Archives mensuelles : juillet 2014

La drogue à mille ans

 

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« Ne vous demandez pas ce que vous pouvez faire pour votre nombril, demandez vous ce que votre nombril peut faire pour vous ». 

Jocelyn Beauregard 

« J’ai vu un roux en train d’aider quelqu’un…  Un roux de secours »

Mathieu, humoriste en devenir

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L’Histoire de l’humanité, malgré ses changements de frontières, est assez simple.

Les clans misérables d’il y a 10, 000 ans devaient survivre. Et pour survivre il fallait une certaine solidarité. Dès qu’ils purent former des « tribus fonctionnelles », avec leurs lois, leurs modes de vies, leurs valeurs, les autres tribus qui avaient développé, sur leur territoire, d’autres « valeurs », d’autres visions des dieux, une certaine culture, l’étincelle a jailli. L’équation de deux qui ont raison et s’entre tuent pour avoir raison ou vérité donne deux imbéciles pompeux.

C’est ce que nous voyons tous les jours dans les journaux, à la télévision, mais rien ne bat l’internet pour le grand combat des idées. Les idées passent avant la vie.  Et ça, les conquérants l’ont compris.

1. Les gens simples ne cherchent pas de grandes idées, de grandes organisations: ils « fabriquent » des enfants, travaillent, et retournent à la maison quand elle n’a pas été démolie. Ils fabriquent des enfants qui seront fabriqués pour être re moulés par le Syndrome de Stockholm . Et la descendance n’offrira plus de résistance. Elle reprendra du service.

2. On veut l’instruire pour l’esclavager. Au point où chacun est devenu un « clan » à lui seul, tant son nombril qui a grimpé au cerveau prend une grande bouffée de connaissances en pensant avaler toutes les connaissances de cette planète, Histoire, Philosophie, mais surtout l’Économie. Toutes trafiquées pour votre bon plaisir par les États dirigeants par la propagande chez les sauvages roses (USA) ou par la force chez les dictateurs… Ou présentés tels..

3. Une fois soumis au modèle des idoles élues ( comme Bush JR, ou autres personnages « biblique » contemporain,  tyranniques ou non), le petit travailleur qui regarde la mer, le ciel, les arbres, les fleurs est soumis au diktat de l’État monstrueux. Ce n’est pas un mouton, c’est un  narcotiqué semi conscient.

4. Mais il travaille pour « fabriquer » son bonheur et celui de l’humanité.

5. Mais rien n’a vraiment changé: notre citoyen dépoussiéré, gavé de connaissances, voué à des hommes d’État, à cette « perfectitude » présentée comme la seule alternative à la vie s’en fait une religion dans une multitude de religions. Car tout est religion, croyances, martèlement idéologico-propagandisme ,  toujours meilleurs, toujours amélioré en surface, mais pourri de l’intérieur.

6. Une fois « drogué », notre citoyen qui regarde la mer, les plantes, la Vie, son dieu, s’en retourne à la maison. Il fournit à l’État la moitié de sa sueur. Il fournit à l’État ses enfants soldats. Il fournit à l’État le sang qui tracera les lignes de l’Histoire. Ce n’est pas un soumis… C’est le soumis de soumis au cerveau délavé.

7. Le pusher d’État ne sait pas qu’il vend une certaine drogue concoctée par le cartel de la gente économique qui croit (presque) fermement qu’elle doit acquérir et vendre et ensuite transformer cet avoir dans le but d’acquérir plus d’avoir.

Mais le pusher dira que c’est pour le bien des citoyens. Il a toute la « science » des économistes bien formés aux théories mousseuses et nébuleuses, encore trafiquées. Car tout est trafic.

Direction: trou de Cénote 

Les Mayas considéraient ces puits comme un moyen de communication avec les dieux de l’infra-monde, le gouffre représentant une bouche. Ils étaient utilisés comme réserve d’eau douce, mais aussi comme lieu de culte dans lesquels étaient jetées des offrandes ou des victimes sacrificielles. Wiki

8. Chez les Mayas, le trou de Cénote -il y en a entre 3000 et 4000 au Yucatan – représentait le cadeau des dieux lors des sécheresses. Alors, sacrifions quelques « citoyens » pour remercier les dieux et faire en sorte qu’ils en creusent d’autres pour que survive la civilisation Maya.

