Archives quotidiennes : 9-juillet-2014

Le bonheur haut de « game »: Do ré mi fa sol la Si bé rit

vieillissement-de-la-population

Il est possible de prendre sa retraite à 55 ans, dit Gaëtan Veillette, planificateur financier au Groupe Investors. « Il faut toutefois avoir une discipline de fer, puisqu’il s’agit là d’un objectif très ambitieux », dit-il.

Il donne l’exemple d’un travailleur ayant un revenu net après impôt de 27 548$ et qui épargne entre 25 et 55 ans. Il devra avoir épargné au total près de 650 000$, ou environ 800$ par mois, s’il compte se retirer du marché du travail et vivre selon le même niveau de vie jusqu’à 90 ans.  ( Souche ) 

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En 1939, on riait en moyenne 19 minutes par jour. 
4 minutes en 1982 
2 minutes en 2006.  
🙂 
En 2014 on LOL… 

gp

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Les planificateurs devraient être internés à Sobibor… L’écart entre la réalité et les  « idées » analystes financiers est un Grand Canyon.

90 ans? Eh! Monsieur! Nous en avons des 90 ans…Ils sont parkés dans des boîtes à sardines kitsch ou la couleur des pilules correspond à la couleur des murs, des rideaux, et l’arsenal délicieux de Big Pharma. Full color! Psychédéliquement ridés. Comme la Rolls-Royce de John Lennon. Plusieurs marchent à roulettes et d’autres… pas ( bon, pas un jeu de mots) du tout!

La génération ZZZZZZZZZ

La grande plaignardise, en ce moment, est de dire que les baby-boomers ont tout eu. C’est mal connaître les baby-boomers d’après guerre ( 39-45) qui vivaient sous le régimes de parents pauvres, encore attachés aux petites terres ou au petits emplois de « survivalistes » obligés. Nous mangions à notre faim, du bon pain blanc, des fèves au lard, du macaroni pauvre, lové en foetus, mais gonflé à l’eau et au jus de tomate. J’oubliais l’oignon…  Et pour les loisir, il fallait aller nager à la rivière, sortir l’hiver sous des froids si sibérien que nous enfouissions nos pieds dans le four du poêle à bois pour dégeler nos orteils. Quant aux skis, mon oncle Urbain m’en avait fabriqué une paire. Mais il n’avait pas de monte-pente. Le monte-pente c’était nos genoux. Il fallait grimper la petite montagne 20 minutes pour descendre trois minutes. Pas de casque… Pas de bottes… Des bâtons et des skis coupés à même les branches toutes croches et cornues.

Si j’avais su ce qu’était un psy, à l’époque, … je n’y serais pas allé.

Puis le soir, avant d’aller au lit, nous allions marcher dans les ruelles du village pour rencontrer des filles. En ce qui concerne le « sexe », si tu voulais voir un sein, il fallait fermer les yeux. Pour le reste, comme les tapis que ma mère tressait pendant des jours avec des vêtements taillés en lanières, recyclées, il fallait tout faire à la main. Après, il fallait avouer ses péchés dans un confessionnal: sorte de cabine téléphonique pour parler à dieu, alors que nous parlions à un prêtre. Après on se purgeait aux prières. Puis, les hormones affolées, on retournait aux tapis…

Un vrai massacre: il fallait bouger pour vivre… Les jeux n’étaient pas inventés… Il fallait les inventer. Comme mon ami Raymond,  qui avait la manie d’inventer de mauvais coups, il avait créé une bombe artisanale que nous avions lancé un jour sur la foule sortant de l’église.

Le décalage 

Tout cela est un problème de société. Tout ce qui nous arrive, tous ces vieux « envillagés », ces jeunes qui s’en vont à l’or des grandes cités pour devenir artistes, fonctionnaires, est dû à un décalage créé par les nouveaux administrateurs: ils ont artificiellement modifié l’âge actif à l’âge de la retraite en créant de par le système d’éducation un prolongement inutile des études.  Dans bien des cas… De sorte qu’ils commencent à travailler vers l’âge de 30 ans, et le temps de s’acheter un abris à 300,000 $, ils décident, une fois « carriérisés » de bâtir la chose la plus merveilleuse au monde: un enfant.

