Archives quotidiennes : 4-juin-2014

La bâtisse

Voyage au coeur de l'âme de l'homme

Peu importe le travail que vous faites. Peu importe les amis ou ennemis que vous avez. Peu importe la nourriture de pensée qui vous est offerte. Peu importe… Car, en fait, exister c’est aiguiser son âme. Et cela ne peut se faire que par la liberté de l’esprit. Même prisonnier des idées vendues à tous les coins de la planète.

Nous vivions une ère d’emprisonnement total dans des systèmes des hommes-outils. Le matérialisme n’est pas ce que vous possédez mais les systèmes qui finissent par vous figer et du même coup vous posséder.

On aura toute une vie pour vous détruire et vous faire oublier vos âmes. Les mangeurs d’âmes vous offriront une vie terrestre en utilisant toutes les faiblesses qui marquent l’être humain: vanité, vanité, peur, orgueil. Et encore plus…

La sagesse n’est pas une masse de savoirs. La sagesse est un regard éloigné et critique. Ainsi, les masses sont engouffrées à la recherche des dieux. Ainsi les masses sont livrées à la mécanique du savoir, à la mécanique des inventions dites intelligentes.  À la mécanique des écoles hypocrites du savoir faire et du savoir être.

Le riche manipulateur, le robot des systèmes de société, vous enchaînera ou tentera de briser les liens corps-âmes.

Peu d’entre nous sauront échapper aux chasseurs de corps,  pour qui vous êtes l’outils de leurs projets ambitieux dont ils vous vendront la nécessité.

Il reste, qu’en bout de vie, il ne restera que vous face à vous.

Trafiquants d’armes et trafiquants d’âmes.

Vivre, c’est se construire. Mais si le matériau vendu  est une pourriture, il faut sécher un peu, en s’éloignant, de toute cette humidité sociale. Ne serais-ce qu’en esprit.

La tâche est loin d’être aisée: il faut détruire une montagne pour trouver la pépite que nous sommes.

Et se construire est trouver non pas seulement un sens à cette vie, mais un sens caché à ce monde   trop vaste et trop subtil pour n’être qu’un amas de gravats traînant dans l’Univers.

Il faut être ici tout en gardant un pied sur ce ailleurs de lumière duquel nous sommes réellement nés.

Gaëtan Pelletier

Juin 2014

 

Jeûner : un nettoyage en profondeur

 

Jeûner : un nettoyage en profondeur

Jeûner est inscrit dans notre passé génétique. Le manque occasionnel de nourriture a toujours fait partie intégrante de notre évolution en tant qu’être humain. Au travers des millénaires, l’homme a subi les cycles saisonniers sans avoir un accès constant aux aliments.

Jeûner était une réalité pour l’homme préhistorique, puis est devenu l’apanage des classes pauvres dans les périodes plus agricoles et industrialisées. Aujourd’hui, le jeûne a été rayé de la mémoire collective dans les pays industrialisés.

Et pourtant, il fait sa réapparition, et en force, dans les cercles scientifiques et de médecine alternative. D’où vient cette renaissance ? Que nous apporte t’il exactement ?

Dans cet article, je vous apporte mes vues sur le sujet, ainsi qu’une introduction sur les avantages du jeûne. Je ne décris pas les méthodes en détail car il y aurait trop à dire. J’espère par contre vous donner l’envie d’explorer le sujet en profondeur, et pourquoi pas d’entreprendre un jeûne afin d’en constater les effets vous même.


Renaissance du jeûne

Les malades n’ont pas attendu les équipes de recherche pour remettre le jeûne au goût du jour. Ceux qui se sont sortis de pathologies lourdes en jeûnant sont devenus ambassadeurs de cette thérapie.

Le docteur Otto Buchinger, fondateur de la fameuse «méthode Buchinger»(1), fait partie de ces pionniers. Buchinger, après avoir traversé une période très difficile de sa vie, se sortit d’une crise de rhumatisme articulaire aiguë et invalidante grâce à un jeûne de 19 jours.

