films de zombies et de vampires.  Sans doute ont-ils raison: nous sommes dans un monde de zombies et de vampires.

Adieux les âmes!

Adieux les enfants!

Adieux les petits princes! Car on ne dessine plus des moutons, mais des tigres… Et sur écran…

Sans doute que si l’on faisait le bilan des activités de la planète, on trouverait bien plus de gens qui vivent directement ou indirectement de la mort des autres que de la vie.

On aurait jamais pu imaginer,  ni souhaiter, une si silencieuse et efficace décadence…

Vrai ou Faust

L’ignorance, la vrai, c’est d’ignorer que nous le sommes… Et le prix à payer, nous sommes en train de le payer. Mais nous ignorons que nous sommes en train de le payer. Le stratège « religieux » à sa tâche n’a même pas compris qu’il est en train d’appauvrir les esprits par son propre esprit ouvragé par une tâche enivrante de « sauveur ».

Pour la première fois dans l’Histoire, nous sommes  fossoyés par des « sauveurs ».

Gaëtan Pelletier

25 octobre 2014

David Garrett – Paul McCartney – Live and Let Die (Live)