Archives quotidiennes : 8-juin-2014

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À vue d’oeil…

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Montréal, nid de poule du Québec

Nid de poule

« Quand Montréal va bien, le Québec se porte mieux », a déclaré M. Poëti, qui confirme la contribution de 49,9 millions de dollars sur 10 ans du gouvernement québécois.Quelques jours après le dépôt, par son gouvernement libéral, d’un budget marqué par des compressions de toutes sortes, le ministre responsable de Montréal a affirmé que Québec « s’associait à un produit gagnant, un investissement en termes de création d’emploi et de dynamisme économique ».

Le gouvernement fédéral, pour sa part, octroiera 62,4 M$, tandis que la Ville de Montréal investira 12,4 M$ et s’occupera des rénovations des infrastructures estimées entre 25 et 40 M$. Tourisme Montréal injectera un montant similaire à celui du fédéral.  Source 

« Quand Montréal va bien, le Québec se porte mieux », a déclaré M. Poëti

Je ne suis pas séparatiste, mais je suis séparatiste… Depuis des décennies, Montréal aux prises avec des problèmes de circulation a besoin d’un pont. Et comme d’habitude, le pont sera payé par l’ensemble du Québec de par le biais des deux paliers de gouvernements. Alors, je suggère que le reste de la Province de Québec se sépare de Montréal, ce nombril du Québec qui s’affiche comme une capitale mondiale de culture, de « haute technologie », de rayonnement, etc. Bref, toute la panoplie de lieux communs dont nous sommes abreuvés de par les « nouvelles » … en « profondeur ».  Cette profondeur qui nous annonçait en 2009, 2010, 2011, 2012, une possible « reprise économique ».

Ah! Montréal a besoin d’un toit pour le Stade Olympique! 250$ millions?  Ce monstre en forme de soucoupe volante qui vole, mais pas dans les airs…  Issu de ces grands projets prometteurs « d’investissements, de création d’emploi et de dynamisme économique ».  On croirait entendre une recette d’un gamin de 4 ans à la maternelle de l’économie.

S’ils est une chose dont Montréal peut se vanter,c’est de fabriquer de la corruption Alzheimer.  La commission charbonneuse: du noir à n’en plus finir et un défilé de fonctionnaires, coiffés à droite, lissés, tous « ignorants » ou dans la formule: « ça se fait comme ça, on n’y peut rien ».

Arachide 

Non, ce n’est pas le nom d’un héros. Mais l’arachide  – une seule – peut faire fonctionner un cerveau pendant 5 minutes. Chez le politicien, sans doute qu’en répétant les mêmes formules emphatiques, il peut « penser » pendant 15 minutes.  Dire et persévérer dans le « soufflé » avec une tel discours de robot est insultant pour les quelque 7 millions de Québécois.

Ego métropole 

Montréal, à l’égal des grandes métropoles est dans la lutte entre métropoles. La mondialisation a maintenant des « sites » importants sur Terre.  Qui sera la plus grande, la plus faste, la plus excitante, la plus « cultivée »? Cette « grandeur », avec un parfum de Sodome et Gomorrhe, a un prix.

Montréal, c’est le BS du Québec. Elle vit dans l’espérance d’une grandeur des Pyramides de Gizeh, bâti  et entretenu  de lointains esclaves de l’Est du Québec, du centre du Québec, du Nord du Québec. Et le Sud…

Les grandes gueules de la métropole ont oublié que nous venons tous des ancêtres chasseurs-cueilleurs et d’un Québec pauvre des années 30. Alors, d’où vient cette soudaine race de saigneurs qui jouent avec des pions vivants? Ces élus angéliques et « savants ». Administrateurs de second cerveau… ?

Au moins, en ce temps-là, on parlait de crise économique. Mais les Pinocchio à ficelles ont transformé la formule en un mot: « austérité ». Eh! Oui! Austérité.  Alors où sont donc nos chers économistes qui ignorent que la crise 2008 a été l’oeuvre des voisins étasuniens qui vassalisent l’Europe, inventent des guerres, se font gendarmes du monde et barbarisent  la planète entière dans un totalitarisme rose ?

Montréal – de par son lustre – est devenu un maître-chanteur « continu ». Montréal demande, Montréal exige, Montréal a des leçons d’économie à donner tout en ayant été floué dans le domaine de l’asphalte et des grands projets tels le CUMS .

Personne n’est seul… Sauf Montréal… C’est une île.

Montréal est habité de Robinson de luxe qui sont  dynamiques, ( avec 30% de plus…) économique, mais pauvre.