Fort de son expérience, Il créa de spacieux sanatoria où il appliqua sa méthode sur des groupes de patients toujours grandissants entre les années 1920 et 1950. La méthode Buchinger est l’une des plus respectées à ce jour, étayée par de nombreuses publications scientifiques(2) orchestrées par l’équipe médicale du centre Buchinger Bodensee en Allemagne.

Grâce aux travaux du centre, jeûner est redevenu d’actualité et attire un public grandissant.


Pourquoi jeûner ?

La vie moderne, accompagnée de sur-alimentation et d’ingestions detoxines alimentaires en tout genre, entraîne une surcharge digestive et métabolique continuelle. Le corps est constamment en mode « anabolique» : il construit et il stocke beaucoup. Il stocke en particulier une certaine masse de toxines, principalement dans les cellules adipeuses où les toxines liposolubles se logent (et on notera au passage que la plupart des toxines sont liposolubles).

Jeûner permet au corps de passer en mode « catabolique » pendant une période définie. Les cellules vieillissantes sont détruites et recyclées au travers d’un processus appelé « autophagie ». L’autophagie est induite et amplifiée par le jeûne. Le foie et les autres organes d’élimination se concentrent sur le nettoyage en profondeur de déchets accumulés pendant des mois voire des années.

D’une manière intuitive on arrive à comprendre que, l’homme ayant évolué dans un contexte de jeûne pendant des millénaires, notre système attende cette opportunité afin d’entreprendre un décrassage soutenu.

Si j’avais à décrire le jeûne avec mes termes d’herbaliste, je parlerais volontiers de « cure dépurative suprême ».


A qui s’adresse le jeûne ?

Il s’adresse à tous ceux qui désirent entreprendre un nettoyage de leur système en profondeur. Ceci peut être pour des raisons de déséquilibres chroniques (problèmes digestifs, de sommeil, de système immunitaire, manque de vitalité, etc.) ou à des fins préventives.

Une cure de jeûne peut être entreprise une fois par an, ou lorsque le besoin se fait ressentir. Ceux qui ont déjà entrepris une telle cure témoignent du bien-être ressenti pendant la période qui s’ensuit.

Jeûner pendant une période de plusieurs jours dans le cadre d’un centre spécialisé requiert en général un certificat médical. Il n’est pas pour tout le monde, et est contrindiqué chez certaines personnes (diabétiques par exemple). Veuillez vérifier avec votre médecin en cas de doute.

Types de jeûne

1. Le jeûne intermittent

Il consiste à intégrer le jeûne dans la routine hebdomadaire. Au minimum, on saute un repas une fois par semaine (le repas du soir par exemple). Certains programmes recommandent de rester 24 heures sans manger, toutes les 2 semaines par exemple.

Il n’y a pas de programme établi ou de consensus sur le jeûne intermittent. Il est destiné aux personnes qui veulent en faire une routine, un réflexe, sans avoir à faire un jeûne prolongé sur plusieurs jours pour des raisons logistiques ou de motivation.

2. Le jeune en cure

Il dure plusieurs jours avec une routine bien définie. Il agira beaucoup plus en profondeur que le jeûne intermittent, et aura des effets plus marqués.

Si vous pouvez vous le permettre, au début, il est préférable de vous faire accompagner par des personnes formées en la matière.


Jeûne et plantes médicinales

Les plantes médicinales apportent un soutien essentiel aux organes de détoxification pendant le jeûne en cure. Un programme complet introduira des plantes qui stimulent et assistent les organes d’élimination : foie, vésicule biliaire, peau, reins.

Les plantes dépuratives classiques pourront être utilisées, idéalement sous forme d’infusions ou de décoctions très diluées et bien étalées dans le courant de la journée afin de ne pas entrainer une dépuration trop forte : bardane, pissenlit, fumeterre, patience crépue, feuille d’artichaut, etc.

Notez aussi que certaines personnes sont particulièrement sensibles à certaines de ces plantes qui ont parfois un effet hypoglycémiant ou irritant sur la muqueuse intestinale, en particulier s’il y a une fragilité de ce coté là.


Ce que la science nous dit

Les études scientifiques démontrent que jeûner d’une manière intermittente nous protège contre les maladies dégénératives (cérébrales par exemple(3)), les maladies métaboliques (diabète de type 2, sensibilité à l’insuline(4)) et cardiovasculaires (lipidémie sanguine(5), pression artérielle(6)).

