Comment les États fabriquent des putains

L’art de penser est l’art d’aérer. Votre être est une maison. Votre est une clef et une serrure. Certains n’utilisent que les serrures…

Alors, ils sont là, pétrifiés dans leurs « idées », sûrs de leur vérité.

***

Dans l’écoulement de nos vies intérieures, la pire erreur est de fermer les portes…

C’est un vice du cerveau que de choisir une recette, l’enfermer, la croire éternelle, et la garder pour le restant de ses jours. Tout l’Univers, de l’infime à l’infini est mouvement. Nos regards sur le monde sont trompés par l’apparente « figitude ».

C’est un principe de base du vivant : nulle connaissance n’est figée et aucun concept – même ceux en apparence saugrenus,  doivent stagner ou être mis de côté.  Tout doit circuler.

Ce que vous avalez doit être rejeté…

Comme lorsque  que vous mangez…

Il faut avoir le regard d’un enfant et sa souplesse. En vieillissant, il n’y a pas que les os qui roidissent, la pensée également.

Des idées qui ne circulent pas, sont des idées mortes. Il faut donc avaler le repas par la porte d’en avant et rejeter ce qui vous apparaît dépassé ou instantané par la porte d’en arrière.

Éviter l’instantané. Ce sont des messages enregistrés depuis des millénaires qui s’usent plus vite qu’une qu’un couteau scotché à une meule de pierre.

La première erreur du débutant est de rejeter une idée ou un concept par le seul argument suivant : « c’est impossible ».

En fait, tout est possible. C’est que vous  rejetez ce qui ne s’inscrit pas dans votre « somme de connaissances », il vous faut simplement attendre qu’une ouverture se fasse pour progresser.

La musique a ses silences, les savoirs également…

Aérer. C’est la base…

La connaissance  commence par le doute continuel…

Bien des guerres sont issues de « croyances » fixes et d’idées pétrifiés. Les vendeurs d’idées pullulent. Vous achetez les mêmes chaque jour, présentées sous des formes diverses et trompeuses.

Vous en faites les vôtres…

À sa manière, s’il n’y a pas ce  mouvement  intérieur de pensée,   chacun risque de devenir une putain au service de l’État qui de par son éducation, – falsifié de surcroît – une sorte de roche sédimentée qui fait barrage à  l’évolution de toute société.

La « vérité » est une roche.

La vie, c’est l’eau, l’écoulement, le mouvement, l’émerveillement et le doute.

S’il y a trop de roches, la vie cesse.

C’est ce que nous vivons en ce moment.

Quand l’art n’a plus effet sur les changements de société, la philosophie, l’intellect créatif – qui se laisse ouvrir par l’intuition – , quand tous ces facteurs sont éteints par le seul recours au « bonheur » par l’avoir, c’est la mort par asphyxie.

Les idées ouvertes nourrissent les sociétés.

Les idées arrêtées les tuent.

Et la plupart des guerres sont issues de cette étrange « enfermoir » qui ravage de plus en plus nos vies.

La production

Nous sommes actuellement dans la phase de production de citoyens-roche. Pour produire de la richesse déviée, il faut enfermer le citoyen dans sa « maison-pensée » en fermant toutes les portes.

Surtout celle de la liberté d’avoir à travailler pour une apparente cause sociale que trop mondialisée.

Le bien est défini par l’État.

Le mal est défini par l’État.

Toutes les définitions sont formulées par l’État.

Quand l’État est faux, les définitions le sont.

Nous sommes dans un confort de chambre froide…

On ne demandera pas à un policier de « penser » ses actes. L’État a investi son cerveau. Quand le Ministre de la santé craint le subliminal, il ne sait pas qu’il est le subliminal et qu’il y participe.

C’est une putain de maison close.

Nous vendons tous notre maison pour la sécurité des portes fermées.

Il n’y a pas de police pour les infractions de l’État dans vos esprits.

C’est la maison close légalisée et les engelures intérieures réchauffées par les antidépresseurs.

L’art et la Vie

Mondrian.

Plus que tout compte le rapport entre couleurs, entre dimensions, entre positions. En effet, pour lui, « le rapport [de la verticale à l’horizontale] est à l’image de la dualité et des oppositions qui régissent d’une façon générale la vie et l’univers – le masculin et le féminin, l’extérieur et l’intérieur, le matériel et le spirituel »14. Mondrian a alors défini son système de représentation qu’il nomme peinture néo-plastique et qu’il développera pendant plus de 20 ans jusqu’à son séjour à New-York.

Wiki

Je ne sais si vous avez des frissons en regardant son œuvre. Vous en aurez certainement davantage en lisant le passage.

Séraphine de Senlis

 

Elle a terminé ses jours dans un asile. Femme de ménage, admiratrice des arbres, « fêlée », personne ne comprit son art. Vous pouvez chercher des analyses… On ne comprend pas Séraphine comme on ne comprend pas le l’Univers.

Le choix vous appartient.

Dans l’art, il n’y a pas « d’idées  ou de croyances ». Il y a l’émotion pure.

C’est celle qui nous manque quand nous ne cessons de nous faire massacrer par des idées saugrenues, lancinantes, répétées, tuantes.

Alors, ce ne sont plus des idées, ce sont des copier-coller.

Il y aura des élections au Québec et aux États-Unis prochainement.

Vous verrez, l’effet du chloroforme social et nazifié qui détruit toute pensée et toute ouverture.

La peur ferme les portes.

Nous voilà de bonnes putains, bavant de rouge à lèvre, longeant une ruelle-pays.

Mais nous sommes fiers de « faire » le trottoir…

En faisant le trottoir, on nous offre des routes.

On construit en se détruisant.

Le seul progrès est de vendre son âme au lieu de son corps.

Gaëtan Pelletier

7 juillet 2012

 

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