De nos jours, les trous de Cénote sont remplacés par l’austérité économique issue de la crise de 2008, le commencement de la fin de l’ère capitaliste.  Pour survivre, il faut du « développement économique ».

Manque d’eau=manque d’argent.

Nous voilà donc individualisés jusqu’à la lie, recourant aux psys, aux médicaments chimiques, aux frauduleux spécialistes qui vous demandent d’investir dans votre avenir, celui de vos enfants, mais par des offrandes à un trou d’eau.

Enfants

Sueurs

Santé

Comme le dit ma petite fille de trois ans Grabriela: VOILÀ!

Tout est bâti  d’arnaques en arnaques perpétuelles ou la recette change mais la formule de base de la manipulation des masses reste la même: le contrôle des masses par toutes les formes de langages des savoirs, des modes, du formatage des cerveaux pour en arriver à une religion et à des dons à des « églises » qui ne mènent nulle part, sauf à la souffrance et à la mort.

Le drogué fournit  les enfants, les armes et les sommes nécessaires à l’élection de l’élu, détourné vers des clans banquiers qui grossissent leurs ficelles pour mieux contrôler et mettre en place le petit Pinocchio au nez bien long… Il fournit également aux banques tous les avoirs que contrôlent celles-ci.

P.S.: C’était simplement l’histoire d’un acheteur de came au coin d’une rue appelée Terre. Dans la perspective de l’infini, ce n’est qu’une anecdote dans ce patient cosmos qui se fout bien de ce que nous allons devenir. Les civilisations peuvent bien disparaître, les étoiles également, et les planètes aussi. Mais je trouve toujours beau de regarder la mer en noir et blanc, les crapauds, les oiseaux, le grand mystère des étoiles. Au point, comme tout le monde, de détester mourir tant c’est beau.

Mais le premier pas serait de refuser tous ces « cadeaux » issus de la marchandisation de l’humain-cosmos au profit des profits. De se méfier de ceux qui vous veulent du bien à travers des tables de lamentations, de pourparlers et de bouteilles d’eau.

Il y a arnaque sous roche… Car la vie n’est plus de croire, mais de se méfier.

Gaëtan Pelletier

Juillet 2014

 

 

La vie en moire et blanc

 

De nos jours, la moire désigne de manière figée le tissu obtenu par le procédé de Tignat inventé en 1843, fabricant lyonnais, qui consiste à écraser par calandrage sous tension un tissu en le repliant sur lui-même (tête contre tête). La trame dévie alors légèrement et acquiert un effet ondulé par réflexion de la lumière. Le décor sinueux est déterminé par le type de pliage utilisé, qui place des reflets en forme de cercles concentriquesa 2. Il en existe un grande quantité de variantesa 3.  Wiki

Ce qui est beau à frémir ne laisse de trace que dans l’âme.

Ce qui est laid à frémir ne laisse de trace que dans l’âme.

le reste est événements, accidents, et toute cette trame d’apparence hétéroclite entrelacée est comme fondue dans l’intense et immense – voire insondable- réservoir de l’inconscient… 

Autrement dit: après le mourir, la désintégration du corps, de ce retour à la terre, au flétrissement dans le même modus vivendi que les fleurs, la robe disparaît, le tissus disparaît. Il ne reste que l’essence de l’être qui emporte ses petits bagages d’émotions.

Une vie n’accumule pas d’événements, elle accumule les émotions qui deviendront tout le bagage d’une vie ultérieure. Et cette vie ne se résume qu’en une courte trilogie. Et c’est peut-être cela le grand mystère des petits dieux habillés de chair, en souffrance de ce que l’on a arraché à l’intensité, à la tranquillité, au bonheur du paradis qui n’est qu’un état, non un lieu.

Vie de chair. Vie de souffrances. Immanquablement… Vie de vides et de dépouillement de ce que nous étions avant notre arrivée sur Terre.

Mais personne ne peut être quelqu’un sans la masse de rapports et de connaissances qui sont en quelque sorte le bain d’après-naissance de ce que nous allons devenir.

