La stérilisation du rire

friendship-far-beyond-words:</p><br /><br /> <p>Every child is a different kind of flower and all together they make this world a beautiful garden..!!!<br /><br /><br />

 

 

 

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La mère de Goethe cultivait la joie ». 

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Depuis que l’on a « créé » l’économie – celle basique, celle qui aidait, celle qui allégeait, on a passé à celle qui cloue tous les cerveaux, les utilise, les stérilise du rire. On dira qu’il n’y a plus rien de « beau ». Il n’y a plus rien de beau parce que toutes les vies sont « mathématisées ». On s’attriste en vieillissant dans les sociétés occidentales. On s’attriste de voir que le petit roi élu nous a floué, qu’il a vendu nos terres, nos pays, nos espaces aux plus riches. Et que la mort existe.

La joie, c’est la nourriture de l’âme. C’est comme si la lumière dansait en nous.  Mais il faut franchir une étape cruciale: celle de n’avoir peur de rien. Ni de la mort, ni de la guerre, ni des rides. Il reste l’imbécillité  de ces gens sérieux qui achètent des armes pour faucher les jambes des enfants qui dansent.

Nous implosons sous le malheur. On le cultive. Il nous affecte.

Un vieillard qui rit, qui sourit, qui fait des étoiles avec ses yeux, c’est de plus en plus difficile à trouver. Mais ça existe. Un peu, hélas, comme une espèce en voie de disparition.

Notre petit jardin « à l’aise » a pour nid une mortification permanente. Le citoyen est offert aux dieux qu’il a élus . Ces mannequins de cire… Nous allons droit au musée sans s’amuser…

Aujourd’hui, la sueur est à 1.50$ le litre.  Et tout est si compliqué…

Les bourreaux meurent.  Comme leurs victimes. On dira que c’est un métier.

Vivre

Il faut apprendre à vivre et à se « re-vivre ». Il faut réapprendre à musiquer son rire, à non pas oublier que la mort existe, mais que le petit moment qui est est la vie dans une continuité de mouvements qui n’est que celle de la chair et de la dégradation.  Alors, en suivant le courant, nous pensons nous dégrader en étouffant toute la capacité de demeurer lumineux et danseurs.

Le pouls de l’âme 

Nous sommes des êtres vibratoires, mais on vous enseignera à n’être qu’une ligne sur un moniteur: toujours être heureux. En vérité, la vie est comme une mer agitée: nous sommes parfois tristes, parfois heureux, parfois  plus encore: « High ». Puis, le lendemain, nous croulons. Mauvaise journée!   Celui qui n’a pas de mauvais jours n’est pas vivant.

Cependant, dans la phase actuelle dans laquelle nous mettons notre « bonheur » entre les mains de fabricants de « bonheurs », nous nous débarrassons de notre tâche à trouver nous-mêmes notre bonheur. Cette « passation » de pouvoir est de plus en plus accrue et alimentée par le contexte. Bref, nous sommes la cellules qui devrait vivre et s’éclairer d’elle-même, mais par lâcheté ou ignorance nous préférons « acheter » notre bonheur.

Pour vivre pleinement, il faut une belle capacité de dérision devant le mystère de la Vie. Celle-ci, une fois acquise, est le plus beau cadeau que vous pouvez vous faire. Et personne ne vous le donnera. Car il faudra chercher ce qui est bon pour vous. La liberté ne dépend pas d’un État, mais de la capacité à regarder ce monde fêlé se dérouler devant vous. Mais, en étudiant l’Histoire, en étant attentif, vous vous rendrez compte que ça a toujours été ainsi.

Personne n’est la tristesse. La tristesse est un concept. Personne n’est le bonheur. Le bonheur est un concept. Une sorte de permanence… Et vous noterez que depuis que les sociétés se sont organisées, on vous aura promis la santé par la pilule, le bonheur par l’avoir, mais rien, vraiment rien pour les relations humaines. Celles qui existent sont issues des relations des gens authentiques et simples. Il n’y aura pas de formule mathématique pour relier les gens. Ni celle de comprendre n’est pas la manière d’aborder le monde.

La seule et unique manière est d’accepter. Accepter la différence. Accepter les bons et mauvais jours.

Quant à la notion de « vérité », elle n’est qu’un arrêt sur image. Et quand rien ne bouge, c’est la mort. Alors, personne n’a la vérité. Peu-être les adultes. On voit alors qu’ils sont sérieux, qu’ils savent à peine sourire – ou bien que leur sourire est faux – , mais vous encensez leur réussite. De fait, vous participer à sculpter des apparences de bonheur et de réussite.

Apprendre 

Qu’est-ce donc qu’apprendre des choses et des choses, des concepts et des concepts s’ils ne servent à rien?  « Se réaliser » n’est que demeurer soi à travers un monde qui nivelle tout. On peut être admiratif devant autant de technologies que celles d’aujourd’hui mais, au fond, toute vie ne peut être que survivre au grand déluge des infos mitraillées et aux slogans, et aux pubs. Toute vie a une fin  – du moins celle-ci. Alors, autant parier qu’il existe autre chose que ce beau montage de chair.

Apprendre, c’est désapprendre tout ce faux charabia. Apprendre, c’est rigoler de cette fausse culture.

Apprendre, c’est s’éloigner des faux pour retrouver les vrais. Mais il faut avant tout se débarrasser du faux en soi…

La chose la plus compliquée au monde est de redevenir simple. Mais pire encore, le demeurer jusqu’à la fin de ses jours…

Gaëtan Pelletier

Sept . 2014

 

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2 réponses à “La stérilisation du rire

  1. Titre et photo, tout donne le sourire (Tiens, pourquoi ne dit-on pas surrire ?)

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