Ceux qui se tirent dans le pied pour vivre…

Le deuxième danger, c’est une fausse manoeuvre. On a attribué à cette richesse monétaire, coupée de tout lien efficace avec le réel, une valeur nominale qui équivaut à 10 ou 100 fois – avec les produits dérivés, on ne sait plus très bien – celle des biens dont on prétend qu’elle est le symbole. À l’actif d’individus et de corporations sont inscrits des dizaines de trillions de dollars, qui ne pourraient être mis en circulation sans que l’on ne se rende compte qu’ils ne représentent aucune valeur.

La plupart de ces trillions de dollars sont en Bourse, aux confins de l’hyperespace, constituant une valeur totalement évanescente qu’il suffirait d’une crise de confiance pour faire disparaître. Priez pour votre âme, car l’hyperespace financier est un univers bien précaire. Pierre JC Allard, Jouer dans l’hyperespace

Le vieux couple

Quand j’étais enfant, dans mon petit village que 300 ou 400 âmes, un village enfermé au fond d’un pays qui donnait des terres aux pauvres pour qu’ils sèment du navet, des carottes, des choux, et des alambics…

C’était vers la fin des années 50. Au grand classement de l’internet du petit village : un couple.

Un couple de vieux qui ne mangeaient que du gruau.

Et quand les sacs étaient vides, ils y cachaient leur argent… Pour leurs vieux jours. Je pense qu’ils avaient déjà près de 80 ans.

C’était « au temps du steak «  et tout le monde trouvait le couple étrange : ils se privaient. Mais tout le monde enviait le couple : il était riche.

La tristesse du vieillissement, pour certains, c’est d’avoir toujours peur de manquer de quelque chose. Comme cette chanteuse québécoise qui a souffert pendant son enfance, et qui une fois fortunée s’est acheté deux frigos.

Passons.

Je sais… Mourir,  c’est partir un peu…

On dirait que l’humanité cultive les frigos…

 

Le syndrome de la rallonge de la vie

Le vieux couple avait peur de manquer d’argent pour s’acheter du gruau mais finalement, quand ils moururent, il y avait trois sacs de gruau et 30 sacs d’argent.

C’est le gruau qui les a fait vivre aussi vieux. Pas l’argent. Ils ont transformé leur peur en une chose qui ne nourrit pas.

Mais ce n’est pas seulement de la nourriture dont je parle, mais de la peur et du grand vide qui nous habite, du bel illusoire.

Il n’y a rien à bouffer dans un sac d’argent. Et le gruau ne bouche pas les artères. Mais personne ne le savait en ce temps-là. Il fallait bouffer du rouge pour être fort et en santé.

 

L’autre vieux couple

La problématique du vol des terres, mise en lumière lors des récentes crises alimentaires, est aujourd’hui d’une actualité brûlante tant le rythme s’accélère. Que cela soit en Afrique, en Asie, en Amérique latine et maintenant en Europe de l’Est, le nombre et la surface de terres vendues à des État ou des multinationales ne fait que croître. Les conséquences sont terribles pour les territoires touchés : destructions des cultures vivrières dans des pays déjà touchés par la faim, destruction des systèmes sociaux basés sur une petite paysannerie, appauvrissement des terres, pillages des ressources en eau… La terre est devenue un bien marchand comme un autre, une nouvelle proie pour les affameurs capitalistes. Saguenay Blogspot

 

 

Les riches engrangent leur gruau, cachent leurs fortunes pour  grossir leurs fortunes. Dans un vieux couple : la  politique est les affaires. La politique est le sac à gruau et les affaires se servent des sacs pour engranger leur avoir.

Mais ils sont tellement gourmant qu’ils finissent par n’amasser que du non-réel pour tenter de ramasser encore du non-réel pour investir dans le réel. Ou du moins ce qui semble être ainsi. Puisqu’à force de mettre de l’eau….

Pout ceux qui prennent leur pied : le trio débile

On a créé le papier par nécessité : plus les transactions grossissaient, plus il fallait mouvoir son avoir réel. Il y eut alors un génie pour créer le papier-transaction.

Papier ou pas papier, virtuel – comme les comptes à payer ou les cartes de crédit- on a perdu tout sens du  réel.

On en est à valser dans le virtuel.

On est certain que le papier a de la valeur… Ou les chiffres électroniques.

Ou on s’en fout… Puisque tout le monde joue…

Avec la venue des méthodes modernes, on a vite oublié que le but de « l’argent » n’est qu’échanger des biens qui sont consommables.

La vache pour la vache.

Le troupeau transformé en papier.

Le papier transformé en virtuel.

 

Les crétins de riches et de compagnies se tirent dans le pied.

C’est pour ça qu’un jour, rien ne marchera…

Même pas les riches.

Gaëtan Pelletier

 

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