Le pilote athée rit

( Je sais, Le pilote athée rit, c’est un peu bizarre… , j’évite ce qui ne m’amuse pas. À ce que je peux voir de par le monde, les politiciens sont sérieux. je vais envoyer 20$ par Paypal pour sauver … le Canada). Et si vous ne savez pas pourquoi on ne décapite pas les politiciens.. regardez le vôtre. )

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«La vérité  n’est pas en quelque lieu lointain, elle est dans l’acte de regarder ce qui est.»

Krishnamurti

Tout déchirement nous amène à l’idée de créer une couture.

Alan Kart

Il est une étrange manière de vivre  cette  vie : chercher. Chercher un sens à celle-ci.  Tous les intellectuels qui sont passés en ce monde,  les philosophes, les chercheurs, les braqueurs d’idées, se sont demandé comment fonctionne l’Univers. Un avocat nommerait cela un «vice de procédure». Car, en fait, chercher est une activité «terrestre» et un passe-temps.  Elle est liée à l’idée qu’il y a un montage et une finalité. On ne démembre pas la structure de l’Univers, on structure l’Univers après un cumul, une capture de séquences qui nous donnent la plus grande illusion du monde : la connaissance.

Nous ne connaissons jamais vraiment. Mais nous la bâtissons toujours.

Les oiseaux se contentent de voler. Leur activité est le vol. Les humains, eux, cherchent à créer : leur activité est leurs actions. Et chaque fois qu’ils sont en «vol», ils se demandent comment ils volent, ce qui les fait voler et, surtout, pourquoi ils volent.

Ils diront que c’est l’air. Ils diront que c’est Dieu. L’idée la plus étrange est que Dieu a créé – si on peut dire ainsi- l’air pour respirer et le fait de voler est comme ces médicaments inventés qui traitent des maladies par effet secondaires.

L’être humain pense que Dieu est un cerveau. En un sens, oui. Mais il est un rêve avant tout. Et il a toutes les libertés du rêve. Tous ceux qui se réveillent avec le souvenir de leur rêve étrange diront : «Ce rêve était stupide». Pour l’humain, ce qui n’est pas organisé, ou qui ne l’est pas à sa manière est bête.

À penser ainsi, la forêt est «bête». La forêt du désordre où les lièvres font leur maison.

Alors, Dieu serait  un idiot.

Dieu apparaît plutôt comme  un subconscient dans lequel nous vivons. Et tous les matériaux sont là, sans ordre.

L’Univers fonctionne. Bref, il besogne, il se meut, et il joue à créer dans une sorte de  débris d’une structure génétique jamais stabilisée.

L’idée que nous nous en faisons est que celui-ci a un but : un long travail sur un temps qui nous apparaît infini. Nous lui accordons un «dessein», une finalité, comme s’il bâtissait, dans un plan bien établit un «avenir.  Comme si l’Univers était une sorte d’esclave à notre service. Et la plupart des gens attendent que l’esclave fasse le travail à leur place.

Et quand vient le moment de confronter toutes ces «vérités», il s’ensuit un combat d’idées. Il en ressort deux choses : une idée nouvelle et des vieilles idées,  ou conceptions, allant toutes aux rebuts.

L’humain a appris le jeu des idées. Les réalisations, de par ses découvertes, lui ont donné raison quand sont apparus des résultats techniques.

L’erreur a été qu’il a pensé décoder l’univers et que c’était là son rôle.  En fait, il n’en a pris que quelques matériaux et, en les joignant, a créé quelque chose de fugace : un momentané gonflé à la mesure de son orgueil et de sa vanité.

Gaëtan Pelletier, Digression 2009

 

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