Jeûner en cure exhibe non seulement les mêmes avantages que le jeûne intermittent, mais il s’avère aussi prometteur pour les pathologies plus sérieuses comme le cancer(7)(8).

Une étude récente(9) publiée par l’université de Los Angeles (UCLA) en coopération avec le laboratoire d’oncologie de Genève, examine les effets du jeûne sur les cellules cancéreuses (étude effectuée sur des souris et des levures).

L’étude démontre que jeûner rend les cellules cancéreuses plus vulnérables à la chimiothérapie et protège les cellules saines. Les cellules cancéreuses n’obtiennent aucune protection. Les souris qui subirent jeûne + chimiothérapie eurent de bien meilleures chances de survie. Dans certains cas, la combinaison des deux arriva à éradiquer les cellules cancéreuses complètement, même les métastases.

Les chercheurs postulent la chose suivante : lorsque les temps sont durs, les cellules normales passent en mode de « survie ». Plutôt que de se concentrer sur leur propre reproduction, elles augmentent leurs mécanismes de protection, en attendant des « jours meilleurs » (retour des calories). Ce qui n’est pas le cas des cellules cancéreuses – elles ne savent faire qu’une chose, se reproduire à l’infini sans jamais s’arrêter, ce qui les rend plus vulnérables.


Références

(1) Pour plus d’informations, voir le site : http://www.buchinger.com/ 

(2) Voir la liste des publications scientifiques ici :
http://www.buchinger.com/en/therapeutic-methods/scientific-publications.html

(3) Martin B, Mattson MP, Maudsley S. « Caloric restriction andintermittent fasting: two potential diets for successful brain aging. » Ageing Res Rev. 2006 Aug;5(3):332-53. Epub 2006 Aug 8. Review.

(4) Halberg N, Henriksen M, Söderhamn N, Stallknecht B, Ploug T, Schjerling P, Dela F. « Effect of intermittent fasting and refeeding on insulin action in healthy men. » J Appl Physiol. 2005 Dec;99(6):2128-36.

(5) Aksungar FB, Eren A, Ure S, Teskin O, Ates G. « Effects of intermittent fasting on serum lipid levels, coagulation status and plasma homocysteine levels. » Ann Nutr Metab. 2005 Mar-Apr;49(2):77-82.

(6) Mattson MP, Wan R. « Beneficial effects of intermittent fasting and caloric restriction on the cardiovascular and cerebrovascular systems. » J Nutr Biochem. 2005 Mar;16(3):129-37. Review.

(7) Lee C, Longo VD. « Fasting vs dietary restriction in cellular protection and cancer treatment: from model organisms to patients. » Oncogene. 2011 Jul 28;30(30):3305-16. doi: 10.1038/onc.2011.91. Epub 2011 Apr 25.

(8) Varady KA, Hellerstein MK. « Alternate-day fasting and chronic disease prevention: a review of human and animal trials. » Am J ClinNutr. 2007 Jul;86(1):7-13. Review.

(9) Lee C, Raffaghello L, Longo VD. « Starvation, detoxification, and multidrug resistance in cancer therapy. » Drug Resist Updat. 2012Feb-Apr;15(1-2):114-22.


Dans ses objectifs d’éducation à l’international, Christophe Bernard fournit par internet des informations éducatives pour tout lecteur francophone vivant dans n’importe quel pays du monde. Ces données ont été puisées dans la littérature historique et traditionnelle sur les herbes. Elles n’ont pas pour but de remplacer l’avis médical dispensé par un médecin en ce qui attrait aux problèmes d’ordre médical, y compris le diagnostic, le traitement ou la guérison de maladies ou autres affections physiques ou mentales, etc. Il n’est donc aucunement dans l’intention de Christophe Bernard de poser des diagnostics ou d’établir des prescriptions. Il décline formellement toute responsabilité, quelle qu’elle soit, dans les cas d’auto-prescription sans l’autorisation préalable d’un médecin.

Suite de l’article ici 

http://www.altheaprovence.com/blog/nettoyer-foie/