Archives quotidiennes : 26-mai-2014

Congélateurs

Ancien congélateur: deux emplois à temps plein.  Livrés avec sourire.

L'armée israélienne est l'une des plus féminisées au monde.

 

Soldates américaines pouvant désormais participer aux combats.

VIVE L’ÉGALITÉ!

 

 

Robinson et sa crainte de l’océan

Île de Robinson. À l’ouest du Chili.

***

 

L’autre jours, je suis allé faire mon petit Robinson dans la forêt: je marche, je suis seul, je me parle. Et les oiseaux chantent. Pendant que j’étais accroupis dans un sentier, un type qui marche pour se détendre m’a pris pour un ours.  J’étais simplement accroupis en train de regarder les pousses du printemps. L’hiver, on dirait que les arbres sont morts: ils n’ont pas de feuilles pour danser et bruisser. Les feuilles, c’est les yeux des arbres. Et avant l’hiver ils ferment des milliers de yeux pour ne pas voir l’hiver. Ils ne s’énervent pas, ils attendent. Une autre vie viendra. Et ils deviendront plus grand. Mais dans cet attirail de verdures étranges, il n’y a rien de plus grand que les infimes pousses vertes qui surgissent à travers la grisaille de l’après-hiver. Le soleil avait des cataractes de nuages, mais toute de même, on voyait un peu la lumière au bout du tunnel.

J’ai rencontré l’homme dans une flaque d’eau. Et là, il m’a fait un grand discours sur les misères de la villes, les bouchons de circulation, ses emplois, sa vie, sa femme et l’art de marcher en forêt pour détruire tout le stress accumulé pendant des années, des années, des années.

C’est en vieillissant que j’ai appris à devenir enfant… Car, ces pousses, ces petits bouquets cachés de la vie qui est l’atome de la grande, n’a rien de différent de ce qui est grand. C’Est qu’il faut pratiquer des yeux pour devenir plus voyant que voyant.

Le lendemain, je tombe par hasard sur un documentaire sur la vie après la vie. Tout le monde a passé par là: ces gens qui racontent être sortis de leurs corps, « temporairement décédés » qui voient leurs amis les accueillir après le tunnel de lumière.

Et ils voient passer leur vie…

Supposons que tu as été « travailleur du sexe », je me demande ce qu’on voit passer. Pas mieux si tu as été politicien, homme d’affaires véreux, banquier mondialiste, bandit étatisé ou président des États-Unis d’Amérique.

Même si le « tunnel de lumière »est faux et « un simple processus de mémoire mécanique » du cerveau comme le prétendent certains « spécialistes », ce n’est pas une raison pour assassiner Ben Laden, ni jouer au échecs avec de temps en temps des réussites.

En fait, la Vie est ici, et dans 100 ans nous serons tous morts. Alors, à quoi sert de s’entre-tuer et d’acheter tous les petits avoirs des pauvres, de soutirer l’argent de la classe moyenne pour en faire des armes, les vendre, tricher au CIA, au poker mondialiste et de faire son frais chié quand tout le monde de ce monde vient du singe, de l’homo-sapiens et qu’il a sans doute marché à quatre pattes, grimpé dans les arbres?

Ça sert à tuer la vie. À tuer les autres, à tuer les eaux, à tuer des arbres, à tuer des cerfs.  À se dire que puisqu’il n’y a rien, il vaut mieux, en « bon prédateur » se livrer à un cannibalisme de crainte de ne pas survivre à cette vie. Et toutes ces « missions » servant à répandre la démocratie dans le monde à l’aide de fusils, de drones, d’armes atomiques, ce n’est inutile que pour ceux qui on créé ces armes. Et « dieu » sait que les imitateurs sont nombreux. L’Homme est une maladie pour l’Homme. Il refuse de partager. Non seulement les richesses, mais les « attitudes d’artiste » et de penseurs qui pensent être uniques en « créant ». Comme si créer, photographier, écrire, serait différent de l’art de planter des choux.

Vous êtes dans le champ… Nous somme la division d’un TOUT  et en même temps le TOUT. Nous sommes uniques dans notre art d’être. Car le seul et véritable art est celui d’être. Et le diable en nous détruit de par sa vision de sa grandeur qu’il croit avoir bâtie. Alors, qu’en fait il est bâti par la simplicité des autres.

Peu importe la mort, car chacun est déjà mort quand il est entouré de tueurs. Mais nous vivons tous de par les petites lueurs des gens simples que l’on rencontre dans la vie.

Au moment du mourir, je verrai sans doute défiler tous ces gens simples, considérés, classé,  » pas intelligents », rien que remplis d’amour et qui n’auront aucune théorie concernant l’Univers. 13 ou 14 milliards d’années… La terre a déjà été plate… On rêvait de voler comme l’oiseau. On a volé comme les banques…

Si vous voulez parler « d’artistes », les riches sont la sculpture des pauvres…

De temps en temps, comme ça, en guise de méditation, il faut se retirer du désert de toute cette ferraille « moderne » pour se retrouver un peu. De temps en temps il faut aller à l’autre bout du monde pour retrouver un de ses semblables…

La foi ne consiste pas à croire à ce qu’il va advenir dans un « autre monde », mais à croire que l’on peut fabriquer un monde ici et maintenant sans se faire mourir à chaque jour pour des causes qui ne servent que des manipulateurs de la vie.

Cesser d’être les Pinocchio de ceux qui veulent faire de vous des soldats.

Dans les petites choses, les meilleurs onguents…

Peu importe ce que vous accumulerez comme diplôme, réussite sociale, monuments, carrière, il ne reste, au fond, que le travail de faciliter NOS VIES et non pas la détruire.

À la fin, sans doute que l’on pourra se rendre compte que chacun , en mourant, n’est qu’un petit hiver qui laisse par sa chaleur les pousses germer au printemps.

Après on verra…

Gaëtan Pelletier

2014

Sans Lendemain