La musique silencieuse

1920 J Ehrmann

La musique n’est possible que par ses silences…

Connaître vraiment, mais vraiment, n’est possible que par le silence de la « raison ».

Voir, c’est regarder un silence. Je suis ébahi de par la beauté des silences des yeux des gens.

Comprendre est le mot le plus mal compris en ce bas-monde. Car comprendre n’est que « juger », soit  enfermer tout l’extérieur de la nature, de l’immensité, du mystère de chaque humain dans l’enfermoir de notre pauvre compréhension.

La véritable compréhension commence par le silence de la raison, la nôtre, l’individuelle.

L’acte réel de connaissance est d’ouvrir ce cadenas à ce que je nomme « acceptation ».

C’est le silence de la compréhension.

Accepter la différence, c’est accepter ses limites et confier à l’intuition et au temps le bonheur de découvrir que l’autre peut vous enrichir.

La lueur est un petit pas de lumière.

Mais si nous restons, têtus, chloroformés par le bain social dans lequel nous vivons, nous ne sommes qu’un singe à manettes.

Il y a des yeux silencieux, que trop remplis d’émotion, d’angoisse… Comme un tunnel vers notre propre lumière.

Se regarder ne suffit pas.

Il faut l’autre comme une partie de soi. Parfois découvertes en ses affinités, parfois mystérieuses en ses différences, mais toujours un petit tracé vers ce dont nous nous dirigeons. Évoluer, c’est briser la cage de faux savoirs dont nous sommes nourris.

Le « moi » est une petite cage qui mourra petite cage s’il ne s’ouvre pas  à un TOUT.

Le « moi » peut être esclave toute une vie…

Les portes sont les autres. Peu importe la méchanceté dont ils font parfois preuve.

Laissez-les vous apprendre la beauté et la grandeur des gens simples. Leur force est de ne pas céder au piège de la raison, sorte de serpent qui rôde en l’Éden.

Et par lequel nous sommes tous entortillés, étouffés…

Nous ne sommes qu’une note sur une portée.

Toute la partions est faite du silence des autres. Ce silence est l’ouverture de ce qui nous est « incompréhensible » à un certain moment.

La Vie est un chant…

Une vibration continuelle.

Dans le vacarme actuel, tout comme celui des sociétés qui sont passées avant celle-ci, nous n’apprenons plus à écouter.

Seulement à crier…

***

Les yeux sont les enfants de la lumière…

Il en reste un peu, pour certains, après avoir été ensevelis sous toute la noirceur de ce monde. Parfois, vieillir, c’est s’enterrer un peu…

Cultivez votre voir. Cultivez votre attention.

Regardez tout ce qui vit comme lorsqu’on entre dans une forêt.

Personne je juge un arbre, un tronc, une feuille…

Juger l’autre de par nos « valeurs » c’est le blesser, l’assassiner.

En le faisant, nous nous tuons tous un peu…

Les petits mots viennent des écrits, les grands viennent des regards et des vies qui nous entourent.

On ne peut pas « faire l’amour » si l’amour ne nous fait pas…

 

Gaëtan Pelletier

9 juillet 2012

 

 

 

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