Montréal devrait s’étouffer un peu dans ses prétentions à la Parisiennes.

Elle a tous les défauts des méga-métropoles modernes:  comme une putain de pierres qu’on arrive pas à satisfaire.

Alors, il ne nous reste qu’à nourrir le délire…

Lmégalomanie consiste en la surestimation de ses capacités, elle se traduit par un désir immodéré de puissance et un amour exclusif de soi. Elle peut être le signe d’un manque affectif. En psychologie, la mégalomanie est classée dans la famille des psychoses délirantes chroniques. On la nomme couramment « folie des grandeurs » ou « délire des grandeurs1 ».

Que Montréal soit grand! Mais qu’il assume sa « grandeur ».

dynamisme économique 

 dynamisme économique 

dynamisme économique 

dynamisme économique 

Au cas où vous deviendrez un jour chef d’État, maire, économiste, et que la formule vous soit utile pour convaincre des millions d’imbéciles sevrés au « tétons l’État ».

Gaëtan Pelletier

Juin 2014

 

 

 

Le « sardine market »

Gouverner un grand pays revient à cuire un petit poisson.

Lao-Tseu

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je ne sais si vous avez été avisés que nous vivons dans un monde où tout est résumé en un seul mot : dossier. Dès qu’il y a quelque chose à traiter, c’est un dossier. Un cas, un dossier. Ainsi, à la maison, c’est moi qui traite du dossier de la litière des chats : je les vide.

Les vidanges également. À chaque jeudi. Depuis que je suis retraité, les jours sont tous pareils. Avant, j’avais comme référence le dimanche, jour de repos.  Maintenant, retraité et 100% laïcisé, c’est le jour des vidanges.

Aujourd’hui, jeudi, jour des vidanges, je vais traiter du dossier du castor, cet emblème officiel du Canada, introduit en 1975. Emblème également de deux États américains et du célèbre MIT. (Massachusetts  Institute of Technology ).

Pour 5 cents de débat parlementaire

Le castor, l’emblème officiel du Canada, pourrait être remplacé par un ours polaire.


C’est ce que souhaite la sénatrice conservatrice Nicole Eaton.

 Cette dernière estime que le castor ne reflète plus les valeurs canadiennes, rapporte TVA.

L’ours polaire serait donc plus approprié, selon ses propos. Cet animal est fort et courageux, tandis que le castor est une bête qui détruit son environnement.BV

Une bête qui détruit son environnement?  Il construit des barrages…

C’est ce qu’on fait au Québec, avec fierté, depuis des décennies, par des Premiers Ministres « de passage  » qui veulent aller un jour remplacer le castor sur une pièce de cinq cents. Qu’est-ce qu’un ours fait de plus? Brave? Si j’avais son gabarit, je serais brave moi aussi…

Le castor, pétrole du  XVIIIe siècle

Ce qu’on nous a appris du castor, c’est qu’il est  un travailleur acharné. Et sans syndicats… On nous le donnait en exemple à l’école : travaillez et construisez votre propre barrage. La vie c’est le travail! On ignorait alors qu’on allait nous éponger de nos salaires, taxes X  taxes,  par des taxidermistes chevronnés : les corporations, les banques, les traders, et élus, ces maquereaux-proxénètes, partageant les draps des requins financiers.

Le castor, on nous l’avait caché,  c’était le pétrole du XVIIIe siècle.

Si c’était encore à la mode, l’Otan viendrait nous protéger des méchants,  et Brigitte Bardot serait sûrement devenue une Jeanne d’Arc, morte, atomisée mystérieusement par la CIA. Bref, on lui aurait fait la peau…

Lorsque les premiers explorateurs européens se rendirent compte que le Canada n’était pas l’Orient regorgeant d’épices qu’ils recherchaient, les millions de castors qui s’y trouvaient devinrent le principal attrait commercial du pays. A la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe, la mode du jour était aux chapeaux confectionnés à partir de peaux de castor. C’est ainsi que la demande pour les fourrures de castor s’accrut à mesure que ces chapeaux devenaient de plus en plus populaires.

Le roi de France, Henri IV, vit dans la traite des fourrures l’occasion d’aller chercher les revenus dont il avait tant besoin et d’établir une colonie française en Amérique du Nord. Bientôt, les commerçants en fourrures anglais et français vendirent en Europe leurs peaux de castor vingt fois plus cher qu’ils ne les avaient payées.