Mais devenir, se sculpter, est ce cliché de l’arme à deux tranchants. Il se peut que l’orgueil et la vanité l’emportent sur la simplicité. Il se peut que détruire ait plus d’importance que de construire. Il se peut que tout l’arsenal de réglementations, que cette vie complexe, devenue charognarde de par les guerres, l’appât du gain, les intrigues bien fabriquées l’emporte sur la capacité de votre être à se détacher  ou à démêler l’ivresse du bon grain.

Les écoles sont construites pour apprendre à être le serviteur d’un monde qui a charpenté les sociétés.

Tous les savoirs risquent de n’être que des Alcatraz pour chacun d’entre nous.

Celui qui vend tous les outils à un homme créera un être qui en viendra à penser qu’il peut se passer de tous les gens de métier. Et il sera tueur de métiers…  Celui qui vend des connaissances choisira de vendre les connaissances qui feront de ses acheteurs des vendeurs de connaissances.

Ainsi, les petits marchands qui disparaissent, ces petits marchands qui vendaient leur travail et avaient des rapports humains avec ses « clients », est maintenant engloutit dans une mécanique de grandes surfaces déshumanisés.

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Fruit seller in Pushkar

L’Homme est en devenir de congélation… Aussi congelé que le sac de légumes qu’il achète derrière la vitre du congélateur.

Ce « monde » pense avoir créé l’amour sans liens, le tout avoir dans la pauvreté d’âme, pire encore, la fin des fibres primaires. De sorte que la vie et la Vie – celle de lumière – ne savent plus distinguer l’ombre du réel. L’Homme est maintenant à deux dimensions.

C’est son ombre qui marche, tordue et distordue.

Abonné aux ombres, il se fera suiveur d’ombres.

La chute 

La chute de l’ange est cet oubli qu’il faut seulement améliorer ce monde pour que chacun soit, s’améliore et apporte un peu de l’au-delà avec lui. Mais la lumière passe mal par le tamis de la méchanceté, de l’orgueil et de la vanité. Elle passe de plus en plus mal puisqu’elle est éteinte par ceux qui ne savent pas qu’il ne sert à rien de construire des empires, des armées, d’énormes organisations si elles ne servent pas aux mieux être de l’humanité.

C’est cette persévérance d’ombre qui fait que la marche dite du progrès est totalement inversée. L’intérêt d’avoir a dépassé si largement l’intérêt d’être que désormais ce n’est plus seulement les habitants de la maison qui en meurent, mais la maison elle-même.

Gaëtan Pelletier

Juillet 2014

 

 

Quand Cronos dévore Chronos

Dans la mythologie grecque, Cronos ou Kronos (en grec ancien Κρόνος / Krónos), fils d’Ouranos (le Ciel) et Gaïa (la Terre), est le roi des Titans et le père de Zeus, Poséidon, Hadès, Héra, Déméter et Hestia. Il est souvent confondu avec son homophone Chronos (Χρόνος / Khrónos), divinité primordiale du temps dans les traditions orphiques. Il a été assimilé à Saturne dans la mythologie romaine.(…)  En face du sacrifice de l’ennemi, d’autres civilisations ont préféré le sacrifice des enfants, êtres innocents par excellence. Nombre de cosmogonies, telle celle de Cronos présentent le récit d’un dieu dévorant ses enfants. Wiki

Photo: great people

Quand les enfants viennent me visiter, je passe trois jours à quatre pattes… Gaby est passée. Elle a un rire fou, comme si Beethoven avait trouvé un petit refuge en elle. Et de colères cinquième symphonie. Tout en une… Ces enfants qui passent nous rappellent notre assèchement, celui de l’âge adulte. La frétillance oubliée, la passion du détail, des choses simples et, sans doute, l’abominable oubli que les « cheveux blancs » , affairés, oublient de rester enfant. C’ ‘est l’arrivée des âmes sur Terre. Ce sont les retrouvailles de ce que nous sommes réellement. Nos racines de lumières. Notre incandescente passion d’être  ICI et de dévorer la beauté de ce monde créé par nous. Appelez-le « dieu », nommez-le, faites en un totem, agenouillez-vous devant un livre que vous suivrez à la lettre, en trafiquant parfois certains passages pour en faire votre « affaire, ce faisant, vous vous trahissez. Vous vous tirez dans le pied à gros calibre.

