Un peu de bringue dans le dingue

Un peu de bringue dans le dingue

L’humanus-truc déçoit par sa petitesse.  Il a subi une mutation, comme un oiseau qui perdrait ses ailes parce qu’il volait la nuit et croyait que le ciel avait disparu.

Il est mieux reclus en des endroits où il laisse la tempête faire rage dans sa tête, partout où il est incapable de prétendre berner.

Tic tac. 2 secondes qu’il aura épargné à l’horreur, rêves avortés d’éternité.  Caramel, bonbons et chocolat, triste dilemne avant de tuer.

Tic tac. Un pan de vie se soulève, découverte futile et grandiose du temps passé à craindre les remous, la pluie et la haine.

Tic tac. 2 secondes de répit pour l’humanité.

Des mots pavés de mots, leur sens confié à google et leur portée à des sourds-aveugles. Visions inutiles d’ISO solutions à des problèmes vendus dans le rayon des problèmes manufacturés. Le silence tient le micro qu’on devine fabriqué en série.  On n’entend que les parasites.  Tic tac taxe.  Made in China.  Surf in USA.  Back in USSR.   Développé en série, vagues rumeurs de rupture de stock, coulé en tzigane frappé sur l’enclume et qui transforme le son en leurre.  Un appareil d’abord dévolu sion, qu’on teste à taire puisqu’il est sans garantie de califté.

Il faudrait abandonner ses droits comme ces chevaux qui se couchent pour ne plus se relever… Il faudrait aussi un voile opaque pour cacher l’inconscience qui gambade au grand jour: GM, OGM, VISA, le bon la brute et le truand. Il n’y en a plus un pour jouer le bon, forcément ce sera toujours mauvais.

Bill Gates peut sauver tous les nénuphars de la planète: il suffit qu’il écrive Microsoft sur l’eau avec des bulles économiques.

Le clown vêtu d’or sait que les fusées ne consomment pas d’eau. Questionné, il n’aura menti à personne durant la pesante heure. Tic tac. Une autre petite goutte dans l’océan des vérités trafiquées propulsées au fric. Et les enfants de minuit s’éteignent un à un, emportés loin de l’eau vive. Ils sont bannis avant d’avoir bu, avant d’avoir vu les étoiles, avant d’avoir souri. On les enterre sous le soleil, là ou prend fin pour eux l’odyssée meurtrière. Question de pratiques… pratiques. Tic tac.

Et mon ancienne voisine qui forçait l’univers à grands coups de mépris, comme une brute désaxée… conséquences des soldes chez Walmart: trop de pelles pour ne pas lancer sa neige sur le balcon des autres, trop de chaussures à crampons pour l’empêcher de tracer des sillons dans le parquet, trop de musique à rabais pour qu’elle oublie de purger toute la ville avec Michel Fugain. Une thermopompe bruyante lorsqu’elle dormait: la peinture gondolait sur les murs et les toiles d’araignées s’il y en avait ne résistaient pas. Il y a tout un tas de ces désaxés enfermés dans leur monde tapissé à fleur de peau. On leur fout du pognon dans les poches et un micro et on leur donne quelques cours sur l’art de claquer leur fric tout en ayant l’air honorables et on a le portrait de toutes les horreurs possibles.

Qu’on reprenne nos droits donc sur les chansons qui ne font pas souffrir! Vite une subvention, je m’impatiente à tant ignorer ce que le monde a envie de faire pour moi qui suis née sous les étoiles.

Pepsi a soif de folie et pense ajouter 10 ml à ses bouteilles. Que d’audace.

Et si j’étais reine couronnée d’inconscience à bord d’une galère, au lieu d’être une idéaliste accrochée au quai qui lance à l’eau toutes le bouteilles vides dans l’espoir qu’une fois remplies de douces heures elles vogueront vers tous les SOS de ceux qui espèrent survivre au temps qu’on leur vole?  J’aurais assurément moins de rêves mais plus d’idées…eau…logis.  Je maîtriserais l’art de galérer.

Les promeneurs aux chaussures luisantes sont dispersés aux quatre coins du monde et l’horizon a disparu tandis que les vagabonds pieds nus sont devenus muets, sourds et aveugles. Ils marchent sans savoir où ils vont.  Peu importe c’est partout pareil.  Ils gravissent des montagnes d’immondices à la recherche des sommets, le corps ravagé par l’effort, le coeur détruit par l’odeur insoutenable, fuyant le paradis défiguré, désarticulé pour atteindre Zombie land, là où il suffit de faire semblant de vivre pour être roi.  Ils ne voient pas, n’entendent pas, ne pleurent pas.

Pause humanitaire:

Tic Tac:

Les ponts se souviennent des rivières et des voitures qui jadis ignoraient l’avenir. La Corée danse un gangnam americano-rap-mafieux-dragonball-débilité-rétrograde et pernicieux. L’humanité régresse à son point zéro: ipad, ipod, facebook et alouette: les amitiés de bytes avec une encountered abnormal terminaison.  Si la batterie flanche on est dans la merde: on ne sait plus qui l’on naît ni qui l’on tue.

Les chefs sont payés pour jeter aux ordures les dernières pièces de viandes comestibles.  De toute façon il allait en manquer.  Un peu de cari, douze publicités et la journée se termine.  Direction le matelas de la trève avec ou sans repos, là ou les guerres sont sur pause.  Et roule la bande mémoire des élucubrations nocturnes semblables à celles du jour.  Une vie pare-choc à pare-choc.  Relaxol, Zzztol, Z-night, Nightquil au bromo-zzZ-paradoxal torpeurisant béni à l’absence de chapelet.  Nord-sud-est-ouest: géographie de la cage, 360 degrés de misères endormies et on s’accroche à son pays: le matelas anti-SDF dont il faut prolonger la garantie chaque jour.  En guise de promesse d’avenir, l’humanus-truc dépose 100$ sur la table de chevet, avant de sombrer dans l’oubli, afin de pouvoir vivre 24 heures de plus quand il ouvrira les yeux… Il ne se réveille plus:  il ouvre tout simplement les paupières.

Foutez-lui la paix avec la vie. Il s’en paie une tous les jours. Il entre son NIP pour repousser sa date d’expiration.

Heureusement la beauté est légère et vivifiante.  Elle est bien celle qui sera la dernière à tirer sa révérence:  un pied-de-nez à tous les spectacles désolants.

Elyan

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