Beaucoup avaient alors de petites entreprises qu’ils vendaient à 50 ans pour prendre leur retraite. Les petites entreprises familiales et LOCALISÉES, ont fini par disparaître de par les monstres de la mondialisation.

Le temps des roses  

Quand t’as 20 ans, 30 ans, Mon Dieu  que t’es beau! Ouah! T’as la chair aussi luisante que celle d’un bébé, des hormones à injections naturelles, des muscles, des formes, des projets pour cent ans. Tu pètes le feu! Et tu veux répéter le feu!  Et ça continue comme ça, jusqu’au moment où ton corps commence à avoir des ratés. Si t’es chanceux… T’es vivace! Tu changerais le monde. Et ON T’EMBAUCHE pour le changer.

Et voilà ce que ça donne… Bobby Boomer Latrimouille vient de se faire avaler par sa propre dégénérescence alliée à la dégénérescence des sociétés. Il bouffe de l’avoir et du McDo. C’est cool! Et voilà qu’à 50 ans, déjà, plusieurs commencent à flétrir et à courir au pas de loi. Comme le nazisme détourné mais par des élus.

Tu bouges pas? Ils te font des terrains de soccer si tu votes pour eux? Tu veux « tous »être artiste, comédien, chanteur, poète, écrivain, mais mieux encore: administrateur et conseiller en « futur ».

The end

Eh! oui! Nous sommes tous un peu kapo. Nous voulons survivre. Mais nous avons vendu notre meilleur instrument de survie: notre être. Et nos valeurs sont dans un garage. Et les cerveaux transformés en garages pour ingurgiter tout ce qui est en solde. De sorte que tous les garages d’un pays contiennent sans doute autant d’outils que dans les magasins à grande surface.

Hier a eu lieu l’enterrement de Liberté 55.

Aujourd’hui ont lieu les funérailles de Liberté 67.

Demain auront lieu les funérailles de Liberté 75.

Mais c’est pour ceux qui seront encore vivants… Les morts n’ont pas de retraite. et ne sont pas comptabilisés.

L’heure est la planification… L’hyper planification. Par des spécialistes… Étonnamment, vous les payez pour vous préparer une retraite « précoce », et ils ne sont pas assez compétents pour vous la « fabriquer ».  Et quand vous leur téléphonez pour vous plaindre, ils ont un numéro dans le Sud-paradisiaque.

50% de la masse monétaire mondiale serait dans des paradis fiscaux. C’est donc dire que certains peuvent vivre sans effort jusqu’à 400 ou 500 ans…

À condition qu’ils ne prennent pas un conseiller pour prendre leur retraite.

Le diable emporte la rose et la poésie! On est devenu froids et congelés. Brrr!

La famille Trapp 

Il faut ajuster son « bonheur » aux nouvelles couleurs sociales et « chantelières ». La famille Trapp est devenue la famille trappe.

Elle a son air nouveau nouvel ère.

Do, il a bon dos

Ré, rayons de magasins

Mi, l’ami est sur Facebook

Fa, on fa ce que l’on peut

Sol, sous-sol de la maison ( pas payée)

La, l’endroit où est la banque

Si, si ait le temps de vivre

do ré mi fa sol la Si  

bé 

rit… 

13 secondes…

Gaëtan Pelletier

Entre 1947 et 20….

Spécial de la sortie: la partition du bonheur :  « Il a bon dos ».

Oscar-Hammerstein-II-Richard-Rodgers-Do-le-do-il-a-bon-dos Partition gratuite

Nous sommes des imbéciles instruits

 

LE PERROQUET

C’est un autre.

Un marin bègue l’avait donné à la vieille femme qui l’a vendu. Il est sur le palier près de la lucarne, là où s’emmêle au noir la brume sale du jour couleur de venelles.

D’un double cri, il te salue, Crusoé, quand, remontant des fosses de la cour, tu pousses la porte du couloir et élèves devant toi l’astre précaire de ta lampe… Source: images et citations

 

Les autres font ce qu’ils veulent de tes mots, tandis que tes silences les affolent. Tiens ta langue et ils se mettront en huit pour essayer de piger ce que tu ne dis pas.