Au moment où les livres des « spécialistes » devinrent tous des « bibles », les humains se mirent à puiser dans le bois sec, écrabouillé, feuillé blanc pour l’écriture, tout passa à la friture du frelaté. Comme dans Frel Athée! La culture nervée, vivante, passa à une structure figée, indirecte, comme cette nourriture congelée, ou aliments séchés.

Nous séchons. Les sociétés sont devenus des séchoirs d’enfants.

C’est l’ère dantesque qui est née de foi puisée dans la culture des livres, des organisations, des grands projets, ensuite  de la cruauté de faire de ces graines de lumière des êtres dits « sociaux ». En vérité, ils sont moulés aux savoirs désertiques. Éteints comme des feux… Voilés! Cachés.

Les sociétés consomment des enfants, comme tout ce qu’on consomme. Femme-objet? Disait-on? Enfant-objet: guerrier, travailleur, sexués… avant la lettre. Tout y passe.

En vieillissant, le corps humain s’affaisse: ses muscles relâchent, ses os se courbent, ses idées sont moins claires, et quand elles sont claires elles sont aussi tordues que son corps. Il retourne au singe…

L’érudition de papier et de technologies, de structures de tout acabit, se transforme en une foi invariable, arrêtée… Tout le contraire de la Vie. Rien ne se meut, et tout est livré à l’architecturale marchandisation de tout ce qui peut être transformé. 

Le cycle 

Il ne faut pas se leurrer : la Vie est un cycle qui vit, survit et se transforme par  la nourriture. Mais l’autre est toujours la nourriture de quelqu’un. L’Homme est probablement le seul prédateur pédant qui s’orgueille  de chiper sa proie en se léchant les neurones . Si les gros poissons mangent les petits poissons, les algues, tout ce qui fourmillent en une foultitude de couleurs sous les océans, l’Homme – conscient- devrait être la seule créature capable de saisir et d’arrêter ce cycle, le transformer, le rendre moins cruel.

À la guerre, tout court, à la guerre économique, peu importe. On déchiquette les nouveaux arrivants en multiples façons.

La poésie dirait d’un enfant: « T’es beau comme un frisson ». Je ne sais… Il faut savoir vibrer avec ce que nous vibrons en nous pour l’étendre dans une forme d’empathie réelle et fonctionnelle. Je dis clairement fonctionnelle, car, comme toujours, notre passant dans le temps a tendance à reporter tous les déluges.

À quoi donc servent les grands livres, les grandes organisations, les grands projets qui vous remplissent vos bourses s’ils n’ont aucun rapport direct avec la Vie? À quoi donc sert toute cette « culture » indirecte et roide? À quoi donc sert tout ce malheur rose occidental, ces connaissances mortes nichées dans les cerveaux?

Nous voilà dans un monde où l’on applique l’amour à la maison et la haine dans les organisations. Nous voilà donc devenus pis que Cronos – en ayant inventé des armes et des pensées, des concepts éloignés – savants, mais en grand amour avec sa « fraternité individualiste ». Même les chantres de la fraternité luttent entre eux pour savoir qui réussira à transmettre ses « idées » au prix d’y perdre ses amis, ses « frères d’arme ».

Voilà Cronos qui mange le temps, qui l’a découpé en quarts de travail, et qui a puisé sa foi dans des livres bien laïques, déshabillé de sa spiritualité, avec son cerveau-béquille, clamant sa figitude, totalement écarté de la Vie, mais Ô combien certain. Comme une poule qui se reforme une coquille pour se protéger. Le trésor des « arrêtés » ressemble bizarrement à celui des gens qui placent leur or en banque. Money paradisiaque de maniaques…

Cronos est en train de bouffer Chronos…

Le temps étant l’enfant de l’éternité.

Nous voilà piégé dans une formule étrange: trop d’ordre amène le désordre. La raison en est simple: l’ordre, une fois clamée vérité, est statufié. On a fait un grand silence avec la vie et les humains, les créatures en apparence peu intelligentes. Mais, de plus, on a fabriqué une cohérence d’apparence, corrompue, mêlée, et volontairement confondante, brouillée, cryptée.

