Archives quotidiennes : 6-mai-2014

Les virtuoses du silence

Il en est passé
Des horloges sous les ponts
Qui coulaient qui coulaient
Mais toujours en rond

Un jour, le temps fut mort
Un jour, le temps se mit à parler
Et j’entendis, et je vis des heures
Des horloges sous les ponts, des douleurs

Pareilles aux miennes, pareilles
Et de mon âme je vis le chemin de mes hier
Les larmes du monde se faire rivière
Pareilles aux miennes, pareilles

Le UN sans mourir, revécut du deux
Et du trois, puis de l’infini grand ouvert
Leur bonheur avait franchi la rivière
Jusqu’à la mer , au delà du UN, plus d’un deux

Les musiciens m’apparurent enfermés
Dans des oreilles de quatre murs
Chambrés, chanterelle, sans violon
Qu’un cœur de bois, ciselé et dur

Puis je devins un violon, quatre sons
Quatre touchers, mille couplets accouplés
Pareilles aux miens, pareils
Le chant avait grandit, d’un infini doigté

C’est comme ça, tout comme ça
Que l’on peut toucher les yeux fermés
Les douleurs et les bonheurs pareils
Aux siens, à jouer de la Vie, tout éveil

Depuis, je ne peux plus regarder devant
Sans voir les alentours et l’amour
Les haines et les guerres, sol ou do
Les violons solo jouer leur muet menuet

Les virtuoses du silence, n’écoutent rien
La vie va comme un chant, chacun une note
Les virtuoses du silence, virtuoses de l’absence
Ne savent lire, peureux, que la portée des silences

Gaëtan Pelletier
31 décembre 2008

 

Obama, le « preacher » fabriqué à la machine

Obama

Prix Nobel de la paix, et vampire goinfre de tout ce qui peut se prendre sur cette Terre. L’humaniste caissier veut remplir les goussets des banques américaines.
Le sait-il? Et quel réel pouvoir a-t-il?

Ce carnassier, Pinocchio, à cordes de banques, dans son église ornée d’armes ne fait que suivre la piste de l’agenda étasunien: la grande Afrique. Toujours dans l’oeil de l’Aigle magique. Disséquer les peuples… Par les cisailles fomentées de la C.I.A.

Le monde est une tribu à conquérir, à transformer. Les gloutons ventrus bavent d’avoirs. Monsieur Obama n’est qu’un preacher de seconde main… Il passera à l’Histoire comme le « suivant » de l’arriéré mental Bush Fils. Bon gars, videur de bars.

C’Est maintenant l’ère de l’humain-marchandise, le besogneux mouton asservi. Le « croyant » globuleux, sans lunettes que celles des informations étriqués des journaux. Il est en solde à tous les jours. Au prix le plus bas. Modèles Wal-Mart. Tous étranglés par la machinerie simiesque et lourde du rouleau compresseur. De la viande pour les polichinelles estampés du sceau des États.

On tricote des guerres comme des bas. Ford a inventé la chaîne de montage. Les étasuniens ont passé les guerres à la machine à tricoter.

Mais au-delà de toutes ces manoeuvres périlleuses, polies, jointes aux du religieux parfum du « bien », il y a l’humain, au bout de la chaîne. Il y a l’humain qu’on ne voit pas. Car à travers la machine à pondre de l’argent, le citoyen – dans sa vie de tous les jours -est devenu le petit pendu qui doit survivre. Il est sacrifié, médaillé, vanté, soumis aux marchés. C’est un descendant de Darwin en bourse.

L’Histoire, sans cesse trafiquée  est un outil de fausse connaissance. On rendra le soudeur responsable de la fabrication des armes. C’est du Nationalsozialismus version « moderne ».

La « démocratie » fabrique ses prêtres mollusques. Ces têtards succombent tous aux « grandes causes ». Et la machine en mouvement, incontrôlable, avale désormais les « grands » autant que les petits.

Nous élisons les « grands » pour nous grandir, nous améliorer, changer ce monde. Mais au fond, ne sommes nous pas que l’artisan d’une dent d’engrenage?

Dieu est maintenant une « idée ». Et les prêtres des vendeurs ignares.

Hosties nous sommes!

Gloup!

Viva la mondialisation!

P.S.: Le tapis à l’entrée de la maison est fabriqué à la ma-Chine. Dire que ma mère passait des heures pour les fabriquer à la main, dessinant son plan, et tout cela avec de vieilles étoffes tranchées en lamelles, récupérées. Je suis archaïque et dépassé? Ah! la mauvaise nouvelle est que vous êtes maintenant la machine et que l’artisan tricote des usines, des billets, des guerres.  On dit que c’est le progrès… Dans l’autobus de la pauvreté et de la misère, il y a tellement de monde qu’on nous dit maintenant d’avancer en arrière. On ne sait pas que la porte arrière est ouverte…

On nomme cela un flux…

Gaëtan Pelletier

Septembre 1013