Les bulles d’automne

Au petit matin, quand la rosée fait l’amour aux plantes, j’ai des doigts d’eau dans ton antre.

Tu me dira que nous ne sommes pas pareils, mais parfois en perles sur un brin d’herbe… Jumeaux jusqu’à l’eau…

On dirait tes yeux qui se réveillent avec la nuit froide et des tremblements mouvants sur le lit frisquet.

On se dépose l’un sur l’autre, bulle à bulle, et mes mains font le tour de ta terre et mes yeux fermés, le tour de ton âme.

L’été a fini d’être fièvre et l’automne se met à peindre les arbres. L’automne est le frisson de l’hiver…

et puis, voilà le soleil qui casse la fenêtre. Les chats parlent aux chats, et les il y a ce bruit des trains qui passent comme la vie passe. Si vite, si bruyante. Si courte, si fuyante.

J’ai des yeux pleins de tes mains. Même en les fermant. J’ai de l’encre à t’écrire des nuits de lampes.

On se lève, trop vieux pour rester au lit… Mais on se reprendra en après-midi.

Gaëtan Pelletier

 

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