De sorte que l’on ne joue plus avec les enfants pour qu’ils nous apprennent quelque chose, ou nous rappellent l’essence de la Vie. On joue avec eux pour savoir comment on pourrait les transformer en humains « utilisables ».

La crainte actuelle en ce qui concerne les enfants est la frayeur des prédateurs sexuels.

Ah!

Il faudrait passer à autre chose: les prédateurs textuels. Vous savez, ceux qui ont appris dans les livres et qui restent enfermés entre deux pages…

©Gaëtan Pelletier 

11 juillet 2013

Au moment où j’écris ce texte, il y aura des milliards d’information circulant sur la planète. Vous serez informé par déformation. C’est le but… Car on sait très bien que personne ne peut avaler 7000 pubs en passant dans une ville sans en être affecté. En plus, cette masse d’information est présenté comme « utile ». Quand 200 millimètres de pluie tombe en une journée, puis une autre, on appelle  ça un « déluge »  ou une catastrophe.

Si vous ne savez jouer avec un enfant, si vous ne savez pas que l’enfant des autres sont aussi vos enfants, que vous avez déjà été un enfant, vous souffrirez tous de cette « culture » indirecte, sans vie, fanée.

Vous seriez étonné du fast-food intellectuel qui passe dans les livres et sur la toile…

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Le ventre des étoiles

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Plouch!

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Le jardin des drames

Le paysan est absorbé par ses travaux, le négociant par son commerce, l’artisan par son métier, le vulgaire par ses petites affaires de chaque jour. — Plus les circonstances sont favorables, plus ils s’immergent dans leur spécialité. À chaque échec, à chaque déception, ils s’affligent. Ils suivent une idée fixe, sans jamais s’accommoder aux choses. Ils surmènent leur corps et accablent leur esprit. Et cela, toute leur vie. Hélas ! Tchoang-tzeu

La Terre est comme un jardin de drames. Si on pouvait percevoir – je le répète – toutes les âmes qui montent et qui descendent dans cette  ruche chaude, que trop belle de ses océans,  on aurait droit au plus grand défilé de « fibres de lumière » qui circulent entre deux mondes.  Des fibres de lumière. Des lucioles visiteuses.

Les premiers habitants de la planète mouraient de faim. Quand tu chasses le Mammouth pendant trois jours, c’est comme le tour de France, avec pour médaille et prix de bons repas. Pas repus de gloire, mais repus d’avoir un peu moins de creux dans l’estomac. En fait, soulagés de cesser de  ne penser qu’à sa panse.

C‘était une mer montante de bière, les tonnes de la veuve Désir éventrées, la bière arrondissant les panses, coulant de partout, du nez, des yeux et d’ailleurs (Zola,Germinal,1885,p.1271)

J’ai toujours aimé Zola qui savait avec son scalpel d’écriture décrire les misères et les folies d’une société qui allait devenir de plus en plus folle. Il en faudrait un aujourd’hui pour éventrer la tranquillité d’esprit d’une masse de petits bourgeois qui n’ont plus besoin d’aller dans la rue pour changer le monde : Facebook est là pour le défilé et parade des grands enjeux mondiaux.

Mais dans la colonne du débile et du crédit, ça nous adjuge un statut de mercenaire du matin et de clavier. Fourni par Microsoft et Coca-Cola. Coca-Cola, couleur de la présidence étasunienne. Pour l’instant…

Passez au suivant 

Les premiers habitants de la planète mouraient de faim. Étant donné que l’argent électronique est devenu l’arnaque aussi invisible que le F-35, les furtives compagnies agglomérées ont maintenant remplacé les rois d’antan. Alors, on choisit ceux qui doivent mourir de faim en prenant leur  eau, leurs terres, leurs métaux. Et, malgré toute les richesses du monde, encoffrées, de plus en plus de gens meurent de faim.

Et voilà l’apparition de ces faux Christ: « Prenez et mangez-en tous, car ceci est mon c(or)ps ».