La traite des fourrures était tellement un commerce lucratif, que la Compagnie de la Baie d’Hudson décida d’honorer le petit animal aux incisives proéminentes en l’incorporant dans ses armoiries en 1678. Sir William Alexander, à qui la Nouvelle-Écosse fut concédée en 1621, fut le premier à inclure le castor dans des armoiries. Patrimoine canadien

Le castor : animal avec  banque dans la queue

Sa queue sert de réserve de graisse et lui permet de signaler un danger : il tape sur l’eau pour prévenir les autres membres de la communauté. Wiki

Assez surprenant que cet animal ait ses réserves dans la queue. C’est l’ancêtre du banquier moderne qui pollue en se faisant des réserves non comestibles quelque part en des paradis fiscaux, sur Terre, là où on se chamaille pour savoir qui est le 7 milliardième humain à être né.

Comme dirait un élève de secondaire V : si le castor vivait aujourd’hui, il pourrait diriger le FMI.

Je m’écarte…

Restons au Canada.

Le « bear market » , ou  marcher baissier

Réglons tout de suite les questions de folklore et de langage. Pourquoi utilise-t-on l’expression « bear market »? Tout simplement parce que l’ours mène ses attaques avec ses pattes de devant, en frappant de haut en bas. On utilise l’expression « bull market » (marché de taureaux) pour désigner un marché haussier, parce que le taureau attaque avec ses cornes, en frappant de bas en haut. Orientation finance

J’ignorais qu’un « trader » pouvait penser, réfléchir, voire  poétiser… C’est simplet, « cute », et ça se traduit en deux belles figures de bronze. J’imagine… La terre cuite n’est pas faite pour les riches.

On a bien ri  des amérindiens qui mangeaient les cœurs des animaux pour absorber leur courage. Les traders se nourrissent de monuments de bronze, tellement ils ont les dents dures.

Le comportement humain?

Étonnante, la profondeur du trader! C’est plutôt – et ce depuis longtemps – le comportement des marchés trafiqués ou l’offre est ballonnée par le crédit.

L’avenir du nounours blanc

Prédire l’avenir est bien aventureux, même s’il est clair que l’habitat de l’ours blanc évolue vite. Une telle espèce très « spécialisée » serait particulièrement vulnérable aux conséquences de cette perte d’habitat. On pourrait donc s’attendre aux modifications suivantes chez les ours blancs dans le cadre du changement climatique :

  • moins de disponibilité des espèces proies
  • moins bonne forme physique
  • mortalité infantile accrue
  • moindre fécondité
  • moindre rapidité de croissance
  • agressivité accrue au sein de l’espèce
  • cannibalisme accru
  • espérance de vie moindre
  • taux de mobilité réduits
  • modifications des zones sanctuaires
  • modifications des frontières territoriales
  • accroissement des interactions avec l’homme
  • réduction du nombre des individus. Source

C’est presque de la futurologie. Nous voilà à choisir un emblème suffoquant,  déjà à l’agonie. C’est notre monde, bien défini, à pattes blanches,  folâtrant, quoique en train de perdre son habitat.

Il vaut cinq cents… Pas plus.

La sardine : un choix réaliste

Elles sont cordées, elles empestent, et on les avale en  gobant leurs  grands yeux vitrés.

Le « sardine market », c’est  ce qui nous attend…À force de ne rien faire, marinant dans de l’huile d’olive grecque, il ne nous reste qu’à jouer au jeu de la monnaie qui nous restera : les 5 cents.

Le jeu

À l’aide des images suivantes, placez la sardine sur le cinq cent pour représenter l’état actuel du monde.

Pièce 1 : 5 cents

Pièce 2 : sardine

Quant à moi, j’ai déjà fait mon propre montage, mais il n’entre pas dans le 5 cents.

Le Canada, qui est probablement le seul pays au monde à produire de la monnaie qui dure, ayant choisi le métal au lieu du papier, le progrès nous amènera sûrement au système du moyen-âge.

Je viens d’aller à ma visite médicale annuelle. Le médecin m’a détecté un affaiblissement de la hanche droite au poids du  portefeuille. Quand les pièces de 100$ seront en titane, je portefeuille sera désuet. On fondera le métal pour fabriquer des prothèses.   Il faudra traîner une vessie de cochon pour magasiner.

Mon  choix

 

C’est mon choix pour la future pièce de 5$ canadien. J’aillais ajouter que l’ours blanc aille se rhabiller, mais je vais laisser tomber…

P.S.

Certaines images peuvent choquer, d’autres inversées. Je m’en excuse. Pour 5 cents, si vous n’en avez pas pour votre argent, je vous suggère un recours collectif.