San Antonio

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Le quidam, cet être le plus souvent pur, fait confiance à tout le monde. C’est dans sa nature d’être bon. Il est naïf comme un porc vivant dans un abattoir de luxe. Avec ses gadgets électroniques, ses jouets, le corps trempé dans une masse d’ondes inconnues, supposément sans danger.

Notre nature –même si nous ne pouvons en désigner les effets, avec nos « puissant cerveaux » – est dans les arbres, les feuilles, le vent, la pluie, la chaleur, le froid, les émanations des fleurs, le bruit des abeilles, les rivières qui mangent les bords de rivières pour aller à la mer,   les grillon – ces somnifères des soirées d’été – , les effluves du bord des océans, les perles de pluies qui lèchent les feuilles , la pierre qui affûte les couteaux , l’aridité des déserts, les engelures des pôles, les crevasses, les craquelures de toutes les ères passées, les toiles déroutants  de l’Univers – ses coloris ramassés, fondus, éclaboussés, ses galaxies. Tout, de l’insecte microscopique jusqu’aux fin fonds de cet infini cachotier, tout nous a construit.

Nous sommes le vivant de toutes les morts passées, de tout le présent qui s’agite et qui nous nourrit d’ondes séantes à nos êtres…

Nous vivons maintenant dans une ère de cimetière.

La montée exponentielle de l’écriture, la naïveté de la « connaissance » mise-en-boîte nous a cloués sur une croix.

Et quand l’Homme a créé l’école, avec tout ce qu’elle a de trop stagnante, enchaînée dans des administrations pulvérulentes, elle a stoppé la connaissance réelle, la Vie, troquée pour une masse de savoirs confondue au savoir qui imbibe. Le savoir  coule sur les peaux des humains.

Surface.

On a enfermé les humains dans des camps de concentration : écoles, universités, livres.

Ces livres qui n’étaient qu’un moyen sont devenus que trop souvent une fin.

Dans la vente de savoirs contrôlés, figés, on a fini par contrôler la masse de « vivants » pour en construire une de morte qui sert de nourriture à une élite dont les buts sont abscons.

Satan n’est pas un personnage, c’est une porte fermée sur l’entièreté du miracle qui nous est envoyé en miettes, de façon invisible.

C’est ainsi que le savoir – dit spécialité – s’est encagé.

Et de là le grand zoo des sociétés.

De livres en livres, de cagettes en cagettes, toute l’instrumentation infernale et divisée nous a menés à la fermeture de la totalité de la connaissance nourrissante.

Le but inavoué et caché est la chamaille continuelle et « assassinante ».

Guerres des masses.

Guerres des différences.

Guerres des « vérités ».

Guerres des unités que nous sommes.

On a nourri l’égo, ce lion affamé de l’âme, pour faire de ce « nous » des divisibles qui avalent du savoir et s’en servent pour allaiter un  nombril.

Oui, tout ce laqué dont on nous barbouille fait de nous des miroirs parfois tristes.

Étrangement, cette apparente réussite des sociétés par l’émoustillement et l’exacerbation des ego aurait dû conduire à une prospérité réelle des êtres humains.

Or, la prospérité matérielle, elle aussi apercevable est en train de disparaître.

Il ne reste que le décor qui alimente ceux qui ont les moyens de faire du monde une pièce de théâtre avec des acteurs en souffrance.

Reste qu’ils peuvent de moins en moins sortir de leur rôle…

On leur a appris à jouer pour construire un monde meilleur.

Un esclave instruit n’en sait pas plus qu’un sauvage prétendument ignorant.

Au moins, il est libre…

 

 

LE LIVRE

… alors, ouvrant le Livre,

tu promenais un doigt usé entre les prophéties, puis le regard fixé au large, tu attendais l’instant du départ, le lever du grand vent qui te descellerait d’un coup, comme un typhon, divisant les nuées devant l’attente de tes yeux.

Quo vadis, Robinson ?

 

 

 

 

Gaëtan Pelletier

11 mars 2012