Al(or)s! Vive Facebook. L’endroit idéal pour passer au suivant les drames du jour pendant que tout le jour on a ses petits drames. Mais tous ces petits drames sont issus des grands drames. Sans que nous nous en rendions vraiment compte, tout en en rendant conte… On conte, on se raconte… Et tout conte fait, on s’en va au lit soulagé. Facebook, c’est le psy parfait des gens parfaits.

C’est presque amusant de voir jusqu’à quel point, non seulement nous vivons dans un monde virtuel, mais on nous a anesthésiés dans un grand sourire et une une bouffée d’air à s’emplir le poumon-cerveau… Ce bel engin, aussi détaché de son petit intérieur de lumière que nous le sommes entre nous, RÉELLEMENT.

Facebook! La pilule du lendemain…

Le charme discret de la division  

C’est bien tout ça. L’avantage est que vos amis ne puent pas de la bouche… En plus, c’est la même division que nous avons dans la vraie vie: à force de tout avoir pour pouvoir se débrouiller seul, on en vient à la formule: « J’aime mon prochain mais pas mon voisin ». Il bruite avec sa tondeuse le dimanche… Il laisse tomber les feuilles de ses arbres sur VOTRE terrain. Alors, plaignons nous de Gaza!

C’est l’ère du crapaud bouffi qui fume trop d‘information. 

Mais bon!… Chacun a droit à son opinion. Le problème est que l’opinion devient une idée que l’on croit solide et « vraie ». Mais ce n’est qu’une opinion. Car, en fait, les gens se battent pour des idées ne sachant pas que ce ne sont que des opinions.

Viva! les passeurs d’opinion…

Du moins, c’est la mienne… 🙂

La multiplication des génies 

Jésus aurait multiplié le pain et le vin. On a multiplié le pain blanc et le vain. Si la pauvreté a grandement augmenté, le nombre de génies-opinions s’est accrut. Mais ça n’a pas empêché les gens de mourir de faim.

C’est vrai que me voilà un tantinet sarcastique… Mais je ne m’éloigne pas de la masse, j’en fais OBLIGATOIREMENT partie. Alors, comme tout le monde, j’ai envie de mitrailler tous les drames de la planète. Mais en tant que créature vivante et pensante, cherchant une solution à tous les drames, je ne crois plus, ou n’ai jamais cru qu’elle passerait par les immondes organisations planétaires aussi bouffies que les crapauds.

Non.

Cultiver la haie(ne)

Il y a quelques jours, la haies qui sépare le terrain de notre maison à celle de mon voisin a été déclarée …morte. Trop haute, impossible à tailler. Donc, il faut la faire disparaître. Une belle haie de cèdres… C’est jolie une haie!  Mais après 50 ans, c’est …terminé-terminator.  Les branches sont trop grosses… C’est du bois…

J’en ai parlé au voisin et sa femme m’a demandé ce qu’on pourrait mettre à la place pour faire une démarcation de terrain.

J’ai eu envie de lui dire que vu la largeur de la haie, ( 6 pieds), sa longueur ( 47 pieds), l’idéal serait de faire une ligne d’un potager de la même grandeur et de se partager les fruits et légumes du jardins.

Belle solution! Et pratique… Surtout amusante.

Mais voilà! Une haie, c’est comme un frontière à ne pas franchir entre l’avoir du voisin et le sien. C’est comme Israël et la Palestine.

Et c’est le petit drame des grands drames: car, au fond, nous pourrions nous enrichir mutuellement, autant dans le partage chaleureux que dans l’avoir.

Nous avons une culture d’avoir, de possession et de frontaliers.

Rien qu’à l’idée d’en parler, je me sens ridicule. Alors, c’est normal d’être de ne pas partager, de se diviser, de cultiver son ego… pour finalement mourir de faim d’amour et de compréhension pour une petite parcelle de terrain.

Nous arrosons nos drames en calquant les imbéciles heureux… Et ça pousse jusqu’à la religion de l’avoir. Celle qui est la source de tous les drames.

Il faudrait un verbe nouveau:

Je drame

Tu drames

Il drame…

etc.

C’est ainsi que le jardin Terre s’est appauvrit tout en étant riche.

Nous nous plaignons d’être pauvres dans des pays riches. Mais de quelle richesse parlons-nous?

La haie c’est la haine…

Gaëtan Pelletier

Juillet 2014

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Marche à l’eau

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